Sainte-Brigitte

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Sainte-Brigitte
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Sainte-Brigitte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Jean-François Désiles
2014-2020
Code postal 56480
Code commune 56209
Démographie
Gentilé Brigittois
Population
municipale
180 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 48″ nord, 3° 07′ 40″ ouest
Altitude 220 m (min. : 120 m) (max. : 286 m)
Superficie 17,74 km2
Localisation

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Sainte-Brigitte

Sainte-Brigitte [sɛ̃tbʁiʒit] est une commune française située dans le pays du Kost ar c'hoad, dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Brigitte est une des communes les moins densément peuplées du département du Morbihan avec seulement 9,4 hab./km2. C'est aussi l'une des plus boisées avec 1 075 ha de bois pour une superficie totale de 1 774 ha, soit un taux de boisement de 60 %[1]. La vaste forêt de Quénécan s'étend en effet sur une bonne partie de son territoire.

La commune de Sainte-Brigitte appartient par ses traditions au pays Bro Kost ar c'hoad, pays qui englobe également les trois communes voisines de Gouarec, Plélauff et Perret. Ce pays doit son nom justement à la présence de cette vaste forêt de Quénécan. Bro Kost ar c'hoad signifie en effet en français le pays à côté du bois. Ce pays traditionnel a donné son nom à une danse bretonne traditionnelle, une gavotte en 8 temps[2].

Plan de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

De grands cristaux de chiastolite (andalousite) sont développés dans les schistes ordoviciens. Ils se présentent en prismes de section presque carrée. Ces pierres, appelées pendant des siècles macles, sont abondantes aux Salles de Rohan, à tel point que les vicomtes de Rohan placèrent sept macles d'or sur leur blason ; leurs descendants en ajoutèrent deux supplémentaires à partir du milieu du XVIe siècle[3].

Marc Gilbert de Varennes[4] a écrit en 1640 : « Vers le chasteau des Salles sont tous marquez de temps immémorial de ces figures de macles, et que ca esté de là que les premiers Barons de ces terres fort nobles ont chargé leurs armoiries ».

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Des macles sont représentés en motifs décoratifs sur les murs du château des Rohan à Pontivy, y compris sur les descentes d'eau en granite[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Berc'hed ou Santez Berch'hed en référence à Brigitte de Kildare, abbesse et patronne de l'Irlande[5],[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sainte-Brigitte était autrefois une simple trève de la paroisse de Cléguérec.

Le château des Salles de Rohan[modifier | modifier le code]

Le château des Salles de Rohan, dit aussi Penret, ou encore Pen-Raithé[7], situé dans la forêt de Quénécan, à la limite de Sainte-Brigitte et Perret, édifié initialement sur les ruines d’une motte féodale par un vicomte de Rohan, Alain Ier de Rohan, en 1128, est reconstruit à la fin du XIVe siècle par Alain VIII de Rohan. Le terme « Salles » vient de l'ancien français et désigne un logis. Le château des Salles de Rohan appartient au réseau de forteresses des Rohan (Pontivy, Josselin, etc). Il contrôle un site connu très tôt pour la fabrication du fer : on voit encore, sur la plage de l’étang, des concrétions de cristaux d’oxyde de fer, les fameuses “macles” qui ornent le blason des Rohans. Minerai et charbon de bois issus de la forêt de Quénécan alimentèrent le premier haut fourneau de Sainte-Brigitte créé dès 1440 par Alain IX de Rohan[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La nouvelle forge des Salles de Rohan fondée en 1622 ou 1623 par le duc Henri II de Rohan permit le rassemblement à cet endroit d’une communauté d’une douzaine de familles huguenotes comprenant le premier adjudicataire des forges, Geoffroy de Fineman, sieur d’Angicourt, venu des Ardennes. Ceux-ci sont à l'origine de la communauté protestante locale[8].

Après une décadence au début du XVIIIe siècle, les forges redevinrent plus actives un peu avant la Révolution française et connurent leur apogée vers le milieu du XIXe siècle, mais déclinèrent à partir de 1870 pour fermer dès 1880.

Article détaillé : Forges des Salles.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Sainte-Brigitte fut érigée en commune en 1790 et en paroisse en 1820.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Etienne Pinsivy DVG  
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-François Désiles    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 180 habitants, en augmentation de 8,43 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
791 672 655 729 743 787 758 813 765
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 700 747 632 684 665 675 640 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 646 666 648 634 553 505 453 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
320 237 195 186 141 166 162 166 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cléguérec sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  2. http://chrsouchon.free.fr/dansall/kostarho.htm
  3. a et b Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014, [ISBN 978-2-917198-22-3]
  4. Marc Gilbert de Varennes (1591-1660), jésuite français
  5. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 6, Bourg-Brou, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816057v/f385.image.r=Loperhet.langFR
  6. http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56209 Sainte Brigitte, geobreizh.bzh.
  7. http://www.infobretagne.com/sainte-brigitte.htm
  8. a et b http://protestantsbretons.fr/avant-1800/les-salles-de-rohan/
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Notice no PA00089378, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Christian Le Meut, « Décès. Mort de l’écrivain de langue bretonne Herri ar Borgn », sur Le Télégramme, (consulté le 28 septembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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