Glomel

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Glomel / Groñvel
Église et rue principale de Glomel.
Église et rue principale de Glomel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Gérard Corveller
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22061
Démographie
Gentilé Glomelois
Population
municipale
1 414 hab. (2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 25″ N 3° 23′ 42″ O / 48.2236111111, -3.39548° 13′ 25″ Nord 3° 23′ 42″ Ouest / 48.2236111111, -3.395
Altitude 295 m (min. : 134 m) (max. : 307 m)
Superficie 79,93 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Glomel [glɔmɛl] ( Groñvel en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Elle est la capitale de la treujenn-gaol, c’est-à-dire la clarinette populaire jouée en Centre-Bretagne.

Ses habitants sont les Glomelois et les Glomeloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Glomel dans le département des Côtes-d'Armor.
Écluse sur le canal de Nantes à Brest.

Glomel est une commune rurale située dans l'extrême sud-ouest des Côtes-d'Armor et limitrophe au sud du département du Morbihan qui fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. Par sa superficie, elle se classe au deuxième rang des communes les plus étendues du département, derrière Loudéac. La commune est très vallonnée et ses hauteurs constituent l'extrémité orientale des Montagnes Noires. La colline de Menez Du culmine à 307 mètres et constitue le point le plus élevé de la commune. Le chef-lieu est excentré au nord de la commune tandis que l'ancien bourg trévial de Trégornan occupe une position complètement à l'opposé au sud. Le canal de Nantes à Brest la traverse. Il y atteint l'altitude la plus élevée de son parcours, 184 mètres, au niveau d'un tronçon appelé la grande tranchée reliant les bassins versants de l'Aulne et du Blavet. La rivière Ellé prend sa source sur son territoire près du château de Trégarantec. Elle y reçoit les eaux du ruisseau de Crazius avant de se diriger vers le sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Bernard Tanguy, Glomel viendrait du vieux breton « gloeu » (brillant) et « mael » (chef, éminence)[1]. Une autre attestation se basant sur l'orthographie Gronvel de 1451 la fait dériver du celte crom (courbe, colline) et uel (belle)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Glomel est érigée en commune en 1790 et annexe les territoires de ses deux anciennes trèves : Trégornan et Saint-Michel.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La rue principale de Glomel fut mitraillée par l'aviation allemande en juin ou juillet 1944 à l'occasion des obsèques d'un résistant, au cours duquel au moins une femme perdit la vie.

Le , un groupe de résistants FTP tue Yves Le Cann et le lendemain, son frère François Le Cann, tous les deux du hameau de Mézouet en Glomel, accusés de commercer avec les troupes d'occupation, pour venger l'assassinat le de René Rolland[3] surpris par les Allemands dans ce hameau.

L'exécution du maire pétainiste Le Croizer a fait l'objet de polémiques auxquelles le préfet, à la Libération, a mis un terme en rappelant que ce maire était considéré comme dangereux pour la Résistance.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune est amputée en 1970 d'une partie de son territoire au profit de sa voisine Rostrenen. Elle cède à cette dernière douze villages et le bois de Kerbescond. Sa superficie passe ainsi de 84,82  km² à 79,93  km².

Évènements[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, chaque année s'y déroule la Rencontre Internationale de Clarinette Populaire qui réunit des clarinettistes locaux et de tous pays (Arménie, Azerbaïdjan, Roumanie, Bulgarie, Écosse, Irlande...).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

la mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1944 Jean-Louis Croizer   Agriculteur, assassiné le
         
juin 1995 2006 Roger Pennec DVD  
janvier 2006   Gérard Corveller    
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 22 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue (soit 21,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Menhir de Glomel, haut de 8,60 mètres.

Glomel possède l'un des plus imposants menhirs de Bretagne[5]. Situé dans le Bourg, il mesure 8 60 mètres de haut et 4 mètres de large. Sa masse est estimée entre 80 et 160 tonnes. Sa base serait plane et posée sur une plate forme en granite. Le dictionnaire d'Ogée en donne la description suivante : «  Dans la paroisse de Glomel, sur une hauteur dominant l'étang qui alimente le bief de partage le plus élevé des trois qui se trouvent sur le canal de Nantes à Brest, on voit le monolithe peut-être le plus volumineux de tous ceux connus en Bretagne sous le nom de menhir. Il est d'un granite très sain, sans fissures ; sa forme est une pyramide tronquée, plus écrasée que celle des obélisques égyptiens ; sa hauteur est d'environ 11 mètres au-dessus du sol ; sa base a 4 mètres de face et son sommet 3. Il est moins brut que ne le sont ordinairement les nombreux menhirs répandus en Bretagne; un seul de ses côtés cependant a été taillé pour en faire un plan à peu près exact; son volume est de plus de 100 mètres cubes et son poids doit être égal, s'il ne le surpasse, à celui de l'obélisque de Luxor.»

Près du château de Coatcouraval se dresse un menhir plus petit, d'une hauteur de 3,50 mètres.

  • Château de Coatcouraval : Cette maison forte a été bâti au XVe siècle par la famille de Boutteville et a traversé les siècles sans avoir subi de remaniements importants. Régulièrement entretenue et restaurée, elle constitue un intéressant témoignage des manoirs de cette époque.
Le château de Coatcouraval.
La Grande Tranchée.
  • Le canal de Nantes à Brest passe à Glomel. Il y atteint le point culminant de son parcours (184 mètres au-dessus du niveau de la mer) au niveau de la grande tranchée. Cette tranchée a été creusée par les bagnards (surtout ceux de Brest) et autres forçats entre 1824 et 1836 sur une profondeur de 23 mètres, une largeur de 100 mètres et une longueur de 4 kilomètres. Le bief, créé en réalisant les étangs artificiels de Trébel et Mézouët, alimenté par l'étang du Corong retenu par un barrage de granite, permet de relier les deux versants du canal, celui de l'Aulne et celui du Blavet. Un pont de fer le franchit. D'innombrables écluses jalonnent le cours du canal de part et d'autre de la tranchée[6].
  • L'étang du Corong, prévu pour alimenter en eau le canal, avec sa large digue, sa plage, son petit bois d'Amour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-Victor Beslay (adjudicataire d'une partie du canal de Nantes à Brest dont la fameuse tranchée de Glomel), né en 1795 à Dinan, décédé à Neuchâtel (Suisse) en 1878. Désigné député de Pontivy en juillet 1831.
  • Paul Dréan - Ancien maire de Glomel dont le nom orne toujours l'entrée du stade de football de l'USG (Union sportive glomeloise).
  • Hervé de Saisy de Kerampuil
  • Jean Kergrist, comédien, metteur en scène et écrivain.
  • Roger Pennec - Ancien maire de Glomel. L'un des lotissements proche de l'étang du Korong porte aujourd'hui son nom.
  • Alain Bourdery, prêtre des Missions Etrangères de Paris, en mission auprès des Karen en Thaïlande[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 3 600 communiants pour la paroisse de Glomel.

En 2012, la commune comptait 1 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 556 2 593 3 062 2 885 3 971 3 687 3 776 3 674 3 814
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 322 3 457 3 450 3 455 3 552 3 670 3 692 3 795 3 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 826 4 027 4 226 3 928 3 974 3 594 3 289 3 142 2 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 466 2 132 1 756 1 534 1 457 1 460 1 402 1 397 1 414
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Camp (Irlande)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. (comté de Kerry)

Drapeau de l'Espagne Tazones (Espagne) (Asturies)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor (illustrations de Ronan Olier), Douarnenez, Éditions Chasse-Marée - ArMen, 04/1992.
  2. Le patrimoine des communes des Cotes-d'Armor, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France »,‎ (ISBN 978-2842340308)
  3. Né le à Rostrenen, ouvrier agricole, responsable d'un groupe de résistants FTP
  4. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  5. Page du site officiel de la commune consacrée au patrimoine
  6. Jean Kergrist, Les bagnards du canal de Nantes à Brest (la vie au camp de Glomel, 1823-1832), Éditions Keltia Graphic, 2003
  7. « Entretien avec le Père Alain Bourdery », sur Paroisses de Hautre Cornouaille,‎ (consulté le 25 février 2015)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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