Locminé

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Locminé
La place de la République.
La place de la République.
Blason de Locminé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Grand-Champ
Intercommunalité Centre Morbihan Communauté (siège)
Maire
Mandat
Grégoire Super
2014-2020
Code postal 56500
Code commune 56117
Démographie
Gentilé Locminois, Locminoise
Population
municipale
4 147 hab. (2014)
Densité 853 hab./km2
Population
aire urbaine
7 598 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 15″ nord, 2° 50′ 04″ ouest
Altitude Min. 69 m – Max. 153 m
Superficie 4,86 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la commune

Locminé [lɔkmine] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes du canton de Locminé : Naizin, Moustoir-Remungol, Remungol, Moréac, Plumelin, La Chapelle-Neuve et Moustoir-Ac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plumelin Moréac Moréac Rose des vents
Plumelin N Bignan
O    Locminé    E
S
Moustoir-Ac/Plumelin Moustoir-Ac Moustoir-Ac/Bignan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le nom Loc'h Menec'h en 1108. Dérive de Loc'h (oratoire, ermitage, lieu sanctifié) et Manac'h (moine), pluriel Menec'h (moines)[1] .

Ce toponyme signifie donc « Oratoire des moines »[1].

Locminé se dit Logunec'h en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]


Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Locminé (Morbihan).svg

Les armoiries de Locminé se blasonnent ainsi :

Parti, au premier d’azur à huit maillettes d’or posées deux, un, deux, un et deux ; au deuxième d’argent fretté d’azur et chargé d’un reliquaire d’or brochant ; au comble d’argent à sept mouchetures d’hermine de sable ; d’or en filère et brochant sur les partitions.

Période celte[modifier | modifier le code]

Période romaine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les trèves[modifier | modifier le code]

Les chapellenies[modifier | modifier le code]

Les seigneuries[modifier | modifier le code]

Les frairies[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune est le théâtre de deux batailles pendant la Chouannerie :

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1 193 résistants, selon un décompte fait par l'abbé Raoul qui avait quotidiennement accès aux prisonniers, ont été détenus et torturés dans les sous-sols de l'école des filles de Locminé où se trouvait une antenne de la Gestapo à partir du mois d'avril 1944 ; beaucoup furent fusillés à Port-Louis, Penthièvre, Colpo (où se trouve la stèle de Botsegalo, érigée en mémoire de 33 résistants fusillés par les nazis à cet endroit entre le 18 et le après avoir été torturés à Locminé, y compris par des miliciens et des membres du Bezen Perrot)[2], Saint-Jean-Brévelay, Plumelin, etc[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 juin 1995 Bernard Jeanjean    
juin 1995 7 juillet 2007 Gérard Lorgeoux UMP Conseiller général de 1992 à 2004
Député depuis 2002
7 juillet 2007 en cours Grégoire Super UMP Attaché de gestion
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 147 habitants, en diminution de -0,93 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 685 1 440 1 657 1 491 1 579 1 761 1 858 1 840 1 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 775 2 486 1 871 1 710 1 811 1 941 2 031 2 051 2 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 066 2 327 2 351 2 230 2 340 2 430 2 408 2 698 2 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 442 2 675 3 396 3 424 3 346 3 430 4 034 4 116 4 147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune s'appuie principalement sur l'industrie agroalimentaire. L'Union Fermière Morbihannaise, propriétaire de la marque D'aucy, y est établie, ainsi que les biscuiteries Le Ster et Gaillard. En mai 2017, le groupement Liger (Locminé innovation et gestion des énergies renouvelables) inaugure la première installation de production et d'injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel du département, alimentée par des déchets agricoles et des collectivités[9].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 152 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 27,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[10].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Musical[modifier | modifier le code]

Le patrimoine musical de Locminé est riche :

  • la commune de Locminé possède son bagad : la Kevrenn Bro Logunec'h, qui a fêté ses dix ans en 2009 ;
  • Locminé est le pays de la « maillette », mentionnée dans la chanson « Les gars de Locminé ». Cette dernière qui fait partie du folklore classique des chansons françaises, est systématiquement reprise en chœur à l'occasion des rencontres dans la région : baptêmes, mariages, festou noz ou pardons.

Sportif[modifier | modifier le code]

La ville de Locminé possède un large choix dans le domaine sportif, notamment avec deux clubs de football, la Saint-Colomban Sportive Locminé et la Locminoise, un club de handball, en association avec la ville de Baud, un club de tennis, ainsi que plusieurs clubs de sports de combat, comme le judo, ou encore la boxe thaïlandaise. Depuis le 15 septembre 2012, la commune abrite également un centre aquatique, Aqua'lud[11], remplaçant l'ancienne piscine municipale.

En juin 2013, la ville accueille la 3e manche de la coupe de France de VTT x-country.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Moulins[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

vue de face
Église Saint-Sauveur ou Saint-Colomban.

Les façades sont celle de l’ancienne chapelle Saint-Colomban, de la fin du XVe siècle, à gauche et celle de l’ancienne église, à droite ; le conseil municipal avait décidé, en 1972, de démolir l’église devenue vétuste, en ne maintenant que les deux portails de la façade Ouest[13]. Il existait, dans l’ancienne église, un vitrail de Saint-Colomban intégrée dans la nouvelle construction : les panneaux de ce vitrail ont été remontés dans une bande verticale derrière l’autel. Les façades occidentales sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêtés du 24 avril 1925 et un calvaire de granit dit croix du Clandy et du 6 juin 1933.

L'église avec son clocher ont figuré sur une flamme postale d'oblitération de la localité dans les années 1990.

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame du Plasker ou chapelle de la Congrégation : située en plein centre ville, un lieu de prières aurait existé à son emplacement dès le XIe siècle. La chapelle actuelle date du XVIe siècle. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 16 octobre 1930 mais, auparavant elle a connu une existence agitée. Pendant la Révolution, la chapelle est transformée en dépôt de matériel et sert pendant quelque temps de temple décadaire. En 1804, la municipalité fait abattre la partie supérieure du clocher et la remplace par le « réchaud » actuel. Au début du XXe siècle l'édifice échappe à la démolition.
  • La chapelle Saint-Erlan : à la sortie de Locminé, en haut de la côte qui mène à Bignan, s'élevait auparavant une chapelle. En 1514, l'endroit était dénommé « lieu de Saint-Regnan ». Par la suite le nom évolue en Saint-Renan, puis Saint-René. En 1706, le sanctuaire était encore debout. Il a disparu à une date indéterminée.
  • La chapelle de la Trinité : située au bourg cette chapelle s'appelait auparavant chapelle Sainte-Brigide, car dédiée à la grande sainte irlandaise contemporaine et conseillère de saint Gildas. Ce premier édifice aurait été bâti vers le XIIe siècle. On en trouvait encore mention vers 1500. Le sanctuaire est reconstruit au début du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution, la chapelle est fermée et sert de magasin de fourrage ou à l'hébergement des troupes de passage. Réaffectée au culte catholique un peu plus tard, puis transformée en classe d'école en mai 1803, la chapelle est alors consolidée puis réparée. Puis elle est restituée à la fabrique paroissiale en 1806 et utilisée deux à trois fois par an seulement pour le culte. En 1888, quelques Locminois souhaitent voir désaffecter la chapelle pour la transformer en marché couvert pour la vente des grains. Cette option n'est pas retenue. Ce n'est que 20 ans plus tard que le problème de l'existence de la chapelle ressurgit car depuis la séparation des Églises et de l'État, la chapelle appartient à la commune. Mais la chapelle est dans un état lamentable et le 21 novembre 1916, après l'écroulement d'un mur, le conseil municipal décide sa démolition.
  • La chapelle de La Vraie-Croix : cette chapelle fut édifiée en 1609 par Jacques Rio, recteur de Locminé, pour abriter une relique authentique de la croix du Calvaire et pour desservir la frairie du Tréhoret. Elle était située sur la route d'Auray, à la sortie de la ville de Locminé. Une fontaine était placée auprès de l'édifice. Sauvegardée après la disparition de la chapelle elle a été transplantée sur la place Anne-de-Bretagne, à un emplacement maintenant dénommé square Placide-Kerrand. Fermée à la Révolution, la chapelle fut rouverte le 10 septembre 1802 et reçu une cloche neuve le 8 septembre 1808. Par la suite un pardon y fut organisé régulièrement chaque année. Il sera supprimé en 1911, n'étant plus très fréquenté. La municipalité décide en 1935 de désaffecter la chapelle. Sa démolition interviendra en 1937.

Calvaires[modifier | modifier le code]

On trouve huit calvaires sur la commune de Locminé :

  • le calvaire de granit, proche de l'église Saint-Sauveur, a été transféré là après la reconstruction du sanctuaire. Il s'élevait auparavant au Clandy. Cette croix est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 6 juin 1933 ;
  • au cimetière, on peut voir deux grandes croix de granit, sans christ ;
  • une croix de granit face au café « Au pont du chat », sur la route de Saint-Anne d'Auray ;
  • un calvaire sur la route de Bignan, dans le jardin privé du 14 ter rue Pierre-Guillemot ;
  • les deux calvaires dits « du Petit Prêtre », sur la route de Baud. Ils rappellent l'assassinat d'un jeune prêtre nommé Jean-Marie Le Dastumer, assassiné à proximité ;
  • le calvaire de la Vraie-Croix, sur la route d'Auray, a été érigé sur l'emplacement de la chapelle du lieu, peu après sa démolition, pour en perpétuer le souvenir.

Fontaine[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint-Colomban est située place Joseph-Richard.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographies[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de la Boullaye-Bezouët, siège à Locminé, concerne aussi Moustoir-Ac, Plumelin, cotes 15 J 1 à 15 J 5 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Liens externes[modifier | modifier le code]