Cléguérec

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Cléguérec
Cléguérec
La mairie.
Blason de Cléguérec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Marc Ropers
2020-2026
Code postal 56480
Code commune 56041
Démographie
Gentilé Cléguérécois, Cléguérécoise
Population
municipale
2 867 hab. (2018 en diminution de 1,55 % par rapport à 2013[1])
Densité 46 hab./km2
Population
agglomération
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 30″ nord, 3° 04′ 10″ ouest
Altitude 155 m
Min. 55 m
Max. 281 m
Superficie 62,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pontivy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web site officiel de la commune de Cléguérec

Cléguérec [klegeʁɛk] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La petite ville est la capitale du pays Chistr'per, qui doit son nom à la production locale et artisanale de poiré, c'est-à-dire de cidre de poire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cléguérec est située à 12 km au nord-ouest de Pontivy. La commune s'étend sur 6 299 ha dont 736 de bois (forêt de Quénécan). Le Blavet coule à l'est du territoire communal. Son cours sert de frontière naturelle avec la commune voisine de Neuillac. Il y dessine de larges méandres. Cette portion de la rivière correspond à un tronçon désaffecté du canal de Nantes à Brest.

Localisation de Cléguérec sur une carte des communes du Morbihan.

Au niveau géologique, le territoire de Cléguérec est situé dans le domaine centre armoricain marqué par les formations sédimentaires déposées à l'ère primaire. Celles-ci sont transformées par le métamorphisme général ainsi que localement au contact du granité. Ce sont des grès, des quartzites et des schistes durs qui donnent au paysage un certain relief. Le point culminant de la commune est le Breuil du Chêne, 281 mètres, une crête rocheuse formée de rochers de grès et de quartzite propice à la pratique de l'escalade[2].

Le schiste trémadocien bleu pâle de Cléguérec a été naguère exploité dans plusieurs carrières ouvertes près de Boduic en Cléguérec. Roche « d'une originalité exceptionnelle en Bretagne, par sa teinte bleu pâle avec une légère nuance gris-verdâtre, à linéation accusée », elle est « essentiellement composée de quartz et de muscovite, avec chlorite subordonnée, souvent criblée de minuscules cristaux de chloritoïde ». Elle a été recherché pour la sculpture et l'habitat au-delà de limites du terroir de Cléguérec : de beaux exemples d'utilisation sont observables (manoir du Correc en Saint-Gelven, Forges des Salles à Perret)[3].

Calvaire situé au sommet du Breuil du Chêne (289 mètres), point culminant de la forêt de Quénécan.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 045 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pontivy », sur la commune de Pontivy, mise en service en 1968[10] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 968,4 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952 et à 45 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[14], à 12 °C pour 1981-2010[15], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cléguérec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[17],[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontivy, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). Le nord du territoire appartient au massif forestier de Quénécan, parfois surnommé « la Petite Suisse » en raison de son paysage boisé et vallonné, tandis que le reste du territoire appartient au bassin agricole de Pontivy, parfois surnommé la « Petite Beauce », une vaste plaine s'étendant au nord, à l'est et au sud de cette ville voué à l'agriculture intensive et caractérisé par la présence de grandes parcelles de céréales[22].

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,9 % 122
Terres arables hors périmètres d'irrigation 64,2 % 4051
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,8 % 48
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 15,8 % 995
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,7 % 234
Forêts de feuillus 6,6 % 418
Forêts de conifères 3,0 % 189
Forêts mélangées 3,0 % 189
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,0 % 64
Source : Corine Land Cover[23]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Klegereg.

Il existe différentes hypothèses concernant l'origine du nom. Il pourrait venir de kleger, qui signifie rocher en gallois. Le sol de Cléguérec est effectivement très rocheux. Le nom de la commune pourrait aussi dériver du saint patron de l'église commuale, saint Guérec, un saint thaumaturge venu du Pays de Galles.

Cléguerec est un lieu caractérisé par de nombreuses crêtes rocheuses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'Histoire de Cléguérec remonte au néolithique tardif. On a retrouvé une allée couverte de plus de 20 mètres de long au lieu-dit de Bot-er-mohed datant de 3000 avant notre ère. Nommée « chambre des nains » (kambr an torriganed), il s'agirait sans doute d'une chambre funéraire. Une autre allée couverte de douze mètres de long, appelée « maison des nains » (Ti an torriganed) s'élève entre les hameaux de Bot-er-Barz et du Gouvello. Deux ou trois menhirs se dressent dans la région de Cléguérec, dans la forêt de Quénécan[24].

La découverte d'un certain nombre d'outils, tels que des haches en bronze, atteste également la présence de tribus armoricaines avant la venue des Celtes.

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Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur la commune on a également retrouvé des traces d'habitat romain.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La première mention de la commune a été retrouvée dans un cartulaire de l'abbaye de Redon de 871. Le traité mentionnant le nom de "klegeruc", règle un litige territorial entre les moines de l'abbaye et le vicomte de Porhoët, nommé Alfrit, un seigneur local. Ses terres s'étendaient sur une grande partie de la Bretagne centrale. Le litige aurait été réglé par le roi Nominoë ou Salomon.

Au XIIe siècle, le vicomte de Porhoët donne à son frère Alain la partie ouest de son comté. C'est la naissance du comté des Rohan, qui a une importance primordiale dans la Bretagne d'Ancien Régime. Du XIIe siècle jusqu'à la Révolution, Cléguérec dépendait donc du comte de Rohan. La commune était divisée en 20 seigneuries, comme en attestent encore aujourd'hui la présence de nombreux manoirs. La commune était également une paroisse-mère, dont dépendaient deux chapelles tréviales : celle de Saint-Aignan et celle de Sainte-Brigitte, aujourd'hui indépendante.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

« Il y avait tout un groupe de paroisses, entre la chaîne du Mené et les Montagnes Noires, dont les principales étaient Bothoa, Laniscat, Cléguérec (soit 15 000 à 20 000 âmes) qui depuis dix ans ne payaient ni dixièmes ni capitation : c'est contre ces paroisses que marcha [en juillet 1719] le régiment de Champagne »[25].

Révolution française[modifier | modifier le code]

A la Révolution, Cléguérec est nommé chef-lieu de canton. Cette nomination atteste de l'importance relative de la commune et de son influence sur la région. Elle est restée chef-lieu de canton jusqu'en 2014, lors du redécoupage cantonal.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , une importante météorite nommée Keranroué s'est écrasée dans un champ au village de Keranroué, près du lavoir. Le lendemain, les habitants ont retiré d'un trou de 1,10 mètre de profondeur et 1,80 mètre de diamètre une pierre d'aspect noirâtre, d'entre 40 et 50 kg. Ils la brisèrent espérant y trouver des métaux précieux. Deux jours plus tard, M. Pobéguin, percepteur à Cléguérec, rapporte un morceau de 16,5 kg. Le surlendemain, le Comte de Limur, membre de la Société polymathique du Morbihan, note des témoignages rapportant la peur des habitants, qui brisèrent immédiatement la météorite. Le trou fait par le « bolide » avait une profondeur d'environ 1 mètre[26].

Aujourd'hui, la commune possède 38 grammes de cet aérolite (une chondrite), le reste ayant été distribué dans toute l'Europe (Paris, Londres au British Museum, Stockholm, Vienne, Rome, Vatican, musée de Troyes, château de Wassy...).

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Des Cléguérécois furent résistants : par exemple, selon un témoignage, « un détenu de Cléguérec était tabassé tous les jours. On voulait lui faire avouer des choses qu'il n'avait pas faites. Quelle leçon de courage il nous a donnée ! Il s'appelait Jérome Frabulet[27]. Un soir ils lui ont attaché les mains derrière le dos, entravé les jambes, puis ils lui ont mis une ficelle autour des parties [génitales], l'ont tortillée avec une pointe. Les organes génitaux sont devenus noirs »[28].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason ville fr Cléguérec (Morbihan).svg

Les armoiries de Cléguérec se blasonnent ainsi :

D’azur au chevron d’or chargé de trois mouchetures d’hermine de sable, accompagné en chef à dextre d’un rencontre de cerf, à senestre d’un poirier, et en pointe de quatre macles en sautoir, le tout d’or.
Conc. P. Le Denmat.

Ce blason a été créé en 1983 par Pierre Le Denmat et déposé en 1987 à la commission nationale d'héraldique. Le cerf est une référence à la forêt de Quénécan. Le poirier rappelle la production traditionnelle de poiré. Les hermines rappellent la Bretagne. Le fond azur est référence au blason des seigneurs de la Boulaye de Cléguérec. Les mâcles sont ceux présents sur le blason des Rohan (de gueule au neuf mâcles d'or).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1983 Pierre Le Clainche   Directeur d'école
mars 1983 mars 2008 Jean Le Lu RPR-UMP Agriculteur
Conseiller général (1982-1994 puis 2001-2008)
mars 2008
Réélu en 2014 et 2020[29]
En cours Marc Ropers DVG Conseiller commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2018, la commune comptait 2 867 habitants[Note 6], en diminution de 1,55 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5953 7933 3033 2103 7003 6593 4343 6993 850
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5793 4423 4703 3353 4653 3603 5863 6173 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6083 6333 6703 4913 5043 4233 4053 4773 111
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 0132 8122 6792 7172 7162 7492 7802 8802 909
2018 - - - - - - - -
2 867--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le .

À la rentrée 2017, 33 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique[34].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Guérec.

L'église Saint-Guérec (1843-1846) remplace un édifice plus ancien. L'on y a trouvé en 1982, sous l'autel latéral, les ossements des anciens seigneurs de Lenvos et Bot-er-Bartz.

La place centrale contient :

  • Le monument à Joseph Pobéguin. Natif de Cléguérec, Joseph Pobéguin fait partie de la mission Flatters en 1880, en tant que maréchal des logis. La mission Flatters avait pour but de reconnaître un terrain dans le Sahara, en vue de la construction d'un chemin de fer reliant l'Algérie au Sénégal. C'est un échec total : la mission est attaquée par les Touaregs ; les membres de celle-ci qui ne furent pas tués meurent de soif dans le désert début 1881.
Reproduction de la statue de la Liberté.

De nombreuses chapelles entourent la commune :

  • La chapelle de la Trinité, datant des XVe et XVIe siècles. Y figurent des sculptures grossières en granit. Elle contient un retable en bois d 1594, représentant l'arbre de Jessé. Un autre retable du XVIe siècle montre le Père Éternel tenant le corps de son fils supplicié, tandis que plane la colombe du Saint-Esprit. En plus sont présentes dans la chapelle différentes statues de saints, locaux ou universels. En contre-bas de la chapelle se trouve une fontaine classée depuis 1926. Elle date du XVIe siècle et est de style gothique flamboyant. Elle comporte trois bassins, dédiés à La Trinité, à saint Mathurin et à Notre-Dame de la Clarté.
  • La chapelle Saint-Molvan au lieu-dit de Porhors, construite en pierres d'appareil granite de Pontivy et en moellons schisto-gréseux du Briovérien[35]. Rebâtie en 1693, elle est dédiée à Saint-Molvan depuis des siècles. La tombe du saint patron se trouve dans la nef. On trouve également quatre statues, Notre-Dame de bon secours, Saint-Molvan, Saint-Vincent et Saint-Pierre.
  • La chapelle de Locmaria au lieu-dit du même nom. Les fondations de la chapelle doivent dater des premiers temps du christianisme. Elle a été rebâtie en 1787 - 1788 sous l'impulsion du comte de Kergariou, seigneur de Beauregard. Le lieu est consacré à la Vierge depuis le Moyen-Age. Cinq statues se trouvent dans la chapelle : La Vierge à l'Enfant, la Vierge de la Pitié, Saint-Eutrope, Saint-Nicolas et un saint évêque.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste au Pontoir. Elle date peut-être du XVe siècle. Elle a été restauré dans les années 1655, puis dans les années 1980 - 1990. Un jubé représente le Christ en croix. On trouve en plus deux statues de Saint-Jean-Baptiste, une Pieta, un saint abbé, un saint évêque et sainte Marguerite.
  • La chapelle de La Madeleine à Bot-er-mohed. Située à la lisière de la forêt, elle a été rebâtie en 1921 sur un édifice plus ancien. Elle marque le début du chemin de croix du Breuil, qui va jusqu'à la crête du Breuil située à 281 mètre d'altitude. On y trouve sept statues : Sainte-Madeleine, Sainte-Catherine, Saint-Guillaume, Saint-Bieuzy, Saint-Hervé, Saint-Barthélémy et le Christ en croix.
  • La chapelle Saint-André à Langlo. La chapelle actuelle date du XVe siècle et se trouve au bord du Blavet. On y trouve une magnifique Vierge à la poire, symbole du pays de Clégéurec, pays du Chistr-Per (poiré). En plus se trouvent une statue de Saint-André, deux Vierge à l'enfant, Saint-Armel et Saint-Nicodème.
  • La chapelle Sainte-Anne à Boduic. Auparavant sous le patronage de saint Jacques le majeur, elle date du XVe siècle. Elle était le lieu du pardon le plus important de Cléguérec. Lors de la procession, une relique de sainte Anne, offerte en 1877 par un prêtre cléguérecois, est portée dans une châsse de bois. Guillotin de Corson fait état de 3 000 personnes au pardon en 1898. On trouve une statue de saint Jacques le Majeur, Sainte Anne, le Christ, Saint Antoine, Saint Étienne et trois autres statues dans le transept sud, pas clairement identifiées.
  • La chapelle Saint-Gildas à Loqueltas.

Une trentaine de calvaires sont recensés sur la commune. Entre le schiste de Boduic et le granit de Kerbédic, la pierre est travaillée depuis des millénaires sur la commune. On trouve ces calvaires à la croisée de chemins, au bord des fossés, dans des villages ou même en pleine campagne. Le plus ancien est celui près de la chapelle Saint-Molvan à Porhors. À l'origine, c'était un petit menhir, une stèle de l'époque gauloise. Elle a été christianisée par la sculpture d'une croix pattée, sans doute à l'arrivée de moines évangélisateurs. Au centre-bourg, à l'emplacement de l'ancien cimetière, s'élève un calvaire du XVIIe siècle. Démonté en 1854, à l'occasion du déplacement du cimetière, il a été remisé au fond du cimetière. Il a été remonté à Landaul. Il a retrouvé sa place à Cléguérec dans les années 1990. Le plus récent des calvaires est celui situé au Breuil du chêne. Le Christ de mission en bronze date de 1962.

À proximité de Cléguérec, dans la forêt de Quénécan, se trouve le lac de Guerlédan et à Saint-Aignan, un musée de l'électricité. L'étang du Pontoir est aménagé.

Occasionnellement, les communes entourant Pontivy et Cléguérec ouvrent les portes de leurs chapelles dans le cadre des expositions « L'art dans les Chapelles », qui y proposent des expositions d'art contemporain.

Quelques sites historiques : l'allée couverte de Bod-er-Mohed, l'abbaye Notre-Dame de Bon-Repos, le château de Beauregard.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Industrie agro-alimentaire des « Moulins de Saint-Armel » (80 salariés), Zone industrielle de Bann er Lann (PME agricoles et du bâtiment), fabrication de glace par l'entreprise "Terres bleues".
  • Fabrication artisanale du poiré « CHISTR - PER » par Rémi Le Beller.
  • Festival annuel au mois de mai : Festival an Arwen (festival de « Kleg »), avec trois jours de fêtes bien arrosées pour des milliers de festivaliers. En 2005 et 2006, il célébrait les bombardes et ses variantes à travers les continents. Maintenant le festival se nomme Bombardes & Compagnie.

Bâtiments publics et services[modifier | modifier le code]

  • Stade omnisports (trois terrains, un terrain de tennis, une salle), une salle polyvalente, deux écoles primaires (public/privé), une garderie, une mairie, un centre de secours et d'interventions, une bibliothèque (une nouvelle bibliothèque associée à un centre informatique), une cantine, une pharmacie, un point touristique en été, une déchèterie et autres, un hôtel, une pompe essence.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Pobéguin, maréchal des logis au 3e régiment de spahis algériens, membre de la mission transsaharienne Flatters, mort en 1881.
  • Monseigneur Jean-Marie Jan (1875-1972), évêque missionnaire en Haïti à Cap-Haïtien, de 1929 à 1953. Il fut également auteur de nombreuses publications[36].
  • Monseigneur Joseph Madec (1923-2013), nommé évêque de Fréjus-Toulon par le pape Jean-Paul II le 8 février 1983. Il vivait à Cléguérec depuis sa retraite en 2000.
  • Jean Dacquay (1927-2014) coureur cycliste français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. données officielles 2006 sur le site de l'Insee
  2. Cléguérec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  3. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88,‎ , p. 7.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 16 juillet 2021)
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 16 juillet 2021)
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le 16 juillet 2021)
  10. « Station Météo-France Pontivy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 16 juillet 2021)
  11. « Orthodromie entre Cléguérec et Pontivy », sur fr.distance.to (consulté le 16 juillet 2021).
  12. « Station Météo-France Pontivy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 16 juillet 2021).
  13. « Orthodromie entre Cléguérec et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le 16 juillet 2021).
  14. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  15. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  16. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 16 juillet 2021)
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 31 mars 2021).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 31 mars 2021).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pontivy », sur insee.fr (consulté le 31 mars 2021).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 31 mars 2021).
  22. « Le pays de Pontivy est constitué de 4 unités paysagères » (consulté le 14 mai 2021)
  23. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le 20 avril 2021).
  24. Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles, J. Laffitte, , p. 14.
  25. Arthur Le Moyne de La Borderie, "La Bretagne aux temps modernes, 1491-1789 : résumé du cours d'histoire professé à la Faculté des lettres de Rennes, en 1893-1894", 1894, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784070s/f198.image.r=Bothoa?rk=1008588;4
  26. Comté de Limur, "Comptes-rendus des séances de l'académie des Sciences, janvier-juin 1869.
  27. Jérôme Frabulet, né le à Cléguérec, membre des Francs-Tireurs et Partisans depuis octobre 1943, arrêté le à Cléguérec, emprisonné au fort de Penthièvre, où il est condamné à mort par une cour martiale allemande le et fusillé dans la citadelle de Port-Louis où son corps fut retrouvé parmi 69 autres le , voir http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article190603
  28. Cité par Joseph Olivier, Christian Perron et Yannick Perron, "Résistances et maquis en Centre Bretagne", Liv'éditions, 1997, (ISBN 2-910781-56-9).
  29. « Marc Ropers réélu maire à Cléguérec », sur Le Télégramme, (consulté le 24 mai 2020).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  34. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  35. Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88,‎ , p. 18.
  36. Église catholique d'Haïti : Évêques défunts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Danigo, Églises et chapelles du canton de Cléguérec, Vannes, Association pour la sauvegarde des objets d'art religieux du Morbihan, 1980, 120 p.
  • Images du patrimoine : Canton de Cléguérec, Morbihan, éditions URSA, 1986, 32 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]