Émigration bretonne en Armorique

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Flux migratoire des Bretons au VIe siècle, bien qu'aucune source ne justifie d'un apport notable en Galice.

L’émigration bretonne en Armorique désigne un processus ayant lieu principalement entre les Ve et VIe siècles de notre ère, par lequel les Bretons de la province romaine de Bretagne (actuels Angleterre et pays de Galles ; l’Écosse, au nord du mur d'Hadrien, était hors de l'Empire romain) émigrent en masse vers l’Armorique, dont fait partie l'actuelle Bretagne. Mais les détails de cette migration et ses motifs sont mal connus, et donc, l'objet de discussions[1].

Deux vagues d’émigration[modifier | modifier le code]

Bernard Merdrignac[2] distingue deux vagues d’émigration de la Grande-Bretagne vers l'Armorique : une première vague militaire, qui atteint son sommet à la fin du IVe siècle ; et une seconde vague, après le baptême de Clovis, qui semble avoir été menée par les hauts dignitaires ecclésiastiques de Grande-Bretagne à partir du Ve siècle.

Cette première vague précoce est remise en cause[3].

Première vague migratoire au IIIe et IVe siècles[modifier | modifier le code]

Les fortifications (Alet, Saint-Brieuc, Le Yaudet, Brest, Vannes, Nantes) incluses dans le Tractus Armoricanus.

Les deux rives de la Manche sont en contact depuis toujours grâce aux liens commerciaux entre l'île de Bretagne et le continent. La réorganisation du système de défense côtière (le Tractus Armoricanus par l'administration du Bas-Empire romain à la fin du IIIe siècle a pour première cause la nécessité de coordonner la lutte contre les pirates scots, frisons et saxons. Dans le cadre de cette administration militaire qui place sous un commandement unique tout le secteur côtier, la migration bretonne vers le continent a un caractère essentiellement militaire, correspondant à l'appel à des contingents bretons insulaires pour renforcer les troupes stationnées en Armorique[4],[5].

« De plus, les raids irlandais suivis d'occupation sur la côte ouest de l'île de Bretagne, nombreux dès le IVe siècle , ont entraîné des mouvements de population vers la zone de refuge normale qu'étaient le nord et l'ouest de l'Armorique[6] »

L'émigration bretonne en Domnonée emprunte des routes maritimes qui atteignent principalement la côte nord de la péninsule armoricaine et se prolongent dans l'Argoat par des routes terrestres et fluviales[7].

Deuxième vague migratoire (à partir du Ve siècle)[modifier | modifier le code]

La question de la prise en main de l'organisation civile et religieuse de l'Armorique par les immigrants venus d'outre-Manche, peut être étudiée à partir de l'hagiotoponymie bretonne qui constitue une originalité en faisant précéder le nom du patron du village (souvent un "saint" celtique) non pas de l'adjectif Saint, mais des éléments Plo-/Plou- (paroisse), Tre- (lieu habité) et Lan- (ermitage, oratoire)[8].
La Bretagne insulaire et l'Armorique au haut Moyen Âge, autour des années 500. L'île de Bretagne est émiettée en petits royaumes pictes, celtiques ou anglo-saxons dont les peuples et les noms se retrouvent parfois aussi en Irlande, en Armorique et en Germanie.
Réplique de currach de l'abbé saint Brendan, construite par Tim Severin en 1976[Note 1].

Après le retrait de l'Empire romain et de ses armées de Bretagne insulaire durant la première décennie du Ve siècle, le mouvement migratoire breton s'intensifie, notamment à cause de la poussée des Pictes de Calédonie (actuelle Écosse), des scots d'Irlande, ainsi que des Jutes, des Angles et des Saxons de l'actuel Danemark et de Germanie, qui ont abordé dès 442 l'île de Bretagne. Pour combler ce vide militaire, les civitates armoricaines concluent des traités avec leurs voisins d'outre-Manche pour faire venir des tribus bretonnes menées par leurs chefs traditionnels. Ces colons mi-paysans, mi-soldats, venus du Pays de Galles (le groupe de saints le plus important partant du cette région, souvent après avoir été formé dans le monastère de Llannilltud Fawr), de la Cornouailles et du sud de la Grande-Bretagne, vont contribuer à répandre des cultes et des influences extérieurs. La seconde vague d'émigration est non seulement organisée mais aussi encouragée par l'Église. Les migrants bretons sont en effet accompagnés et encadrés par de hauts dignitaires du clergé breton (les « saints », notamment les sept saints fondateurs)[10].

Le clergé est issu « des classes supérieures de la société, car l’agencement du monde terrestre, reflet de l’ordre céleste, impose aux puissants — saints, évêques, abbés — la direction des êtres de condition inférieure, les pauperes qui leur sont soumis par la volonté du Très-Haut : la « Vie de saint » sacralise cet ordre social, conçu comme un ordre providentiel et immuable[11] ». Certains indices confirment que ceux-ci appartiennent à l'aristocratie britto-romaine : les noms latins gentilices, comme Paulus Aurelianus, saint Paul Aurélien, ne sont pas rares.

Les nouveaux alliés politiques, les rois francs Clovis et Childebert Ier, favorisent cette deuxième vague. À la suite d'un hypothétique traité conclu en 497, entre les Francs et les cités armoricaines, ces dernières semblent reconnaître la suprématie franque, sans toutefois payer de tribut. Les Britto-Romains récemment convertis au christianisme font une sorte d'alliance avec les Francs, pacifique jusqu'en 558[12].

Les récits racontent la débarquement dans ce que la tradition populaire nomme des « auges en pierre » (saint Malo, saint Brieuc, voir aussi auge de saint Conogan) : il s'agit en fait d'esquifs encore utilisés de nos jours en Irlande, les coracles et les currachs[Note 2].

Discussions[modifier | modifier le code]

Les raisons du peuplement de l'Armorique par les Bretons sont mal connues mais s'inscrivent, selon Bernard Merdrignac[16] dans la dynamique des grandes migrations de l'antiquité tardive, elles-mêmes favorisées par les changements climatiques de l'époque : voir l'histoire de la Bretagne.

Parmi ces hypothèses, les plus courantes évoquent la colonisation de la Grande-Bretagne par les Anglo-Saxons ainsi que la pressions des Scots et des Pictes, qui aurait poussé les seigneurs Bretons insulaires et leurs clans, puis des ecclésiastiques et leurs paroissiens, à se regrouper d'abord vers les confins de leur grande île (les Cornouailles, le Pays de Galles et l'Écosse), puis à prendre la mer pour se réfugier sur le continent, notamment dans la presqu'île armoricaine, qui, de toute la Gaule romaine, était la région où la culture celtique, sinon la langue, s'était le mieux conservée[17].

D'autres hypothèses mettent en avant les liens ayant de tout temps existé entre les deux contrées et, plutôt que des vagues de migration dans l'Antiquité tardive et au début du Moyen Âge, elles évoquent un exode continu, durant de nombreux siècles, et certaines envisagent même que les Bretons actuels descendraient moins des immigrants venus de Grande-Bretagne, que de clans celtes autochtones (issus des tribus armoricaines telles que les Osismes et les Vénètes) qui n'auraient été romanisés que linguistiquement[réf. nécessaire].

Le médiéviste Ben Guy, dans un article de 2014, défend l'hypothèse selon laquelle l'émigration bretonne dans l'ouest de l'Armorique s'est étalée de la première moitié du Ve siècle à la fin du VIIe siècle, et que ce phénomène a concerné principalement les populations rurales de la cité des Durotriges, poussées à l'exil par l’effondrement de l'économie romaine et par l'avancée des Saxons de l'Ouest[18],[19].

Quelle qu'en soit la cause, le mouvement d'immigration fut facilité par la proximité culturelle des bretons insulaires avec les peuples gaulois plus ou moins romanisés, même si des conflits pour le pouvoir et les terres ont éclaté avec les autochtones, ou encore avec les Francs investis du pouvoir impérial depuis Clovis. Ce mouvement fut suffisamment important pour que dès le début du haut Moyen-Âge, cette partie de l'Armorique soit connue sous le nom de Britannia.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

L’installation des Bretons en Armorique entraîna la création de nouveaux royaumes plus ou moins légendaires (Broërec, Cornouaille, Domnonée, Léon, Poher, Porhoët, etc.), se substituant aux trois anciennes civitates des celtes autochtones (Vénètes, Osismes, Coriosolites). Les rapports de suzeraineté entre ces potentats et le Domaine gallo-romain de Syagrius puis le royaume des Francs sont mal connus, tout comme leur histoire. Il est possible qu'un proto-royaume breton ait émergé au cours du VIIe siècle sous l'impulsion de Judicaël. Les territoires bretons seront définitivement réunis au IXe siècle, par Nominoë, au sein du royaume puis Duché de Bretagne.

Religieuse[modifier | modifier le code]

Au début de la migration au Ve siècle, l'implantation du christianisme venait tout juste de commencer au nord-ouest de la péninsule alors qu'à l'est et au sud-est, l'évangélisation avait débuté dès le IIIe siècle, comme à Nantes.

Les moines bretons, marqués par le monachisme irlandais et la Règle de saint Colomban, vont alors donner un souffle nouveau à l'expansion de la religion chrétienne. Ces derniers commencent souvent par mener une vie érémitique en un lieu désert ou une île. Puis, au bout de plusieurs années de pénitence, de prière et de réflexion, certains décident d'encadrer des immigrants et les populations indigènes en créant des paroisses alors que d'autres fondent des monastères.

À cette époque, les diocèses n'existent pas encore dans cette partie de l'Armorique. Il semble qu'on confère des pouvoirs épiscopaux à certains abbés, reconnus pour leurs qualités personnelles. C'est ainsi que certains monastères deviennent plus tard des sièges d'évêchés : c'est le cas à Saint-Pol-de-Léon, à Tréguier, à Saint-Brieuc, à Saint-Malo et Dol-de-Bretagne.

Dès lors, la nouvelle organisation du territoire qui se met en place, due notamment à l'intervention de ce clergé, marque encore aujourd'hui la toponymie bretonne, notamment dans les noms commençant par les préfixes :

  • Plou-, Plo-, Ploe-, Plé-, Pleu- ou Plu- qui désignent une « paroisse ».
  • Gwik- qui désigne le bourg de la paroisse.

Le nom du moine fondateur suit souvent ces préfixes : Ploumilliau, Guimiliau.

Démographique[modifier | modifier le code]

Même s'il est difficile de quantifier ces mouvements de population, certains historiens avancent le nombre de 30 à 50 000 personnes sur une population initiale de 100 000 habitants. Les sources britanniques, notamment Nora Kershaw Chadwick, avancent des chiffres jusqu'à 10 fois supérieurs. Ces réfugiés émigraient généralement par familles ou par clans entiers (« Tud » ou « Kenedl », chaque clan étant gouverné par un « Mac’htiern ») et débarquaient en Armorique sous la conduite de leurs chefs religieux et civils. Ces familles demeuraient entre elles et tendaient à se regrouper selon leurs lieux d'origine, principalement dans des contrées restées inhabitées ou ayant été abandonnées.

Ainsi, le nord de la péninsule (notamment le Trégor) a été massivement peuplé par des gens originaires de Domnonée (actuels Devon et Somerset) au point de lui transmettre son nom. Il en va de même de la Cornouaille, massivement peuplée par les Bretons des Cornouailles britanniques tandis que les immigrants originaires de l'actuel Pays de Galles, ont plutôt peuplé le Pays de Léon et le Vannetais, l'influence des Vannetais, autant sur le plan linguistique que politique, s'étendant jusqu'au Pays nantais.

Linguistique[modifier | modifier le code]

L'arrivée des Bretons se traduisit par une « receltisation » linguistique de la péninsule où le gaulois avait quasiment disparu par la latinisation. Si toutefois le gaulois était encore parlé en Armorique à ce moment, c'était une variante proche des langues brittoniques[20] parlées par les migrants corniques, gallois ou cambriens, d'où l'hypothèse des échanges continus à travers la Manche.

Un exemple de discussions linguistiques concerne le Vannetais : selon l'hypothèse de la continuité autochtone, la population celte locale a dû rester suffisamment conséquente pour donner au breton vannetais un caractère différent des trois autres dialectes (dits « KLT ») de Cornouaille (le cornouaillais), du Léon (le léonard) et du Trégor (le trégorrois), plus proches du brittonique. D'après François Falc'hun, le vannetais serait ainsi un dialecte plus archaïque, plus proche du gaulois : les Vénètes, qui habitaient la région, dont la puissance et l'influence était reconnue jusque sous Jules César (Commentaires sur la Guerre des Gaules, III, 8.) ayant davantage imprimé leur trace sur la péninsule que les autres peuples gaulois d'Armorique, réputés moins nombreux. Mais selon Léon Fleuriot, le particularisme vannetais s'explique plutôt par l'influence du gallo-roman, qui s'était peu à peu imposé dans une région fortement romanisée[21]. Cette hypothèse est reprise par Erwan Valérie, qui voit dans les dialectes du Vannetais, de Haute Cornouaille orientale et du Goëlo la survivance d'un dialecte oriental, c'est-à-dire d'un forme de breton dialectal fortement influencée par un adstrat roman[22].

Quoi qu'il en soit, la langue bretonne apparaît dès cette période et c'est clairement une langue brittonique. Toutefois, le clergé, les rois et les princes britto-romains gardèrent la langue latine pour la liturgie et l'administration.

Sémantique[modifier | modifier le code]

La terre des Bretons était à l'origine l'île de Bretagne, en latin Britannia (avec un seul t), mais il se produisit par la suite un glissement sémantique dans la langue continentale, qui aboutit au report de ce nom de « Bretagne » sur la Gaule armoricaine, puisqu'elle était peuplée de Bretons.

Pour éviter la confusion engendrée par ce transfert, on se mit à parler sur le continent de Bretagne insulaire, ou Grande Bretagne pour l’île d’origine, et de Petite Bretagne ou de Bretagne Armorique, cette dernière appellation ayant eu pour conséquence fâcheuse de provoquer la confusion désormais ancrée dans les esprits et les écrits entre la Bretagne et l'Armorique.

En anglais moderne, le terme Britain s'emploie aussi fréquemment que Great Britain pour désigner l'île britannique, alors que la Bretagne armoricaine, autrefois dénommée « Lesser Britain » , littéralement « Moindre Bretagne », calque du Britannia Minor latin) est aujourd'hui appelée Brittany. En effet, le terme anglais Brittany (issu du latin Britannia, croisé avec Britto hypocoristique familier de Britannus[23], d'où Brittanus "breton", d'où Britta(n)ia. Cf. aussi Germania > Germany) n'a plus signifié que la Bretagne armoricaine tandis que l'anglais empruntait le terme d'ancien français Bretaigne (> Bretagne, issu également du latin Brittan(n)ia, d'où maintien du /t/ intervocalique), attesté au XIIIe siècle en moyen anglais sous la forme Bretayne, puis Britain[24] pour désigner la Grande-Bretagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une autre expérience d'archéonavigation visant à reconstituer un canot médiéval en cuir tel que ceux utilisés durant le haut moyen âge en Irlande, au Pays de Galles et en Bretagne, a pour résultat le Saint-Efflam construit par l'architecte naval François Vivier en 1997[9].
  2. Deux types de coques étaient en usage au temps des migrations bretonnes. Des navires solidement bordés, et des embarcations légères faites de peaux tendues sur une armature de lattes, étaient lestées de grosses pierres afin de tenir la mer. Certaines de ces pierres étaient spécialement creusées pour y emboîter les mâts des voiles, d'où la ressemblance avec des auges. La spéculation rationaliste qui interprète cette auge comme une pierre de lest n'est guère convaincante car les gens de l'époque connaissaient bien ce genre de procédé. Une autre confusion possible vient du fait que la peau recouvrant ces embarcations était colmatée avec une sorte de ciment végétal afin de colmater ouvertures ou déchirures, donnant l'illusion de la pierre lorsque ce ciment est séché. Enfin, l'hypothèse d'une acclimatation tardive en Bretagne du motif de la « barque de pierre » sous l'influence du légendaire de Compostelle, n'est pas exclue[13],[14].
  3. Le diable fait démâter le navire (une nef anachronique) pour empêcher l'évangélisation de l'Armorique[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Laurent, Bernard Merdrignac, Daniel Pichot, André Chédeville, Mondes de l'Ouest et villes du monde, Presses universitaires de Rennes, , p. 22.
  2. Catherine Laurent, Bernard Merdrignac, Daniel Pichot, André Chédeville, Mondes de l'Ouest et villes du monde, Presses universitaires de Rennes, .
  3. Mickaël Gendry, De l’Armorique à la Bretagne. Les Bretons et l’Armorique au haut Moyen Âge, Éditions 7 Écrit, , p. 17-18 et 49-57
  4. Bernard Merdrignac, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIème au XVème siècle, Centre régional archéologique d'Alet, , p. 32.
  5. André Chédeville, Hubert Guillotel, La Bretagne des saints et des rois, Ve-Xe siècle, Ouest France, , p. 19-24
  6. Jean-Christophe Cassard, Jean-Jacques Monnier, Toute l'histoire de Bretagne. Des origines à la fin du XXe siècle, Skol Vreizh, , p. 100.
  7. Léon Fleuriot, Les origines de la Bretagne. L'émigration, Payot, , p. 17-18.
  8. Joseph Loth, L'émigration bretonne en Armorique du Ve au VIIe siècle de notre ère, E. Baraise et cie, 1883 ; René Largillière, Les saints et l'organisation chrétienne primitive de l'Armorique bretonne, Plihon et Hommay, 1925
  9. « Le Sant Efflam est le plus grand navire de l'association Bag Ar Zent », sur https://baz.bzh/ (consulté le ).
  10. Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons, Le Seuil, , p. 103-145.
  11. Joël Cornette, op. cit., p.121
  12. Christian Yves-M. Kerboul, Les royaumes brittoniques au Très Haut Moyen Âge : Bretagne insulaire et armoricaine, Éditions du Pontig, , p. 46
  13. Bernard Merdrignac, Recherches sur l'hagiographie armoricaine du VIIème au XVème siècle, Centre régional archéologique d'Alet, , p. 66
  14. Bernard Merdrignac, « Jean-Christophe Cassard, Les Bretons et la mer au Moyen Âge. Des origines au milieu du XIVe siècle [compte-rendu] », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 106, no 4,‎ , p. 131
  15. Bernard Merdrignac, Les vies de saints bretons durant le haut Moyen Age, éditions Ouest-France, , p. 96
  16. Bernard Merdrignac, D'une Bretagne à l’autre : Les migrations bretonnes entre histoire et légendes, Presses universitaires de Rennes, 2012, 294 p., (ISBN 978-2-7535-1776-9)
  17. Philippe Guigon, Bernard Merdrignac et Pierre-Roland Giot, Les premiers Bretons d'Armorique, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 2-86847-788-7 et 978-2-86847-788-0, OCLC 470129913), p. 51
  18. (en) Ben Guy, « The Breton migration: a new synthesis », Zeitschrift für celtische Philologie, vol. 61, no 1,‎ (ISSN 1865-889X et 0084-5302, DOI 10.1515/zcph.2014.006)
  19. Patrick Galliou, Les Vénètes d'Armorique, Spézet, Coop Breizh, , 575 p. (ISBN 978-2-84346-797-4), p. 437
  20. Outre le passage du /kʷ/ indo-européen à /p/ commun au gaulois et au brittonique (opposé à son passage à /k/ en gaélique). Pierre-Yves Lambert in La langue gauloise, éditions errance 1994. p. 18-19, a identifié sur le plomb du Larzac une autre innovation commune, à savoir le passage du groupe -nm- à -nu- à l'intérieur d'un terme. En effet, le gaulois anuana est très proche du vieux gallois enuein "noms" (opposé au gaélique irlandais ainm "nom"). Léon Fleuriot parle de groupe gallo-brittonique.
  21. Léon Fleuriot, "L'importance du dialecte de Vannes pour l'étude diachronique et comparative du breton armoricain" p.159-170, in Beiträge sur Indogermanistik und Keltologie, Innsbruk, 1967.
  22. Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620, lire en ligne), p. 525-545
  23. Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne, Payot 1980. p. 52-53.
  24. T. F. Hoad, The Concise Oxford Dictionnary Of English Etymology, Oxford University Press 1993. p. 50.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]