Glomel

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Glomel
Église et rue principale de Glomel.
Église et rue principale de Glomel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Gérard Corveller
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22061
Démographie
Gentilé Glomelois
Population
municipale
1 427 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 25″ nord, 3° 23′ 42″ ouest
Altitude 295 m
Min. 134 m
Max. 307 m
Superficie 79,93 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Glomel [glɔmɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Elle est la capitale de la treujenn-gaol, c’est-à-dire la clarinette populaire jouée en Centre-Bretagne.

Ses habitants sont les Glomelois et les Glomeloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Glomel dans le département des Côtes-d'Armor.
Carte de la commune de Glomel

Glomel est une commune rurale située dans l'extrême sud-ouest des Côtes-d'Armor et limitrophe au sud du département du Morbihan qui fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. Par sa superficie, elle se classe au deuxième rang des communes les plus étendues du département, derrière Loudéac. La commune est très vallonnée et ses hauteurs constituent l'extrémité orientale des Montagnes Noires. La colline de Menez Du culmine à 307 mètres et constitue le point le plus élevé de la commune.

Le chef-lieu est excentré au nord de la commune tandis que l'ancien bourg trévial de Trégornan occupe une position complètement à l'opposé au sud. Le canal de Nantes à Brest la traverse. Il y atteint l'altitude la plus élevée de son parcours, 184 mètres, au niveau d'un tronçon appelé la "Grande Tranchée" reliant les bassins versants de l'Aulne et du Blavet. On dénombre sur la seule commune de Glomel 27 écluses sur les 236 écluses qui existaient sur l'ensemble du tracé du canal de Nantes à Brest.

Article détaillé : Canal de Nantes à Brest.
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Le fleuve côtier Ellé prend sa source sur son territoire près du château de Trégarantec ; il y reçoit les eaux du ruisseau de Crazius avant de se diriger vers le sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Glomael en 1295, 1330, 1347 et en 1407, Grovel en 1451, Glomael en 1516, Glomel en 1535 et en 1536 [1].

Selon Bernard Tanguy, Glomel viendrait du vieux breton gloeu (brillant) et mael (chef, éminence)[2]. Une autre attestation se basant sur l'orthographie Gronvel de 1451 la fait dériver du celte crom (courbe, colline) et uel (belle)[3].

Le nom de la commune est Groñvel en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique comme l'atteste l'érection des menhirs de Glomel et de Coat-Couraval ainsi que celle d'un dolmen détruit en 1859[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Glomel est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive (qui a peut-être fait partie originellement de la paroisse de Plévin), qui était sous le patronage de saint Germain d'Auxerre[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Glomel en 1778 :

« Glomel, sur une hauteur, à treize lieues et demi à l'est-nord-est de Quimper, son évêché ; à seize lieues et demie de Rennes et à quatre lieues de Corlay, sa subdélégation. Cette paroisse relève du Roi et ressortit à Carhaix. On y compte, y compris ceux de Saint-Michel[6] et de Trégornan, ses trèves, 3 600 communiants[7]. La cure est présentée par le chapitre de Quimper. Son territoire renferme un grand nombre de montagnes [en fait des collines], et plusieurs étangs, qui sont une partie de la source de la rivière de Blavet. Les terres y sont fertiles et produisent d'abondantes récoltes ; mais on y voit beaucoup de landes. Ses maisons nobles sont Glomel, Melpot et Ker-jean, annexés, haute justice ; la baronnie de Rostrenen, à Madame la duchesse d'Elbeuf, seigneur de la paroisse. Le château de Ker-Saint-Éloy, à Madame de Séfi de Kerempul [en fait Saisy de Kerampuil] ; Saint-Perron [en fait Saint-Péran] et le Bodeno [en fait Botdennou][8]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Glomel est érigée en commune en 1790 et annexe les territoires de ses deux anciennes trèves : Trégornan et Saint-Michel.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Glomel dans la première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La région de Glomel est ainsi décrite en 1829 : « Lorsque pour la première fois, les ingénieurs de rendirent à Glomel pour préparer les travaux [de construction du canal de Nantes à Brest], ils s'accordèrent à comparer la Bretagne à la Sibérie, des mœurs sauvages comme l'est le pays, des chemins impraticables, des maisons de bourg obstruées par des tas de fumier infects (...). Pas un objet de plus que la commune nécessité. Le pain le plus usuel, les légumes les plus grossiers étaient un luxe inconnu, l'agriculture pauvre, l'industrie nulle et la misère plus que générale »[9].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Glomel en 1843 :

« Glomel, commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, y compris ses trèves Saint-Michel et Trégornan ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (...) Principaux villages : Querangal, Kermarquer, Keranflec, Coatrennec, Goas-an-Morau, le Croasty, Kermapjean, Trével, Kerien, Kerguiniou, Kerbidam, Kerviguen, Guermeur, Kerphales, Crazius, château de Ker-Saint-Éloy, Kerbiguet, Guennevan, le Guiouer, Restauffret, Cluzioudonne, Botsay, le Merdy, Locorvé, Kermaptanguellou, Kermarec, Quinquis-en-Lez, Restoleberrs, Botcanou, Sainte-Christine, la Ville-Blanche, Hilars, Kerstol. Maisons remarquables : château de Saint-Péran, de Coat-Couraval. Superficie totale : 8 400 hectares dont (...) terres labourables 4 141 ha, prés et pâtures 1 040 ha, bois 288 ha, vergers et jardins 160 ha, canaux de navigation 111 ha, landes et incultes 2 198 ha, étangs 60 ha (...). Moulins : 11 (deux de Saint-Péran, du Coroncq, de Crazius, de Kerjean, Grand-Moulin, de Botcanou, à eau). Trégornan, une ancienne trève, a encore aujourd'hui un desservant ; il y a encore, outre cette église et celle du bourg, les chapelles de Saint-Conogan, Saint-Quay et Sainte-Christine. (...). Il y a foire le 3 mai et le 6 décembre. Géologie : Glomel est sur roches amphiboliques, Trégornan est sur granite. Au sud-ouest schistes maclifères, schistes argileux et roches amphiboliques ; granite à l'est. On parle le breton[10] »

La construction de la tranchée de Glomel et les bagnards[modifier | modifier le code]

La construction du Canal de Nantes à Brest a nécessité le creusement d'une tranchée longue de 3,2 km, large d'une centaine de mètres et ayant jusqu'à 23 mètres de profondeur pour relier les bassins versants du Blavet et de l'Aulne et franchir ce seuil à 207 mètres au-dessus du niveau de la mer situé à l'extrémité orientale des Montagnes Noires ; les travaux durèrent 9 ans, de 1823 à 1832 et furent effectués en partie par 4 000 bagnards, qui transportèrent la terre dans des charrettes, mais aussi parfois à dos d'hommes, et qui vécurent dans des baraquements provisoires implantés en pleine nature, surveillés par une cinquantaine de gendarmes et encadrés par une trentaine de responsables administratifs et techniques, ce qui permit d'abaisser à 187 mètres d'altitude la hauteur maximale franchie par le canal ; un barrage permit l'agrandissement de l'étang du Coronc (Korang) qui retient 3 millions de m3 d'eau, ainsi que la construction des étangs de Trébelet de Mézouët, afin de constituer une réserve d'eau suffisante pour l'alimentation en eau du canal[11]. Une quinzaine d'écluses, formant de véritables escaliers d'écluses, ont dû être construites entre la Grande Tranchée et le hameau de Lansalaün (en Paule) distant de 4 km en raison du dénivelé existant[12].

La Grande Tranchée de Glomel (photographie de J. Duclos prise entre 1890 et 1895)

La mise à adjudication de cette « coupure de la ligne de partage » est ouverte début 1823. Il s’agit du lot no 6 qui comporte, en plus de la tranchée, la construction des deux premières écluses, Créharer, vers Brest, Quistinic, vers Nantes. Ce lot implique aussi, c’est en toutes lettres dans le cahier de charge, l’utilisation, en plus des ouvriers libres, de condamnés militaires, mis à disposition des Ponts et chaussées par l’armée. La construction du camp qui va les héberger, un rectangle de bois et de terre, couvert de chaume, débute en novembre 1822 sur un terrain plus sec, situé à égale distance des deux extrémités de la future tranchée. Cette clause, l’appel aux condamnés, refroidit plus d’un entrepreneur. Charles Beslay, père, entrepreneur à Dinan, a déjà utilisé des prisonniers espagnols sur un tronçon du canal d'Ille-et-Rance. Il n’en garde pas un souvenir ineffable. Il s’arrange pour laisser son fils Charles obtenir l’adjudication du marché. Quand ce jeune homme de 28 ans s’amène à cheval à Glomel, les bagnards sont déjà sur place et des émeutes ont déjà eu lieu. Il prend le chantier en main en obtenant rapidement leur confiance. Lors de la grande évasion d’août 1830[13], il réussit même, seul et sans armes, à les ramener à la raison. (Ce même Charles Beslay devint, en 1871, à 76 ans, doyen de la commune de Paris).

Les condamnés venaient de plusieurs régions militaires, Bretagne exceptée, sans doute pour éviter les connivences locales en cas d’évasion. Certains avaient déjà travaillé sur des chantiers identiques sur les coupures de ligne de partage du canal du Berry ou du canal de Niort à la Rochelle. Ils ont été condamnés aux travaux forcés pour des peines allant de 3 à 9 ans. Tous militaires, ils sont déjà passés en conseil de guerre. On y trouve des déserteurs opposés à l'expédition d’Espagne, des objecteurs à la conscription, des bonapartistes convaincus refusant de servir la royauté, des « retardataires » (arrivés en retard au régiment), mais aussi, bien évidemment, des fortes têtes ayant fait le coup de poing contre leurs supérieurs. En cas de récidive ou de faute grave, c’est au bagne de Brest qu’on les amène pour être à nouveau jugés. Même s’ils n’ont ni chaînes, ni boulets, ils sont malgré tout, quelque part, les cousins des galériens du roi, puis, ces galères supprimées au milieu du XVIIIe siècle, des forçats des bagnes maritimes (Brest, Rochefort, Toulon) qui subsistèrent jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Leur nombre va constamment varier au cours des 9 ans de présence à Glomel, allant de 300 à 650. Grâces royales (deux fois par an), évasions, séjours à l’infirmerie, construite à même les baraquements, et à l’hôpital militaire, aménagé dans l’ancien château de Rostrenen, vont ponctuer la vie au camp. Charles Beslay commence par responsabiliser ses hommes en les organisant en escouades de treize individus. Chaque escouade élit librement son chef. Le travail consiste à creuser à coups de pioche puis à ramener la terre avec des brouettes sur les zones de remblais. Des charretiers du pays, à l’aide de tombereaux tirés par deux chevaux, s’occupent aussi de sortir les remblais. Il y en aura jusqu'à 25. Ils vont devenir les principaux contacts des bagnards avec le monde extérieur. C’est par eux que transitent nouvelles, chapardages (habits, souliers et couvertures), ainsi que les petits trafics quotidiens.

Au début du chantier, avant l’arrivée de Beslay, les bagnards sont payés, à l’identique des ouvriers libres, soit 1 franc la journée. L’entrepreneur, décide de les rémunérer au volume déblayé, ce qui les encourage au travail et dissuade les évasions. L’administration des Ponts et Chaussées gère l’intendance du camp. Elle prélève les deux tiers des gains pour ses frais fixes : hébergement, habillement et nourriture des condamnés. Les concierges (de 1 à 3 selon les périodes) tiennent les cantines libres, ouvertes après le travail. Ils y vendent boissons alcoolisées (bière, cidre et vin), tabac, et complément de nourriture. Ce qui reste de la paye des condamnés passe vite dans la poche des concierges.

La "Grande Tranchée" de Glomel

Les 54 gendarmes, affectés à la surveillance des bagnards, logent dans le même baraquement. Plus d’une fois, ils vont être débordés. Le paludisme, appelé alors « fièvre intermittente », va décimer leur rang. En août 1830, en écho aux Trois Glorieuses qui, à Paris, vient de changer la donne politique, ils seront impuissants à empêcher l’évasion massive des 550 bagnards présents au camp. Les principales autorités concernées par ce bagne, armée, Ponts et chaussées, préfet, maire, entrepreneur, confrontées à des intérêts différents, vont alors se retrouver dans la tourmente des complots et chausse-trappes politiques.

Une fausse alerte au choléra signe, en mai 1832, la fin du bagne. Le camp, gangrené par la boue et l’humidité du climat, est devenu un vrai cloaque en proie aux maladies épidémiques. La tranché sera terminée par des ouvriers libres et il faudra attendre encore 10 ans pour que la première péniche puisse traverser la lande Péran[14].

Cette ville artificielle, le camp, n’aura pas duré 10 ans, mais elle aura apporté une réelle embellie économique à la Bretagne intérieure, décrite en ce début du XIXe siècle comme « la Sibérie de la Bretagne, peuplée d’ivrognes, d’illettrés et de mendiants » (rapport de la commission de 1827 sur la nécessité des canaux). Même si les péniches se sont faites plutôt rares sur cette partie du canal, sans doute à cause du nombre d’écluses à franchir, on peut s'interroger sur le rôle défensif assigné par Vauban, qui avait été le premier à imaginer la construction de ce canal : une fois construit, la « Perfide Albion » n’a plus jamais attaqué la France. Aujourd'hui le canal, au lieu de servir de repoussoir, s’est plutôt transformé en attrait pour nos amis Britanniques[15]...

L'épidémie de choléra[modifier | modifier le code]

L'épidémie de choléra de novembre 1856 frappa à Glomel 389 personnes (sur 3 322 habitants), dont 87 moururent[16].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Glomel

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Glomel porte les noms de 35 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, un (Pierre Panele) est mort sur le front belge, un (François Gloaguen) est mort à Salonique (Grèce) lors de l'expédition de Salonique, les autres (dont Pierre Le Menec, décoré de la Médaille militaire) sont décédés sur le sol français[17].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Glomel porte les noms de 4 personnes (Jean Jegou, Jean Le Bris, Yves Le Guellec[18] , François Pochat) mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale[17].

La rue principale de Glomel fut mitraillée par l'aviation allemande en juin ou juillet 1944 à l'occasion des obsèques d'un résistant, au cours duquel au moins une femme perdit la vie.

Le , un groupe de résistants FTP tue Yves Le Cann et le lendemain, son frère François Le Cann, tous les deux du hameau de Mézouet en Glomel, accusés de commercer avec les troupes d'occupation, pour venger l'assassinat le de René Rolland[19] surpris par les Allemands dans ce hameau.

L'exécution du maire pétainiste Le Croizer a fait l'objet de polémiques auxquelles le préfet, à la Libération, a mis un terme en rappelant que ce maire était considéré comme dangereux pour la Résistance.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Glomel porte les noms de trois personnes (Yves Le Corre, Jean Lescoat, François Tresco) mortes pour la France pendant la Guerre d'Algérie[17].

La commune est amputée en 1970 d'une partie de son territoire au profit de sa voisine Rostrenen. Elle cède à cette dernière douze villages et le bois de Kerbescond. Sa superficie passe ainsi de 84,82 km2 à 79,93 km2.

Évènements[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, chaque année s'y déroule la Rencontre Internationale de Clarinette Populaire qui réunit des clarinettistes locaux et de tous pays (Arménie, Azerbaïdjan, Roumanie, Bulgarie, Écosse, Irlande...).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1944 Jean-Louis Croizer   Agriculteur, assassiné le
         
juin 1995 2006 Roger Pennec DVD  
janvier 2006 en cours Gérard Corveller DVD Retraité agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 12 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue (soit 12,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Menhir de Glomel, haut de 8,50 mètres.
 Le dictionnaire d'Ogée en donne la description suivante : «  Dans la paroisse de Glomel, sur une hauteur dominant l'étang qui alimente le bief de partage le plus élevé des trois qui se trouvent sur le canal de Nantes à Brest, on voit le monolithe peut-être le plus volumineux de tous ceux connus en Bretagne sous le nom de menhir. Il est d'un granite très sain, sans fissures ; sa forme est une pyramide tronquée, plus écrasée que celle des obélisques égyptiens ; sa hauteur est d'environ 11 mètres au-dessus du sol ; sa base a 4 mètres de face et son sommet 3. Il est moins brut que ne le sont ordinairement les nombreux menhirs répandus en Bretagne; un seul de ses côtés cependant a été taillé pour en faire un plan à peu près exact; son volume est de plus de 100 mètres cubes et son poids doit être égal, s'il ne le surpasse, à celui de l'obélisque de Luxor.»
  • Le Tumulus de Goachauter, inscrit aux monuments historiques depuis 10 août 1970, est situé au lieu-dit le Parc-ar-Goaren-Bras.
  • Château de Coatcouraval : Cette maison forte a été bâti au XVe siècle par la famille de Boutteville et a traversé les siècles sans avoir subi de remaniements importants. Régulièrement entretenue et restaurée, elle constitue un intéressant témoignage des manoirs de cette époque.
Le château de Coatcouraval.
La Grande Tranchée.
  • Le canal de Nantes à Brest passe à Glomel. Il y atteint le point culminant de son parcours (184 mètres au-dessus du niveau de la mer) au niveau de la grande tranchée. Cette tranchée a été creusée par les bagnards (surtout ceux de Brest) et autres forçats entre 1824 et 1836 sur une profondeur de 23 mètres, une largeur de 100 mètres et une longueur de 4 kilomètres. Le bief, créé en réalisant les étangs artificiels de Trébel et Mézouët, alimenté par l'étang du Corong retenu par un barrage de granite, permet de relier les deux versants du canal, celui de l'Aulne et celui du Blavet. Un pont de fer le franchit. D'innombrables écluses jalonnent le cours du canal de part et d'autre de la tranchée[23].
  • L'étang du Corong, prévu pour alimenter en eau le canal, avec sa large digue, sa plage, son petit bois d'Amour.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles-Victor Beslay (adjudicataire d'une partie du canal de Nantes à Brest dont la fameuse tranchée de Glomel), né en 1795 à Dinan, décédé à Neuchâtel (Suisse) en 1878. Désigné député de Pontivy en juillet 1831.
  • Paul Dréan - Ancien maire de Glomel dont le nom orne toujours l'entrée du stade de football de l'USG (Union sportive glomeloise).
  • Hervé de Saisy de Kerampuil
  • Jean Kergrist, comédien, metteur en scène et écrivain.
  • Roger Pennec - Ancien maire de Glomel. L'un des lotissements proche de l'étang du Korong porte aujourd'hui son nom.
  • Alain Bourdery, prêtre des Missions Etrangères de Paris, en mission auprès des Karen en Thaïlande[24].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 3 600 communiants pour la paroisse de Glomel.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 427 habitants, en augmentation de 3,71 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 556 2 593 3 062 2 885 3 971 3 687 3 776 3 674 3 814
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 322 3 457 3 450 3 455 3 552 3 670 3 692 3 795 3 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 826 4 027 4 226 3 928 3 974 3 594 3 289 3 142 2 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
2 466 2 132 1 756 1 534 1 457 1 460 1 397 1 414 1 427
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Camp (Irlande) (comté de Kerry)

Drapeau de l'Espagne Tazones (Espagne) (Asturies)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Glomel »
  2. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor (illustrations de Ronan Olier), Douarnenez, Éditions Chasse-Marée - ArMen, 04/1992.
  3. Le patrimoine des communes des Cotes-d'Armor, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », (ISBN 978-2842340308)
  4. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp, Institut Culturel de Bretagne, , 92 p. (ISBN 9782868221018), p. 1526
  5. http://www.infobretagne.com/glomel.htm
  6. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-michel-glomel
  7. Personnes en âge de communier
  8. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2 , 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  9. Rapport de la commission du Conseil général des Côtes-du-Nord, 24 janvier 1829
  10. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjszvP7q-TSAhVBoRQKHX7iCLoQ6AEILTAD#v=onepage&q=Glomel&f=false
  11. http://www.centre-ouest-bretagne.org/Decouvrir-et-visiter/Cote-nature/etangs_lacs_rivieres/etang_du_korong_glomel_22
  12. http://www.centre-ouest-bretagne.org/Decouvrir-et-visiter/Canal-de-Nantes-a-Brest/A-decouvrir-au-fil-de-l-eau/Les-15-ecluses-de-Saint-Peran-a-la-Pie
  13. Cette évasion est consécutive aux Journées de juillet 1830 ; 250 bagnards marchèrent sur Pontivy
  14. http://www.lacdeguerledan.com/fiche/detail/2064/Decouvrir~Le-patrimoine~Les-espaces-naturels/Landes-de-Lan-Bern
  15. Jean Kergrist, Les bagnards du canal de Nantes à Brest : la vie au camp de Glomel : 1823-1832, Spézet, Keltia graphic, , 6e éd., 189 p. (ISBN 978-2-913-95359-8, OCLC 162271045)
  16. Sylvain Le Bail, Cœurs de Breizh : aux Bretons d'ici et d'ailleurs, Ploërmel, Les Oiseaux de papier, coll. « En partage », , 288 p. (ISBN 978-2-916-35931-1, OCLC 322349942)
  17. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=20835
  18. Yvezs Le Guellec, adjudant-chef au 1er régiment de marche de spahis marocains, tué à l'ennemi le à Lafrimbolle (Moselle), décoré de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre
  19. Né le à Rostrenen, ouvrier agricole, responsable d'un groupe de résistants FTP
  20. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  21. « Menhir de Glomel », notice no PA00089164, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Menhir de Coat Couraval », notice no PA00089162, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Jean Kergrist, Les bagnards du canal de Nantes à Brest (la vie au camp de Glomel, 1823-1832), Éditions Keltia Graphic, 2003
  24. « Entretien avec le Père Alain Bourdery », sur Paroisses de Hautre Cornouaille, (consulté le 25 février 2015)
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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