Guémené-sur-Scorff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Guémené-sur-Scorff
Guémené-sur-Scorff
La porte des Rohan (XVIe siècle).
Blason de Guémené-sur-Scorff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
René Le Moullec
2020-2026
Code postal 56160
Code commune 56073
Démographie
Gentilé Guémenois, Guémenoise
Population
municipale
1 057 hab. (2018 en diminution de 6,54 % par rapport à 2013)
Densité 903 hab./km2
Population
agglomération
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 09″ nord, 3° 12′ 06″ ouest
Altitude 137 m
Min. 118 m
Max. 180 m
Superficie 1,17 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Guémené-sur-Scorff
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Guémené-sur-Scorff
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guémené-sur-Scorff
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guémené-sur-Scorff
Liens
Site web www.guemene-sur-scorff.com

Guémené-sur-Scorff [gemne syʁ skɔʁf] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Située en Argoat, elle est considérée comme la capitale du Pays Pourlet. Elle doit aujourd'hui surtout sa renommée à sa spécialité gastronomique : l'andouille de Guémené.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Guémené-sur-Scorff (tracé de la limite communale en orange.
Communes limitrophes de Guémené-sur-Scorff
Locmalo Locmalo
Ploërdut Guémené-sur-Scorff Locmalo
Locmalo Locmalo



Le territoire de la commune de Guémené-sur-Scorff est en grande partie enclavé dans celui de la commune de Locmalo, qui la borde au nord, à l'est et au sud. À l'ouest coule le Scorff, qui sert de frontière avec la commune de Ploërdut. Avec une superficie de seulement 117 hectares, son territoire se limite à la petite ville proprement dite. L'espace non bâti est très réduit. Avec une population de 1 237 habitants, la densité de population s'élève d'ailleurs à 1 057 habitants/km2, une valeur élevée comparable à celle de villes comme Port-Louis ou Lanester. La ville est bâtie sur un terrain vallonné. Le sommet de la colline de Mané Pichot, autrefois couvert de landes et de bruyères, constitue le point le plus élevé de la commune (180 mètres). Le Scorff coule en contrebas de la ville. Ce site a été probablement choisi à l'origine pour son intérêt défensif, les eaux du Scorff servant à alimenter en eau les douves du château. La ville s'est en effet développé à proximité du château féodal des seigneurs de Guémené.

Situation[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff est situé dans le nord-ouest du département du Morbihan, à l'intérieur des terres (en Argoat), à une quarantaine de kilomètres du littoral atlantique.

Le tableau ci-dessous donne la distance à vol d'oiseau exprimée en km de plusieurs villes françaises, ainsi que leur orientation.

Ville Pontivy Le Faouët Hennebont Lorient Vannes Saint-Brieuc Quimper Brest Rennes Nantes Paris Strasbourg
Distance

Orientation

18 km

(E)

21 km

(O)

30 km

(S)

38 km

(S)

57 km

(S-E)

59 km

(N-E)

68 km

(O)

101 km

(N-O)

113 km

(E)

155 km

(S-E)

418 km

(E)

811 km

(E)

En 2020 Guémené-sur-Scorff était la commune de Bretagne où le prix médian des maisons était le moins élevé (50 500 euros), près de 10 fois moins qu'à l'Île-aux-Moines, commune où ce prix était le plus élevé[1].

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique : le leucogranite de Bubry fait partie du « massif de Pontivy ».

Le territoire de Guémené-sur-Scorff[2] est situé dans le domaine varisque centre armoricain marqué par la phase orogénique bretonne de l'orogenèse varisque, au début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les gneiss et, schistes et micaschistes, par des phases de cisaillement et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux granites à travers les roches métamorphiques, concomitamment aux cisaillements et à ce métamorphisme[3].

La commune est située sur la bande micaschisteuse Le Faouet - Lignol - Guémené qui correspond à un ensellement entre le massif leucogranitique de Pontivy qui affleure au sud-ouest et le massif leucogranitique septentrional de Ploërdut-Séglien, entaillé par la vallée du Scorff. Cette bande d'âge briovérien est parsemée de pointements granitiques (granite à grain moyen[Note 1] à deux micas en proportion presque égale, biotite et muscovite) et correspond probablement à un accident important, orienté N60, senestre, conjugué du cisaillement sud-armoricain dextre[4]. Guémené-sur-Scorff s'est bâtie dans une crique en forme de fer à cheval dominée par les trois collines granitiques de Sainte-Christine, Mané-Pichot et, plus au nord, de Manéguégan (d'une hauteur respective de 168, 179 et 227 mètres).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 059 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pontivy », sur la commune de Pontivy, mise en service en 1968[11] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 968,4 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952 et à 35 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[15], à 12 °C pour 1981-2010[16], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[18],[19],[20]. La commune est en outre hors attraction des villes[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (86,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (86,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,4 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Kemenet-Guégant en 1160[25].

Le premier élément est issu du vieux breton kemenet. Le mot breton kemenet est le participe passé de kemen « mander », « commander », « ordonner » issu du verbe latin commendare d'après Joseph Loth[25], signifiant entre autres « faire valoir, donner de la valeur » d'où par extension le sens de kemenet « fief, bénéfice »[25]. Le second élément Guégant est un anthroponyme[25] (cf. Histoire, ci-dessous). Le sens global est donc « fief de Guégant ».

Le nom de la commune est une homophonie fortuite avec Guémené-Penfao d'après Albert Dauzat et Charles Rostaing qui est un ancien Wenmened (Wenmened, id est Candidus Mons en 1123) composé de gwenn « blanc » et menez « mont, montagne »[25].

Guémené devient Guémené-sur-Scorff en 1961. Le nom breton de la commune est Ar Gemene (prononcé [ɟəmne]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Le château de Guémené[modifier | modifier le code]

L'histoire de Guémené est en grande partie liée à celle de son château. La ville doit en effet son développement à la présence de ce dernier. Guémené, au début, n'était qu'une simple trève dépendant de la paroisse de Locmalo.

Une motte castrale est construite dans la première moitié du XIe siècle (1022 ou 1050 suivant les sources), par Guégant, fils d'un dénommé Piriou (ou Périou) et neveu d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille. Guégant donne son nom au lieu, Kemenet-Guégant qui n'est d'abord qu'une châtellenie dépendant de La Roche-Périou, en Priziac, et un arrière-fief du comté de Porhoët. Puis, à la mort de son père, Guégant devient à la fois seigneur de Guémené et de la Roche-Périou et fait de ce lieu une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes. Il a alors pour voisin au sud un autre grand fief, le Kemenet-Héboé[26].

Le fief de Kemenet-Guegant est absorbé au début du XIIe siècle par Alain Ier de Rohan, membre de la Famille de Rohan. C'est à cette époque que la motte féodale est remplacée par un château en pierre, comprenant donjon et logis.

Au XIIIe siècle, à la suite du mariage en 1251 de Mabile de Rohan avec Robert de Beaumer, les nouveaux seigneurs entreprennent des travaux importants, notamment la construction d'une tour carrée accolée au logis du château et d'une enceinte de pierres autour de la ville (une tour est dénommée "tour Beaumer").

Le château est assiégé en , dans le cadre de la Guerre de succession de Bretagne (Reynaud, capitaine du château de Guémené, soutient Jean de Montfort), par les Anglais qui pillent la ville et massacrent les habitants ; le roi Édouard III donne le château au capitaine anglais Roger Davis (époux de Jeanne de Rostrenen) qui démantèle le château pour en construire un nouveau, le « chastel anglais » entre 1342 à 1354. Il est acquis par Jean Ier de Rohan et sa femme Jeanne de Navarre, petite-fille du roi Louis X le Hutin par sa mère, le , pour 3 400 sous d'or, aux dépens de Jean, sire de Longueval, et de Jeanne de Beaumetz son épouse. Leur fils Charles de Rohan, premier de la lignée des Rohan-Guémené, hérite du fief en 1384 ; une douzaine de seigneurs issus de cette lignée se succéderont sur le fief de Guémené).

En 1570, le roi Charles IX érige le fief en principauté et les seigneurs de Guémené prennent alors le titre de Princes de Guémené. La principauté reste dans la maison des Rohan, branche des Rohan-Guémené, jusqu'à la Révolution[27]. Le domaine de la principauté de Guémené comprenait le château de Guémené (avec mâchicoulis, canonnières, 8 tours, douves et pont-levis), les halles, le four et l'étang de Locmalo, 117 tenues (principalement en Locmalo, Plouguernével, Saint-Caradec et Trégomel, des forêts en Lignol, des moulins, des landes, des "montagnes", des terres[28].

Le château est attaqué à de nombreuses reprises au cours de sa longue histoire : par les troupes d'Henri Plantagenêt au XIIe siècle, par celles du roi d'Angleterre Édouard III en (le château est incendié) et par les chouans le . Il est occupé par les Anglais pendant la guerre de Succession de Bretagne et par les Espagnols pendant les guerres de la Ligue. Il connaît plusieurs remaniements au cours des siècles. Un premier château en bois voit le jour. A la construction en bois, succède un donjon de pierre. Puis les Anglais, après s'être emparé de la place, font de grands travaux : assèchement des marais et construction d'un nouveau château qui est presque achevé en 1356. Jeanne de Navarre fait construire par la suite une étuve rappelant les thermes romains, connu sous le nom de "Bains de la Reine". Bien que Marie de Rohan le désarme pour en faire un château de plaisance de style Renaissance, il est progressivement délaissé par ses propriétaires à partir du XVIIe siècle. Ceux-ci préfèrent en effet résider sur leurs terres en Touraine ou profiter des fastes de la vie à la cour et ne se rendent plus que rarement sur leurs terres guémenoises[29]. Le château tombe progressivement en ruines, servant même de carrière pour la construction de maisons ; le donjon est abattu en 1693.

La ville à la même époque[modifier | modifier le code]

La ville est décrite comme moult riche, pleine et marchande au XIVe siècle. Elle abrite avant la Révolution une importante population de serviteurs et de fonctionnaires au service des seigneurs de Guémené : fermier général, sénéchal, procureur fiscal, intendant, capitaine du château, notaires. C'est aussi une place marchande renommée pour ses foires. La ville a conservé de cette époque un grand nombre de maisons ainsi que l'auditoire, qui servit un temps de mairie, et fait maintenant office de médiathèque. Des halles, attestées dès 1634, situées sur l'actulele place Joseph-Loth, sont démolies en 1923 pour des raisons d'insalubrité.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Guéménée, gravure de Thomas Drake, 1860.

Contre Guémené, Mercier, un chef chouan, réunit 1500 hommes. La ville était gardée par trois cents grenadiers. À 4 heures du matin, les Chouans pénètrent dans la ville, surprennent les grenadiers. Ils restèrent dans celle-ci jusqu'à six heures. Ils repartirent en emmenant 30 morts, 50 blessés et 30 prisonniers : ceux-ci furent relâchés après avoir crié « Vive le roi ! »[30].

Le château devient bien national.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843 le château est acquis par la famille de Launay, qui fait construire en 1860 une résidence privée, de style néo-classique (c'est l'actuelle mairie), au cœur même de l'ancien château.

Le philosophe Alain décrit ainsi Guémené en 1899 : « Guémené : celui qui n'a pas vécu longtemps en Bretagne ne peut pas saisir ce qu'est la terre sauvage. La culture est l'exception. Des collines couvertes d'ajoncs, de pins, des sources qui coulent à mi-côte et se réunissent au fond. Des femmes en troupes sur la route, chantant ; des hommes isolés le long de celles-ci. La femelle en société et le mâle seul et triste. Cela est loin de tout et immuable ; on n'a pas à construire le temps passé, on y est »[31].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Quelques habitants de Guémené du début du XXe siècle.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1927 un projet de construction de lotissements lancé par la municipalité entraîne le démantèlement de nombreuses parties anciennes du château. Les "bains de la Reine" sont démontés et vendus à un antiquaire de Vitré qui les fait remonter dans sa propriété de la Mériais.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2001 le maire Christian Perron fait racheter les "bains de la Reine" qui sont réinstallés à Guémené (seule la chambre d'étuve subsiste, la salle de chauffe et la salle de bain ont disparu).

Langues[modifier | modifier le code]

Français et breton sont parlés dans la commune. Le breton vernaculaire (en voie d'extinction) parlé dans la commune est du type bas vannetais pourlet. Il a été étudié par Malachy McKenna dans A Handbook Of Modern Spoken Breton, 1988.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : Écartelé : au un : de gueules à neuf macles d'or, posées 3, 3, 3 (qui est de Rohan) ; au deux : d'hermine (qui est de Bretagne) ; au trois : de sinople à une fasce ondée cousue d'azur ; au quatre : d'une croix engrêlée d'or (qui est de Beaumetz).
Commentaires : Conc. J.-C. Renaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Eugène Raude    
1945 1945 Louis Le Ravallec    
mai 1945 1966
(décès)
Charles Montmayeur SFIO  
1966 1966 Jean Le Guennec    
1966 mars 1983 Louis Hubert
(1908-1994)
SFIO-PS Instituteur, syndicaliste
mars 1983 mars 2001 Jean Moec PS Conseiller général du canton de Guémené-sur-Scorff (1985-1992)
mars 2001 avril 2014 Christian Perron PCF Conseiller général du canton de Guémené-sur-Scorff (2004-2011)
mars 2014
Réélu en 2020[32]
En cours René Le Moullec DVG Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff comptait 1 500 communiants à la fin du XVIIIe siècle selon le géographe Jean Ogée. La population de la ville a augmenté de façon régulière au cours du XIXe siècle. Au recensement de 1946, juste au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la population de la ville semble artificiellement gonflée. La ville de Lorient et ses alentours avaient été en effet vidé d'une grande partie de leur population en raison des bombardements des alliés. Un grand nombre d'habitations ayant été détruites, la ville de Guémené-sur-Scorff avait accueilli temporairement certains de ces sans domiciles. Après 1954 la population de la ville s'est mise à décliner.

L'Argoat est devenu attractif pour la population d'origine britannique (du moins avant le Brexit) : selon l'INSEE, en 2016, les cinq bassins de vie bretons où la part de la population de nationalité anglaise étaient les plus nombreux étaient dans l'ordre ceux de Callac (7,8 %), Huelgoat (6,8 %), Guémené-sur-Scorff (5,1 %), Rostrenen (4,7 %) et Merdrignac (3 %)[33], en partie à cause de la modicité des prix de l'immobilier en Bretagne intérieure.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].

En 2018, la commune comptait 1 057 habitants[Note 6], en diminution de 6,54 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2611 3121 1921 3491 4831 5601 6091 6441 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5041 5671 6721 5281 5711 4701 6381 8651 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9752 0272 0851 9211 9231 8242 0222 5752 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7431 8311 6931 5551 3321 2051 2351 2371 138
2017 2018 - - - - - - -
1 0611 057-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

Vestiges du château des princes de Guémené[modifier | modifier le code]

Poterne de l'ancien château féodal des Rohan-Guémené (carte postale ancienne)
Pan de l'ancienne muraille du château contre lequel est adossée une maison.

De l'ancien château, demeure des seigneurs de Guémené, ne subsistent[38] plus aujourd'hui que la tour Prison issue du « chastel anglais », la porterie dite Porte des Rohan[Note 7] du XVIe siècle (à l'intersection de la rue du château et la rue Joseph Le Calve[Note 8]) et, à l'intérieur de l'enceinte à mâchicoulis, quelques pans de murs ou fragments de pièces dans lesquels se trouvent des portes géminées et une excavation appelée « bain de la Reine Anne » (dans un jardin privé d'une habitation du 19, rue du Château)[Note 9]. Les pavillons modernes d'un quartier résidentiel ainsi que l'hôtel de ville occupent aujourd'hui les lieux où celui-ci se dressait autrefois.

Un aveu de 1682 décrit de la façon suivante le château : le château de Guémené clos et fermé de puissants murs[Note 10], garnis de mâchicoulis et cannoniers, de huit tours et pavillons, avec plusieurs corps de logis, environnés et renfermés de douves et fossés, larges et profonds et pleins d'eau, fermant à pont-levis ; l'étendue duquel contient en fonds, compris les douves, quatre journaux et demi[39].

Un procès-verbal dressé le par les autorités de la ville signale déjà l'état d'indigence des bâtiments : le pont du château est à refaire, les tours et le grand corps de logis sont en aussi mauvais état intérieur qu'extérieur. En 1670 commence la récupération des pierres des courtines et du grand logis. En 1694 le donjon est démoli car il menace ruine. En 1843, les Guémené-Rohan vendent le château dont les toits et les planchers ont alors entièrement disparu. Dans la cour transformée en jardin, les propriétaires, les Juttard-Lannivon, construisent en 1860 un nouveau bâtiment qui accueille aujourd'hui la mairie. La forteresse laissée sans entretien continue à se dégrader. En 1927, le château, dont les ruines sont encore imposantes, est démantelé pour la construction d'un lotissement[40].

Quelques maisons guémenoises[modifier | modifier le code]

La ville de Guémené-sur-Scorff a conservé plusieurs maisons en pierre de taille datant d'avant la Révolution française, principalement situées sur le « Grande Rue[Note 11] » dont le parcellaire en lanières est hérité du XVe siècle). Certaines d'entre elles ont été construites à l'aide des pierres provenant de l'ancien château. Parmi les plus remarquables, nous pouvons citer[41] :

  • l'hôtel des Princes (XVIe siècle) : maison ayant pignon sur rue dont le premier étage est à pans de bois et dont les auvents sont couverts d'ardoise. Il s'agissait, selon la tradition locale, de l'hôtel recevant les hôtes de marque des Guémené-Rohan. Au XVIIIe siècle, les fenêtres furent modifiées pour en faire une auberge qui avait pour enseigne l'Aigle d'or ;
  • la maison du Sénéchal (XVIIe siècle) : ce type de maison témoigne d une évolution pour les maisons à pignon sur rue, avec une toiture à longs pans présentant une croupe. Traces d'une recherche de confort rare pour l'époque, une fontaine a été retrouvée au sous-sol alors que l'échauguette sur le côté droit abritait des latrines ;
  • une maison d'angle (1 rue Bisson) : elle présente, dans l'alignement de la porte du rez-de- chaussée, une porte-fenêtre dotée d'un balcon ainsi qu'une lucarne surmontée de deux acrotères et d'un pot à feu ;
  • l'ancien relais de diligence (XVIe siècle) : ce bâtiment est flanqué d'un large porche qui atteste de son ancienne fonction. Sa façade est ornée de gargouilles et son pignon surmonté de pots à feu ;
  • l'échoppe (XVIe siècle) : maison ayant pignon sur rue. Le premier étage est à pans de bois et dispose d'un large auvent. Le rez-de-chaussée dispose d'un large étal et servait autrefois d'échoppe ;
  • l'ancien auditoire (XVIIe siècle). Palais de justice, il est entièrement maçonné au XVIIIe siècle. Transformé depuis, il accueille la mairie jusque dans les années 1950[Note 12]. En 1860, à la suite des protestations des habitants de la partie haute de la ville, qui n'entendent pas sonner l'horloge située sur le clocher de l'église, la pendule est déplacée sur le campanile qui surmonte cet édifice ;
  • la maison dite du Marchand (XVIIe siècle). Maison bourgeoise Le Cunff en pierre de taille, elle s'élève sur deux étages, séparés par de larges corniches. Une gargouille subsiste à la naissance du pignon ;
  • la taverne les Trois Marchands (XVIIe siècle) : l'enseigne existe depuis le milieu du XVIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le clocher-campanile.

L'église Notre-Dame-de-la-Fosse[Note 13] (XIXe siècle) : elle remplace un édifice plus ancien qui faisait office de collégiale. Cette collégiale, fondée en 1529 sous Marie de Rohan, était constituée de huit chanoines et quatre archiprêtres mais déclina à la suite du délaissement du château par les seigneurs de Guémené. Tombée en ruines, l'église est reconstruite en 1820. Aujourd'hui, seules sont conservées dans l'église les anciennes stalles du chapitre dont les panneaux sculptés servent d'ornements aux autels latéraux.

La principale originalité de l'église Notre-Dame-de-la-Fosse est son absence de clocher. Celui-ci s'est en effet effondré en 1757 faute d'entretien. Pour le remplacer, un clocher-campanile fut construit en 1761 sur une hauteur à une cinquantaine de mètres de distance de l'église. Il s'agit d'une grosse tour carré surmontée d'un dôme.

Le quartier religieux abrite également la Psallette[Note 14], une maladrerie près du presbytère, la fontaine Notre Dame de la Fosse[Note 15].

Guémené-sur-Scorff dans la littérature[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[42].

Dans la version originale du poème éditée dans La Diane Française, le nom est orthographié Guéméné. Ce nom de village pourrait éventuellement faire référence à Guémené-Penfao

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie :l'andouille de Guémené[modifier | modifier le code]

Les mangeuses d'andouilles (carte postale Le Cunff, Pontivy)
  • L'andouille de Guémené est la spécialité gastronomique de Guémené-sur-Scorff. Contrairement à celle de Vire, qui est fabriquée par emplissage, l'andouille de Guémené est conçue par enfilages successifs de chaudins (gros intestin du porc servant d'enveloppe), ce qui a pour résultat des différences évidentes dans la structure même de l'andouille.

En l'absence d'une appellation d'origine contrôlée, n'importe quel charcutier du Morbihan peut faire une andouille dite « de Guémené ». Aussi, une confrérie des goustiers de l'andouille lutte depuis quelques années pour défendre l'originalité et la qualité de ses produits[43]. Seuls deux maîtres charcutiers implantés à Guémené continuent à produire des andouilles artisanales entièrement faites à la main : la "Maison de l'andouille" et la "Maison Levesque"[44].

La "Fête de l'Andouille" attire chaque année entre 10 000 et 15 000 visiteurs à Guémené (elle n'a pas été organisée en 2019 et 2020 à cause de l'épidémie de Covid-19[45]).

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Quartz de couleur grise à miel, felsdpaths blancs ou gris en petites lattes.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  7. Elle est probablement l'œuvre de Marie de Rohan.
  8. Un pont jeté sur la douve communiquait avec la porterie qui était en dehors du château.
  9. Un espace muséal « Les Bains de la Reine » est installé, 5 place du Château.
  10. À l'origine, les murailles dessinaient un octogone aux côtés inégaux. Chacun des flanquements comprenait une tour et sa courtine. Le développement de ces murailles, garnies de créneaux, était de plus de 300 mètres.
  11. La ville s'est urbanisée autour de son château à partir de quartier de l'église et de la « Grande Rue » (actuellement rue Joseph Pérès, rue Bisson et rue Émile Mazé).
  12. Il abrite la médiathèque actuellement
  13. Nom sans doute lié à son emplacement près des douves.
  14. Située rue Louis Le Bail, ce bâtiment date du XVIIe siècle. Au-dessus de la porte est gravée dans la pierre une inscription latine figurant un cantique.
  15. Située rue de la fontaine, elle daterait du XVIIe siècle. Selon la légende, la vierge serait apparue à des femmes qui se disputaient autour du lavoir. Après leur avoir fait de vifs reproches, elle leur révéla ses intentions : rendre l'eau de la source, à laquelle s'alimentait le lavoir, miraculeuse, et y faire édifier une fontaine sainte. Mais devant la méchanceté des femmes, elle dut y renoncer. Se penchant alors sur la source, elle en retira une boule brillante et la lança avec force, en expliquant que là où elle tomberait, jaillirait une eau miraculeuse, et qu'on y bâtirait une église. La boule retomba à flanc de colline de Guémené-Guégant. Depuis, une eau salutaire n'a cessé de couler, et la chapelle bâtie au voisinage a pris le nom de Notre-Dame-de-la-Fosse. cf. « Le pardon de Notre-Dame-de-la-Fosse a lieu dimanche », sur Ouest-France, (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Blandine Le Cain, Où est l'immobilier le moins cher en Bretagne ?, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 29 janvier 2021.
  2. « Géologie du socle du Morbihan », sur le site du conseil scientifique de l'environnement du Morbihan (consulté le ).
  3. F. Béchennec, B. Hallégouët, D. Thiéblemont et I. Thinon (avec la collaboration de A. Cocherie, C. Guerrot, F. Lucassou), Carte géologique de la France à 1/50 000e : Lorient (383), BRGM, (lire en ligne [PDF]), p. 18.
  4. J.L., « Enracinement des granites armoricains estimé d'après la gravimétrie », Bull. Soc. géol. minéral. Bretagne, no 15,‎ , p. 1-15.
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  11. « Station Météo-France Pontivy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Guémené-sur-Scorff et Pontivy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France Pontivy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre Guémené-sur-Scorff et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  25. a b c d et e Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, p. 335a.
  26. Floquet 1989, p. 86.
  27. Floquet 1989, p. 87.
  28. Jean Gallet, "Seigneurs et paysans du Moyen-Âge à la Révolution", éditions Ouest-France Université, 1992, (ISBN 2-7373-1023-7).
  29. Mension-Rigau 2017, p. 103.
  30. Jean Gallet, Les paysans en guerre, Rennes, éditions Ouest-France, , 143 p. (ISBN 2-7373-0157-2).
  31. Alain, cité dans "Cahiers de Lorient", Gallimard, 1963, tome 1,page 115.
  32. « Municipales 2020 : René Le Moullec, réélu maire de Guémené-sur-Scorff », sur Actu.fr, (consulté le ).
  33. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 24 janvier 2021, consultable https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/bretagne-angleterre-des-liens-plus-forts-que-le-brexit-24-01-2021-12692582.php
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  38. « État des ruines du château d'après un plan de 1867 » [image] (consulté le ).
  39. Floquet 1989, p. 99.
  40. Mension-Rigau 2017, p. 126.
  41. Le Patrimoine des Communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 364.
  42. Louis Aragon (publié initialement dans La Diane française), « Le Conscrit des cent villages », dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris, Seghers, , 2e éd. (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375.
  43. Ali Aït Abdelmalek et Christian Chauvigné, « « Faire l’andouille à Guémené ». La confrérie des « goustiers de l’andouille »: entre marketing et célébration identitaire », Ruralia, revue de l'association des ruralistes français,‎ (lire en ligne).
  44. Hélène Musca, « À Guémené, on ne plaisante pas avec l'andouille », (consulté le )
  45. Hélène Musca, « À Guémené, on ne plaisante pas avec l'andouille », (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]