Arques-la-Bataille

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Arques-la-Bataille
Arques-la-Bataille
Blason de Arques-la-Bataille
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité CA de la Région Dieppoise
Maire
Mandat
Maryline Fournier
2020-2026
Code postal 76880
Code commune 76026
Démographie
Gentilé Arquais
Population
municipale
2 583 hab. (2017 en diminution de 0,77 % par rapport à 2012)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 54″ nord, 1° 07′ 37″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 129 m
Superficie 14,69 km2
Élections
Départementales Canton de Dieppe-2
Législatives 6e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Arques-la-Bataille

Arques-la-Bataille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Arques-la-Bataille, dont le climat est influencé par la proximité de la Manche, est située à 6 km de Dieppe. Les rivières ont formé un paysage vallonné surmonté de plateaux crayeux. Du château d'Arques-la-Bataille, on peut observer trois vallées principales : les vallées de l'Eaulne et de la Béthune, qui entourent le plateau d'Aliermont, et la vallée de la Varenne.

Ces trois rivières, qui prennent naissance aux abords de la boutonnière du pays de Bray, se retrouvent sur le territoire de la commune pour former le fleuve côtier nommé « l'Arques », dont l'embouchure constitue le port de Dieppe.

Arques-la-Bataille est au débouché des vallées de la Varenne et de la Béthune, au pied de la forêt domaniale du même nom, d'une superficie de 1 000 ha.

La commune est traversée par l'avenue verte, itinéraire cyclable qui relie Paris à Londres.

La commune est située dans l'ancien pays du Talou, territoire constitutif du petit Caux aujourd'hui.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Arques est mentionné sous les formes Arcas en 750 et en 944[1].

Le nom d’Arques est souvent donné comme équivalent du mot « arche » par référence à un pont sur l'Arques (le fleuve). Cette hypothèse, avancée dès 1839 par Achille Deville dans son Histoire du château d'Arques est reprise par les toponymistes modernes[2],[3]. C'est donc la rivière d’Arques qui est, dans ce cas, à l'origine du nom de la ville, phénomène que l'on observe fréquemment (cf. Fécamp, Eu, etc.), et non pas l'inverse.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] assimilent Arques aux autres noms de lieu en Arc, Arques, Arches, etc. Ils signifient « arche d'un pont », voire le pont lui-même. Cette hypothèse est reprise par François de Beaurepaire[3].

La forme Arcas est issue du pluriel d’arca en latin médiéval, lui-même du gallo-roman *ARCA, variante du latin arcus (nom masculin qui a donné "arc"). Elle est semblable à certaines formes anciennes du nom Pont-de-l'Arche (Eure, el Pont des Arcas vers 1047). Cet étymon gallo-roman ("bas latin") explique le mot français arches (singulier arche)[4]. La forme Arques avec maintien du [k] est caractéristique du dialecte normanno-picard au nord de la ligne Joret et se retrouve dans Arques (Pas-de-Calais, Arkae vers 668). -Arches dans Pont-de-l'Arche est une forme « francienne », c'est-à-dire du français central et parisien, alors qu'elle se trouve bien au nord de la ligne Joret. Par contre, les formes Arques du sud de la France sont des mauvaises francisations de l'occitan Arcas, issu du nom commun arca « arche, coffre ».

Le déterminant complémentaire -la-Bataille a été ajouté en 1882 en souvenir de la bataille livrée en ce lieu par Henri IV en 1589[3] - cf Bataille d'Arques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1904 juillet 1912 Alexandre Tassel   Directeur d'entreprise
août 1912 mai 1929 Léon Baudelot   Directeur d'entreprise
mai 1929 février 1930 Pierre Loisif    
février 1930 mai 1935 Léon Baudelot   Directeur d'entreprise
mai 1935 septembre 1944 Albert Thoumyre   Directeur d'entreprise
septembre 1944 octobre 1959 Paul Colin-Baudelot   Directeur d'entreprise
octobre 1959 avril 1960 Louis Saint-Saëns    
avril 1960 mars 1971 Henri Schmeltz   Colonel
mars 1971 mai 2020[5] Guy Sénécal PCF Retraité
Conseiller général du canton d'Offranville (1976 → 1982)
mai 2020[6],[7] En cours
(au 10 août 2020)
Maryline Fournier PCF  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 2 583 habitants[Note 1], en diminution de 0,77 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700750754808934864810889923
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9139579681 0009619469901 1461 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1711 3311 5982 0052 4022 5002 4622 6172 586
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7352 8132 6532 7422 5462 5352 4862 5552 573
2017 - - - - - - - -
2 583--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La forte croissance dans la seconde moitié du XIXe siècle est due à l'industrialisation du fond de vallée, en particulier avec la société « La Viscose » créée en 1903 par le chimiste Ernest Carnot, un des fils du président Carnot. Ce site industriel, qui connut par la suite diverses raisons sociales (CTA, Rhône-Poulenc, Regma Solutions), marqua profondément la vie de la commune jusque dans les années 1980. À partir des années 1980-1990, la population baisse légèrement. Il y a plus de naissances que de décès mais le manque de terrains disponibles pour la construction ne permet pas de compenser les phénomènes de décohabitation. Les études conduites dans le cadre du plan local de l'habitat (PLH) de la communauté d'agglomération Dieppe maritime montrent bien le phénomène.

Vie associative[modifier | modifier le code]

L’académie Bach est créée en 1997 à l’initiative de l’adjoint au maire de la commune dans le but de promouvoir et faire vivre l’orgue de jubé installé la même année dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. L’association organise chaque année un festival de musique ancienne[12] à la fin du mois d’août à Arques-la-Bataille et communes alentour : les églises Saint-Rémy de Dieppe, de Colmesnil-Manneville, de Sainte-Marguerite-sur-Mer, Saint-Valery de Varengeville-sur-Mer, le parc floral du bois des Moutiers, le château de Bosmelet.

Au-delà de ce festival, l’association accompagne de nombreux artistes dans leur démarche de création : Le Poème Harmonique, Café Zimmermann, Les Musiciens de Saint-Julien, Les Basses Réunies, L'Arpeggiata, l’Ensemble Pierre Robert, Hélène Schmitt, Céline Frisch, Benjamin Alard, Benjamin Lazar, Alexandra Rübner, etc.

Enfin, l'académie Bach mène différentes actions de développement des publics : accueil d’artistes en résidence, production d’œuvres insolites, sensibilisation des publics (scolaires, pratiquants amateurs, personnes handicapées…) au travers d’ateliers musicaux, master classes, conférences, expositions, initiation au théâtre baroque, aux danses traditionnelles…[13]

La DRAC de Haute-Normandie lui a par ailleurs confié en 2004 l’inventaire des fonds musicaux anciens conservés en région.

La musique d'Arques-la-Bataille

La musique d'Arques-la-Bataille a été créé en 1920 par les industriels d'Arques qui a donné le nom de la MIA (Musique des Industriels d'Arques) suite à la fermeture des usines la musique se renomma la musique d'Arques.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame.
Arques-la-Bataille, Seine-Maritime, maisons XVe et XVIe siècles de style flamand.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le belvédère de la Baronne, en forêt domaniale, à Arques-la-Bataille Logo des sites naturels français Site classé (1942)[18].
  • Le point de vue de la pyramide, en forêt domaniale, à Arques-la-Bataille Logo des sites naturels français Site classé (1943)[19].

Arques-la-Bataille dans les arts[modifier | modifier le code]

Arques-la-Bataille est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les ruines du château et la vallée, tableau par Paul Huet, 1839, musée des beaux-arts d'Orléans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Arques-la-Bataille

Les armes de la commune d'Arques-la-Bataille, inspirées d'un sceau de la vicomté d'Arques, se blasonnent ainsi :
De gueules à une forteresse de deux tours surmontant un pont de trois arches, le tout d'argent surmontant une rivière d'azur.
(un vitrail de l'église montre les mêmes pièces, mais avec des émaux différents. Le sceau de la vicomté ne montre pas d'émaux.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Arques-la-Bataille », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 15 août 2020).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150, notice BnF no FRBNF34633052)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, p. 24, rubrique Arc.
  3. a b c et d de Beaurepaire 1979
  4. Site du CNRTL : étymologie de "arche"
  5. Maria da Silva, « À Arques-la-Bataille, Guy Sénécal veut passer le flambeau à Maryline Fournier : le maire sortant ne se représente pas aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020. Sa première adjointe Maryline Fournier veut prendre la relève », Les Informations dieppoises,‎ (lire en ligne, consulté le 15 août 2020) « Elle a rejoint Guy Sénécal au sein du conseil municipal d’Arques-la-Bataille, près de Dieppe (Seine-Maritime) en 2008. Maryline Fournier est première adjointe et se dit particulièrement attachée à sa commune et aux habitants ».
  6. « Municipales 2020. Guy Sénécal laisse son fauteuil de maire à Maryline Fournier à Arques-la-Bataille », Paris-Normandie,‎ (Après 50 ans, l’ancien maire a annoncé la victoire au premier tour de sa dauphine désignée, consulté le 15 août 2020) « La liste a obtenu un total de 558 voix sur 1 029 votants, soit 56,08 % des suffrages, ce qui lui assure 18 sièges au conseil municipal. La liste d’Isabelle Poulain « Le Renouveau pour tous » a eu 437 voix, soit 43,92 % des suffrages ce qui lui permet de siéger lors des conseils municipaux avec quatre de ses colistiers. L’absentéisme a été de 43,52 % ».
  7. « Liste des maires » [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime (consulté le 14 août 2020).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. « Le festival de musique ancienne d'Arques-la-Bataille »
  13. Présentation de l’académie Bach sur le site officiel de l’association
  14. « Église Notre-Dame », notice no PA00100545, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. L'orgue du jubé.
  16. Le festival d'Arques-la-Bataille.
  17. « Groupe scolaire », notice no PA76000045, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Le belvédère de la Baronne, en forêt domaniale, à Arques-la-Bataille », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 30 avril 2018).
  19. « Le point de vue de la pyramide, en forêt domaniale, à Arques-la-Bataille », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 30 avril 2018).
  20. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition), (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  21. « Notice consultable selon les délais légaux », base Léonore, ministère français de la Culture