Les Damps

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Les Damps
Image illustrative de l'article Les Damps
Blason de Les Damps
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Pont-de-l'Arche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
René Dufour
2014-2020
Code postal 27340
Code commune 27196
Démographie
Gentilé Dampsois
Population
municipale
1 305 hab. (2014)
Densité 275 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 08″ nord, 1° 10′ 23″ est
Altitude Min. 2 m – Max. 129 m
Superficie 4,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lesdamps.fr

Les Damps est une commune française du département de l'Eure et de la région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les Damps se trouve à un kilomètre de Pont-de-l'Arche, à 20 kilomètres au sud de Rouen et à 35 kilomètres au nord d'Évreux le long de la route Val-de-Reuil -Elbeuf. Elle se trouve en bordure de l'Eure.

Communes limitrophes des Damps[1]
Alizay Le Manoir
Pont-de-l'Arche
Tostes
Damps[1] Poses
Léry
Incarville Le Thuit Val-de-Reuil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ad Archas usque As Danas dicitur à la fin du Xe siècle[2], Archas qua dicitur : As dans vers 1015, in portu Dancs vers 1021 - 1025 (Fauroux 32), ville que dicitur Asdans en 1025 (Fauroux 36), statio navum apud Hasdans à la fin du XIe siècle (chez Guillaume de Jumièges), Asdans qui lors Arches appelée au XIIe siècle (dans le Roman de Rou de Wace)[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

François Rever situe aux Damps la station d’Uggade, indiquée par l'itinéraire d'Antonin entre Rouen et Évreux, à la suite des découvertes de médailles romaines et de constructions antiques[4]. Cependant, elle se situait plus vraisemblablement à Caudebec-les-Elbeuf[5].

Les Vikings se sont installés dans la région, on les appelait Nortmanni ou Dani, c'est ce second vocable qui a donné le nom au village, c'est-à-dire « les Danois »[6].

Il existe vraisemblablement un lien avec le nom Maresdans, lieu cité comme étant celui choisi pour la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Bonport en 1189. Il est situé en aval de Pont-de-l'Arche, alors que les Damps se trouve en amont. Cela montre, selon François de Beaurepaire[7], l'ancienne extension du territoire des Damps, Maresdans signifiant apparemment « mare dans (sur le territoire) Les Damps » ou « mare chez les Damps (les Danois) ».

On constate que la même rectification graphique a affecté la commune de Dampsmesnil, également dans l'Eure, attestée sous la forme Dom Maisnil en 1051 - 1066.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1020, Richard II a légué aux moines de Saint-Père 2 seines (filets de pêche) dans le port des Dancs. En 1023, il a aussi accordé aux moines de Fécamp des pêcheries aux Damps. En 1024, il a donné à l’abbaye de Jumièges l’église des Damps.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 1681, une ordonnance de Louis XIV a permis la culture du tabac aux Damps.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes des Damps

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'or à une bande ondée d'azur, accompagnée en chef d'une feuille de tabac de sinople et en pointe d'un léopard de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours René Dufour UDF puis UDI cadre
1971 1989 Maurice Hublet DVG ouvrier
1953 1965 Paul Péronne    
1947 1953 H. Mondeville    
1944 1947 F. Basile    
1935 1944 A. Courteuse    
1931 1935 L. Prémillieux Rad.  
1907 1931 Edmond Huet Rad.  
1900 1907 R. Pajot GR  
1881 1900 Emmanuel Saint-Pierre GR  
1876 1881 Henri Courcelle GR  
1865 1876 J. Charpentier-Grandin bonapartiste industriel
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 305 habitants, en augmentation de 4,82 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
276 293 308 285 261 300 300 303 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
280 324 281 263 268 279 269 254 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 254 274 285 408 422 454 533 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
698 806 894 870 943 952 1 191 1 301 1 305
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eustache-Hyacinthe Langlois, artiste né à Pont-de-l'Arche en 1777 et mort à Rouen en 1835, possédait des terres, dont une île, et une demeure au Val des Damps.
  • Octave Mirbeau, chantre de l'anarchie, a habité de 1889 à 1893 une location du Val des Damps. Il cherchait un cadre enchanteur, comme en témoigne sa correspondance (notamment avec Monet, Rodin). S'il appréciait celui local, il avait de quoi justifier sa révolte contre le capitalisme non régulé par l'État. En effet, l'écrivain s'est installé alors qu'une épidémie d'influenza touchait la population de Pont-de-l'Arche et des Damps, notamment, les travailleurs de l'industrie du chausson. Ceux-ci ne bénéficiaient pas d'aides gouvernementales et le bureau de bienfaisance local ne suffisait plus à subvenir aux besoins de travailleurs réduits au chômage. Octave Mirbeau a appuyé les requêtes au maire, n'a rien obtenu et a écrit une nouvelle, intitulée « Les abandonnés », plaçant un miroir à peine déformant devant le gouvernement de Jules Méline, qui ne pouvait que constater la misère et la vétusté de ses institutions sociales... encore dévolues à la charité et ses aléas.
  • Ludovic Carrau (1842-1889), philosophe spiritualiste, à ne pas confondre avec Elme-Marie Caro (1826-1887), philosophe et académicien fort apprécié des dames, comme l'a fait plaisamment Octave Mirbeau dans un de ses articles du Figaro en 1889[12]. Mirbeau s'est expliqué sur cette confusion dans un autre article, « Une page d'histoire », paru dans Le Figaro le 14 décembre 1890.
  • André de Fouquières (1874-1959), arbitre des élégances et frère du chef du protocole au ministère des Affaires Étrangères, possédait une belle propriété dans les années 1930 en face du confluent de l'Eure et de la Seine. Sa demeure tomba "en démence", comme on dit en Normandie, pendant la Seconde Guerre mondiale et après le conflit.
  • Pierre Mendès France, élu député de la circonscription de Louviers en 1932, l'a été ensuite comme conseiller général de Pont-de-l'Arche. Les Damps votait alors pour les candidats du parti radical à près de 70 % et a bien accueilli Pierre Mendès France, futur président du Conseil, qui a tissé des liens avec les Dampsois et accordé des subventions pour financer les équipements répondant à l'arrivée d'habitants (groupe scolaire, quartiers).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniæ ducum, éditions J. Lair, p. 153-154.
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. 99-100.
  4. François Rever, Mémoires sur les ruines du Vieil-Évreux, département de l'Eure, Ancelle, 1827.
  5. François de Beaurepaire, op. cit. p. 57.
  6. Selon la proposition de Marcel Baudot in François de Beaurepaire, ibidem.
  7. ibidem.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Voir « La Maison du philosophe », Le Figaro, 21 septembre 1889]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armand Launay, L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet, , 246 p., broché (ISBN 978-2-84706-234-2)
  • Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire Historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys, Éditions Delcroix, 1868, 960 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]