Lycée Émile-Zola de Rennes

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Lycée Émile-Zola
Image illustrative de l'article Lycée Émile-Zola de Rennes
Entrée principale du lycée
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Rennes
Coordonnées 48° 06′ 31″ N 1° 40′ 29″ O / 48.10861111, -1.6747222248° 06′ 31″ Nord 1° 40′ 29″ Ouest / 48.10861111, -1.67472222  
Adresse 2, avenue Jean-Janvier
35310 Rennes
Cadre éducatif
Proviseur Jean Desmares
Proviseur-adjoint Annie-France Louyer
Principal-adjoint Michael Raigneau
Formation Collège
Lycée général (S, ES et L)
Localisation

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Le lycée Émile-Zola est un établissement public d'enseignement secondaire de Rennes, situé avenue Janvier. C'est l'un des neuf premiers lycées français, créés en 1802. Il ouvre en 1803, succédant, sur le même site, au collège municipal et royal Saint-Thomas-Becket et à l'école centrale d'Ille-et-Vilaine.

Deux événements le rendent célèbre. De 1881 à 1891, il est le creuset où s'élabore un personnage qui va devenir le Père Ubu. Et, en 1899, il abrite le second procès d'Alfred Dreyfus.

Il n'est désigné d'abord que comme « lycée de Rennes » (« collège royal », sous la Restauration et la monarchie de Juillet), puis comme « lycée de garçons », puis comme « lycée central ». De 1961 à 1968, il s'appelle lycée François-René-de-Chateaubriand, puis Chateaubriand. Il reste sans nom durant trois ans, et devient en 1971 le lycée Émile-Zola.

Il constitue aujourd'hui la cité scolaire Émile-Zola, qui comprend un collège et un lycée général.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'école de la rive droite[modifier | modifier le code]

En 1035, l'évêque Guérin ouvre à Rennes une maison d'école (dite plus tard « vieille école »), sur la rive droite de la Vilaine, en haut de l'actuelle rue des Dames, face à la trésorerie de la cathédrale[1]. En 1239, au moment des persécutions de Jean le Roux contre les Juifs, la synagogue (située entre la porte mordelaise et l'actuelle place de la Trinité[n. 1]) est désaffectée. L'école s'y installe au début du XIVe siècle. Elle se partage en « petites écoles » et « grandes écoles » (enseignement primaire et enseignement secondaire). Les locaux sont abandonnés en 1494[2], lorsque la municipalité fait construire une nouvelle maison d'école sur l'emplacement de l'hôtel de la vieille monnaie[3].

Le collège de Rennes[modifier | modifier le code]

façade d'un édifice religieux
L'ancienne chapelle du XVIIe siècle, aujourd'hui église paroissiale Toussaints.

Peu après l'acte d'Union, vers 1534, la communauté de ville acquiert rive gauche, sur l'emplacement qui est aujourd'hui celui du lycée Émile-Zola, les bâtiments de Saint-Thomas, un prieuré du XIe siècle devenu hôpital au XVe[4]. Elle y transfère la maison d'école, qui prend alors le nom de collège Saint-Thomas-Becket[5] (quant au bâtiment de la rive droite, il devient la « maison commune », le premier hôtel de ville[6]). François Ier fait de Saint-Thomas un collège royal. L'établissement a, pendant plus d'un siècle, le monopole de l'enseignement secondaire en Bretagne[5],[7]. Il est en grande partie reconstruit au milieu du XVIe siècle[4].

En 1604, la ville de Rennes et le roi Henri IV confient l'enseignement dans leur collège aux jésuites. L'établissement ne devient pas pour autant un collège de jésuites. Il reste municipal et royal : le Conseil du roi prend les décisions, la ville reste tutrice.

Les jésuites refusent d'ouvrir un internat. Les élèves pénètrent dans l'établissement par la rue Saint-Thomas, au débouché de la rue au Duc. De part et d'autre de l'entrée se dressent les deux chapelles du collège (aujourd'hui disparues) : Saint-Thomas et Saint-Marc[8]. De 1624 à 1651, la ville fait construire une chapelle plus grande, plus à l'ouest, sur les plans de trois frères jésuites[9]. Dédiée à saint Ignace de Loyola et à saint François Xavier[10], elle est parfois désignée dans les sources comme « église du collège[11] », « chapelle des Messieurs[12] » ou « chapelle Saint-Thomas[13] ».

Au XVIIIe siècle, le collège et ses dépendances forment un ensemble très important, dont on ignore cependant le nombre d'élèves. Les estimations vont de 1 500 à 2 500[14]. Au XVIIIe siècle, en France, les jésuites subissent nombre d'attaques de la part des jansénistes gallicans et parlementaires, puis de celle des philosophes de l’Encyclopédie. À Rennes, les critiques se concentrent sur le contenu de leur enseignement. En 1762, le Parlement de Bretagne les fait expulser du collège[15], décide d'une nouvelle organisation de l'établissement et recrute de nouveaux professeurs (pour la plupart prêtres séculiers). L'année suivante, un édit royal met en place un « bureau d'administration » présidé par l'évêque de Rennes. Mais l'influence du Parlement et celle de l'évêque vont s'affaiblir et, de plus en plus, le collège va dépendre de la ville et du pouvoir royal[16]. En 1781 et 1782, François-René de Chateaubriand est élève du collège, comme il le raconte dans les Mémoires d'outre-tombe[17].

Survient la Révolution. En 1791, la municipalité (élue l'année précédente) prend le contrôle du collège. Les professeurs ecclésiastiques refusent de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Ils partent. De nouveaux professeurs sont recrutés. L'enseignement est réformé. Une chaire de mathématiques est créée[18]. Mais, asphyxié par des mesures fiscales, le collège connaît de graves difficultés financières. Le nombre des professeurs et des élèves s'amenuise. Les locaux nécessiteraient une remise en état[19].

L'école centrale d'Ille-et-Vilaine[modifier | modifier le code]

En 1795, conformément au plan de la Convention pour l'instruction publique, les collèges sont remplacés par des « écoles centrales ». Le rôle de ces nouveaux établissements est d'introduire les sciences dans l'enseignement — notamment la physique expérimentale et la chimie[20]. Le collège de Rennes devient cette année-là « école centrale d'Ille-et-Vilaine »[21].

Le lycée[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les écoles centrales sont supprimées le (11 floréal an X), sous le consulat de Bonaparte, en même temps que sont créés les neuf premiers lycées français, ceux de Besançon, de Bordeaux, de Douai, de Lyon, de Marseille, de Moulins, de Rennes, de Rouen et de Strasbourg[22]. À Rennes, on décide de garder le site de l’école centrale. Celle-ci, par mesure transitoire, peut continuer de fonctionner, tandis que ses locaux font l'objet d'importants travaux. Elle devient donc un lycée, qui est inauguré le [23]. Les lycées se distinguent des écoles centrales par le régime de l'internat. Ils accueillent des élèves payant leur scolarité, mais aussi des boursiers[24]. Le lycée de Rennes reçoit 150 élèves, issus des cinq écoles centrales de Bretagne[7]. La même année, la chapelle devient l'église paroissiale Toussaints. Cet édifice baroque, à l'angle nord-ouest du lycée[25],[26], est aujourd'hui tout ce qui subsiste de l'ancien collège[27].

Plan du lycée impérial en 1859 : distribution des étages

Le premier proviseur est Aubin Delarue, qui occupe le poste jusqu'en 1813[28],[29]. Le lycée de Rennes reste le seul de Bretagne jusqu'en 1808, année où s'ouvrent le lycée de Nantes et celui de Pontivy. Et il va rester assez longtemps encore le seul lycée d'Ille-et-Vilaine, le département constituant sa zone de recrutement[30]. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, il s'appelle « collège royal »[31] ; Victor Puiseux y enseigne les mathématiques[32] de 1842 à 1845. À la fin de la monarchie de Juillet, les bâtiments sont jugés vétustes et dangereux. La construction d'un nouvel établissement est envisagée[33].

édifice religieux
La chapelle du XIXe siècle. Elle abrite aujourd'hui un CDI et une salle de conférence.

Sous le Second Empire, le lycée devient le « lycée impérial de Rennes ». En 1859, Jean-Baptiste Martenot, architecte municipal, propose un projet de rénovation, qui est accepté. C'est à Martenot que l'on doit la physionomie actuelle du lycée, où s'affichent majoritairement la brique et le tuffeau. Au contraire des vieux bâtiments du collège orientés vers les rues Saint-Thomas et Vasselot, le lycée de Martenot ouvre sur la toute nouvelle avenue qui mène à la gare, symbole de modernité (le chemin de fer est arrivé à Rennes en 1857)[34]. Le bâtiment principal est daté de 1863[35]. Une nouvelle chapelle est prévue dès les débuts. Elle ne voit le jour qu'après la guerre de 1870, sous la Troisième République : elle est édifiée de 1877 à 1879, à l'angle sud-est du lycée, c'est-à-dire à l'opposé de l'ancienne chapelle. Et les vieux bâtiments du collège Saint-Thomas sont rasés en 1883[27], pour laisser place à de nouveaux. En tout, les travaux s'étendent sur près de 40 ans[36].

Dans l'enceinte de l'établissement se trouve un petit lycée, où des professeurs spéciaux dispensent un enseignement élémentaire, de la onzième à la septième (du CP au CM2). Payant (comme le lycée), il est réservé à des privilégiés, aux fils de notables, de bourgeois, aux enfants destinés au lycée et à l'université[37]. On voit encore la porte de ce petit lycée rue du Capitaine-Alfred-Dreyfus, à côté de l'ancienne chapelle du XVIIe siècle.

En 1881, un professeur de physique, Félix-Frédéric Hébert, vient finir sa carrière au lycée. Instruit, mais faible, jugé réactionnaire et pittoresque, il est tourné en dérision, chahuté de façon grandiose et lourdement brocardé. En 1885, l'élève Charles Morin se fait le collecteur de tous les chants et saynètes alimentant la geste de ce personnage. Charles et son jeune frère Henri sont eux-mêmes les auteurs d'un drame en cinq actes, Les Polonais, qui narre les hauts-faits du « père Ébé »[38]. En 1888, Alfred Jarry, âgé de 15 ans, arrive au lycée, dans la classe d'Henri Morin. Ensemble, ils remanient la pièce. De 1888 à 1890, chez eux, pour leurs camarades, ils donnent à diverses reprises Les Polonais en théâtre de marionnettes, puis en théâtre d'ombres[39]. En 1891, à Paris, Jarry remanie encore la pièce. Le père Ébé devient le Père Ubu, et Les Polonais devient Ubu roi[35],[40].

En 1899, diverses raisons peuvent présider au choix de Rennes pour théâtre du deuxième procès d'Alfred Dreyfus

  • Dreyfus arrive de l'île du Diable : pour limiter les risques liés au transfert, on choisit un lieu proche du Port-Haliguen, le point de débarquement.
  • Rennes est le siège du 10e corps d'armée : elle dispose donc d'un conseil de guerre.
  • La ville est éloignée de Paris.
  • La population est réputée calme.
  • Des voies larges permettent de réprimer d'éventuels troubles[41]

Le procès doit se dérouler dans la manutention militaire, qui se trouve dans la même enceinte que la prison militaire où est détenu Dreyfus[42]. Mais les locaux de la manutention se révèlent trop exigus, tandis que le lycée, juste en face, dispose depuis peu d'une spacieuse salle des fêtes : Dreyfus n'ayant que l'avenue à traverser pour se rendre aux audiences, les risques de débordements, là encore, seraient limités[43]. Le procès se tient donc dans la salle des fêtes du lycée de Rennes, du 7 août au . Un monument rappelant l'événement, jadis dressé dans l'établissement et visible de l'avenue Janvier, se trouve aujourd'hui au musée de Bretagne.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1906, la ville est dotée d'un lycée de filles[44]. Aussi le « lycée de Rennes » devient-il le « lycée de garçons »[45].

En 1928, l'externat devient gratuit dans les lycées. Les effectifs ne vont cesser de croître[46]. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à l'étroit, le lycée ne peut obtenir de voir son périmètre étendu au terrain d'une caserne voisine, détruite par les bombardements. Dès lors, plane sur lui une menace de fermeture[47]. À la fin des années 1950, l'enseignement se massifie en France et les baby boomers accèdent aux études secondaires. La hausse des effectifs entamée en 1928 se poursuit. C'est « l'explosion scolaire[48] ». En 1960, le lycée compte près de 1 500 élèves[49].

La même année, du fait de la multiplication des collèges et des lycées à Rennes, on cherche un nom pour le vénérable établissement, alors appelé « lycée central » (de son nom officiel) ou « lycée de l'avenue Janvier » (de son nom d'usage)[45]. En juin 1961[50], il devient lycée François-René-de-Chateaubriand, puis Chateaubriand, en hommage à celui qui a étudié là, au temps du collège Saint-Thomas[47].

En 1962, l'annexe du quartier Bréquigny acquiert son autonomie[49]. La même année, un nouveau proviseur arrive au lycée de l'avenue Janvier : Gabriel Boucé[50].

Le lycée est pourvu d'une annexe dans la zone des Gayeulles, en périphérie nord-est. En 1967, elle accueille « un embryon de second cycle » et les classes préparatoires non scientifiques du lycée de l'avenue Janvier (affectation décidée en 1960)[50]. Mais, en 1968, un événement ubuesque suscite une émotion considérable. Le proviseur Boucé s'investit dans une lutte visant à obtenir que le nom du lycée soit transféré à l'annexe des Gayeulles lorsque celle-ci deviendra lycée, à la rentrée suivante[50]. Le 25 avril, le conseil municipal décide que le transfert des classes préparatoires impose le transfert du nom[50]. À la rentrée de septembre, Gabriel Boucé part en emportant le nom du lycée[47],[51],[52]. Il est en effet nommé proviseur du nouvel établissement, et il donne au lycée des Gayeulles le nom de Chateaubriand. Le lycée du centre-ville reste privé de nom pendant trois ans. Plusieurs propositions — notamment « Alfred-Jarry » et « Alfred-Dreyfus » — sont rejetées[53]. C'est en 1971 que le lycée prend le nom d'Émile Zola, en mémoire du « J'accuse...! » écrit pour défendre Alfred Dreyfus[35].

Au tournant des années 1970, la mixité s'installe peu à peu. Dès 1970, une enquête révèle que l'état des locaux (« en voie de délabrement[54] ») inquiète la communauté du lycée. En 1972, un crédit doit être débloqué pour une rénovation[55]. En 1973, la commission de la carte scolaire prévoit un crédit. Le ministère entérine la décision. En juin, malgré l'intervention du préfet, la municipalité ne signe pas la convention[56]. Il se murmure qu'elle entend disposer des locaux[55]. Le , la vérité se fait jour : la municipalité et l'inspection académique décident de supprimer le lycée, en maintenant le collège. Syndicats et associations se mobilisent. Dans cette action, Yves Nicol, professeur de mathématiques, joue un rôle déterminant[57]. Le 17 novembre, on apprend à la préfecture que collège et lycée sont maintenus, et que le crédit pour les travaux est accordé. Ce n'est pourtant que le qu'une première tranche est débloquée[56].

Le lycée paraît sauvé. Mais quand un nouveau proviseur arrive en juillet, son prédécesseur lui confie que la réalité est tout autre : d'une part, le coût de la rénovation est jugé trop élevé ; d'autre part, un lycée va être construit prochainement dans le sud de la ville, à La Poterie. Le lycée Émile-Zola est donc condamné à fermer dans deux ou trois ans. Seul le collège subsistera, et la municipalité pourra disposer du bâtiment principal[58]. À nouveau, toutes les énergies se mobilisent. Le lycée ne ferme pas. Mais, quand les premiers travaux de rénovation prennent fin, le conseil régional refuse d'en financer d'autres[58].

Le lycée se spécialise dans l'enseignement des langues. Le chinois fait son apparition en septembre 1979[59]. Des classes européennes en allemand, espagnol et anglais sont ouvertes[54].

C'est en 1995 qu'une véritable remise en état des locaux est entreprise[56]. Il s'agit d'abord de rénover et de sécuriser les bâtiments. Puis l'opération se transforme en une réhabilitation complète du patrimoine architectural. Façades et couvertures sont restaurées. Des espaces sont reconvertis[60]. Un restaurant est aménagé sous la cour des grands, recevant la lumière par de larges verrières[61]. Dans la chapelle désaffectée, un CDI et une salle de conférence sont aménagés[62]. La salle de physique où tentait d'enseigner le malheureux Félix-Frédéric Hébert est remise — dans la mesure du possible — en son état de la fin du XIXe siècle[63]. La salle des fêtes où se tint le procès du capitaine Dreyfus, plusieurs fois remaniée, est maintenant une salle de sport. À l'extérieur, rue Toullier, près de l'entrée qu'empruntaient les journalistes et le public, une plaque commémore l'événement[64]. Enfin, un espace patrimonial est créé pour mettre en valeur les collections scientifiques du lycée : instruments de physique servant à l'enseignement et livres anciens[35].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

entrée du lycée
Le lycée, en 2004.

L'établissement constitue aujourd'hui la cité scolaire Émile-Zola, qui comprend un collège et un lycée général (séries L, ES et S-SVT[65]). À la rentrée 2014, la cité scolaire accueille plus de 1 500 élèves, de la 6e à la terminale[66].

Langues enseignées[modifier | modifier le code]

  • Anglais : section européenne
  • Espagnol : section européenne
  • Allemand : section européenne
  • Chinois : section internationale
  • Turc
  • Italien
  • Latin
  • Grec

Quelques anciens élèves[modifier | modifier le code]

Collège Saint-Thomas[modifier | modifier le code]

École centrale[modifier | modifier le code]

Pierre Jean Robiquet (1780-1840), chimiste. Il a contribué à la découverte des acides aminés[75].

Lycée (1803-1814)[modifier | modifier le code]

Collège royal[modifier | modifier le code]

Lycée (depuis 1848)[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'Amélycor (Association pour la mémoire du lycée et du collège de Rennes), fondée en 1995, a pour vocation d'inventorier, de sauvegarder, de restaurer et de mettre en valeur le patrimoine de l'établissement, patrimoine « architectural, historique, artistique, scientifique et intellectuel ». Elle publie un bulletin et des livres, produit des films et organise des conférences[94],[95].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans ce qui sera de 1455 à 1720 la rue de la Cordonnerie, aujourd'hui rue de la Monnaie. Paul Banéat, op. cit., p. 325 et 353.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Banéat, Le Vieux Rennes, FERN, 1972, p. 353. Là, où était l'école, se dresse aujourd'hui, au n° 19 de la rue des Dames, l'hôtel de la Bellangerais.
  2. Paul Banéat, op. cit., p. 353 et 354.
  3. Là, où se trouve aujourd'hui le mess des officiers (hôtel d'artillerie), au n° 26 de la rue de la Monnaie. Roger Blond, Rennes du temps passé, Brest, Cité, 1971, p. 103.
  4. a et b Paul Banéat, op. cit., p. 251.
  5. a et b Paul Fabre, « Le collège jusqu'en 1762 », in Amelycor, Zola : le « lycée de Rennes » dans l'histoire, Rennes, Apogée, 2003, p. 10.
  6. Paul Banéat, op. cit., p. 353 et 355.
  7. a et b Burguin et Léraud 2012, p. 606
  8. Paul Fabre, op. cit., p. 12 et 13.
  9. Bergot 1973, p. 19 et 29
  10. « GG 285 Archives anciennes », sur archives.rennes.fr. Paul Fabre, op. cit., p. 14.
  11. Paul Fabre, op. cit., p. 13.
  12. Les jésuites la mettent à la disposition de la congrégation des Messieurs, qui accueille nobles, grands bourgeois et maîtres orfèvres de la ville. Xavier Ferrieu, Histoire de Rennes, sur /books.google.fr, Gisserot, 2004, p. 47.
  13. François Manet, Essai topographique, historique et statistique sur la ville de Rennes, sur books.google.fr, Rennes, Vatar, Moliex et Blouet ; Saint-Malo, Caruel et Macé, 1838, p. 91. Véronique Orain, Isabelle Barbedor, « Chapelle Saint-Thomas, actuellement église paroissiale Toussaints », sur patrimoine.region-bretagne.fr, 1999. Cette grande chapelle, devenue l'église paroissiale Toussaints, ne doit pas être confondue avec la petite chapelle Saint-Thomas, aujourd'hui disparue, qui donnait sur la rue Saint-Thomas.
  14. Paul Fabre, « Le collège jusqu'en 1762 », op. cit., p. 15.
  15. a et b Paul Fabre, « Le collège jusqu'en 1762 », op. cit., p. 18-20.
  16. Paul Fabre, « Une période de transition », op. cit., p. 23.
  17. François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, part. I, liv. II, chap. VII.
  18. Jos Pennec, « La réforme du collège (1791-1795) », in Amelycor, op. cit., p. 31.
  19. Jos Pennec, « La réforme du collège (1791-1795) », op. cit., p. 32.
  20. Gilbert Dalmasso, Présence de la « chymie » dans la France du nord, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle au premier tiers du XIXe : sa diffusion et son enseignement public et privé, son application aux arts, thèse de doctorat, université Lille III. Lire en ligne.
  21. Jos Pennec, « L'école centrale d'Ille-et-Vilaine », op. cit., p. 33-38.
  22. Yves Rannou, « La naissance du lycée de Rennes », in Amelycor, op. cit., p. 41.
  23. Yves Rannou, « La naissance du lycée de Rennes », op. cit., p. 42 et 43.
  24. Antoine Prost, Histoire de l'enseignement en France : 1800-1967, Armand Colin, 1968, p. 24.
  25. « Notice no PA00090683 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Notice no IA35023915 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. a et b Paul Banéat, op. cit., p. 252.
  28. Les Mille de Zola, Le Lycée de Rennes : histoires et légendes, 1802-2002, éd. Les Mille de Zola, 2002, p. 9.
  29. Yves Rannou, « Les premiers administrateurs du lycée de Rennes », op. cit., p. 44.
  30. Jean Guiffan, Joël Barreau et Jean-Louis Liters (dir.), Le Lycée Clemenceau : 200 ans d'histoire, Nantes, Coiffard, 2008. [ISBN 9782910366858]. Le lycée de Nantes a pour zone de recrutement la Loire-Inférieure et, curieusement, les Côtes-du-Nord ; celui de Pontivy, le Morbihan et le Finistère.
  31. J. Baudry, La Jeunesse de Paul Féval à Rennes (1816-1837), Rennes, Plihon, 1938, p. 22. Norbert Talvaz, « Lycée d'État et religion catholique », in Amelycor, op. cit., p. 60.
  32. D'après R. Taton, Dictionary of Scientific Biography, New York, Charles Scribner & Sons,‎ 1970-1990 (lire en ligne), « Victor Puiseux »
  33. Jean-Yves Veillard, « Enjeux urbains et architecturaux de l'œuvre de Martenot », in Amelycor, op. cit., p. 69.
  34. Jean-Yves Veillard, « Enjeux urbains et architecturaux de l'œuvre de Martenot », op. cit., p. 69 et 70. L'avenue de la Gare devient au XXe siècle l'avenue Janvier.
  35. a, b, c, d et e « Histoire de la cité scolaire », sur citescolaire-emilezola-rennes.ac-rennes.fr.
  36. Jean-Yves Veillard, « Enjeux urbains et architecturaux de l'œuvre de Martenot », op. cit., p. 72-74.
  37. « Les grandes lignes de l’évolution des institutions scolaires au XXe siècle », sur parisschoolofeconomics.com.
  38. a et b Jos Pennec, « Les vies parallèles », in Amelycor, op. cit., p. 78.
  39. Jos Pennec, « Les vies parallèles », op. cit., p. 78 et 79.
  40. « Le nom du Père Ubu est l'ultime résultat de la déformation du patronyme Hébert [...] Hébé ou Ébé. » Michel Arrivé, in Alfred Jarry, Œuvres complètes, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, 1972, t. I, p. 1148.
  41. Colette Cosnier, Rennes pendant le procès Dreyfus, coll. « L'histoire et nous », Ouest-France, 1984, p. 16.
  42. L'enceinte militaire où se trouvaient la prison (à l'ouest) et le conseil de guerre (à l'est) faisait face au lycée, avenue Janvier. Elle s'inscrivait dans le périmètre avenue Janvier-rue Duhamel-rue Saint-Hélier. « Extrait de plan de la ville de Rennes », sur mediafire.com.
  43. Colette Cosnier, André Hélard, « Tout le monde reconnaît que le lycée sera parfait », in Amelycor, op. cit., p. 87-92.
  44. Ce n'est qu'en 1908 qu'il trouve une installation définitive au 15, rue Martenot. En 1967, il devient lycée mixte et prend le nom d'Anne de Bretagne. En 1972, il est remplacé par un collège. « L'histoire des murs », sur collegeannedebretagnerennes.ac-rennes.fr, 2013.
  45. a et b Pascal Ory, « Histoire du lycée sans nom, et de ce qui s'ensuivit », in Amelycor, op. cit., p. 118.
  46. Antoine Prost, Histoire de l'enseignement en France : 1800-1967, Armand Colin, 1968, p. 415 et 437.
  47. a, b, c et d Pascal Ory, « Histoire du lycée sans nom, et de ce qui s'ensuivit », op. cit., p. 119.
  48. Ce phénomène mondial est identifié en France par Louis Cros dans L'Explosion scolaire, Paris, CUIP, 1961.
  49. a et b Burguin et Léraud 2012, p. 607
  50. a, b, c, d et e David Bensoussan, « Lycée Chateaubriand, Rennes », in Jean-Pierre Branchereau, Alain Croix, Didier Guyvarc'h et Didier Panfili (dir.), op. cit., p. 143.
  51. Histoire de Rennes 2006, p. 279
  52. Yves Nicol, « Mai 68 », in Les Mille de Zola, op. cit., p. 92, note 15.
  53. Pascal Ory, « Histoire du lycée sans nom, et de ce qui s'ensuivit », op. cit., p. 119-122.
  54. a et b Burguin et Léraud 2012, p. 608
  55. a et b Yves Nicol, « 1973 : menaces sur l'existence du lycée Émile-Zola », op. cit., p. 100.
  56. a, b et c Yves Nicol, « 1973 : menaces sur l'existence du lycée Émile-Zola », op. cit., p. 101.
  57. Pascal Ory, « Histoire du lycée sans nom, et de ce qui s'ensuivit », op. cit., p. 121.
  58. a et b Yves Quéau, « Le proviseur : 25 ans de bonheur à Zola », in Les Mille de Zola, op. cit., p. 103.
  59. « Livre de jade des anciens élèves sinisants », sur citescolaire-emilezola-rennes.ac-rennes.fr.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages

  • François Bergot, L'Église de Toussaints à Rennes, Rennes, Simon,‎
  • Colette Cosnier et André Hélard, Rennes et Dreyfus en 1899 : une ville, un procès, Paris, Horay,‎ (ISBN 978-2705802745)
  • Les Mille de Zola, Le Lycée de Rennes : histoires et légendes, 1802-2002, éd. Les Mille de Zola,‎
  • Amelycor, Zola : le « lycée de Rennes » dans l'histoire, Rennes, Apogée,‎ (ISBN 978-2843981470)

Articles ou chapitres

  • Geneviève Durtelle de Saint-Sauveur, « Le collège de Rennes depuis sa fondation jusqu'au départ des jésuites : 1536-1762 », Bulletin et mémoires de la société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, vol. XLVI,‎ , p. 5-242 (lire en ligne)
  • Pierre Ricordel, « Le collège de Rennes après le départ des jésuites et l'école centrale d'Ille-et-Vilaine (1762-1803) », Annales de Bretagne, Rennes-Paris, Faculté des lettres de Rennes, vol. XLIII,‎ , p. 101-130 (lire en ligne)
  • Pierre Ricordel, « Le collège de Rennes après le départ des jésuites et l'école centrale d'Ille-et-Vilaine (1762-1803) », Annales de Bretagne, Rennes-Paris, Faculté des lettres de Rennes, vol. XLIV,‎ , p. 120-153 (lire en ligne)
  • Pierre Delattre (dir.), « Rennes. Le collège Saint-Thomas (1604-1762) », Les Établissements des jésuites en France depuis quatre siècles, Enghien, Wetteren, vol. 14,‎ , p. 348-376
  • Pierre Lamandé, « La politique éducative de la Révolution : les exemples de Rennes et de Nantes », La Bretagne des savants et des ingénieurs :1750-1825, Ouest-France,‎ , p. 47-67
  • Gauthier Aubert (dir. de coll.), Alain Croix, Michel Denis et Jean-Yves Veillard (illustr.) (préf. Edmond Hervé), Histoire de Rennes, Rennes, éd. Apogée / Presses universitaires de Rennes, coll. « Images et histoire »,‎ , 295 p. (ISBN 2-84398-237-5 et 2-7535-0333-8, notice BnF no FRBNF40973280)

Document utilisé pour la rédaction de l’article

  • Pascal Burguin et Jean-Pierre Léraud, « Lycée général Émile-Zola, Rennes », Dictionnaire des lycées publics de Bretagne, Presses universitaires de Rennes,‎ , p. 606-611Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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