Rostrenen

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Rostrenen
La mairie de Rostrenen.
La mairie de Rostrenen.
Blason de Rostrenen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Jean-Paul Le Boëdec
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22266
Démographie
Gentilé Rostrenois, Rostrenoise
Population
municipale
3 124 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 14″ nord, 3° 18′ 56″ ouest
Altitude 216 m (min. : 152 m) (max. : 262 m)
Superficie 32,17 km2
Localisation

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Rostrenen [ʁɔstʁənɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rostrenen fait partie de la partie cornouaillaise des Côtes-d'Armor : elle faisait, sous l'ancien régime, partie de l'évêché de Cornouaille. Plus localement, Rostrenen est la ville principale du pays Fisel, du nom de la célèbre danse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des seigneurs de Rostrenen.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La dernière duchesse d'Elbeuf[modifier | modifier le code]

Innocente Catherine de Rougé du Plessis-Bellière[1] (1707-1794), mariée d'abord avec Jean-Sébastien de Kerhoënt, seigneur marquis de Coëtanfao, lequel mourut le , se remaria le avec Emmanuel-Maurice de Lorraine, duc d'Elbeuf (1677-1763), seigneur de Rostrenen. Vivant principalement au château de Moreuil (dans l'actuel département de la Somme, sa venue dans son château de Rostrenen faisait événement dans la contrée, la baronne faisant une entrée triomphale dans la ville, descendant le rue du Bourg-Coz sous les acclamations du peuple, parmi lequel de nombreux mendiants accourus de fort loin ; le Doyen de la collégiale et tous les notables de la ville venaient en cortège à sa rencontre et les cloches sonnaient à toute volée[2]. Emprisonnée pendant la Révolution française à plusieurs reprises, elle rédigea une correspondance dans laquelle elle relate les événements de son temps[3] ; elle mourut dans un grand dénuement.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville, forte de ses 900 habitants, fut chef-lieu du district de Rostrenen de 1790 à 1795[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La menace des loups[modifier | modifier le code]

Le , le préfet des Côtes-du-Nord écrit : « Vu l'exposé par M. le maire de Rostrenen, les loups se montrent fréquemment par bandes nombreuses dans les environs de la commune, menaçant les bestiaux (...) et même les personnes ». Le préfet autorisa alors le maire à organiser des battues aux loups. Dans la décennie 1830 encore, le docteur Ribault, de Rostrenen, fut poursuivi par une bande de loups affamés en rentrant d'une visite à un malade un jour d'hiver ; il ne leur échappa que grâce à la vigueur de son cheval[5].

La surabondance des foires et marchés[modifier | modifier le code]

Vers 1809, sans compter les traditionnels marchés hebdomadaires chaque mardi, 22 foires sont organisées chaque année à Rostrenen ; en 1896 elles sont au nombre de 26 bien que le préfet des Côtes-du-Nord ait écrit en 1837 : « Ces foires sont en trop grand nombre. Il en résulte un déplacement trop souvent répété des habitants des communes voisines qui pour la plupart n'ont rien à y faire et qui ne s'y rendent que pour boire dans les cabarets. Il serait bien qu'elles fussent réduites : on y ferait les mêmes affaires et il y aurait un bénéfice réel pour l'agriculture »[6].

Le docteur Goëlo, médecin à Rostrenen, écrit en 1832 dans un rapport adressé à la commission sanitaire sous-préfectorale deGuingamp : « Ce pays est sain et fertile, leurs habitants laborieux, un peu ivrognes, superstitieux, plongés dans une ignorance très grande. Pas une école primaire dans aucune des communes des deux cantons, excepté la commune de Rostrenen. Il est de fait que ce bon et pacifique clergé cherche tous les moyens possibles pour entretenir cette ignorance. L'influence qu'il a dans nos campagnes est si grande que nos malheureux campagnards se laissent gouverner par ces braves gens »[7].

En 1836, François Habasque dénombre 600 indigents et 100 mendiants à Rostrenen, qui compte alors 1 200 habitants. Le chantier de construction du canal de Nantes à Brest a toutefois entraîné une très relative prospérité pendant quelques années.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rostrenen est connue pour des actions de la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le , deux jeunes résistants ont été pendus par les Nazis; on retrouve dans la ville des plaques commémoratives à leur mémoire.

Le , huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, Marcel Bernard, 19 ans, à l'entrée de Rostrenen, et un autre, Louis Briand, en pleine ville de Rostrenen[8].

Agrandissement[modifier | modifier le code]

En 1970, la commune étend son territoire en intégrant la commune voisine de Bonen[9] et une part de celle de Glomel (dont le bois de Kerbescond)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rostrenen en 1248, Rostraenen en 1254, Rostrenen en 1262, 1267 et en 1269, Rostraenen en 1270 et en 1285, Rostrenain en 1294, Rostrenen 1296, Rostrainen en 1317, Rostraenein vers 1330, Rosdrenen en 1368, Rostrenen en 1535 et en 1536[11].

Le nom de la commune vient des mots bretons « roz » (tertre) et « draenen » (ronces)[11].
Rostrenen (Rostrenenn en breton) signifie donc « la colline (ou le tertre) des ronces ».

La légende raconte qu'une statue en bois de la Vierge a été trouvée dans un buisson de ronces. Cette statue est exposée dans l'église de Rostrenen. Elle est montrée en plein air, lors de la procession du 15 août. Les pèlerins, s'éclairant avec une bougie, se donnent rendez-vous vers 20 heures, devant l'église et montent en chantant sur la colline du Miniou (près de l'observatoire météorologique) autour d'un grand feu de bois. Ce pèlerinage est l'un des plus fréquentés en Bretagne.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Rostrenen se prononce /rosse-treu-nain/ (toujours en phonétique « française »).

En breton, Rostrenenn se prononce /rosse-traine/ (phonétique française et non internationale) : la finale est probablement tombée au cours du Moyen Âge par amuïssement sous l'influence du fort accent tonique breton mais comme souvent pour les noms de lieux bretons, l'administration française a conservé une graphie archaïque datant du Moyen Âge (cf le célèbre Henaff prononcé /Henañ/ mais dont l'état-civil conserve l'usage du digramme ff utilisé par les Bretons au Moyen Âge pour noter la nasalisation d'une voyelle).

Culture[modifier | modifier le code]

Rostrenen dispose d'une vie culturelle assez développée, en particulier au niveau musical. Le point d'orgue de cette dynamique est le Festival Fisel, organisé tous les ans, fin août, depuis 1972. C'est un rendez-vous de musique traditionnelle (fest-noz et surtout concours de danse) qui s'ouvre aux musiques populaires d'autres régions ou pays[12]. Rostrenen est jumelée avec la ville de Kanturk, située dans le comté de Cork, en Irlande, ainsi qu'avec Morne-Rouge en Martinique.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 13 septembre 2004. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 15 novembre 2004 puis le label de niveau 2 le 19 octobre 2007. Le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 3 a été remis à la commune le 9 juin 2016. À la rentrée 2016, 150 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 42,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [13].

Climat[modifier | modifier le code]

Rostrenen bénéficie d'un climat tempéré de type océanique dégradé. Rostrenen détient le record de France de l'insolation annuelle la plus faible avec seulement 1243 h enregistrée en 1958[14].

  • Température minimale la plus basse : −13,4 °C ()
  • Température minimale la plus élevée : 22,1 °C ()[15]
  • Plus fort cumul de pluie sur une journée: 151,89 mm ()
Relevé météorologique de Rostrenen 48° 23′ N, 3° 30′ O, altitude : 262 m (période 1973-1987)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2 3,1 4,3 7 10 12,2 12 10,3 7,8 5,1 3,7 6,7
Température moyenne (°C) 4,3 4,3 6,1 7,9 10,3 14,1 16,2 15,9 14 10,8 7,8 5,8 9,8
Température maximale moyenne (°C) 6,8 7,3 9,6 11,8 14,5 18,5 20,6 20,5 18,1 14 10,3 8,3 13,4
Précipitations (mm) 114 102 108 57 86 44 51 54 81 104 100 131 1 032
Source : TuTiempo.net


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à trois fasces de gueules.
Commentaires : Lors d’un combat contre des Français (à l'époque, les Français étaient ennemis des Bretons), le baron de Rostrenen, avec son bouclier couvert d'hermine, se battait quand un adversaire lui coupa trois doigt. Avec le peu de force qui lui restait, il réussit à fracasser le crâne de l'ennemi et en signe de dépit passa sa main amputée de trois doigt sur son bouclier. « Vois, François, le courage des Bretons qui défendent la patrie, la justice et la liberté ; vous François, dans votre orgueil, vous ne pensez qu'à guerroyer et à coloniser les plus faibles. Je le jure sur l'honneur et sur Dieu, le Royaume de France paiera ses crimes et l'avenir le prouvera. »
Ce serait donc cet événement qui serait à l'origine des trois bandes rouges sur l'écu d'hermine bien que cela ne soit mentionné nulle part. D'autres version soutiennent que le baron de Rostrenen se serait battu contre des Vikings, mais cela semble peu probable, car à l'époque des Vikings, le symbole de l'hermine n'était pas encore apparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1970 Yves Le Bourge DVD  
1970 mars 1983 Guillaume Le Caroff PCF Député (1956-1958), Conseiller général du Canton de Rostrenen (1945-1985)
mars 1983 mars 1989 Émile Radenac DVD Conseiller général du Canton de Rostrenen (1985-1992)
1992 juin 1995 Marie-Paule Donniou DVD  
juin 1995 mars 2001 Christian Gautier DVD Enseignant
mars 2001 mars 2008 Ange Herviou PCF Conseiller général du Canton de Rostrenen (1998-2011)
mars 2008 en cours Jean Paul Le Boëdec DVD Comptable retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 124 habitants, en diminution de -6,55 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 981 909 877 1 141 1 200 1 168 1 380 1 396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 408 1 560 1 626 1 646 1 858 1 989 2 162 1 853 1 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 930 2 185 2 395 2 559 2 456 2 220 2 401 2 534 2 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 924 2 083 3 875 3 868 3 664 3 616 3 397 3 272 3 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments historiques :

  • L’église Collégiale Notre-Dame-du-Roncier, église ancienne du XIIIe siècle dont le portail latéral a été classé au titre des monuments historiques en 1913[20],[21] et qui possède 3 retables du XVIIIe siècle[22];
  • La fontaine de dévotion Notre-Dame-du-Roncier, classée en 1909 au titre des monuments historiques[23],[24] ;
  • La chapelle de Locmaria, monument du XIVe siècle, inscrite en 1964 au titre des monuments historiques[25],[26] ;
  • La chapelle Saint-Jacques, classée en 1909 au titre des monuments historiques[27],[28].
  • Le Manoir de Campostal, sur la place du bourg Coz (vieux bourg), construction en granite datant du XVIe siècle, avec une cheminée monumentale et une tour polygonale[29].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Innocente-Catherine de Rougé, fille de Jean-Gilles de Rougé, marquis du Plessis-Bellière et de Florimonde-Renée de Lantivy, née le
  2. http://www.infobretagne.com/elboeuf-duchesse-rostrenen.htm
  3. Sur une copie manuscrite de cette correspondance, voir Catalogue de la librairie Clavreuil, 1700-1800, mai 2015, p. 48, n° 429.
  4. http://rostrenen.fr/~rostrene/index.php?option=com_content&view=article&id=81&Itemid=76
  5. Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, [ISBN 978-2-916359-31-1]
  6. Fernand Ruchon, "Rostrenen au XIXème siècle", 1993, [ISBN 978-2-9502817-1-5]
  7. Archives municipales de Guingamp, citées par Jean Kergrist, "Les bagnards du canal de Nantes à Brest", éditions Keltia Graphic, Spézet, 2003, [ISBN 978-2-913953-59-8]
  8. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964) et http://www.ouest-france.fr/carhaix-le-martyre-de-neuf-jeunes-resistants-2579850
  9. http://www.rostrenen-histoire.com/rostrenen/151-les-maires-de-bonen
  10. http://www.ville-glomel.fr/presentation-glomel-arrondissement-guingamp-22.php?page_id=1
  11. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Rostrenen »
  12. Voir le site internet de l'association La Fiselerie http://www.fisel.org/
  13. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  14. les records de la climatologie
  15. la France et les français face à la canicule
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. Notice no PA00089573, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IA00004178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. les retables bretons, Yannick Pelletier, ed. Ouest-France, 1984, (ISBN 2-85882-450-9)
  23. Notice no PA00089572, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no IA00004181, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no PA00089570, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Notice no IA00004087, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Notice no PA00089571, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Notice no IA00004177, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Notice no IA00004180, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]