Sainte-Brigitte

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Sainte-Brigitte
l'église paroissiale
l'église paroissiale
Blason de Sainte-Brigitte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Jean-François Désiles
2014-2020
Code postal 56480
Code commune 56209
Démographie
Gentilé Brigittois
Population
municipale
172 hab. (2012)
Densité 9,7 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 48″ N 3° 07′ 40″ O / 48.1633333333, -3.1277777777848° 09′ 48″ Nord 3° 07′ 40″ Ouest / 48.1633333333, -3.12777777778
Altitude 220 m (min. : 120 m) (max. : 286 m)
Superficie 17,74 km2
Localisation

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Sainte-Brigitte

Sainte-Brigitte [sɛ̃tbʁiʒit] est une commune française, située dans le pays du Kost ar c'hoad du département du Morbihan de la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Brigitte est une des communes les moins densément peuplées du département du Morbihan avec seulement 9,4 hab./km2. C'est aussi l'une des plus boisées avec 1 075 ha de bois pour une superficie totale de 1 774 ha, soit un taux de boisement de 60 %[1]. La vaste forêt de Quénécan s'étend en effet sur une bonne partie de son territoire.

La commune de Sainte-Brigitte appartient par ses traditions au pays Bro Kost ar c'hoad, pays qui englobe également les trois communes voisines de Gouarec, Plélauff et Perret. Ce pays doit son nom justement à la présence de cette vaste forêt de Quénécan. Bro Kost ar c'hoad signifie en effet en français le pays à côté du bois. Ce pays traditionnel a donné son nom à une danse bretonne traditionnelle, une gavotte en 8 temps[2].

Plan de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

De grands cristaux de chiastolite (andalousite) sont développés dans les schistes ordoviciens. Ils se présentent en prismes de section presque carrée. Ces pierres, appelées pendant des siècles macles, sont abondantes aux Salles de Rohan, à tel point que les vicomtes de Rohan placèrent sept macles d'or sur leur blason ; leurs descendants en ajoutèrent deux supplémentaires à partir du milieu du XVIe siècle[3].

Marc Gilbert de Varennes[4] a écrit en 1640 : « Vers le chasteau des Salles sont tous marquez de temps immémorial de ces figures de macles, et que ca esté de là que les premiers Barons de ces terres fort nobles ont chargé leurs armoiries ».

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Des macles sont représentés en motifs décoratifs sur les murs du château des Rohan à Pontivy, y compris sur les descentes d'eau en granite[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune enbreton est Berc'hed ou Santez Berch'hed en référence à Brigitte de Kildare, abbesse et patronne de l'Irlande[5],[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sainte-Brigitte était autrefois une simple trève de la paroisse de Cléguérec.

Le château des Salles de Rohan[modifier | modifier le code]

Le château des Salles de Rohan, dit aussi Penret, ou encore Pen-Raithé[7], situé dans la forêt de Quénécan, à la limite de Sainte-Brigitte et Perret, édifié initialement sur les ruines d’une motte féodale par un vicomte de Rohan, Alain Ier de Rohan, en 1128, est reconstruit à la fin du XIVe siècle par Alain VIII de Rohan. Le terme « Salles » vient de l'ancien français et désigne un logis. Le château des Salles de Rohan appartient au réseau de forteresses des Rohan (Pontivy, Josselin, etc). Il contrôle un site connu très tôt pour la fabrication du fer : on voit encore, sur la plage de l’étang, des concrétions de cristaux d’oxyde de fer, les fameuses “macles” qui ornent le blason des Rohans. Minerai et charbon de bois issus de la forêt de Quénécan alimentèrent le premier haut fourneau de Sainte-Brigitte créé dès 1440 par Alain IX de Rohan[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La nouvelle forge des Salles de Rohan fondée en 1622 ou 1623 par le duc Henri II de Rohan permit le rassemblement à cet endroit d’une communauté d’une douzaine de familles huguenotes comprenant le premier adjudicataire des forges, Geoffroy de Fineman, sieur d’Angicourt, venu des Ardennes. Ceux-ci sont à l'origine de la communauté protestante locale[8].

Après une décadence au début du XVIIIe siècle, les forges redevinrent plus actives un peu avant la Révolution française et connurent leur apogée vers le milieu du XIXe siècle, mais déclinèrent à partir de 1870 pour fermer dès 1880.

Article détaillé : Forges des Salles.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sainte-Brigitte fut érigée en commune en 1790 et en paroisse en 1820.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Etienne Pinsivy DVG  
2008 en cours Jean-François Désiles    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 172 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
791 672 655 729 743 787 758 813 765
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 700 747 632 684 665 675 640 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 646 666 648 634 553 505 453 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
320 237 195 186 141 166 162 155 166
2012 - - - - - - - -
172 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cléguérec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  2. http://chrsouchon.free.fr/dansall/kostarho.htm
  3. a et b Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014, [ISBN 978-2-917198-22-3]
  4. Marc Gilbert de Varennes (1591-1660), jésuite français
  5. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 6, Bourg-Brou, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816057v/f385.image.r=Loperhet.langFR
  6. http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56209 Sainte Brigitte, geobreizh.bzh.
  7. http://www.infobretagne.com/sainte-brigitte.htm
  8. a et b http://protestantsbretons.fr/avant-1800/les-salles-de-rohan/
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  11. « Notice no PA00089378 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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