Guémené-sur-Scorff

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Guémené-sur-Scorff
La porte des Rohan (XVIe siècle).
La porte des Rohan (XVIe siècle).
Blason de Guémené-sur-Scorff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
René Le Moullec
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56073
Démographie
Gentilé Guémenois, Guémenoise
Population
municipale
1 126 hab. (2014)
Densité 962 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 09″ nord, 3° 12′ 06″ ouest
Altitude 137 m
Min. 118 m
Max. 180 m
Superficie 1,17 km2
Localisation

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Guémené-sur-Scorff
Liens
Site web www.guemene-sur-scorff.com

Guémené-sur-Scorff [gemne syʁ skɔʁf] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Autrefois siège d'une principauté, la petite ville est considérée comme la capitale du Pays Pourlet. Elle doit aujourd'hui surtout sa renommée à sa spécialité gastronomique : l'andouille de Guémené.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Guémené-sur-Scorff.

Le territoire de la commune de Guémené-sur-Scorff est en grande partie enclavé dans celui de la commune de Locmalo, qui la borde au nord, à l'est et au sud. À l'ouest coule le Scorff, qui sert de frontière avec la commune de Ploërdut. Avec une superficie de seulement 117 hectares, son territoire se limite à la petite ville proprement dite. L'espace non bâti est très réduit. Avec une population de 1 237 habitants, la densité de population s'élève d'ailleurs à 1 057 habitants/km2, une valeur élevée comparable à celle de villes comme Port-Louis ou Lanester. La ville est bâtie sur un terrain vallonné. Le sommet de la colline de Mané Pichot, autrefois couvert de landes et de bruyères, constitue le point le plus élevé de la commune (180 mètres). Le Scorff coule en contrebas de la ville. Ce site a été probablement choisi à l'origine pour son intérêt défensif, les eaux du Scorff servant à alimenter en eau les douves du château. La ville s'est en effet développé à proximité du château féodal des seigneurs de Guémené.

Situation[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff est situé dans le nord-ouest du département du Morbihan, à l'intérieur des terres, à une quarantaine de kilomètres du littoral atlantique.

Le tableau ci-dessous donne la distance à vol d'oiseau exprimée en km de plusieurs villes françaises, ainsi que leur orientation.

Ville Pontivy Le Faouët Hennebont Lorient Vannes Saint-Brieuc Quimper Brest Rennes Nantes Paris Strasbourg
Distance

Orientation

18 km

(E)

21 km

(O)

30 km

(S)

38 km

(S)

57 km

(S-E)

59 km

(N-E)

68 km

(O)

101 km

(N-O)

113 km

(E)

155 km

(S-E)

418 km

(E)

811 km

(E)

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique : le leucogranite de Bubry fait partie du « massif de Pontivy ».

Le territoire de Guémené-sur-Scorff[1] est situé dans le domaine varisque centre armoricain marqué par la phase orogénique bretonne de l'orogenèse varisque, au début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les gneiss et, schistes et micaschistes, par des phases de cisaillement et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux granites à travers les roches métamorphiques, concomitamment aux cisaillements et à ce métamorphisme[2].

La commune est située sur la bande micaschisteuse Le Faouet - Lignol - Guéméné qui correspond à un ensellement entre le massif leucogranitique de Pontivy qui affleure au sud-ouest et le massif leucogranitique septentrional de Ploërdut-Séglien, entaillé par la vallée du Scorff. Cette bande d'âge briovérien est parsemée de pointements granitiques (granite à grain moyen[Note 1] à deux micas en proportion presque égale, biotite et muscovite) et correspond probablement à un accident important, orienté N60, senestre, conjugué du cisaillement sud-armoricain dextre[3]. Guémené-sur-Scorff s'est bâtie dans une crique en forme de fer à cheval dominée par les trois collines granitiques de Sainte-Christine, Mané-Pichot et, plus au nord, de Manéguégan (d'une hauteur respective de 168, 179 et 227 mètres).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Kemenet-Guégant en 1160[4].

Le premier élément est issu du vieux breton kemenet. Le mot breton kemenet est le participe passé de kemen « mander », « commander », « ordonner » issu du verbe latin commendare d'après Joseph Loth[4], signifiant entre autres « faire valoir, donner de la valeur » d'où par extension le sens de kemenet « fief, bénéfice »[4]. Le second élément Guégant est un anthroponyme[4] (cf. Histoire, ci-dessous). Le sens global est donc « fief de Guégant ».

Homophonie fortuite avec Guémené-Penfao d'après Albert Dauzat et Charles Rostaing qui est un ancien Wenmened (Wenmened, id est Candidus Mons en 1123) composé de gwenn « blanc » et menez « mont, montagne »[4].

Guémené devient Guémené-sur-Scorff en 1961. Le nom breton de la commune est Ar Gemene (prononcé [ɟəmne]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire de Guémené est en grande partie liée à celle de son château. La ville doit en effet son développement à la présence de ce dernier.

Une motte castrale est construite dans la première moitié du XIe siècle (1022 ou 1050 suivant les sources), par Guégant, fils d'un dénommé Piriou (ou Périou) et neveu d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille. Guégant donne son nom au lieu, Kemenet-Guégant qui n'est d'abord qu'une châtellenie dépendant de La Roche-Périou, en Priziac, et un arrière-fief du comté de Porhoët. Puis, à la mort de son père, Guégant devient à la fois seigneur de Guémené et de la Roche-Périou et fait de ce lieu une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes. Il a alors pour voisin au sud un autre grand fief, le Kemenet-Héboé[5].

Le fief de Kemenet-Guegant est absorbé au début du XIIe siècle par la famille de Rohan. C'est à cette époque que la motte féodale est remplacée par un château en pierre, comprenant donjon et logis. Le château est assiégé en décembre 1342, par les Anglais qui conservent les terres jusqu'en 1369, démantelant le château pour en construire un nouveau, le « chastel anglais » de 1342 à 1354. Il est acquis par Jean Ier de Rohan et sa femme Jeanne de Navarre, petite-fille du roi Louis X le Hutin par sa mère, le 26 mai 1377, pour 3 400 sous d'or, aux dépens de Jean, sire de Longueval, et de Jeanne de Beaumetz son épouse. Leur fils Charles de Rohan, premier de la lignée des Rohan-Guémené, hérite du fief en 1384. En 1570, le roi Charles IX érige le fief en principauté et les seigneurs de Guémené prennent alors le titre de Princes de Guémené. La principauté reste dans la maison des Rohan, branche des Rohan-Guémené, jusqu'à la Révolution[6].

Le château est attaqué à de nombreuses reprises au cours de sa longue histoire : par les troupes d'Henri Plantagenêt au XIIe siècle, par celles du roi d'Angleterre Edouard III en novembre 1342 (le château est incendié) et par les chouans le 28 janvier 1795. Il est occupé par les anglais pendant la guerre de Succession de Bretagne et par les espagnols pendant les guerres de la Ligue. Il connaît plusieurs remaniements au cours des siècles. Jeanne de Navarre y fait notamment construire une étuve rappelant les thermes romaines, connu sous le nom de Bains de la reine. Bien que Marie de Rohan le désarme pour en faire un château de plaisance de style Renaissance, il est progressivement délaissé par ses propriétaires à partir du XVIIe siècle. Ceux-ci préfèrent en effet résider sur leurs terres en Touraine ou profiter des fastes de la vie à la cour et ne se rendent plus que rarement sur leurs terres guémenoises[7]..

La ville est décrite comme moult riche, pleine et marchande au XIVe siècle. Elle abrite avant la Révolution une importante population de serviteurs et de fonctionnaires au service des seigneurs de Guémené : fermier général, sénéchal, procureur fiscal, intendant, capitaine du château, notaires. C'est aussi une place marchande renommée pour ses foires. La ville a conservé de cette époque un grand nombre de maisons ainsi que l'auditoire, qui servit un temps de mairie, et fait maintenant office de médiathèque. Des halles, attestées dès 1634, situées sur l'actuel place Joseph-Loth, sont démolies en 1923 pour des raisons d'insalubrité.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Contre Guémené, Mercier, un chef chouan, réunit 1500 hommes. La ville était gardée par trois cent grenadiers. À 4 heures du matin, les Chouans pénètrent dans la ville, surprennent les grenadiers. Ils restèrent dans celle-ci jusqu'à six heures. Ils repartirent en emmenant 30 morts, 50 blessés et 30 prisonniers : ceux-ci furent relâchés après avoir crié « Vive le roi ! »[8].

Langues[modifier | modifier le code]

Français et breton.

Le breton vernaculaire (en voie d'extinction) parlé dans la commune est du type bas vannetais pourlet. Il a été étudié par Malachy McKenna dans A Handbook Of Modern Spoken Breton, 1988.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 16 décembre 2014.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : Écartelé : au un : de gueules à neuf macles d'or, posées 3, 3, 3 (qui est de Rohan) ; au deux : d'hermine (qui est de Bretagne) ; au trois : de sinople à une fasce ondée cousue d'azur ; au quatre : d'une croix engrêlée d'or (qui est de Beaumetz).
Commentaires : Conc. J.-C. Renaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Eugène Raude    
1945 1945 Louis Le Ravallec    
mai 1945 1966 Charles Montmayeur    
1966 1966 Jean Le Guennec    
1966 mars 1983 Louis Hubert    
mars 1983 mars 2001 Jean Moec PS Conseiller général du canton de Guémené-sur-Scorff (1985-1992)
mars 2001 avril 2014 Christian Perron PCF Conseiller général du canton de Guémené-sur-Scorff (2004-2011)
mars 2014 en cours René Le Moullec DVG Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff comptait 1 500 communiants à la fin du XVIIIe siècle selon le géographe Jean Ogée. La population de la ville a augmenté de façon régulière au cours du XIXe siècle. Au recensement de 1946, juste au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la population de la ville semble artificiellement gonflée. La ville de Lorient et ses alentours avaient été en effet vidé d'une grande partie de leur population en raison des bombardements des alliés. Un grand nombre d'habitations ayant été détruites, la ville de Guémené-sur-Scorff avait accueilli temporairement certains de ces sans domiciles. Après 1954 la population de la ville s'est mise à décliner.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 126 habitants, en diminution de -8,9 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 261 1 312 1 192 1 349 1 483 1 560 1 609 1 644 1 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 504 1 567 1 672 1 528 1 571 1 470 1 638 1 865 1 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 975 2 027 2 085 1 921 1 923 1 824 2 022 2 575 2 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 743 1 831 1 693 1 555 1 332 1 205 1 237 1 171 1 126
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

Vestiges du château des princes de Guémené[modifier | modifier le code]

Pan de l'ancienne muraille du château contre lequel est adossée une maison.

De l'ancien château, demeure des seigneurs de Guémené, ne subsistent[13] plus aujourd'hui que la tour Prison issue du « chastel anglais », la porterie dite Porte des Rohan[Note 3] du XVIe siècle (à l'intersection de la rue du château et la rue Joseph Le Calve[Note 4]) et, à l'intérieur de l'enceinte à mâchicoulis, quelques pans de murs ou fragments de pièces dans lesquels se trouvent des portes géminées et une excavation appelée « bain de la Reine Anne » (dans un jardin privé d'une habitation du 19, rue du Château)[Note 5]. Les pavillons modernes d'un quartier résidentiel ainsi que l'hôtel de ville occupent aujourd'hui les lieux où celui-ci se dressait autrefois.

Un aveu de 1682 décrit de la façon suivante le château : le château de Guémené clos et fermé de puissants murs[Note 6], garnis de mâchicoulis et cannoniers, de huit tours et pavillons, avec plusieurs corps de logis, environnés et renfermés de douves et fossés, larges et profonds et pleins d'eau, fermant à pont-levis ; l'étendue duquel contient en fonds, compris les douves, quatre journaux et demi[14].

Un procès-verbal dressé le 10 septembre 1644 par les autorités de la ville signale déjà l'état d'indigence des bâtiments : le pont du château est à refaire, les tours et le grand corps de logis sont en aussi mauvais état intérieur qu'extérieur. En 1670 commence la récupération des pierres des courtines et du grand logis. En 1694 le donjon est démoli car il menace ruine. En 1843, les Guémené-Rohan vendent le château dont les toits et les planchers ont alors entièrement disparu. Dans la cour transformée en jardin, les propriétaires, les Juttard-Lannivon, construisent en 1860 un nouveau bâtiment qui accueille aujourd'hui la mairie. La forteresse laissée sans entretien continue à se dégrader. En 1927, le château, dont les ruines sont encore imposantes, est démantelé pour la construction d'un lotissement[15].

Quelques maisons guémenoises[modifier | modifier le code]

La ville de Guémené-sur-Scorff a conservé plusieurs maisons en pierre de taille datant d'avant la Révolution française, principalement situées sur le « Grande Rue[Note 7] » dont le parcellaire en lanières est hérité du XVe siècle). Certaines d'entre elles ont été construites à l'aide des pierres provenant de l'ancien château. Parmi les plus remarquables, nous pouvons citer[16] :

  • l'hôtel des Princes (XVIe siècle) : maison ayant pignon sur rue dont le premier étage est à pans de bois et dont les auvents sont couverts d'ardoise. Il s'agissait , selon la tradition locale, de l'hôtel recevant les hôtes de marque des Guémené-Rohan. Au XVIIIe siècle, les fenêtres furent modifiées pour en faire une auberge qui avait pour enseigne l'Aigle d'or ;
  • la maison du Sénéchal (XVIIe siècle) : ce type de maison témoigne d une évolution pour les maisons à pignon sur rue, avec une toiture à longs pans présentant une croupe. Traces d'une recherche de confort rare pour l'époque, une fontaine a été retrouvée au sous-sol alors que l'échauguette sur le côté droit abritait des latrines ;
  • une maison d'angle (1 rue Bisson) : elle présente, dans l'alignement de la porte du rez-de- chaussée, une porte-fenêtre dotée d'un balcon ainsi qu'une lucarne surmontée de deux acrotères et d'un pot à feu ;
  • l'ancien relais de diligence (XVIe siècle) : ce bâtiment est flanqué d'un large porche qui atteste de son ancienne fonction. Sa façade est ornée de gargouilles et son pignon surmonté de pots à feu ;
  • l'échoppe (XVIe siècle) : maison ayant pignon sur rue. Le premier étage est à pans de bois et dispose d'un large auvent. Le rez-de-chaussée dispose d'un large étal et servait autrefois d'échoppe ;
  • l'ancien auditoire (XVIIe siècle). Palais de justice, il est entièrement maçonné au XVIIIe siècle. Transformé depuis, il accueille la mairie jusque dans les années 1950[Note 8]. En 1860, suite aux protestations des habitants de la partie haute de la ville, qui n'entendent pas sonner l'horloge située sur le clocher de l'église, la pendule est déplacée sur le campanile qui surmonte cet édifice ;
  • la maison dite du Marchand (XVIIe siècle). Maison bourgeoise Le Cunff en pierre de taille, elle s'élève sur deux étages, séparés par de larges corniches. Une gargouille subsiste à la naissance du pignon ;
  • la taverne les Trois Marchands (XVIIe siècle) : l'enseigne existe depuis le milieu du XVIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le clocher-campanile.

L'église Notre-Dame-de-la-Fosse[Note 9] (XIXe siècle) : elle remplace un édifice plus ancien qui faisait office de collégiale. Cette collégiale, fondée en 1529 sous Marie de Rohan, était constituée de huit chanoines et quatre archiprêtres mais déclina suite au délaissement du château par les seigneurs de Guémené. Tombée en ruines, l'église est reconstruite en 1820. Aujourd'hui, seules sont conservées dans l'église les anciennes stalles du chapitre dont les panneaux sculptés servent d'ornements aux autels latéraux.

La principale originalité de l'église Notre-Dame-de-la-Fosse est son absence de clocher. Celui-ci s'est en effet effondré en 1757 faute d'entretien. Pour le remplacer, un clocher-campanile fut construit en 1761 sur une hauteur à une cinquantaine de mètres de distance de l'église. Il s'agit d'une grosse tour carré surmontée d'un dôme.

Le quartier religieux abrite également la Psallette[Note 10], une maladrerie près du presbytère, la fontaine Notre Dame de la Fosse[Note 11].

Guémené-sur-Scorff dans la littérature[modifier | modifier le code]

Guémené-sur-Scorff est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[17].

Dans la version originale du poème éditée dans La Diane Française, le nom est orthographié Guéméné. Ce nom de village pourrait éventuellement faire référence à Guémené-Penfao

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • L'andouille de Guémené est la spécialité gastronomique de Guémené-sur-Scorff. Contrairement à celle de Vire, qui est fabriquée par emplissage, l'andouille de Guémené est conçue par enfilages successifs de chaudins (gros intestin du porc servant d'enveloppe), ce qui a pour résultat des différences évidentes dans la structure même de l'andouille.
En l'absence d'une appellation d'origine contrôlée, n'importe quel charcutier du Morbihan peut faire une andouille dite « de Guémené ». Aussi, une confrérie des goustiers de l'andouille lutte depuis quelques années pour défendre l'originalité et la qualité de ses produits[18].

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Quartz de couleur grise à miel, felsdpaths blancs ou gris en petites lattes.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Elle est probablement l'œuvre de Marie de Rohan.
  4. Un pont jeté sur la douve communiquait avec la porterie qui était en dehors du château.
  5. Un espace muséal « Les Bains de la Reine » est installé, 5 place du Château.
  6. À l'origine, les murailles dessinaient un octogone aux côtés inégaux. Chacun des flanquements comprenait une tour et sa courtine. Le développement de ces murailles, garnies de créneaux, était de plus de 300 mètres.
  7. La ville s'est urbanisée autour de son château à partir de quartier de l'église et de la « Grande Rue » (actuellement rue Joseph Pérès, rue Bisson et rue Émile Mazé).
  8. Il abrite la médiathèque actuellement
  9. Nom sans doute lié à son emplacement près des douves.
  10. Située rue Louis Le Bail, ce bâtiment date du XVIIe siècle. Au-dessus de la porte est gravée dans la pierre une inscription latine figurant un cantique.
  11. Située rue de la fontaine, elle daterait du XVIIe siècle. Selon la légende, la vierge serait apparue à des femmes qui se disputaient autour du lavoir. Après leur avoir fait de vifs reproches, elle leur révéla ses intentions : rendre l'eau de la source, à laquelle s'alimentait le lavoir, miraculeuse, et y faire édifier une fontaine sainte. Mais devant la méchanceté des femmes, elle dut y renoncer. Se penchant alors sur la source, elle en retira une boule brillante et la lança avec force, en expliquant que là où elle tomberait, jaillirait une eau miraculeuse, et qu'on y bâtirait une église. La boule retomba à flanc de colline de Guémené-Guégant. Depuis, une eau salutaire n'a cessé de couler, et la chapelle bâtie au voisinage a pris le nom de Notre-Dame-de-la-Fosse. cf. « Le pardon de Notre-Dame-de-la-Fosse a lieu dimanche », sur Ouest-France, (consulté le 27 septembre 2017)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géologie du socle du Morbihan », sur le site du conseil scientifique de l'environnement du Morbihan (consulté le 12 novembre 2011).
  2. F. Béchennec, B. Hallégouët, D. Thiéblemont et I. Thinon (avec la collaboration de A. Cocherie, C. Guerrot, F. Lucassou), Carte géologique de la France à 1/50 000e : Lorient (383), BRGM, (lire en ligne [PDF]), p. 18
  3. J.L., « Enracinement des granites armoricains estimé d'après la gravimétrie », Bull. Soc. géol. minéral. Bretagne, no 15,‎ , p. 1-15.
  4. a, b, c, d et e Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, p. 335a
  5. Floquet 1989, p. 86.
  6. Floquet 1989, p. 87.
  7. Mension-Rigau 2017, p. 103.
  8. Jean Gallet, Les paysans en guerre, éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-0157-2)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « État des ruines du château d'après un plan de 1867 » [image] (consulté le 27 septembre 2017)
  14. Floquet 1989, p. 99.
  15. Mension-Rigau 2017, p. 126.
  16. Le Patrimoine des Communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 364.
  17. Louis Aragon (publié initialement dans La Diane française), « Le Conscrit des cent villages », dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris, Seghers, , 2e éd. (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  18. Ali Aït Abdelmalek et Christian Chauvigné, « « Faire l’andouille à Guémené ». La confrérie des « goustiers de l’andouille » : entre marketing et célébration identitaire », Ruralia, revue de l'association des ruralistes français,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]