Locminé

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Locminé
Locminé
La place de la République.
Blason de Locminé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Centre Morbihan Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Grégoire Super
2020-2026
Code postal 56500
Code commune 56117
Démographie
Gentilé Locminois, Locminoise
Population
municipale
4 505 hab. (2019 en augmentation de 9,45 % par rapport à 2013)
Densité 927 hab./km2
Population
agglomération
7 598 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 15″ nord, 2° 50′ 04″ ouest
Altitude Min. 69 m
Max. 153 m
Superficie 4,86 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Locminé
(ville-centre)
Aire d'attraction Locminé
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Grand-Champ
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Le site de la commune

Locminé [lɔkmine] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes du canton de Locminé : Naizin, Moustoir-Remungol, Remungol, Moréac, Plumelin, La Chapelle-Neuve et Moustoir-Ac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Tarun
  • L'étang du Bois d'amour
  • Le Signan
  • Le ruisseau du Mégouët
  • Le ruisseau de Saint René

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 955 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Moreac », sur la commune de Moréac, mise en service en 1994[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 1 004,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », sur la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 31 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[11] à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Locminé est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Locminé, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[16] et 8 097 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Locminé, dont elle est la commune-centre[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (59,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,2 %), prairies (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,4 %), forêts (8,8 %), terres arables (3,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le nom Loc'h Menec'h en 1108. Dérive de Loc'h (oratoire, ermitage, lieu sanctifié) et Manac'h (moine), pluriel Menec'h (moines)[23].

Ce toponyme signifie donc « Oratoire des moines »[23].

Locminé se dit Logunec'h en breton[23].

Histoire[modifier | modifier le code]


Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Locminé (Morbihan).svg

Les armoiries de Locminé se blasonnent ainsi :

Parti, au premier d’azur à huit maillettes d’or posées deux, un, deux, un et deux ; au deuxième d’argent fretté d’azur et chargé d’un reliquaire d’or brochant ; au comble d’argent à sept mouchetures d’hermine de sable ; d’or en filère et brochant sur les partitions.


Période celte[modifier | modifier le code]

Période romaine[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers le VIIe siècle, des disciples de Saint Gildas fondent à l'extrémité de la paroisse, l’abbaye Saint-Sauveur de Moréac ou Moriac, d'où le toponyme. À la suite des raids vikings vers 919, le monastère est détruit. En ruines, elle est relevée par l'abbé Félix de Rhuys qui en fait au centre de la paroisse autonome de Locminé (progressivement séparée de celle de Moréac) le prieuré Saint-Sauveur (dépendance de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys) ayant certainement joué un rôle déterminant dans la naissance du bourg dont le prieur est naturellement le chef spirituel et temporel (droit de haute, moyenne et basse justice sur son fief)[24].

Les trèves[modifier | modifier le code]

Les chapellenies[modifier | modifier le code]

Les seigneuries[modifier | modifier le code]

Les frairies[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

L'importance du prieuré Sain-Sauveur décline au cours des siècles, au point qu'en 1701, ses bâtiments n'existent plus (on en voit seulement l'emplacement au sud de l'église Saint-Sauveur)[25]. À la Révolution française, « la paroisse de Locminé est […] érigée en une commune comptant 1666 habitants, et devient chef lieu d'un canton du district de Pontivy[25] ».

La commune est le théâtre de deux batailles pendant la Chouannerie :

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La compagnie des chemins de fer du Morbihan développe le rail qui joue de 1902 à 1947 un rôle décisif à Locminé[25] qui compte alors une centaine de bars, restaurants et cafés, sa gare étant le plus grand centre du Morbihan[26].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1 193 résistants, selon un décompte fait par l'abbé Raoul qui avait quotidiennement accès aux prisonniers, ont été détenus et torturés dans les sous-sols de l'école des filles de Locminé où se trouvait une antenne de la Gestapo à partir du mois d' ; beaucoup furent fusillés à Port-Louis, Penthièvre, Colpo (où se trouve la stèle de Botsegalo, érigée en mémoire de 33 résistants fusillés par les nazis à cet endroit entre le 18 et le après avoir été torturés à Locminé, y compris par des miliciens et des membres du Bezen Perrot, aux ordres de Sébastien Laîné)[27], Saint-Jean-Brévelay, Plumelin, etc[28].

Les troupes américaines avançaient rapidement, l'occupant ne tenait pas à ce qu'elles trouvent les prisons pleines. Ce jour-là [] le chef de la Gestapo de la garnison vint trouver le colonel Reese, dont le P.C. était installé à Arradon et lui demanda de fusiller un groupe de 50 français qui se trouvaient détenus à la prison de Vannes. Ils étaient pour la plupart originaires de Locminé. « Sans discuter, et en y mettant même un certain empressement le colonel accepta et me donna l'ordre de faire exécuter la sentence. Je tentais de me débarrasser de cette corvée en arguant qu'il nous serait difficile de faire creuser une fosse dans ce terrain rocheux »[29]. Les détenus furent conduits au fort de Penthièvre et emmenés deux par deux devant le peloton d'exécution composé de SS de l'armée Vlassov[réf. nécessaire] commandés par le lieutenant Wassilenko, un Géorgien, un ivrogne à demi-fou, placé sous les ordres du lieutenant Sülling, commandant du fort. Les morts et les agonisants furent ensuite jetés dans un étroit boyau au pied des douves qui fut muré afin d'effacer toute trace du forfait[30].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 1789 janvier 1790 Le Corre    
février 1790 novembre 1791 Jean-Pierre Acquary    
novembre 1791 septembre 1792 René Delaunay    
septembre 1792 avril 1795 Louis Mathurin Pépion    
juin 1795 octobre 1796 Jean-Félix Brossard et Mathurin Bauché   Commissaires Municipaux
mars 1797 1797 Pascal Blanchard    
1797 avril 1799 Mathurin Le Padrun    
avril 1799 mai 1800 Jean Le Bouhellec    
mai 1800 9 février 1803 Louis Mathurin Pépion    
23 avril 1803 septembre 1815 Paul Amaury Armand Bon dLe Breton de Ranzégat    
septembre 1815 février 1826 Pierre Cassac    
23 février 1826 juin 1865 Jean-Baptiste Cassac    
26 août 1865[32] 6 octobre 1870 Mathurin Bollot    
6 octobre 1870 7 mai 1871 Benjamin Ruellan   Délégué pour remplir à titre provisoire les fonctions de Maire
7 mai 1870 25 juillet 1873 Nadosin Charlois    
25 juillet 1873 8 janvier 1874 Frédéric Mazurié-Pennanech[33]    
8 janvier 1874 27 février 1874 Raynal   Adjoint chargé de remplir les fonctions de Maire.
27 février 1874 21 janvier 1878 Nadosin Charlois    
21 janvier 1878 26 mars 1878 Charles Rouyer   Membre du Conseil Municipal élu ayant obtenu le plus de voix, délégué remplir les fonctions de Maire.
26 mars 1878 30 avril 1882 Eugène Joseph Marie Piard    
30 avril 1882 2 avril 1886 René Chatelier    
2 avril 1886 20 mai 1888 David Ridey    
20 mai 1888 17 mai 1896 René Chatelier    
17 mai 1896 10 décembre 1919 Placide Kerrand    
10 décembre 1919 17 mai 1925 Joseph Richard    
17 mai 1925 15 septembre 1942 Julien Le Roy    
12 décembre 1942 4 août 1944 Alfred Desgardin    
4 août 1944 5 septembre 1944 Yves Kerrand   Président de la délégation municipale provisoire
septembre 1944 mars 1965 Yves Kerrand DVD Conseiller général (1949-1967)
mars 1965 mars 1977
(décès)
Hervé Laudrin UDR Ancien capitaine aumônier
Député de la 3e circonscription du Morbihan (1958-1977)
Conseiller général (1967-1977)
avril 1977 mars 1983 Jacques Bellon    
mars 1983 mars 1989 Bernard Lhériau   Chef d'entreprise
mars 1989 juin 1995 Bernard Jeanjean DVD  
juin 1995 7 juillet 2007 Gérard Lorgeoux RPR puis UMP Imprimeur
Député de la 3e circonscription du Morbihan (2002-2012)
Conseiller général (1992-2004)
7 juillet 2007
Réélu en 2014 et 2020[34]
En cours Grégoire Super UMP-LR Attaché de gestion
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[36].

En 2019, la commune comptait 4 505 habitants[Note 7], en augmentation de 9,45 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6851 4401 6571 4911 5791 7611 8581 8401 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7752 4861 8711 7101 8111 9412 0312 0512 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0662 3272 3512 2302 3402 4302 4082 6982 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 4422 6753 3963 4243 3463 4303 9224 0344 116
2018 2019 - - - - - - -
4 4374 505-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'usine de conserve du Groupe d'aucy

L'économie de la commune s'appuie principalement sur l'industrie agroalimentaire. L'Union Fermière Morbihannaise, propriétaire de la marque D'aucy, y est établie, ainsi que les biscuiteries Le Ster et Gaillard.

En , la société d'économie mixte (SEM) Liger (Locminé innovation et gestion des énergies renouvelables) inaugure la première unité de méthanisation injectant du biométhane dans le réseau de gaz naturel du département, alimentée par des déchets agricoles, des collectivités et des industries agroalimentaires[39]. Elle fournit notamment 280 000 kg de bioGNV par an aux véhicules lourds et légers[40].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 152 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques[41].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Musical[modifier | modifier le code]

Le patrimoine musical de Locminé est riche :

  • la commune de Locminé possède son bagad : la Kevrenn Bro Logunec'h, qui a fêté ses dix ans en 2009 ;
  • Locminé est le pays de la « maillette », mentionnée dans la chanson « Les gars de Locminé ». Cette dernière qui fait partie du folklore classique des chansons françaises, est systématiquement reprise en chœur à l'occasion des rencontres dans la région : baptêmes, mariages, festou noz ou pardons.

Sportif[modifier | modifier le code]

La ville de Locminé possède un large choix dans le domaine sportif, notamment avec deux clubs de football, la Saint-Colomban Sportive Locminé et la Locminoise, un club de handball, en association avec la ville de Baud, un club de tennis, un club d'athlétisme en association avec la ville de Pontivy, l'ACRLP, ainsi que plusieurs clubs de sports de combat, comme le judo, ou encore la boxe thaïlandaise. Depuis le , la commune abrite également un centre aquatique, Aqua'lud[42], remplaçant l'ancienne piscine municipale.

En , la ville accueille la 3e manche de la coupe de France de VTT x-country.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Moulins[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

vue de face
Église Saint-Sauveur ou Saint-Colomban.

Les façades sont celle de l’ancienne chapelle Saint-Colomban, de la fin du XVe siècle, à gauche et celle de l’ancienne église, à droite ; le conseil municipal avait décidé, en 1972, de démolir l’église devenue vétuste, en ne maintenant que les deux portails de la façade Ouest[44]. Il existait, dans l’ancienne église, un vitrail de Saint-Colomban intégré dans la nouvelle construction : les panneaux de ce vitrail ont été remontés dans une bande verticale derrière l’autel. Les façades occidentales sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêtés du et un calvaire de granit dit croix du Clandy et du .

L'église avec son clocher ont figuré sur une flamme postale d'oblitération de la localité dans les années 1990.

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame du Plasker ou chapelle de la Congrégation : située en plein centre-ville, un lieu de prières aurait existé à son emplacement dès le XIe siècle. La chapelle actuelle date du XVIe siècle. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le mais, auparavant elle a connu une existence agitée. Pendant la Révolution, la chapelle est transformée en dépôt de matériel et sert pendant quelque temps de temple décadaire. En 1804, la municipalité fait abattre la partie supérieure du clocher et la remplace par le « réchaud » actuel. Au début du XXe siècle l'édifice échappe à la démolition.
  • La chapelle Saint-Erlan : à la sortie de Locminé, en haut de la côte qui mène à Bignan, s'élevait auparavant une chapelle. En 1514, l'endroit était dénommé « lieu de Saint-Regnan ». Par la suite le nom évolue en Saint-Renan, puis Saint-René. En 1706, le sanctuaire était encore debout. Il a disparu à une date indéterminée.
  • La chapelle de la Trinité : située au bourg cette chapelle s'appelait auparavant chapelle Sainte-Brigide, car dédiée à la grande sainte irlandaise contemporaine et conseillère de saint Gildas. Ce premier édifice aurait été bâti vers le XIIe siècle. On en trouvait encore mention vers 1500. Le sanctuaire est reconstruit au début du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution, la chapelle est fermée et sert de magasin de fourrage ou à l'hébergement des troupes de passage. Réaffectée au culte catholique un peu plus tard, puis transformée en classe d'école en , la chapelle est alors consolidée puis réparée. Puis elle est restituée à la fabrique paroissiale en 1806 et utilisée deux à trois fois par an seulement pour le culte. En 1888, quelques Locminois souhaitent voir désaffecter la chapelle pour la transformer en marché couvert pour la vente des grains. Cette option n'est pas retenue. Ce n'est que 20 ans plus tard que le problème de l'existence de la chapelle ressurgit car depuis la séparation des Églises et de l'État, la chapelle appartient à la commune. Mais la chapelle est dans un état lamentable et le , après l'écroulement d'un mur, le conseil municipal décide sa démolition.
  • La chapelle de La Vraie-Croix : cette chapelle fut édifiée en 1609 par Jacques Rio, recteur de Locminé, pour abriter une relique authentique de la croix du Calvaire et pour desservir la frairie du Tréhoret. Elle était située sur la route d'Auray, à la sortie de la ville de Locminé. Une fontaine était placée auprès de l'édifice. Sauvegardée après la disparition de la chapelle, elle a été transplantée sur la place Anne-de-Bretagne, à un emplacement maintenant dénommé square Placide-Kerrand. Fermée à la Révolution, la chapelle fut rouverte le et reçut une cloche neuve le . Par la suite, un pardon y fut organisé régulièrement chaque année. Il sera supprimé en 1911, n'étant plus très fréquenté. La municipalité décide en 1935 de désaffecter la chapelle. Sa démolition interviendra en 1937.

Calvaires[modifier | modifier le code]

On trouve huit calvaires sur la commune de Locminé :

  • le calvaire de granit, proche de l'église Saint-Sauveur, a été transféré là après la reconstruction du sanctuaire. Il s'élevait auparavant au Clandy. Cette croix est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le  ;
  • au cimetière, on peut voir deux grandes croix de granit, sans christ ;
  • une croix de granit face au café « Au pont du chat », sur la route de Sainte-Anne-d'Auray ;
  • un calvaire sur la route de Bignan, dans le jardin privé du 14 ter rue Pierre-Guillemot ;
  • les deux calvaires dits « du Petit Prêtre », sur la route de Baud. Ils rappellent l'assassinat d'un jeune prêtre nommé Jean-Marie Le Dastumer, assassiné à proximité ;
  • le calvaire de la Vraie-Croix, sur la route d'Auray, a été érigé sur l'emplacement de la chapelle du lieu, peu après sa démolition, pour en perpétuer le souvenir.

Fontaine[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint-Colomban est située place Joseph-Richard.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Moreac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Locminé et Moréac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Moreac - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Locminé et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 de Locminé », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Locminé », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a b et c « Fiche descriptive de la ville », sur Géobrreizh.
  24. Michel de Mauny, Le Pays vannetais, ou « Bro-Gwened », Éditions de la Revue moderne, , p. 90.
  25. a b et c « Locminé d'antan », sur locmine.bzh (consulté le ).
  26. « La gare était le plus grand centre du Morbihan », sur ouest-france.fr, .
  27. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-9/page235/index.html
  28. Alain Lefort et Bernard Lucas, Les hauts lieux de la résistance en Bretagne. Opération flambeaux, éditions Ouest-France, 1991
  29. Déclaration du major Esser, chef de bataillon du 894e régiment d'infanterie allemand au tribunal militaire lors de son procès.
  30. D'après un panneau d'information situé sur place.
  31. Les maires de Locminé [1]
  32. Date du décret de nomination signé par Napoléon III, il est installé le 17 septembre 1865
  33. suspendu de ses fonctions le 8 janvier 1874, il est révoqué le 20 janvier 1874
  34. « Grégoire Super installé pour son 3e mandat », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  39. Eva Gomez, « Biométhane : inauguration du premier site du Morbihan à Locminé », sur actu-environnement.com, .
  40. Sophie Fabrégat, « A Locminé, Liger optimise tous les maillons de la chaîne de méthanisation », Actu-Environnement-Le Mensuel,‎ , p. 30-32 (lire en ligne).
  41. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  42. http://www.pays-locmine.com/aqualud.htm
  43. Locminé:Histoire, Patrimoine, Noblesse
  44. L'église de Locminé

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographies[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de la Boullaye-Bezouët, siège à Locminé, concerne aussi Moustoir-Ac, Plumelin, cotes 15 J 1 à 15 J 5 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]