Châteaulin

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Châteaulin
Image illustrative de l'article Châteaulin
Blason de Châteaulin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Châteaulin (chef-lieu)
Canton Crozon
Intercommunalité Pays de Châteaulin et du Porzay
Maire
Mandat
Gaëlle Nicolas
2014-2020
Code postal 29150
Code commune 29026
Démographie
Gentilé Châteaulinois
Population
municipale
5 177 hab. (2013)
Densité 249 hab./km2
Population
aire urbaine
15 725 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 51″ Nord 4° 05′ 19″ Ouest / 48.1975, -4.088611
Altitude Min. 2 m – Max. 206 m
Superficie 20,81 km2
Localisation

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Liens
Site web chateaulin.fr

Châteaulin [ʃatolɛ̃] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et site[modifier | modifier le code]

Châteaulin est située au centre du département du Finistère, à l'ouest du bassin de Châteaulin et près de l'entrée de la presqu'île de Crozon. La commune est entourée des collines du Massif armoricain, les Monts d'Arrée au nord-est, les Montagnes Noires au sud-est et le Menez-Hom à l'ouest. La ville est née sur une butte, formant initialement un site fortifié portant le château, de la rive concave, aussi rive gauche, d'un méandre de l'Aulne, même si la ville s'est par la suite surtout développée sur la rive droite du lobe formé par la rive convexe du même méandre ; c'est une "ville-pont" qui s'est développée au niveau du dernier pont sur l'Aulne avant l'estuaire et la rade de Brest, là où cessaient les possibilités de navigation maritime (même si Port-Launay, un peu plus en aval a été le port principal) ; l'aménagement de l'Aulne lors de la construction du Canal de Nantes à Brest en a fait aussi un port fluvial pendant la majeure partie du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

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Un relief accidenté[modifier | modifier le code]

La topographie de la commune est assez accidentée, avec des dénivelés notables : les bords de l'Aulne sont à 8 mètres d'altitude à hauteur de la ville, les buttes schisteuses de la rive gauche s'élèvent jusqu'à 140 mètres d'altitude à proximité même de l'Aulne, l'altitude record atteignant même 206 mètres, à la lisière du bois de Saint-Gildas, au sud-est du finage communal, à la limite communale avec Cast. Les méandres très prononcés de l'Aulne donnent à la commune des limites assez sinueuses, en raison principalement du méandre du Quinquis-Pennarpont, situé à l'est du finage communal, qui contient notamment la chapelle de Kerluhan, dont toute la rive convexe appartient à la commune de Châteaulin, mais qui est séparée de la ville par un autre méandre constituant la commune de Saint-Coulitz. La partie nord du territoire communal s'élève jusqu'à 121 mètres, au nord-est de la chapelle de Lospars, à la limite communale avec Pleyben, mais atteint déjà 87 mètres au Pouillot, la côte de Stang ar Garront avec sa pente forte et sa longueur expliquant la célébrité de la course cycliste du circuit de l'Aulne.

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Une ville carrefour[modifier | modifier le code]

L'ancien viaduc ferroviaire du "Réseau breton", reconverti en viaduc routier ( à sens unique, en raison de son étroitesse)
Le viaduc ferroviaire de la ligne Landerneau-Quimper vu depuis l'écluse de Guily-Glaz (en Port-Launay)

En raison de sa situation géographique, Châteaulin est et a été une ville carrefour : elle est au carrefour de deux voies expresses, la Route nationale 165 reliant Nantes à Brest en passant par Vannes, Lorient et Quimper et la Route nationale 164 reliant Châteaulin à Rennes via Carhaix et Loudéac qui communiquent entre elles grâce à l'échangeur de Pouillot; de plus la Route départementale 788, qui part du même échangeur et traverse la ville, est l'un des deux axes routiers principaux permettant d'accéder à la presqu'île de Crozon.

Châteaulin fut également un carrefour ferroviaire : si la voie ferrée à voie unique allant de Landerneau à Quimper (connue initialement sous le nom de Ligne de Savenay à Landerneau et à voie normale subsiste toujours et permet à Châteaulin de disposer d'une gare, dénommée Châteaulin embranchement, (le trafic est presque uniquement constitué de TER assurant la liaison Brest-Quimper), l'ancienne voie ferrée à voie métrique du Réseau breton (ligne de Carhaix à Camaret-sur-Mer, ouverte en 1906 pour sa section allant de Châteaulin à Carhaix et en 1923 pour sa section allant de Châteaulin à Crozon, prolongée en 1925 jusqu'à Camaret-sur-Mer, possédait sa propre gare dénommée Châteaulin-Ville. Cette ligne a fermé en 1967.

En raison de la topographie accidentée de la ville, deux viaducs ont été nécessaires pour permettre à ces voies ferrées de franchir la vallée encaissée de l'Aulne ; l'un, en aval de Châteaulin, sur le territoire de la commune de Port-Launay, permet à la voie ferrée à voie normale de franchir cette vallée, l'autre, courbe, situé en peine ville, permettait à la ligne du Réseau breton de se diriger en direction de la presqu'île de Crozon ; il a été reconverti en viaduc routier, à sens unique en raison de son étroitesse.

La ville fut aussi un port fluvio-maritime dont l'importance fut notable pendant l'époque où le Canal de Nantes à Brest était en service (des premières décennies du XIXe siècle jusqu'en 1942), même si c'était à Port-Launay que s'opéraient les transbordements entre les péniches et les bateaux de mer.

Les crues de l'Aulne et les inondations[modifier | modifier le code]

La situation encaissée de la ville explique qu'elle souffre régulièrement d'inondations provoquées par les crues de l'Aulne, surtout lorsqu'elles coïncident avec des marées hautes à fort coefficient ; des crues importantes se sont produites en 1846, 1879, 1925, 1966, 1974, 1982, 1990[1], les dernières étant celles de janvier 1995, décembre 2000 (la plus importante mesurée depuis 1974, le débit de l'Aulne ayant atteint la pointe de 600 m³/s[2]) et 24- - 2 et et février 2014[3]. À la suite des inondations de l'an 2000, qui concerna environ 300 habitations, Kofi Yamgnane, alors député de la circonscription de Châteaulin, obtint la construction du barrage mobile de Guily-Glaz, en aval de Port-Launay, qui a l'avantage de bloquer la remontée de l'eau de mer[4]. Par ailleurs, l'ÉPAGA (Établissement public d'aménagement et de gestion du bassin-versant de l'Aulne) a conçu un PAPI (Programme d’Actions de Prévention contre les Inondations)[5], qui reste à mettre en œuvre, ce que réclament depuis longtemps les associations de riverains[6].

L'exemple des inondations du 7 février 2014 à Châteaulin
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Le PPRI de Châteaulin, Port-Launay et Saint-Coulitz (Aulne-aval) a été approuvé par arrêté préfectoral le [7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie et origines[modifier | modifier le code]

Coiffe bretonne traditionnelle à quatre côtés du "Pays Rouzig"

Le nom breton de Châteaulin est Kastellin, initialement le "château du Pays de Nin" ; "Nin" est le nom de la butte portant le château, sur laquelle s'était retiré saint Idunet. Le nom s'est écrit Castellinum et Castellin en 1038[8].

La ville est la capitale traditionnelle du "Pays Rouzig" qui doit son nom à la couleur rousse du droguet brun des hommes ; c'est un tissu de laine et de lin[9].

Époque préhistorique[modifier | modifier le code]

Les nombreux monuments mégalithiques que l’on retrouve en Bretagne (alignements, menhirs, dolmens, cromlechs, tumulus) témoignent de la présence humaine durant la période préhistorique.

Dans la région de Châteaulin, plusieurs monuments ont ainsi été découverts. M. H. Pellay a étudié en 1928 les alignements du Ménez-Kelc’h (monts du Cercle) situés sur la commune de Cast. Les menhirs qui constituent ces alignements sont des blocs de schiste de 2 à 3 mètres de long alors que le sous-sol est constitué de grès armoricain. Ces blocs ont donc été transportés.

Le Ménez-Hom a été prospecté par de nombreux chercheurs : Paul du Chatellier, Maurice Halna du Fretay, E. Flagelle, le commandant Devoir. D’après le docteur Vourch, « le nombre de tombelles et tumuli existants dans le Ménez-Hom est tel que seule l'image de vaste nécropole rend avec exactitude l’impression ressentie ». Les tombelles sont disséminées du mont Saint-Gildas (près de Châteaulin) jusqu’à la montagne d'Argol.

Paul du Chatellier signale un dolmen à Kerluan et un tumulus à 2 km au nord-est de Châteaulin. Des vestiges préhistoriques se rencontrent fréquemment dans les communes avoisinantes, comme à Cast ou à Dinéault.

Époques gauloise et romaine[modifier | modifier le code]

À l’époque celtique, les Osismes, peuple très puissant, occupaient à peu près le territoire actuel du Finistère. Les seuls vestiges qu’ils ont laissés dans la région de Châteaulin sont un camp à triple enceinte dans la montagne du Nevet à Locronan (longueur 422 m).

Après la victoire de César sur les Vénètes, Publius Crassus, craignant une nouvelle révolte, dota la Bretagne de voies de communication et d’innombrables camps et postes militaires.

En raison de la position stratégique de Châteaulin, située entre Carhaix-Plouguer (centre de l’occupation romaine dans la Basse-Bretagne) et les presqu’îles de Crozon et du Cap Sizun, les Romains établirent un poste sur la butte du château. La découverte de tuiles à rebord et de briques témoigne de cette occupation romaine.

Deux voies romaines passaient par Châteaulin :

  • la route stratégique (via militaris) reliant Le Mans à Camaret par Rennes et Carhaix, franchissait l’Aulne sur un gué à la hauteur du pont actuel ;
  • la voie vicinale (via vicinalis) partant de Châteaulin (ou de Carhaix) pour la presqu’île du Cap Sizun. On estime qu’elle passait par Cast et se terminait à la Baie des Trépassés où subsistent de curieux débris de constructions romaines.

Ces voies permirent à l’Armorique de participer à la prospérité générale de l'Empire romain.

Le prieuré Saint-Idunet[modifier | modifier le code]

Vers 485, saint Guénolé édifie son monastère à l’embouchure de l’Aulne. Vers 500, alors qu'il remonte les rives du fleuve nommé Hamn jusqu’à la montagne appelée Nin, il rencontre un saint homme du nom de Idunet. Ce dernier lui fit don des terres qu’il avait reçu du roi Gradlon, à savoir « la trève de Dinan, la trève de Cuhin, Caer, Choc, Lan-lunctat, la moitié de Gumenech ». On sait peu de choses sur Idunet : il aurait vécu dans une grotte en un lieu-dit dénommé "Nin", d'où provient le toponyme Castel-Nin, aujourd'hui Châteaulin. Ce qui est sûr, c'est que, en contrebas de la colline du Vieux-Bourg où s'élève la chapelle Notre-Dame, existait au Moyen-Age un prieuré dédié à saint Idunet et relevant de Landévennec[10]. L'église locale l'honore comme saint et le représente couramment en diacre. Il était invoqué autrefois pour l’abondance de pommes, on lui donnait en offrandes des barriques de cidre. Il avait sa fontaine, dans laquelle on puisait l’eau pour arroser les pommiers qui ne fructifiaient pas.

La date de la fondation du prieuré n’est pas connue, elle se situerait au XIIe siècle, dans un cadre de reconquête religieuse. Le rôle joué par les moines à cette époque sur la commune et ses environs demeure inconnu. Au XVe siècle, les moines abandonnent les fonctions curiales au clergé séculier mais conservent les biens et les revenus attachés au prieuré.

Le lion de l'ancien prieuré et l'inscription 1589

Le dernier prieur de Châteaulin, dom Pierre Lemoyne, était également prieur de l’abbaye de Landévennec, qui à la fin du XVIIIe siècle ne comptait plus que trois moines. La Révolution de 1789 entraîna la disparition de cette dernière et du prieuré de Châteaulin. La maison prieurale, devenue propriété de M. Bois, fut vendue à la commune en 1824 pour servir de presbytère.

Une ancienne tour du château.

La statue encastrée dans le mur du parking du presbytère est le seul témoignage à Châteaulin du prieuré, qui dépendait de l’abbaye de Landévennec. Elle représente un lion vu de profil et tenant entre les pattes avant un blason aux armes martelées. Une pierre attenante porte l’inscription suivante : « M. LOLASULIEN PRIEUR : CHAULIN 1589 ». Cette statue se trouvait au sommet du pignon est de l’ancienne maison prieurale.

Le cartulaire de l'abbaye de Landévennec.

Le château[modifier | modifier le code]

L'ancien château de Châteaulin vers 1840 (dessin d'Eugène Cicéri)

Peu de gens savent que Châteaulin fut dotée d’un château et pourtant, sur les hauteurs de la ville, près du parking de la maison de retraite, subsistent quelques ruines et notamment une tour.

La butte qu’enserraient l’Aulne et des étangs constituait un site de défense naturel. Pour se préserver des invasions et garder la voie de pénétration de la ville de l’Aulne, fut construite une motte féodale, constituée d’une butte de terre entourée de fossés. Les de Cornouaille y construisirent un château-fort au Xe siècle. Lorsque la famille comtale de Cornouaille hérite en 1066 de la couronne ducale avec Hoël II de Bretagne, la châtellenie de Châteaulin entre dans le domaine ducal. En 1084, le duc Alain Fergent fait don à l'abbaye de Landévennec des écluses, moulins et pêcheries de Châteaulin.

À la fin du Xe siècle, pour favoriser l'essor de la ville autour du château-fort, les ducs de Bretagne avaient établi l’institution du « Convenant Franc au Duc » : le serf qui quittait son seigneur ne pouvait être poursuivi s’il se réfugiait à Châteaulin et y demeurait pendant un an et un jour sans en sortir.

En 1163, Ruelen, vicomte du Faou enleva Hervé II de Léon, vicomte de Léon et son fils, Guyomarch IV de Léon, et s'enferma avec eux dans la forteresse de Châteaulin. Hamon, évêque de Léon, aidé par le duc de Bretagne Conan IV, fit le siège de la ville et s'en rendit maître[11].

En 1373, le château fut incendié par les Anglais avant leur départ devant l’avancée de l’armée royale de Du Guesclin. Il ne fut jamais reconstruit ; ses ruines servirent de carrière pour la construction de maisons et même lors de l’agrandissement de la chapelle Notre-Dame.

En 1382 la châtellenie de Châteaulin fut concédée par le duc Jean III de Monfort, ainsi que celles de Rosporden et Fouesnant, à Jeanne de Retz (née en 1331, décédée le )[12].

En 1689, le château et sa motte furent donnés à Yves Bauguion, prêtre desservant de Notre-Dame pour y installer un hospice. Aujourd’hui, l’hospice a laissé la place à une maison de retraite.

Vestiges du Mur du Diable.

Le mur du Diable[modifier | modifier le code]

Vers 1250, Jean Le Roux, duc de Bretagne, entoure les terres du domaine ducal de Châteaulin d’un mur long de 32 kilomètres. On ne connaît pas la finalité première de cet important ouvrage. Certains historiens pensent que ce parc permettait de défendre les possessions ducales contre les prétentions des abbayes voisines.

Ce mur, dont il reste encore quelques tronçons, se composait d’un muret de pierres sèches de 2,30 mètres environ. Il partait du château fort de Châteaulin et englobait une partie des terres de Cast, de Briec, de Lothey, de Châteaulin et la totalité de la paroisse de Saint-Coulitz. À une époque indéterminée, le parc de Châteaulin est devenu une unité administrative dont Saint-Coulitz fut le centre administratif. Au cours des siècles, ce mur n’a cessé d’intriguer les paysans de la région. Une légende naquit selon laquelle ce serait le diable qui l’aurait construit en une nuit. Ce mur devint le mur du Diable ou « moguer an diaoul » en breton.

Le pont de Châteaulin[modifier | modifier le code]

Brume matinale sur l'Aulne.

Jusqu’au XIIIe siècle, on franchissait l’Aulne à gué. Il y avait plusieurs gués : à Rodaven, le gué Rodoe-aven (passage de la rivière) ; au bourg, Rodo-Los-Strat (passage du bas du chemin).

Au XIIIe siècle, un pont bâti de maisons remplace les divers gués qui permettaient jusque-là de franchir l'Aulne et relie les trois petits bourgs : le Vieux-Bourg (sur la butte du château), Loc-Yonnet (sur la rive droite de l'Aulne, autour du prieuré Saint-Idunet) et Lostrat (sur la rive gauche, au pied du château et au débouché du chemin d'Ahès, ancienne voie romaine, venant de Carhaix) existants[13] ; la ville, désormais constituée, prend alors le nom de Kastell Nin, le château du pays de Nin.

D’une longueur de 217 pieds et d’une largeur de 14, le pont enjambait la rivière en dix arches d’inégales longueurs, grossièrement bâties en pierres schisteuses jointes à l’argile… Les voûtes trop basses s’engorgeaient en période de crue et provoquaient l’inondation des bas quartiers de la ville. Sur sa face amont, il y avait 7 éperons. Sur cinq d’entre eux étaient construites des maisons. La chaussée du pont était pavée. Des parapets la bordaient de part et d’autre sauf au centre du côté amont. Le tout était habillé de lierres et de broussailles.

Il n’est pas certain que ce pont soit l’œuvre des moines de Landévennec, mais ce dont on est sûr, c’est que le prieur de Châteaulin en était propriétaire, ainsi que des habitations. Ce dernier percevait un droit de péage sur les animaux et les marchandises. La perception de ce droit devait servir en partie à l’entretien du pont, mais les prieurs successifs ignorèrent cette obligation.

Finalement, le pont est partiellement détruit par une crue, le . Monsieur Bois, riche propriétaire, le fait alors reconstruire à ses frais, mais à la condition qu’il soit concessionnaire du droit de péage pendant 7 ans. Le Conseil municipal n’est pas très enthousiaste, mais n’ayant pas d’autre solution accepte la proposition.

Le , Monsieur Bois commence la perception de son droit de péage. Mais dès le 8 janvier, jour de foire, la foule proteste, c’est une véritable émeute populaire qui éclate. Le maire doit faire intervenir une compagnie de voltigeurs pour faire cesser les troubles… Finalement certains cultivateurs abandonnent les foires et marchés et les affaires commerciales de la ville tombent de moitié.

En juillet 1824, la population se révolte à nouveau… et le maire décide d’en référer au Ministre. L’affaire fut prise en considération puisque l’État donna 60 000 francs pour désintéresser la famille Bois. La commune paya le reste.

Pêcheries de saumons et ardoisières[modifier | modifier le code]

La pescherie de saumons.

Jusqu'en 1540, les pêcheries de saumon appartiennent à l'abbaye de Landévennec à qui elles avaient été données à la fin du XIe siècle par le duc de Bretagne, Alain IV, dit Alain Fergent. Au XVIIe siècle, elle appartenait au roi qui, avec les moulins, les avait afféagés pour la somme de 4 500 livres[réf. nécessaire] ; elles étaient situées à deux cents mètres environ en amont de l'ancien pont, à la hauteur de l'actuelle poste ; elles pêchaient (jusqu'à 4 000 saumons par an[réf. nécessaire]). Au XVIIe siècle, les pêcheries prospèrent : en temps de carême le saumon frais est expédié jusqu'à Paris. Le saumon figurait sur le sceau de Châteaulin et l’on surnommait les Châteaulinois "Pen Eog", c’est-à-dire "têtes de saumons".

En 1672, Albert Jouvin de Rochefort écrit, parlant de Châteaulin : « Ce bourg est considérable pour deux choses : l'une pour ce qu'il y a des perrières d'ardoise très fine qu'on vient quérir des pays étrangers par mer (...) et l'autre pour la grande pesche des saulmons ». Vers 1780, trois châteaulinois (Montalembert, Vautier, Lelièvre) s'associent pour exploiter des perrières d'ardoise dans la région et engagent une cinquantaine d'ouvriers venus des Ardennes ; d'autres ouvriers ardennais travaillent aussi à l'époque dans la carrière de Guily-Graz à Port-Launay ; des carrières sont aussi au XVIIIe siècle exploitées à Saint-Coulitz, Saint-Ségal, Lothey, Pleyben, le long de l'Aulne, les ardoises produites servant entre autres à couvrir les constructions de la marine royale dans le port de Brest, mais étant exportées jusqu'en Normandie par voie maritime à partir de Port-Launay (en 1840, par exemple, 6 000 tonnes d'ardoises embarquent à Port-Launay à destination des ports de la rade de Brest et de la Manche.

La pêcherie fut détruite en 1816, lors du creusement du canal de Nantes à Brest. L'Itinéraire complet du Royaume de France, publié en 1822 pour sa 3e édition, indique : « Ce qu'on appelle la ville ne renferme guère qu'une centaine de maisons mal alignées et mal bâties. Au moyen d'une digue qui barrait la rivière un peu au-dessus de ce pont, on y voit une ancienne pêcherie de saumons. (...) Il se fait en ce pays un grand commerce d'ardoises qu'on y vient chercher même de pays étrangers »[14].

La construction du canal de Nantes à Brest, ouvert en 1842, va faciliter le transport des ardoises, qui seront acheminées principalement par cet axe navigable jusqu'en 1914 et provoquer l'ouverture de nouvelles carrières plus en amont à Pont-Coblant en Gouézec, à Châteauneuf-du-Faou, à Saint-Goazec, à Spézet, etc. En 1848, Louis Guizien, entrepreneur de Châteaulin, ouvre une ardoisière à Poulpichon en Saint-Coulitz[15]. En 1874, l'arrondissement de Châteaulin compte 52 carrières d'ardoises en exploitation, occupant en tout 632 ouvriers[16].

Châteaulin, siège d’une sénéchaussée royale[modifier | modifier le code]

Ancienne barre ducale, Châteaulin devint après le rattachement du Duché au Royaume de France en 1532, le siège d'une sénéchaussée royale dont la juridiction s'étendait sur 27 paroisses. L'auditoire et la geôle se trouvaient à l'emplacement actuel du tribunal, rue de l'église. De nombreuses juridictions seigneuriales rendaient leur justice dans la salle basse de l'auditoire. L'activité judiciaire entraînait la présence de nombreux hommes de loi.

La rue des Templiers, à Kerjean.

L'aumônerie des Templiers[modifier | modifier le code]

L'aumônerie de Kerjean fut fondée par les Templiers qui s'établirent en Bretagne en 1130. Elle dépendait de la commanderie de Quimper, qui elle-même dépendait de celle de La Feuillée.

L'aumônerie comprenait une maison charitable, une chapelle dite de Saint-Jean et quelques tenues. Elle était destinée à recevoir les pèlerins. L'établissement était également ouvert aux pauvres et aux malades. C'est là l'origine du village de Kerjean.

La chapelle devint le centre d'un pèlerinage important, Saint Jean-Baptiste étant invoqué pour la guérison des maladies de la vue. Le jour de la fête de Saint-Jean, les paroissiens de Dinéault et de Saint-Coulitz venaient, bannières en tête, assister au pardon.

La chapelle était une église gothique avec transept et abside, pavée de "pierres vertes" et dont le campanile n'abritait qu'une seule cloche.

Au milieu du XVIIe siècle la chapelle de Saint-Jean était dans un état de vétusté confinant à l'abandon. Depuis plus d'une siècle les ressources des Chevaliers de Malte ne leur permettaient plus d'entretenir la maison. L'aumônerie et ses dépendances furent cédées au vicaire perpétuel de Châteaulin qui les confia à un prêtre de la paroisse. En 1637, le chapelain de Kerjean fit construire une maison presbytérale.

Sous la Révolution, la chapelle servit de magasin de salpêtre. Elle fut vendue comme bien national. Vers 1836 un incendie la consuma. Ses pierres furent utilisées pour la construction d'une maison au village de Pennarun.

Dans les années 1950, il ne subsistait de la maison presbytérale que quatre murs envahis par les herbes.

Châteaulin victime des guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

En décembre 1595, pendant les guerres de la Ligue, le comte de Magnane, capitaine du duc de Mercœur, obtint du commandant de Quimper la permission de passer avec ses troupes par Châteaulin. « Après avoir examiné cette place, il s'avança de quelques lieues dans les terres et fit payer aux habitants des campagnes tout ce qu'il prit chez eux suivant le prix qu'on lui demanda. Mais le lendemain il revint sur ses pas, ravagea les environs de la ville, et pilla les habitants qui étaient tous riches, et qui avaient pour la plupart des meubles de prix et des tasses d'argent du poids de trois à quatre marcs ; il employa quinze jours à les mettre à contribution, après lesquels, rappelé par le duc de Mercœur, il s'en retourna chargé de butin »[17].

La révolte du papier timbré[modifier | modifier le code]

C’est dans un contexte économique difficile que se déclenche en 1675, la révolte du papier timbré. La population est accablée par la hausse des impôts. De 1664 à 1675, douze nouvelles taxes sont créées pour subvenir aux besoins de Louis XIV. Ce dernier a en effet lancé de grands travaux qu’il faut financer (chantier colossal du château de Versailles, création de somptueux jardins par Le Nôtre…). Les guerres contre l’Espagne ou la Hollande (1672 – 1679) nécessitent de mobiliser des fonds.

En 1673, un papier timbré est ainsi exigé pour tout « acte authentique et judiciaire », en 1674, le monopole d’État sur la vente du tabac ainsi qu’un droit de marque sur la vaisselle d’étain sont instaurés. Il n’y eut pas de protestations au début. Mais en avril 1675, un vent de révolte, né à Bordeaux, se propage rapidement à Nantes, puis à Rennes. Le mouvement gagne les campagnes de Basse Bretagne, Pontivy, Carhaix, Châteaulin, où les châteaux furent assiégés et pillés.

À Nantes, c’est Goulven Salaün, bas-breton des environs de Châteaulin qui donna le signal en sonnant le tocsin à l’horloge de la ville.

En Cornouaille, l’annonce de l’arrivée du marquis de La Coste[18], lieutenant du roi en Basse Bretagne, chargé d’instaurer la gabelle (impôt sur le sel), fait l’effet d’une provocation (il est surnommé "Le Grand Gabeleur" »).

Le matin du , le tocsin sonne aux clochers de Châteaulin et des paroisses avoisinantes. Les paysans d'une trentaine de paroisses se soulèvent et marchent vers la ville, armés de fourches, de bâtons ferrés, de fusils et de mousquets. Arrivés dans l'enceinte, sur la place aux bleds [blés], ils s'en prennent au marquis de La Coste, lieutenant du roi pour la Basse Bretagne, surnommé par la population "le grand gabelleur", venu faire appliquer les nouveaux édits sur le tabac et le papier timbré. Le ton monte et les têtes s'échauffent, les noms d'oiseaux volent et les manifestants réclament la suppression des taxes honnies. Le sénéchal de Châteaulin, M. de Tréouret[19] a du mal à calmer les esprits, lorsqu'un grand silence s’établit. Le marquis de La Coste arrive par la Grand Rue avec sa suite. Apostrophé violemment par un sergent qui semble être à la tête du mouvement, le lieutenant du roi pour la Basse-Bretagne lui passe son épée à travers le corps. La population exaspérée tire plusieurs coups de feu, blessant le marquis à l'épaule d'un coup de fusil. Ses hommes parviennent in-extremis à se réfugier avec lui dans une demeure amie, mais la maison est prise d'assaut et les émeutiers extorquent sous la contrainte des promesses de révocation des dits édits de la part du marquis de La Coste[20], qui parvient à quitter Châteaulin précipitamment pour se réfugier au château de Brest[21].

On ne sait pas exactement le nombre de paysans mobilisés lors de cette révolte qui dura trois mois[22]. D'après une lettre du duc de Chaulnes, cinq ou six cent des plus mutinés veulent rompre les ponts pour empêcher qu’on aille à eux.

Cette révolte fut l’une des plus sanglantes de l’histoire de la Bretagne. Mais les villes se désolidarisèrent du mouvement paysan. Ce sera l’une des faiblesses de la Révolte du papier timbré, également appelée Révolte des Bonnets rouges en référence à la couleur des bonnets que portaient les paysans.

La fin du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1692, « le Roi accorda à dom Mathurin Hervé, religieux, prieur de Châteaulin, la permission de faire relever les moulins et fours banaux tombés en ruine et de forcer les vassaux à s'en servir, conformément à l'article 379 de la coutume de Bretagne »[17].

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, Châteaulin a l’aspect d’un gros bourg. La ville comprend à peine une centaine de maisons dont plus de la moitié ressemble davantage à des chaumières ou des baraques.

Par contre, elle possède deux églises : Saint-Idunet qui vient d’être reconstruite en 1691 et Notre-Dame qui tombe en ruines. Le corps politique décrétant que Notre-Dame est l’église paroissiale décide que les réparations doivent se faire rapidement. Mais les moines bénédictins de Landévennec ne sont pas de cet avis. Ils réclament au vicaire perpétuel, le titre d’église paroissiale en faveur de l’église du prieuré. L’affaire dura 9 ans et ce n’est que le , que le tribunal de Rennes donna raison aux Bénédictins.

Carte de la région de Châteaulin publiée entre 1771 et 1785

Cinquante-quatre ans après, la ville a peu évolué. Jean-Baptiste Ogée écrit en 1778 que la ville compte 1700 communiants[23] et qu'elle possède « une juridiction royale, une subdélégation, une brigade de maréchaussée, deux postes, l'une aux lettres et l'autre aux chevaux, et un marché par semaine ». Il ajoute :

« La rivière d'Aulne passe à Châteaulin et forme un très beau port à Launay, qui n'est éloigné de la ville que d'une demi-lieue au nord. Ses environs fournissent un grand nombre de carrières d'ardoises qu'on y vient chercher des pays étrangers et des mines de cuivre, de fer et de plomb[24] (...) mais on est encore à commencer l'exploitation de ce riche trésor. Il se fait à Châteaulin une pêche considérable de saumons, qui dure ordinairement six mois de l'année ; savoir Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars et Avril. Elle appartient au Roi qui l'a afféagée, avec les moulins à eau situés dans la ville, pour une rente de 4 500 livres. La manière dont on fait cette pêche est fort amusante et très curieuse. On place un double rang de pieux enfoncés à refus de mouton[25], qui traversent la rivière et forment une espèce de chaussée en dessous du pont où la rivière se divise en deux parties. Ces pieux, tous près les uns des autres, sont assujettis par des boucles de fer qui les retiennent tant en dessous qu'au dessus de l'eau. À gauche, en remontant la rivière, est un grillage sous la forme d'un coffre, d'environ quinze à seize pieds sur chaque face de son carré ; on y voit, presque à fleur d'eau, une entrée circulaire de deux pieds de diamètre, ou à peu près, environnée de lames de fer blanc, un peu courbées en forme triangulaire, qui s'ouvrent facilement et se ferment de même. Le courant qui le porte de lui-même, et sans aucun effort, au milieu de ce coffre, entraîne le poisson qui y entre, en écartant sans peine les lames de fer blanc qui se trouvent sur sa route ; au sortir du coffre, il entre dans un réservoir dont on le retire avec des filets[17]. »

Jacques Cambry, dans « Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795 », nous fait de Châteaulin une description peu flatteuse : « Châteaulin n’a pas d’hôpital […] Les eaux en sont mauvaises. Point de fontaine publique, plus de boucheries, plus de boulangers, point de halles, point de caserne […] elle tombe en ruine : toutes les rues sont à réparer, toutes les maisons à relever […] Le seul pont de la ville trop étroit, mal bâti, fait courir de grands risques à toutes les voitures ; les habitans se ruinent, le commerce d’ardoises est interrompu, la pêcherie de saumons entièrement détruite[26] ».

Une nuit de l’année 1778, des marchands de vaches qui étaient logés dans la maison, assassinèrent l’aubergiste de Prat-Guivarc'h (sur la route de Quimper à Brest à l’entrée de Châteaulin) et sa femme pour les voler. Les voleurs furent pris, conduits à Quimper et par jugement prévôtal, ils furent condamnés « à être pendus et étranglés jusqu'à ce que mort s’en suive à une potence qui serait pour cet effet, dressé au lieu ordinaire de la ville, après quoi leurs corps seraient exposés sur le lieu de leur crime »[27].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Pierre Louis Le Gac de Lansalut[28], seigneur de Kerhervé[29], sénéchal de Châteaulin, assisté d'un interprète pour traduite du breton en français, convoqua l'assemblée générale du tiers-état de la sénéchaussée de Châteaulin, réunissant 66 députés représentant les trois villes (Châteaulin, Le Faou, Locronan) et les paroisses rurales, le . Celle-ci désigna pour la représenter à Carhaix lors de l'élection des députés du tiers-état aux États généraux de 1789 quatre délégués de Châteaulin (Pierre Louis Le Gac de Lansalut, Jean-Marie Le Golias de Rosgrand, Thomas Fénigan[30], Gilles Cozic de Pennanguer[31]), deux de Hanvec (Urbain de leissegues de Légerville[32], Yves Nouvel[33]), un de Saint-Thois (Alain du Boishardy[34]) et Jacques de leissegues de Kergadio[35], procureur du Roi au siège royal de Châteaulin[36].

Jean-Marie Le Golias de Rosgrand, avocat à Châteaulin, fut élu député du tiers-état aux États généraux de 1789 pour les cinq sénéchaussées de Carhaix, Châteauneuf-du-Faou, Châteaulin, Gourin et Quimperlé[37], puis à l'Assemblée constituante ; il fut maire de Châteaulin en 1795, administrateur (entre 1792 et 1797) du district de Châteaulin (créé par la loi du [38]), et enfin sous-préfet de Châteaulin.

Par la loi du , la paroisse de Châteaulin est agrandie, annexant des hameaux qui dépendaient jusque-là de la paroisse de Saint-Ségal (« le Port Launay et dépendances, les villages de Lauvaidic, Tyraden, Tynevez, Coscannec, Krendraon et Kerpleiben »), d'autres de celle de Plomodiern (« les villages de Penhaon, Coatinion, Pemcines, Pénéran et le Moulin-Neuf ») et un distrait de celle de Cast (Cornahoal). Par ailleurs « tous les villages de cette dernière paroisse situés en deçà du grand chemin qui conduit de Châteaulin à Quimper (...) feront partie de la paroisse de Saint-Coulitz, réunie comme succursale à Châteaulin »[39].

En 1793, tout ce qui rappelle le passé doit être détruit. Le calendrier républicain a remplacé le calendrier grégorien. À la demande de la "Société populaire de Châteaulin", présidée par Le Beslond et dont le secrétaire est Thomas Fenigan, laquelle apporte son soutien à la Convention montagnarde et annonce le 4 brumaire an II () que 50 citoyens volontaires de la ville sont partis pou écraser les Vendéen[40] , Châteaulin va porter les noms de Cité-sur-Aône, de Montagne-sur-Aône et de Ville-sur-Aône, ce dernier nom étant finalement retenu le 25 brumaire an II ()[41]. La ville retrouvera son nom quelques années plus tard.

Alain Bohan, juge à Châteaulin, député du Finistère lors de l'Assemblée législative, puis lors de la Convention, est exclu de cette dernière après le 31 mai 1793, mais réintégré après le 18 frimaire an III () ; il fut aussi député du Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La jacquerie de 1824[modifier | modifier le code]

Louis Caradec : Homme de Châteaulin (Musée départemental breton de Quimper).

Le , près de 4 000 personnes se retrouvent à la foire de Châteaulin. À la fin de celle-ci, trois à quatre cents paysans forcent les barrières du péage qui venait d'être établi sur le pont franchissant l'Aulne, dont la reconstruction avait été financée par un particulier, le sieur Bois, moyennant la concession d'un péage pendant sept années[42].

Les transformations de Châteaulin[modifier | modifier le code]

Châteaulin au milieu du XIXe siècle (gravure de Jean-Marie Bachelot de La Pylaie)
François Hippolyte Lalaisse : Femme de Châteaulin (Galerie armoricaine, 1848)

Châteaulin se développe dans les premières décennies du XIXe siècle ; A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi la ville en 1843 :

« On a tellement construit depuis quelques années à Châteaulin, que cette ville offre un aspect des plus élégants. Sa position sur le canal de Nantes à Brest, au fond d'une vallée formée d'immenses collines, est pittoresque et animée. Cette ville manque encore de beaucoup d'établissements indispensables, entre autres d'un hospice et de halles convenables, enfin d'une mairie ; depuis quelque temps, on a amélioré le service des eaux potables. L'abondance du saumon dans la rivière est démontrée par ce que dit Ogée. Malheureusement l'établissement des barrages et des écluses a bien diminué cette abondance qui, selon M. de Robien, était de 4 000 saumons par an[11]. »

Les mêmes auteurs indiquent que Châteaulin possède alors, pour une superficie totale de 2 037 ha, 991 ha de terres labourables, 115 ha de prés et pâtures, 71 ha de bois, 678 ha de landes et incultes, et que la commune possède quatre moulins. Des foires s'y déroulaient alors les 12 mars, 6 mai, 18 octobre, 23 novembre et le premier jeudi de chaque mois.

Dans les années 1860, malgré quelques améliorations (construction du nouveau pont, aménagement récent des quais, construction de la gare d’Orléans…), Châteaulin ressemble toujours à un gros bourg. Elle ne dispose pas d’édifices importants et encore moins de halles. Les rues sont étroites et sales… La petite église de Saint-Idunet et celle de Notre-Dame sont en très mauvais état.

Mais à partir de 1865, une série de travaux va considérablement modifier le visage de Châteaulin, qui va prendre davantage les traits d’une ville digne de ce nom et digne d’une sous-préfecture alors que la localité ressemblait jusque-là davantage à un gros bourg rural.

La première des réalisations est la construction d’un marché couvert, à proximité de la place du Marché. Puis, on met un toit au marché au blé, si fréquenté à l’époque. Cette halle au blé a ensuite été intégrée lors de la construction du nouvel hôtel de ville.

L’église Saint-Idunet en très mauvais état fut reconstruite en 1869, dans le style néo-gothique sur les plans de l’architecte Joseph Bigot.

C’est à cette période que des établissements scolaires voient le jour. En 1867, une salle d’asile est construite au bout de la venelle de Kerstrat, ainsi que l’école Saint-Louis. Un an plus tard, un pensionnat pour jeunes filles, tenu par les sœurs du Saint-Esprit, ouvre ses portes dans le quartier de la Plaine.

Le canal de Nantes à Brest fut construit pour débloquer Brest par l’arrière-pays. Commencés en 1810, les travaux s’achevèrent à Châteaulin par l’inauguration de l’écluse maritime de Guilly-Glas et du bassin à flot par Napoléon III et l’Impératrice Eugénie, en 1858.

L'économie sous le Second Empire[modifier | modifier le code]

Déchargement d'un transport d'ardoises à Châteaulin à la fin du XIXe siècle

Sous le Second Empire, l’activité dominante de Châteaulin reste l’industrie ardoisière. Elle emploie une centaine de carriers dans les carrières de Lostang, du château, de la Grande Carrière… Mais cette situation ne va malheureusement pas durer. En effet, le canal de Nantes à Brest, qui dans un premier temps a permis à cette industrie de se développer, va lui porter préjudice, puisque l’extraction peut maintenant se faire beaucoup plus en amont, sur Lothey, Châteauneuf…

L’agriculture est le second grand employeur, mais la situation des journaliers est précaire, puisque le travail est saisonnier.

En ville, on trouve surtout de petits commerces : bouchers, boulangers, pharmaciens, cabaretiers… À ces derniers s’ajoutent les professions liées à la présence du tribunal d’instance : juges, avocats, avoués, greffiers… Ils constituent, avec les docteurs et quelques gros marchands, la bourgeoisie châteaulinoise.

L’arrivée du chemin de fer et le réseau breton[modifier | modifier le code]

Châteaulin dans la seconde moitié du XIXe siècle (photographe inconnu, musée de Bretagne)

C’est en 1864 que s’effectue la construction de la ligne Nantes / Quimper / Landerneau par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. C’est de cette période que date le viaduc de Kerlobret et la gare que l’on appelle la gare d’Orléans. Quelques années plus tard, elle est reliée avec la ligne du Réseau breton, en provenance de Carhaix.

C’est dans le but de mettre fin à l’isolement du Centre-Bretagne, qui souffrait d’un manque évident de voies de communication, que fut décidée à la fin du XIXe siècle la construction d’un réseau de chemin de fer à voie étroite (voie d’un mètre de large). C’est la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest qui prit en charge les travaux qui s’étalèrent de 1886 à 1925, mais par convention du 5 mars 1886, elle en confia l’exploitation à la Société Générale des Chemins de Fer Économiques (S.E.). Ainsi naissait le réseau breton.

La construction du viaduc (ligne du Réseau breton)

Le 2 août 1906, la ligne Carhaix / Châteaulin-ville est mise en service entre Pleyben et la gare de Châteaulin-Ville. Mais le raccordement entre Châteaulin ville et la gare d’Orléans (Gare de Châteaulin-Embranchement), ne se fera qu’en 1907, après la construction du viaduc du centre-ville sur l'Aulne, en 1906. La liaison entre les deux gares est inaugurée le 15 décembre 1907.

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Le train servait au transport de voyageurs et de marchandises, notamment agricoles. Après la Deuxième Guerre mondiale, âge d’or de la production de plants de pommes de terre, un à trois trains quittaient Châteaulin tous les soirs, remplis de pommes de terre.

Dans les années 1960, le dépeuplement des campagnes, le développement de la motorisation individuelle, sont deux des raisons de la dégradation financière du Réseau Breton… Le 10 avril 1967, le trafic voyageur est supprimé ainsi que tout trafic sur la ligne de Camaret. En septembre 1967, c’est la fermeture effective des lignes Carhaix / Châteaulin et Carhaix / Loudéac au trafic des marchandises, marquant la fin du Réseau Breton.

Le chemin de fer a ainsi permis le développement économique de la région. Outre la pomme de terre, on expédiait du blé, des bestiaux, de l’ardoise… et on importait houille et engrais marin.

Une célèbre affaire criminelle[modifier | modifier le code]

Le soir du , jour de foire et de pardon à Châteaulin, le corps ensanglanté de Marie-Louise Madec, trente deux ans, est retrouvé dans un fossé sur la vieille route de Pleyben par un cultivateur de retour du pardon, Corentin Le Foll, qui est suspecté dans un premier temps, ses vêtements étant maculés de sang car il a saisi à bras-le-corps le cadavre lorsqu'il l’a trouvé. Les soupçons se portent vite sur Marc Morvan[43], un soupirant éconduit de la victime, dont il avoue le meurtre de dix coups de couteaux ainsi que le viol nécrophile. Il est condamné à mort le par la Cour d’assises du Finistère et son exécution est prévue sur l’une des places publiques de Châteaulin, mais il est gracié par le président de la République Mac-Mahon. Il passa 40 ans de sa vie au bagne[44].

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Châteaulin, 4e ville électrifiée de France[modifier | modifier le code]

Châteaulin fut la 1re ville électrifiée de l’Ouest et la 4e de France [45] après Bellegarde-sur-Valserine, La Roche-sur-Foron et Bourganeuf. L’usine hydroélectrique fut construite sur la rive gauche du canal de Nantes à Brest, à Coatigrac’h, sur la commune de Saint-Coulitz par la « Société Châteaulinoise d’Éclairage Électrique » dont messieurs Armand Chauvel, Armand Gassis et Gustave Benoist étaient administrateurs. L’usine alimentait 300 lampes, 35 lanternes publiques par un réseau d’une dizaine de kilomètres…

L'usine électrique.

Le 20 mars 1887, l’usine électrique est inaugurée en grande pompe. 9 à 10 000 personnes auraient assisté à cette grande fête où de nombreuses distractions furent offertes : courses de chevaux sur les routes de Port-Launay et de Quimper, concert par la musique municipale, danses au biniou, allumage des lampes des abonnés, banquet à la halle au blé rassemblant 200 convives… La fête s’est terminée par un feu d’artifice.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Châteaulin fut pendant très longtemps associée au vélo avec le Circuit de l'Aulne, à la pêche au saumon, à la pomme de terre et à la carte postale avec les éditions Jos Le Doaré.

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

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L'hôtel de ville de Châteaulin, sur la rive droite de l'Aulne, qui a remplacé une ancienne mairie vétuste, est construit entre 1912 et 1925 (les travaux ont été interrompus pendant la Première Guerre mondiale) selon les plans de l'architecte Charles Chaussepied à proximité de l'ancienne halle aux blés construite en 1867 qu'il fallut en partie démolir ; dominé par un beffroi, tous les services rayonnent autour du vestibule central.

Les cartes postales Jos[modifier | modifier le code]

L’entreprise Jos, installée sur les bords de l’Aulne depuis plus de 100 ans, diffuse ses cartes postales sur l’ensemble de la Bretagne. Aujourd'hui, les cartes réalisées par la famille Le Doaré (Jean-Marie Le Doaré puis son fils Jos Le Doaré) sont bien souvent le témoin d’une époque qui n’est pas si vieille et qui pourtant nous paraît bien loin. L’entreprise a su se diversifier avec la vente de cartes de vœux, de cartes messages, de posters, de livres, de bandes dessinée.

Article détaillé : Jos Le Doaré.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Châteaulin : le monument aux morts

Le monument aux morts de Châteaulin porte les noms de 129 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Trois d'entre eux au moins (Jean Coatalem, René Donnou, François Tromeur) sont morts sur le front belge lors de la Course à la mer en 1914 ; quatre d'entre eux au moins (Jean Coathalem, Yves Gendron, Albert Huet, Jean Léostic) sont morts dans les Balkans alors qu'ils faisaient partie de l'Armée française d'Orient ; quatre d'entre eux au moins (André Boucher, Jean Denniélou, Pierre Le Roy, Pierre Nédélec) sont disparus en mer ; un au moins (Jean Moré) est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français[46].

Une bannière en l'honneur de Notre-Dame de Kerluan représente sur une de ses faces la Vierge allaitante et porte l'inscription "Reconnaissance 1914-1918" et sur son autre face un soldat en uniforme bleu horizon fléchissant un genou devant l'apparition du Sacré-Cœur ; elle a été offerte par Marianne Suignard (de Quélennec), en reconnaissance du retour vivant en 1918 de ses trois fils, Yves, Jean et Sébastien Baugion, nés d'un premier mariage et se trouve dans l'église paroissiale Saint-Idunet[47].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Jean Moulin, le futur chef de la Résistance intérieure française, fut sous-préfet de Châteaulin entre 1930 et 1932, fréquentant des poètes comme Saint-Pol-Roux à Camaret et Max Jacob à Quimper.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Châteaulin est occupé par les Allemands le . La ville occupe une position stratégique car c'est à l'époque un carrefour ferroviaire permettant entre autres l'accès à la presqu'île de Crozon et l'acheminement des matériaux nécessaires à la construction du Mur de l'Atlantique.

Plaque commémorative en l'honneur des démineurs du pont de Châteaulin le

Le , un avion de nationalité inconnue mitraille la gare et la ville de Châteaulin. Le , la gare de Châteaulin, qui est alors un nœud ferroviaire, est mitraillée sans faire de dégâts, ni de victimes. Par contre le mitraillage d'un train de marchandise dans la même gare le provoque la mort de deux civils et fait aussi trois blessés. Un autre mitraillage près de Châteaulin le provoque la mort d'un civil français, père de sept enfants, et blesse deux personnes[48].

Dans la nuit du 9 au , trois résistants réfractaires du STO, capturés le à Lopérec et dans le bois de Bodriec en Loqueffret, Jean Cavaloc, né le à Lopérec, réfractaire au STO, est emprisonné puis fusillé après avoir été atrocement torturé dans la cave située sous la chapelle de l'école Saint-Louis de Châteaulin, ainsi que deux autres résistants François Toullec, de Brennilis, 20 ans, et François Salaün, de Loqueffret, 22 ans[49].

Châteaulin : le monument commémoratif à la mémoire des résistants francs-tireurs et partisans des deux maquis de Saint-Goazec -Spézet et Penarpont

Le , les Allemands minent le pont de Châteaulin afin de ralentir la progression des troupes alliées et couvrir leur retraite vers la presqu'île de Crozon ; c’est grâce à l’intervention de Sébastien Duval, qui sectionna les câbles avant la mise à feu, que le pont et la ville furent sauvés. Avec l’aide d’Emile Bénéat, d'Auguste Rouland et sous la protection de Marcel Charlès père et fils, il démina le pont et jeta les explosifs dans le canal. La ville est libérée le par le 2e bataillon "Stalingrad"[50], formé de résistants FTPF du maquis de Saint-Goazec - Spézet, commandé par Auguste Le Guillou[51], qui créa aussi le maquis de Penarpont. La première compagnie du bataillon "Stalingrad", commandée par Fernand Bouyer[52], prit aussi part aux combats[53]. Eugène Littoux[54], un membre de la 2e compagnie du bataillon Stalingrad, a raconté l'histoire du bataillon "Stalingrad"[55].

Le monument aux morts de Châteaulin porte les noms de 22 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[46]. Une autre plaque commémorative apposée sur un bâtiment face au monument aux morts de Châteaulin porte les noms de 63 résistants francs-tireurs et partisans membres du maquis de Saint-Goazec - Spézet ou du maquis de Penarpont morts pour la France[56].

Parmi les résistants châteaulinois décédés, Robert Alba[57], Pierre Jaffret[58], Jean Galès[59], Marcel Milin[60], Louis Kernéis[61], Émile Baley[62].

Le , une Fête de la Libération est organisée à Châteaulin[63].

L'après Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Hervé Mao, qui participa aux combats de la Résistance, notamment à la libération de Châteaulin, dans la "compagnie De Gaulle" au sein du "bataillon Stalingrad", est élu maire en avril 1945 et le resta jusqu'en 1971.

Un châteaulinois, Auguste Queffelec[64] est mort des suites de ses blessures pendant la Guerre d'Indochine et un autre, Pierre Grollier[65], est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie.

Pendant la décennie 1950, Châteaulin fut le premier centre français d'expédition de pommes de terre de semence et la gare connût alors un trafic marchandises notable.

Le circuit de l'Aulne[modifier | modifier le code]

La petite course cycliste de pardon, créée dans les années trente par Bertrand Côme, a passionné les habitants des environs. Les spectateurs venaient de tout le département, voire de plus loin, admirer les grands noms du cyclisme français, mais aussi les grands du cyclisme international. Ce qui fut le plus grand critérium de la région a été remplacé en 1999 par « Les Boucles de l’Aulne - Grand Prix Le Télégramme », course professionnelle UCI.

Outre cette passion pour le cyclisme, nombreux sont les adeptes de la pêche et plus particulièrement de la pêche au saumon. Même si les prises sont beaucoup moins nombreuses que par le passé, une centaine de saumons sont encore pêchés dans l’Aulne, chaque année pendant la saison.

Les pommes de terre[modifier | modifier le code]

Lorsque l’on parle de Châteaulin, on pense aussi très souvent à la pomme de terre. C’est en effet dans la région de Châteaulin et du Porzay que la production s’est fortement développée. Elle a ainsi fait dans les années cinquante la richesse de certains paysans, qui ont pu se faire construire de belles demeures et s’acheter des « tractions » qui ont été surnommées « Beauvais », en référence à la pomme de terre du même nom.

La société Doux[modifier | modifier le code]

La société Doux (1er volailler d’Europe) fut l’une des premières à s’implanter sur la zone de Lospars en 1981. Kritsen (fabrication de produits de la mer élaborés) et le Moulin de la Marche (fumaison de saumons et de truites), établies plus tard, dans la zone de Run ar puns sont venues confirmer l’importance de l’industrie agro-alimentaire à Châteaulin. Plusieurs sociétés de transports ont également choisi de s’installer à Châteaulin pour sa situation centrale.

Ces quelques « symboles » ne doivent pas cacher le véritable visage de la petite cité qui s’est largement développée avec l’arrivée de la quatre voies en 1976. Châteaulin a su tirer parti de sa situation géographique stratégique (entre Brest et Quimper) en créant 4 zones d’activités qui ont permis la création de plus de 2000 emplois.

Au cours du XXe siècle, la sous-préfecture des bords de l’Aulne a su renforcer son rôle de cité administrative avec l’installation de l’Hôtel des impôts, de la Perception, de la Chambre d’agriculture, de la Chambre de commerce et d’industrie, de l’antenne du Conseil général, de la Maison de l’emploi ou encore du Centre Départemental d’Action sociale ou du Centre d’Information et d’Orientation Sociales…

Outre cette fonction administrative, Châteaulin est une ville de services et de commerces : banques, assurances, boulangeries, épiceries… simplifient au quotidien la vie des Châteaulinois.

Cette expansion ne s’est pas faite sans efforts. En effet, au début du XXe siècle, Châteaulin vivait essentiellement de la pomme de terre. La démographie en baisse de 1911 à 1931, resta stagnante ou presque jusque dans les années cinquante. Les municipalités successives se sont employées à faire de Châteaulin, un véritable centre administratif et économique.

Pour permettre ce développement, il a fallu mettre l’accent sur le logement. De 1940 à 1972, plus de 540 maisons ont ainsi été construites. Du lotissement de la rue des Ajoncs créé en 1972, au développement du secteur de Quimill, ces dernières années ce sont plus de 1300 logements qui ont été réalisés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Guillaume L'Haridon    
1791 1795 Guillaume François de La Roque Trémaria[66]   Surnommé "maire caméléon" par l'historien Guy Leclerc
1794 1800 Jean-Marie Le Golias de Rosgrand   Ancien député aux États généraux de 1789, puis à l'Assemblée constituante, avocat
1795 Lelièvre    
1800 1808 Guillaume François de La Roque Trémaria    
1808 1811 Louis Cosmao   Notaire
1811 1817 Jacques Le Tourneur    
1817 1818 Henry Le Ster   Démissionne en 1818
1818 1826 Armand Le Traon de Belley[67]   Officier de marine en retraite
1826 1830 Emmanuel Revault[68]   Notaire
1830 1835 Gabriel Le March'adour[69]   Notaire
1835 1848 Emmanuel Revault    
Joseph Durest-Le Bris   Négociant ; chevalier de la Légion d'honneur
Jules Le Bretton   Médecin
Armand Chauvel   Négociant ; conseiller d'arrondissement ; chevalier de la Légion d'honneur
Corentin Halléguen   Avoué ; sénateur du Finistère de 1894 à 1899
Armand Gassis   Architecte ; sénateur du Finistère de 1903 à 1912 ; révoqué en 1903[70]
Théodore Halléguen Gauche radicale Député de 1906 à 1910
Noël L'Haridon   Conseiller général ; chevalier de la Légion d'honneur
Noël L'Haridon   Président de la Délégation spéciale
Hervé Mao SFIO Député SFIO de 1956 à 1958
1971 1983 Jacques Le Guyader-Desprées UDF Notaire
1983 1995 Hervé Tinevez RPR Vétérinaire ; conseiller général ; conseiller régional
mars 1995 mars 2008 Yolande Boyer PS Professeur d'espagnol ; sénatrice du Finistère (1998-2008)
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Gaëlle Nicolas DVD puis UMP-LR[71] Avocate - Conseillère régionale de Bretagne (depuis 2010)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Châteaulin compte 5 298 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 854e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 816e en 1999, et le 31e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Châteaulin depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1982 avec 5 357 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 514 3 172 3 161 2 426 2 783 2 968 2 548 2 790 2 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 852 2 892 3 259 3 339 3 436 3 462 3 656 3 677 3 857
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 874 4 237 4 271 4 005 3 766 3 615 3 702 3 954 3 958
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
4 096 4 370 4 711 5 357 4 965 5 157 5 337 5 247 5 196
2013 - - - - - - - -
5 177 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[72] puis Insee à partir de 2004[73].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 21 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
Pyramide des âges à Châteaulin en 2007 en pourcentage[74]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
13,2 
12,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,6 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
19,4 
19,2 
15 à 29 ans
16,4 
17,9 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[75]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 21 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 3,4% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[76].

Enseignement et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires font partie des éléments structurants de l’économie châteaulinoise. Après la guerre, ils sont nombreux à avoir vu le jour. Châteaulin dispose d’écoles maternelles et primaires, collèges, lycées, formations post-bac qui accueillent plus de 3000 élèves (2500 jeunes en 1967).

Pour les besoins des scolaires et ceux de la population, Châteaulin s’est dotée progressivement depuis les années soixante d’équipements sportifs : stade Eugène-Piriou (1961), gymnase Hervé-Mao (1966), piscine municipale couverte et chauffée (1972), stade de Parc-Bihan (1977) ; terrain de rugby (1982) ; gymnase Marie-Curie (1990) ; terrain multisports[77] (2012)…

Grâce aux associations, véritable richesse pour la commune, on peut pratiquer de nombreux sports à Châteaulin : handball, aviron, kayak, pétanque, sports de combat, plongée, football, rugby, cyclisme, tennis de table, etc. Ces associations sont depuis quelques années rassemblés au sein d'un Office municipal des sports.

Les associations culturelles[modifier | modifier le code]

Le scoutisme à Châteaulin[modifier | modifier le code]

Le scoutisme catholique existe à Châteaulin depuis 1931. Le premier groupe fut fondé au sein de l'association des Scouts de France par Jos Le Doaré, qui lui donna le nom de groupe « Amiral Ronarc'h » et un foulard vert bordé de blanc.

Dans les années soixante, alors que les Scouts de France sont traversés par un profond mouvement de réformes, le groupe rejoint l'Association des guides et scouts d'Europe. Une quinzaine d'années plus tard, le groupe adhère aux Scouts unitaires de France (SUF) avant de rejoindre l'association des scouts de Bretagne. L'aventure dure trois ans et le groupe Amiral Ronarc'h est mis en sommeil en 1995. Des unités féminines sont aussi créées, mais leur existence est périodiquement remise en question, au gré de la présence ou de l'absence de cheftaines.

En septembre 2011, un nouveau groupe SUF est lancé à Châteaulin. Il prend le nom de groupe « Saint-Gwénolé » en mémoire de l'action d'évangélisation de la presqu'île de Crozon et de la Cornouilles par ce saint. Son foulard est bleu ciel bordé d'or pour rappeler que même par temps couvert, au-dessus de nous, le ciel est toujours clair[78].

L'Association Culturelle Châteaulinoise[modifier | modifier le code]

« L'Association Culturelle Châteaulinoise » créée pour fédérer l'ensemble des activités culturelles et de loisirs organisées à Châteaulin (à l'initiative de quelques associations locales et des foyers socioculturels des établissements scolaires de la ville) devient « Maison des Jeunes et de la Culture » dans les années 1970, puis « Maison Pour Tous » dans les années 1980. Installée dans les années 1975 place du Champ de Foire, l'association prend un nouvel essor en 1985, avec son installation dans les locaux du quai Alba. Elle développe ses activités dans différents domaines, et passe en quelques années de 150 à près de 1 000 adhérents. En 1986, elle obtient l’agrément « Centre Social » de la CAF. L'association prend alors le nom de Polysonnance.

C’est également dans les années soixante dix, que le Run ar puns, café-concerts a ouvert ses portes. Les concerts s’y succèdent avec dans les premières années une préférence pour le jazz… Aujourd’hui, le Run accueille une diversité d’artistes allant du traditionnel à l’électro en passant par des soirées thématiques.

Au début des années 1980, la municipalité créée une école de musique et ouvre en 1989 une bibliothèque.

À ce tableau, il faut ajouter la fonction médicale et hospitalière de la ville. En 1954, la famille Kerfriden crée une clinique neuropsychiatrique en centre-ville et ouvre en septembre 1959 le Centre de Toul ar C'hoat, spécialisé dans l'accueil des jeunes épileptiques[79].

En avril 1960, les nouveaux bâtiments de l’hospice sont achevés. Cet hospice, qui s'est progressivement agrandi et surtout très modernisé, est devenu depuis une maison de retraite.

Pour faire face à la nouvelle demande d'accueil de personnes retraités non dépendantes, un foyer logement pour personnes âgées est créé en 1985.

Le cercle celtique Alc'houederien Kastellin a pour but de collecter, sauvegarder et diffuser les chants, danses et musiques de la région de Châteaulin. Son siège est à la mairie. Il a été créé en 1946, et évolue en seconde catégorie de la confédération Kendalc'h.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La réalisation d'une passerelle, reliant la place de la Résistance au quai Carnot, marque l'entrée de Châteaulin dans le XXIe siècle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

École élémentaire publique Marie-Curie

École maternelle publique Kerjean

École maternelle publique Louis-Kerneis

École spécialisée publique de Toul Ar C'Hoat

École primaire privée Diwan

École maternelles et primaires privée Saint-Joseph de la Plaine

Cité scolaire publique Jean-Moulin

  • Option facultative et obligatoire de Théâtre/Expression dramatique
  • Section européenne espagnole en collège et lycée
  • Section européenne Anglais de la 4e à la Terminale en Sciences et Vie de la Terre et Histoire-Géographie
  • Section IFSI, préparation aux concours infirmier
  • Collège annexe médicalisé (Toul Ar C’hoat)

Collège-lycée public d'enseignement technique agricole et horticole de l'Aulne

Collège-lycée privé Saint-Louis

  • Section européenne espagnole en collège et lycée
  • Section « football » en 6e et 5e
  • Dispositif de formation par alternance en 4e et 3e
  • Centre Labellisé d'entraînement en cyclisme à partir de la catégorie cadet
  • Section Arts Plastiques en lycée
  • B.T.S. « Informatique de gestion »

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est le siège du groupe Doux qui y possède un important abattoir de volaille.

Elle dispose aussi d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame et son arc de triomphe à Châteaulin (Finistère).
  • Chapelle Notre-Dame.
  • Église Saint-Idunet.
  • Chapelle Saint-Compars de Lospars[80]. Cette chapelle, qui date du XVIe siècle, a été restaurée en 1989, à l'initiative de Pierre Doux et du comité de la chapelle ; elle possède des vitraux contemporains imaginés et dessinés par le peintre Yves Drennou et réalisés en 2002 et 2005 par le maître verrier Alain Grall[81] ; ils évoquent la mer, la terre, le ciel, la faune et la flore et les grandes avancées technologiques réalisées par l'homme. Un pardon des animaux, une tradition séculaire (saint Compars, saint breton par ailleurs inconnu, est considéré comme un saint protecteur des animaux), y est à nouveau organisé depuis la décennie 1990 chaque lundi de Pentecôte[82].
  • Chapelle Notre-Dame de Kerluan [Kerluhan] : en forme de croix latine, elle date en partie de 1653, mais a connu de nombreuses restaurations depuis (elle a été notamment victime d'un incendie en 1805)[83] ; le calvaire de l'enclos, qui date de 1639, année où la peste sévissait dans la région, réalisé par les ateliers de Roland Doré, porte sur son tronc les hauts-reliefs de saint Sébastien et de saint Roch. Enfouie depuis plus de 100 ans sous un retable de la chapelle de Kerluan, une statue de "Vierge allaitante" a été mise à jour le  ; elle était invoquée par les mères manquant de lait pour allaiter leur nourrisson[84].
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  • Le viaduc en courbe, construit au début du XXe siècle. Il enjambe le canal et domine la ville et donne un beau point de vue.
  • Anciennes ardoisières (balades et belvédères aménagés).
  • Le Canal de Nantes à Brest et ses écluses : Guillec, Pen-ar-Pont, Prat-Hir, Toul-ar-Rodo, Coatigrac'h, Châteaulin ; à proximité de cette dernière, un observatoire aquatique permet une descente dans le lit de l'Aulne (observation des poissons blancs, et notamment des saumons au moment de leur migration) et de voir la passe à poissons inaugurée en 1996.
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Tableaux représentant Châteaulin et sa région[modifier | modifier le code]

  • Charles Léon Godeby : Châteaulin : les bords de l'Aulne ;
  • Ernest de Chamaillard : La chapelle Notre-Dame à Châteaulin (1898, collection particulière) ; Jardin fleuri près de l'église à Châteaulin[85] ;
  • Maxime Maufra : Matin brumeux à Châteaulin (1901), huile sur toile, 60,5 cm x 73,5 cm[86]
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Personnalités liées à Châteaulin[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.bretagne-environnement.org/Media/Dossiers/Les-inondations/Les-crues-du-siecle
  2. http://www.sage-aulne.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=28&Itemid=179
  3. http://videos.letelegramme.fr/videos/v/detail/x2ctzlz_chateaulin-les-inondations-2014-en-moins-de-2-minutes_news
  4. http://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/inondations-20-ans-apres-ou-en-est-on-15-01-2016-10920554.php
  5. http://www.sage-aulne.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=31&Itemid=181 et http://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/crues-de-laulne-le-papi-un-plan-de-bataille-long-terme-2833890
  6. http://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/chateaulin-les-riverains-de-laulne-attendent-le-papi-4112488
  7. http://www.finistere.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Plans-de-prevention-des-risques-PPR/Plans-de-prevention-des-risques-inondation-PPRI/PPRI-approuves/PPRI-de-Chateaulin-Port-Launay-et-Saint-Coulitz-Aulne-aval
  8. http://www.infobretagne.com/chateaulin.htm
  9. http://www.infobretagne.com/pays_ethnologiques.htm
  10. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12361/Saint-Idunet.html
  11. a et b Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjMqeLSl-DMAhWGuhoKHTuNBWYQ6AEINDAE#v=onepage&q=Ch%C3%A2teaulin&f=false
  12. Louis Sandret, Histoire généalogique de la maison de Chabot, 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55646695/f119.image.r=Rosporden
  13. http://www.chateaulin.fr/en/node/133
  14. "Itinéraire complet du Royaume de France, région de l'Ouest", 3ème édition, 1822, consultable https://books.google.fr/books?id=FGqDa-A08i0C&pg=RA1-PA207&lpg=RA1-PA207&dq=chemin+d%27Ah%C3%A8s+Ch%C3%A2teaulin&source=bl&ots=QVOMIdchsr&sig=uxWbUNCncXpkxWY08MXucjSZ3rs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjdg5HMk9vMAhWCuhQKHTi5Dl0Q6AEIQjAF#v=onepage&q=chemin%20d'Ah%C3%A8s%20Ch%C3%A2teaulin&f=false
  15. Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, [ISBN 978-2-84346-383-9]
  16. " Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, octobre 1874, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564423g/f35.image.r=Ch%C3%A2teaulin
  17. a, b et c Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og
  18. Jean François du Gouray, marquis de la Coste en Saint-Julien, né vers 1620
  19. Urbain de Tréouret, né le à Châteaulin, décédé le à Châteaulin, chevalier, seigneur de Kerstrat, Coatguillier, Chefdubois, conseiller du Roi, sénéchal et premier magistrat du siège royal de Châteaulin
  20. http://www.skoluhelarvro.net/bases/batailles/detail.php?id=300
  21. Thierry Jigourel, "Grands rebelles et révoltés de Bretagne", éditions Ouest-France, 2013, (ISBN 978-2-7373-6004-6) (notice BnF no FRBNF43597645) et http://www.revolte-papier-timbre.com/histoire/galerie-de-la-revolte-des-bonnets-rouges.html
  22. http://www.infobretagne.com/revolte-bonnets-rouges.htm
  23. Personnes en âge de communier, donc jeunes enfants exclus
  24. Ogée se trompe, il n'existe pas alors de mines dans la région de Châteaulin, il est d'ailleurs démenti par ses continuateurs, A. Marteville et P. Varin, dans l'édition de 1843 du "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne"
  25. Jusqu’à ce que le mouton, une sorte de pilon, ne puisse l’enfoncer davantage
  26. Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, T. 2, pages 230-231, librairie du Cercle social, Paris, 1798
  27. http://www.chateaulin.fr/de/node/137
  28. Pierre Louis Le Gac de Lansalut est né le à Morlaix, voir https://books.google.fr/books?id=Sx8VAAAAQAAJ&pg=PA3&lpg=PA3&dq=Pierre+Louis+Le+Gac+de+Lansalut&source=bl&ots=CCnr-hid70&sig=jdvYggM1lDXy9tT43IvImIfg9QI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiivKDG5eLMAhULfxoKHWe_DdoQ6AEIJDAA#v=onepage&q=Pierre%20Louis%20Le%20Gac%20de%20Lansalut&f=false et décédé le à Morlaix
  29. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-kerherve-ploubezre
  30. Thomas Fenigan, né le au Faouët, avocat à la Cour royale de Rennes, puis par la suite procureur-syndic du district de Châteaulin, accusateur public devant le Tribunal criminel et administrateur du Finistère en 1796
  31. Gilles Cozic de Pennanguer, notaire royal et procureur à Châteaulin, né le à Brasparts, décédé le à Châteaulin
  32. Urbain de Lesseigues de Légerville, baptisé le à Châteaulin; décédé le 23 floréal an X () à Irvillac, notaire public à Châteaulin
  33. Yves Jacques Nouvel, baptisé le à Saint-Renan, receveur des devoirs [impôts sur les boissons alcoolisées] au Faou, décédé le au Faou ; il fut le premier maire du Faou
  34. Alain du Boishardy, seigneur de Poulmorgant en Saint-Thois, avocat à la cour, juge, baptisé le à Quimper-Saint-Julien, décédé le à Châteaulin
  35. Jacques de Lesseigues de Kergadio, baptisé le à Châteaulin, décédé le à Châteaulin, procureur du Roi au siège royal de Châteaulin, puis président du tribunal de Châteaulin
  36. http://www.archives-finistere.fr/sites/default/files/decouvrir_cahier_de_dol_ance_s_n_chauss_e_ch_teaulin.pdf
  37. L'autre député choisi fut Vincent Samuel Billette de Villeroche
  38. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 8-17, 19, 21-33. Assemblée nationale constituante. 11. Du 24 décembre 1789 au 1er mars 1790", 1875-1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k495261/f724.image.r=Ch%C3%A2teaulin
  39. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 34-51. Assemblée nationale législative", série 1, tome 46, 1890-1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49561j/f589.image.r=Ch%C3%A2teaulin
  40. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 52-61, 63-82. Convention nationale", série 1, tome 78, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49594h/f252.image.r=Ch%C3%A2teaulin
  41. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49594h/f252.image.r=Ch%C3%A2teaulin et http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=08664
  42. Annick Le Douguet, "Violence au village. La société finistérienne face à la justice (1815-1914)", PURennes, 2014, [ISBN 978-2-7535-3294-6]
  43. Garçon de ferme, né le 28 mai 1848 à Châteaulin de Guillaume et Françoise Montreff, mort le 16 octobre 1915 à Nou.
  44. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  45. Bourganeuf ville médiévale de Jean Butaud Imprimerie Rebière 1944 Page 33
  46. a et b Memorialgenweb.org - Châteaulin : monument aux morts
  47. Jean-Pierre Montier, James Éveillard et Gilles Baud-Berthier, "Voyage en Bretagne 1900-2000", éditions Ouest-France, 2007, [ISBN 978-2-7373-3808-3]
  48. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  49. Voir la plaque commémorative du collège-lycée Saint-Louis de Châteaulin, Les plaques commémoratives et le livre de Christian Quénéhervé, La guerre en culottes courtes, édition à compte d’auteur, 1994 et http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-148.pdf
  50. Le drapeau du 2e bataillon "Stalingrad" fut, après la guerre, offert au Musée de la révolution de Moscou car Auguste Le Guillou était un admirateur de Staline, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/resistance-la-flamme-rejaillit-a-moscou-11-04-2011-1264709.php
  51. Auguste Le Guillou, né le à Brasparts ; percepteur à Châteaulin, il participe au maquis de Pen-ar-Pont, puis à celui de Spézet-Saint-Goazec (compagnie "Stalingrad", renommée "Châteaulin" le , puis "Victoire" lorsque ce groupe de résistants se réfugie à Leuhan) ; capitaine FTP, Auguste Le Guillou participa à la libération de Châteaulin, puis aux combats du Menez-Hom et de la presqu'île de Crozon, voir http://bleguillou9.wixsite.com/archivesaleguillou
  52. Fernand Bouyer, militant communiste charentais, fut "mis au vert" pour échapper à une arrestation en raison de ses activités de résistance à Paris ; il est nommé pendant l'été 1944 à la tête de la 1re compagnie du bataillon "Stalingrad" et participa aux combats pour la libération de Châteaulin, puis de Dinéault et du reste de la presqu'île de Crozon
  53. Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, 2007 [ISBN 978-2-916579-09-2]
  54. Eugène Littoux, né en 1925 à Châteaulin, marin à Toulon au début de la Seconde Guerre mondiale, puis convoyeur des PTT sur la ligne Carhaix-Châteaulin du réseau breton devint résistant au sein du bataillon "Stalingrad". Au début de juillet 1944, il est arrêté par les Allemands à Saint-Nic et enfermé dans un souterrain au Ménez-Hom, mais il fut libéré, voir http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/resistance-eugene-littoux-engage-dans-le-2e-bataillon-stalingrad-20-12-2014-10469480.php
  55. Eugène Littoux, "Sur les traces du 1er maquis de Bretagne : 2e bataillon Stalingrad", ANACR du Finistère, éditions des Montagnes Noires, 2014 [ISBN 978-2-919305-63-6]
  56. Memorialgenweb.org - Châteaulin : plaque commémorative F.T.P.F. & F.F.I.
  57. Robert Alba, né le à Galan (Hautes-Pyrénées), ingénieur des Ponts et Chaussées, résistant, responsable régional du Front national, organise la Résistance dans la presqu'île de Crozon ; déporté le via Compiègne au camp de concentration de Neuengamme, décédé début avril 1945 au mouroir de Sandbostel victime du typhus, voir Memorialgenweb.org
  58. Pierre Jaffret est né le à Châteaulin et décédé le dans le département du Var
  59. Jean Galès, né en septembre 1926 à Châteaulin, membre du maquis de Saint-Goazec, tué le à Gourin
  60. Marcel Milin, né le à Châteaulin, chef du maquis de Pen-ar-pont, organisa la résistance dans la région de Châteaulin ; capturé le par la Feldgendarmerie, il fut emprisonné à la prison Saint-Charles de Quimper, puis torturé au Château Rouge de Carhaix ; son corps n'a jamais été retrouvé
  61. Louis Kernéis, né le à Daoulas, déporté le depuis Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme, décédé le à Bergen-Belsen
  62. Émile Baley, né le à Châteaulin, membre du réseau Pat O'Leary, hébergea des aviateurs anglais et américains ; il fut déporté le depuis la gare de l'Est à Paris vers le camp de concentration d'Hinzert et décéda le au camp de concentration de Gross-Rosen (Pologne)
  63. http://leleane.skyrock.com/2991138007-Chateaulin-au-20e-siecle-la-suite.html
  64. Auguste Queffelec, né le à Brest, adjudant au 27e Bataillon de tirailleurs algériens, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital de Quang Tri (Annam)
  65. Pierre Grollier, né le , sergent au 8e RPIM, mort pour la France le à Tébessa (Algérie)
  66. Guillaume François de La Roque Trémaria, né le à Quimper, demeurant au manoir de Prat-Guivarc’h en Châteaulin, décédé le au manoir de Treffry en Quéménéven, un des biens nationaux qu’il avait acquis. Sa tombe s’élève au pied du calvaire dans le cimetière de la chapelle de Notre-Dame de Kergoat, voir http://www.chateaulin.fr/de/node/89
  67. Armand Le Traon de Belley, né le à Châteaulin
  68. Emmanuel Revault, né le à Carhaix, décédé le à Châteaulin, fut à deux reprises maire de Châteaulin
  69. Gabriel Le March'adour, né le à Saint-Ségal
  70. Il fut révoqué le pour avoir refusé de notifier à la sœur directrice d'une école maternelle l'arrêté préfectoral laïcisant cette école.
  71. Le maire Gaëlle Nicolas adhère à l'UMP - Châteaulin
  72. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  73. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  74. « Évolution et structure de la population à Châteaulin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  75. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  76. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  77. http://3rplayground.weebly.com/blog/chateaulin-espace-terrain-stade-multisports
  78. Groupe SUF Châteaulin - Saint Gwénolé sur Scoutopédia
  79. Voir l'historique sur le site de l'association.
  80. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-compars-chateaulin
  81. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19971115&article=19971115-2873116&type=ar
  82. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, édition du dimanche no 952 du 15 mai 2016
  83. http://fr.topic-topos.com/chapelle-notre-dame-de-kerluan-chateaulin
  84. http://www.chateaulin.fr/chateaulin/principal/histoire/memoire-de-lieux/les-edifices-religieux/la-chapelle-notre-dame-de-kerl
  85. http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://images.niceartgallery.com/image/data/517/517675.jpg&imgrefurl=http://www.niceartgallery.com/Ernest-Ponthier-De-Chamaillard/Jardin-Fleuri-Pres-De-Leglise-A-Chateaulin-oil-painting.html&h=502&w=600&sz=34&tbnid=sn4SuNDbIPxR4M:&tbnh=98&tbnw=117&zoom=1&usg=__K7Pwq40za-lYXs7oWCToOcqCk7c=&docid=KcSa3MLsGFVooM&itg=1&sa=X&ei=AsK3UvKeFZTT7AbT2oHwCg&ved=0CFgQ9QEwCA&dur=3338
  86. http://www.artnet.fr/artistes/maxime-maufra/matin-brumeux-chateaulin-XBgBvUJYHwkpL1SDh-f_og2

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gestin (Y), Histoire et légendes castellinoises. Monographies des villes et villages de France, 1993 (réimpression, édition originale 1946), 150 p.
  • Le Boulanger (J.-M). Le circuit de l'Aulne à Châteaulin, ArMen, no 16, 1988.
  • Leclerc (G.). Châteaulin : page d'histoire, Office du tourisme de Châteaulin, Bannalec, 1980, 179 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques