Igoville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Igoville
Igoville
Blason de Igoville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Pont-de-l'Arche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Sylvie Blandin
2014-2020
Code postal 27460
Code commune 27348
Démographie
Gentilé Igovillais
Population
municipale
1 742 hab. (2015 en augmentation de 12,03 % par rapport à 2010)
Densité 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 13″ nord, 1° 09′ 01″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 97 m
Superficie 5,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Igoville

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Igoville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Igoville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Igoville
Liens
Site web Site officiel

Igoville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Igovillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve entre la rive droite de la Seine et à la limite du département de la Seine-Maritime. Elle occupe un territoire de 561 hectares, de forme rectangulaire.

Communes limitrophes d’Igoville[1]
Les Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen (Seine-Maritime) Gouy (Seine-Maritime) Ymare (Seine-Maritime)
Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime) Igoville[1] Alizay
Pont-de-l'Arche
(par-delà la Seine)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Igoville est reliée à Pont-de-l'Arche par le pont routier de la D6015 qui traverse la Seine et l'Eure.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne ferroviaire de Paris à Rouen.

Elle est desservie par la gare de Pont-de-l'Arche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Vigovilla vers 1240, puis sous la forme actuelle dès 1340[2].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »). Il est précédé dans la plupart des cas d'un nom de personne de type germanique continental ou anglo-scandinave en Normandie.

On identifie dans ce cas précis le nom de personne d'origine norroise Vígautr (variante vieux danois Wigot)[3].

François de Beaurepaire cite aussi Witgaut[4] et Jean Renaud, le nom de personne francique Widgaud[5] qui conviennent moins bien phonétiquement

La chute du [v] initial (issu généralement de [w] au XIIe) devant i ou e est fréquente dans la toponymie de la Normandie orientale. Ainsi trouve-t-on dans l'Eure : Illeville-sur-Montfort (Willevilla 13e), Incarville (Wicardi villa 1025) ou Infreville (Wifrevilla 1213)[6].

Par contre, dans le Mesnil-Vigot (Manche, Maisnillum Vigot 1192, Maisnillum Wigoti 1206), le [v] s'est maintenu.

L'hypothèse du nom de personne vieux norrois ou vieux danois est mieux étayée que celle d'un anthroponyme francique, car il n'y a aucune trace d'un [t] ou [d] dans les formes anciennes de Vigo-. De plus, c'est dans la Manche que le patronyme Vigot est le plus fréquent et dans l'ensemble de la Normandie qu'il est le plus anciennement attesté comme nom de famille. L'élément -got est récurrent dans les patronymes normands comme Turgot, Angot d'origine norroise.

Igoville et le Mesnil-Vigot se situent en outre dans l'aire de répartition de la toponymie scandinave.

  • Hameau le Pré-cantui(t) ou le Précantuit : réinterprétation populaire du XIXe siècle, d'un plus ancien Brescantuit (les essars de Brescantuit 1453), composé avec le vieux normand thuit « essart, espace défriché », issu du vieux norrois thveit, même sens. L'analogie avec un pré a aussi été facilitée par la similitude entre un pré et un espace défriché.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les 8 et 9 juin 1940, le 4e Groupe granc motorisé decCavalerie y livre le combat de Pont-de-l'Arche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1904   Nouvel [7]    
Les données manquantes sont à compléter.
1955   Lucette Bréham    
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1983 2014 Gérard Saillot DVD Retraité, conseiller général
mars 2014 en cours Sylvie Blandin DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 1 742 habitants[Note 1], en augmentation de 12,03 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350297354331394430423445406
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417428432413483439468465487
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
514498462568518544565583670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
7458508891 1071 3121 4741 4771 5901 742
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre[12], qui possède des vitraux réalisés par le maître-verrier François Décorchemont.
  • Au n° 255, rue de la Ravine, le Mini Réseau, une installation fixe de modélisme ferroviaire ouverte au public.
  • Ancien château, mairie actuelle, construit tout en pierre, au milieu du XVIIIe, composé d'un corps de logis central à un seul rez de chaussée, avec un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire, cantonné à chacune de ses extrémités par un pavillon plus élevé comportant un étage sur rez de chaussée. Chacun de ces trois corps de bâtiment est surmonté d'un comble mansardé indépendant. Les deux façades, aux contours identiques, diffèrent par le nombre de leurs ouvertures. Côté parc, l'avant corps central comporte trois ouvertures, une seule côté cour. Les pavillons latéraux comportent cinq travées côté cour, quatre côté parc. A l'intérieur, le principal élément décoratif ancien subsistant est l'escalier central, pourvu d'une rampe en fer forgé de style Louis XV. Le château est mentionné pour la première fois à l'occasion de la bénédiction de sa chapelle en 1747, par M. Esmangard, vicaire général de l'archevêque de Rouen, frère de son propriétaire, Claude François Esmangard. Quelques années plus tard, cette demeure appartient à Louis Jacques des Marest, seigneur de Saint Aubin, conseiller au Parlement de Normandie, et son épouse, Marie-Madeleine du Val de Morgny, lorsque ceux-ci en dotent leur fille, à l'occasion de son mariage en 1777 avec Alexandre du Moucel, marquis de Torcy, seigneur de La Rivière Bourdet, président à mortier au Parlement de Normandie. Veuve en 1781, celle-ci se remarie à Igoville le 12 octobre 1790 avec Jean-Pierre Firmin de Vieux, officier. En 1802, elle achète le château du Champ de Bataille. Celui d'Igoville est alors loué. Il est ensuite habité par son fils Edouard Marie Firmin de Vieux, mort à Igoville le 16 juin 1868. En 1872, il est vendu à Louise Adélaïde de Clisson, fondatrice de l'orphelinat Saint François Xavier. Cette congrégation ayant été dissoute, le château d'Igoville est acheté en 1904 par Michel Louis Adolphe Avon, général, commandeur de la légion d'honneur, mort en 1918, puis habité par sa fille, Henriette Avon, baronne René de Maulde. Occupé pendant la guerre, il est acheté en 1949 par la famille Morel, fabricant de chaussures à Pont de l'Arche, et en 1990 par la commune d'Igoville [13]. Après travaux de rénovation et mise en valeur, il abrite aujourd'hui la mairie d'Igoville et plusieurs équipements municipaux.
  • Le fort de Limaie[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armant Constant Alexandre Périer, officier de la Légion d'honneur (1934)[15], natif d'Igoville, maire d'Elbeuf.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la fasce ondée d’argent chargé de trois drakkars contournés d’azur, accompagnée en chef d’un léopard d’or armé et lampassé aussi d’azur et en pointe d’un château de trois tours carrées d’or, maçonné de sable, ouvert et ajouré aussi d’azur.
Commentaires : Adopté par le conseil municipal en 2010, le blason, créé par Denis Joulain, associe le léopard de Normandie, les drakkars vikings sur la Seine et le patrimoine de la cité [16].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Grandes Vacances, de Jean Girault (1967)
    Prise où l'on voit le débarquement de sacs de charbon d'un camion arrêté au bord de la route (rue du 8 mai), devant un café Au Tonneau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981 (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154). p. 130.
  3. Nordic Names (anglais) : origine du nom Vígautr
  4. Ibid.
  5. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie, OREP éditions, 2009 (ISBN 978-2-915762-89-1) p. 126.
  6. F. de Beaurepaire, op. cit., p. 130 - 131.
  7. Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure - 1904 [1]
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Notice no IA00017960, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Le château d'Igoville et son histoire », sur Pont-de-l'Arche ma ville, (consulté le 27 septembre 2018)
  14. Notice no IA00017966, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Base Léonore|19800035/1323/53194|Notice 19800035/1323/53194
  16. https://www.commune-igoville.com/

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :