Paul McCartney

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir McCartney.
Paul McCartney
Description de cette image, également commentée ci-après

Paul McCartney lors d'un concert à Dublin en juillet 2010.

Informations générales
Surnom Macca, Paul Ramon, Percy « Thrills » Thrillington
Nom de naissance James Paul McCartney
Naissance (73 ans)
Liverpool, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, écrivain
Genre musical Rock, pop rock, rock 'n' roll, musique classique, musique électronique
Instruments Guitare, basse, piano, claviers, batterie, percussions, banjo, ukulélé et bien d'autres.
Années actives Depuis 1957
Labels Apple, Parlophone, Capitol, MPL
Site officiel paulmccartney.com

Sir James Paul McCartney (né le à Liverpool) est un musicien, multi-instrumentiste, auteur-compositeur et chanteur britannique. Il commence sa carrière en tant que membre des Beatles, groupe musical anglais au succès planétaire depuis sa formation au début des années 1960, puis il fonde le groupe Wings, qui rencontre le succès au cours des années 1970, avant de continuer en solo jusqu'à aujourd'hui.

Né dans une famille modeste de Liverpool, fils d'un musicien amateur et d'une infirmière, morte d'un cancer du sein lorsqu'il avait 14 ans, il développe à l'adolescence une passion pour la musique et ses compétences instrumentales. Le 6 juillet 1957, il rencontre John Lennon et devient membre de son groupe, The Quarrymen, qui évolue pour former, avec George Harrison et Ringo Starr, les Beatles dont il est le bassiste. Au sein du quatuor, il forme avec Lennon un des tandems d'auteurs-compositeurs les plus influents et prolifiques de l'histoire du rock, donnant naissance à plus de 200 chansons publiées en 45 tours ou sur des albums au succès international.

Tout d'abord guitariste, c'est à la suite du départ de Stuart Sutcliffe en 1961, que le jeune Paul âgé de 18 ans se charge de prendre la basse au sein des Beatles. Si dans un premier temps il utilise la basse de Sutcliffe, la Höfner 500/5, il s'achète très rapidement un nouvel instrument : la Höfner 500/1. Cette basse au corps de violoncelle se trouve être semi-acoustique. Elle sera indissociable de son image sur scène durant toute sa carrière.

Après la séparation du groupe en 1970, McCartney lance deux albums en solo (McCartney et Ram), puis forme le groupe Wings avec sa femme Linda et un ancien membre des Moody Blues, Denny Laine. La formation enregistre plusieurs albums bien accueillis par le public, qui la propulsent vers une notoriété mondiale, avant de se dissoudre en 1981.

McCartney poursuit alors sa carrière en solo, ininterrompue depuis. Il effectue des tournées dans le monde entier avec ses propres musiciens, en interprétant ses plus grands succès – dont certains sont écrits ou coécrits depuis plus de cinquante ans. Il contribue également à la bande originale de plusieurs films, compose des albums de musique classique et expérimentale (sous le nom collectif The Fireman), et prend part à plusieurs projets caritatifs.

Unique détenteur d'un disque de rhodium décerné en octobre 1979 par le Livre Guinness des records, en récompense de son record mondial de vente de disques, 200 millions à l'époque[1], et de l'Ultimate Legend Award, et avec plus d'une quarantaine d'albums à son actif, Paul McCartney est considéré comme l'un des compositeurs les plus prolifiques et populaires du XXe siècle, et l'un des plus gros vendeurs de disques de la seconde moitié du siècle. Il est considéré par ses pairs comme l'un des bassiste les plus influents de ces dernières décennies[2],[3],[4],[5]. Depuis le début des années 2000, il enchaîne les tournées mondiales avec ses musiciens, Abe Laboriel Jr (batterie et chant), Rusty Anderson (guitare et chant), Brian Ray (guitare, basse et chant) et Paul « Wix » Wickens (claviers, accordéon et chant) qui se trouve être le groupe avec lequel il aura joué le plus longtemps durant ses six décennies de carrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence (1942 à 1957)[modifier | modifier le code]

Naissance et situation familiale[modifier | modifier le code]

Le 20 Forthlin Road, maison d'enfance de Paul McCartney.

James Paul McCartney naît le jeudi 18 juin 1942 à l'hôpital de Walton, à Liverpool. Il est le fils de James "Jim" McCartney (7 juillet 1902 – 18 mars 1976) et Mary Patricia McCartney (née Mohin) (29 septembre 1909 – 31 octobre 1956), qui se sont mariés l'année précédente[6]. Sa mère est infirmière dans ce même hôpital (ce qui lui permet d'accoucher dans une chambre individuelle), tandis que son père travaille dans une usine de coton. Lorsque celle-ci ferme à cause de la Seconde Guerre mondiale, il travaille dans une usine d'aéronautique[6]. Tandis que Jim est un protestant devenu agnostique, Mary est catholique. Paul McCartney est baptisé selon le rite catholique mais est élevé sans religion[7]. Un frère, Michael, naît en 1944, et leur mère quitte son emploi pour se consacrer à leur éducation, tout en exerçant en tant qu'infirmière à domicile, puis sage-femme. La famille réside alors dans divers logements de fonction[6].

En 1947, Paul entre à la Stockton Wood Road Primary School, puis fréquente la Joseph Williams Junior School[8]. Il reçoit une bonne éducation, de bonnes manières, et ses résultats lui permettent d'entrer au Liverpool Institute en 1953[9]. Dans le bus qui le ramène chez lui, il lui arrive de rencontrer le jeune George Harrison, de quelques mois son cadet[10].

En 1955, la famille déménage au 20 Forthlin Road, quartier d'Allerton, dans une petite maison avec jardin. Les McCartney s'y installent définitivement[6]. Cette période heureuse cesse à mesure que s'aggrave la maladie de Mary McCartney, un cancer du sein. Le 31 octobre 1956, elle meurt à la suite d'une intervention chirurgicale, ce qui bouleverse profondément la famille[11],[12]. En apprenant la nouvelle, Paul, avant le choc émotionnel, demande : « Mais qu'allons-nous faire sans son argent ? », remarque qu'il regrettera amèrement par la suite[11].

Premières expériences musicales[modifier | modifier le code]

Paul McCartney et son frère sont initiés très jeune à la musique par leur père. Celui-ci, dans sa jeunesse, jouait en effet de la trompette dans un groupe, tandis que son propre père avait joué du tuba[13]. Jim McCartney décide de faire suivre à Paul des cours de piano. Cependant, le jeune homme se montre peu réceptif à ces leçons trop formelles et abandonne. Cependant, sensible à la musique, il apprend seul avec son père les accords de base et prend goût au piano[11]. Le père McCartney a également pour habitude d'emmener ses fils à des concerts dans les environs[14]. Avec la mort de Mary, Paul trouvait refuge dans une pratique assidue de la musique. Jim lui offre une trompette, bien qu'il désapprouve que son fils s'engage trop dans cette discipline au détriment de ses études. Paul progresse rapidement et joue des morceaux comme When the Saints Go Marching In[11].

Comme la plupart des jeunes de son époque, Paul McCartney découvre à cette époque le rock 'n' roll, et les chansons d'Elvis Presley. Il se rend alors compte qu'il ne pourra pas jouer de la trompette et chanter en même temps. Il décide de troquer son instrument pour une guitare acoustique[15]. Gaucher, il éprouve des difficultés à maîtriser son nouvel instrument, puis découvre sur une affiche de Slim Whitman que ce dernier tient sa guitare à l'envers pour contrer cette particularité[16]. Rapidement, il parvient à jouer certains grands titres de l'époque, et poursuit son apprentissage du piano, sur lequel il prend notamment plaisir à jouer Long Tall Sally de Little Richard. C'est à cette époque qu'il compose sa première chanson, I Lost My Little Girl[11]. Au piano, il compose également une chanson appelée à apparaître dix ans plus tard sur un album des Beatles, When I'm Sixty-Four[17].

Début de carrière (1957 à 1962)[modifier | modifier le code]

Les Quarrymen[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Quarrymen.

À la fin des années 1950, la musique skiffle connaît un grand succès à Liverpool, et de nombreux jeunes forment des groupes qui se produisent dans toute la région. Parmi eux, les Quarrymen, groupe fondé par John Lennon[18]. Le 6 juillet 1957, le groupe donne un concert à Woolton ; Ivan Vaughan, ami commun de Lennon et McCartney, suggère à ce dernier d'assister à la représentation, puis organise leur rencontre. Tandis que les bières circulent librement dans une ambiance relâchée, ce à quoi il n'est pas habitué, McCartney se lance dans une interprétation à la guitare des classiques du rock 'n' roll Be-Bop-A-Lula et Twenty Flight Rock, puis un medley au piano des chansons de Little Richard. Son jeu a tôt fait de convaincre Lennon de l'accepter parmi eux[19].

Durant l'été, parti en vacances en famille, McCartney réalise sa première prestation publique dans un radio-crochet aux côtés de son frère Michael. À l'automne suivant, il est sur scène avec les Quarrymen[20]. Parmi les pseudonymes qu'il utilise à l'époque, Paul Ramon sera repris en hommage par les Ramones[21]. Alors que le groupe progresse, McCartney invite son ami George Harrison à assister aux concerts, et finit par le présenter à un Lennon réticent qui l'auditionne dans un bus. Impressionné par ses talents de guitariste, Lennon l'accepte également au sein du groupe, malgré son jeune âge[22].

L'été 1958 est particulièrement fort en événements. Les Quarrymen se rendent en effet pour la première fois dans un petit studio artisanal où ils enregistrent leur premier disque : une reprise de That'll Be the Day et une première composition, créditée McCartney/Harrison, In Spite of All the Danger[23]. Toujours en juillet 1958, un événement tragique rapproche Lennon et McCartney : la mère du premier, Julia, est tuée par une voiture, ce qui plonge son fils dans un grand désarroi[24].

Création des Beatles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Beatles.
Entrée du Cavern Club
C'est au Cavern Club que les Beatles sont repérés par leur manager, Brian Epstein.

En 1960, fraichement renommé The Beatles, le groupe va pour la première fois à Hambourg jouer dans un club du quartier chaud de Sankt Pauli[25]. McCartney est alors guitariste, tandis qu'un ami de Lennon, Stuart Sutcliffe, joue de la guitare basse. Les journées sont particulièrement intenses puisque le groupe joue durant plusieurs heures, tard dans la nuit, à grands renforts d'amphétamines[26]. Les relations au sein du groupe sont parfois tendues : un soir, une bagarre éclate entre Sutcliffe et McCartney, ce dernier ayant fait une remarque sur la petite amie du bassiste. La tension entre eux s'accroît dans la mesure où Sutcliffe est piètre musicien[27]. Le séjour hambourgeois trouve une fin prématurée lorsque le groupe part jouer dans un club rival. Dans sa colère, leur employeur, fait renvoyer en Angleterre un George Harrison encore mineur. McCartney et Pete Best sont quant à eux renvoyés pour tentative d'incendie criminel, ayant mis le feu à un préservatif dans la chambre où ils logeaient[28].

Au cours des deux années suivantes ils passent pourtant maintes fois de Liverpool à Hambourg. Après la débâcle du groupe, McCartney prend un travail respectable dans une entreprise de bobinage, pour satisfaire son père. Mais il répond bien vite à l'appel de Lennon[29]. Les Beatles enchaînent ainsi les concerts, même s'ils le font souvent dans des conditions précaires, avant de connaître à nouveau le succès à Hambourg au cours de l'été 1961. Leur compatriote, le chanteur Tony Sheridan, leur propose en effet de l'accompagner pour l'enregistrement de son disque, My Bonnie. Peu avant, McCartney a pris le rôle de bassiste du groupe, Sutcliffe ayant décidé de reprendre ses études d'art[30].

C'est également à cette époque que Lennon et McCartney, qui avaient commencé à composer ensemble peu de temps après leur rencontre en 1957, progressent et affinent leur technique, bien qu'ils accordent peu d'importance à leurs chansons et interprètent principalement des reprises[31]. À Liverpool ils jouent dans des clubs plus huppés, notamment le célèbre Cavern où l'on constate les débuts d'un engouement pour le groupe. Les quatre garçons sont finalement repérés par Brian Epstein, qui devient leur manager et fait les démarches auprès des maisons de disques[30].

Après plusieurs refus, notamment par la maison de disques Decca, Epstein décroche un contrat avec le label Parlophone, filiale de EMI menée par George Martin. Les 4 et 11 septembre 1962, les Beatles enregistrent leur premier single, Love Me Do/P.S. I Love You. Martin voulait d'abord leur faire publier une reprise, mais ce sont finalement deux compositions venues principalement de McCartney qui figurent sur le disque[32]. Cependant, elles sont signées McCartney/Lennon, signature appelée à changer par la suite[33]. Le disque finit par atteindre une honorable 17e place alors que les foules commencent à se prendre de passion pour les Beatles[34].

Le temps des Beatles (1963 à 1970)[modifier | modifier le code]

Montée en popularité : la Beatlemania[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Beatlemania.
Paul, George & John

Durant les deux premières années du phénomène Beatles, en 1963 et 1964 (c'est-à-dire sur les quatre premiers albums), John Lennon domine clairement le duo de compositeurs et, de façon générale, le groupe[35]. Cela n'empêche pas McCartney de composer un certain nombre de morceaux importants, comme le vif I Saw Her Standing There, qui ouvre le tout premier album du groupe, Please Please Me[36]. Cependant, cette période voit surtout une forte harmonie entre Lennon et McCartney qui aboutit à de grands succès écrits à quatre mains, comme She Loves You et I Want to Hold Your Hand[37],[38]. Dans le même temps, et tandis que les singles du groupe atteignent les sommets des charts, les Beatles découvrent l'Amérique où ils rencontrent un franc succès, et tournent leur premier film[39].

À cette époque, McCartney vit chez la famille de sa petite-amie, l'actrice Jane Asher, à Londres, dans un milieu prestigieux qui l'aide à se créer des relations[40]. Durant ces années, McCartney se montre capable d'écrire de belles ballades telles que And I Love Her que Lennon considère comme « le premier Yesterday de Paul »[41].

Découverte de la scène underground[modifier | modifier le code]

Les Beatles et George Martin en studio (1966)

Progressivement, les Beatles et McCartney s'ouvrent à la culture ; ainsi qu'à la marijuana. L'album Help! qui paraît en 1965, marque de ce point de vue une forte progression de McCartney au sein du groupe. Si Lennon signe encore plusieurs grands hits, son partenaire d'écriture est le plus créatif, avec Yesterday, sa plus célèbre chanson, sur laquelle il est accompagné d'un quatuor à cordes, sur suggestion de George Martin[42]. Dans des tonalités beaucoup plus neuves, l'album Rubber Soul poursuit cette progression et permet aux Beatles de voir leur talent progresser. À la même époque, ils enchaînent les tournées à travers le monde. McCartney signe des chansons de plus en plus importantes, notamment Michelle[43].

Paul découvre, grâce à Jane Asher, les arts et la musique underground, les événements culturels, etc., qui l'inspireront. Il devient ainsi habitué de l'Indica Gallery et la fait connaître aux autres Beatles. C'est là qu'il provoque la rencontre entre Lennon et Yoko Ono[44]. En 1966, les Beatles sortent l'album Revolver[45], qui voit la créativité du groupe exploser. McCartney y prend l'ascendant, avec des compositions célèbres telles que Eleanor Rigby, Here, There and Everywhere et Yellow Submarine[46].

À l'été 1966, les Beatles décident d'un tournant dans leur carrière en arrêtant de donner des concerts, à la suite de tournées particulièrement troublées aux Philippines, au Japon et aux États-Unis, accompagnées de menaces de mort. Cette décision résulte également de la lassitude face aux cris du public qui ne vient finalement pas pour écouter la musique[47]. McCartney est le seul à exposer de – légères – réticences à l'idée de cet arrêt[48]. Devant le temps libre gagné par cette fin des tournées qui occupaient le plus clair de leur calendrier, les Beatles se livrent chacun à de nouvelles activités. Pour McCartney, il s'agit de la composition de la bande originale du film The Family Way, avec l'aide de George Martin. Le disque, qui sort en 1967, est ainsi le premier album solo d'un membre du groupe, ce que John Lennon vit mal[49].

Sommet artistique du groupe[modifier | modifier le code]

1967 est un tournant dans l'histoire du groupe, à plusieurs titres. Face à un Lennon de plus en plus accro au LSD, McCartney prend l'ascendant sur les idées et décisions du groupe. C'est lui qui lance le projet de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, album concept dont il prend la direction[50]. Si le concept en lui-même ne dépasse pas la chanson titre, l'album n'en est pas moins un succès retentissant, critique et commercial[51]. Comme l'explique George Harrison : « Je croyais qu'on était en studio simplement pour faire le prochain disque, mais Paul suivait son idée de groupe fictif. Cet aspect-là ne m'a pas vraiment intéressé[52]. » Quant aux chansons, elles tiennent tant de Lennon que de McCartney, même si ce dernier affiche une omniprésence[50].

Si l'épisode Pepper marque pour beaucoup l'apogée des Beatles, et de McCartney en particulier, la suite est plus laborieuse. Le 27 août 1967, le manager Brian Epstein meurt prématurément. Le groupe se retrouve alors perdu, particulièrement Lennon qui lui vouait une grande amitié. C'est donc McCartney qui remotive le groupe espérant poursuivre le projet dans lequel il s'était lancé : le film Magical Mystery Tour. Il se charge de la réalisation avec l'aide des trois autres Beatles[53]. Si les chansons qui l'accompagnent rencontrent un succès égal aux précédentes, le film est le premier véritable échec critique du groupe, et le pousse à se remettre en question en tirant un trait sur sa parenthèse psychédélique[54].

Le début de l'année 1968 voit donc le groupe partir dans une nouvelle direction, avec la publication du single Lady Madonna, chanson aux tonalités jazzy composée par McCartney[55]. Peu après, le groupe part pour l'Inde, auprès du Maharishi Mahesh Yogi. Sur une idée de George Harrison, les Beatles ont en effet décidé d'approfondir la philosophie qui y est enseignée, au cours d'un stage de méditation. Dans cet environnement isolé, Harrison, Lennon et McCartney composent un grand nombre de chansons utilisées sur les albums à venir, ensemble ou en solo[56]. Dès le départ, McCartney a décidé de partir à une date prévue : « Ayant l'esprit pratique, j'avais prévu de rester à Rishikesh pendant une période bien définie. [...] Si ça avait été quelque chose qui méritait vraiment qu'on y retourne, j'y serais retourné. Mais quand le mois s'est achevé, j'ai été content de partir[57]. » Il rentre ainsi sereinement en Angleterre, tandis que peu après, Lennon et Harrison se brouillent sévèrement avec le maître spirituel et s'en vont à leur tour[58].

Séparation des Beatles[modifier | modifier le code]

À leur retour en studio, les Beatles disposent de nombreuses compositions à enregistrer, ce qui aboutit au double « album blanc » de trente chansons. Cet album est marqué par un certain individualisme, quelques morceaux étant interprétés par un Beatle seul, dans le cas de McCartney pour Mother Nature's Son par exemple. Cependant, l'album donne lieu à de grands moments d'harmonie, comme l'enregistrement du bruyant Helter Skelter, précurseur du hard rock[59]. À la même époque, McCartney compose une de ses chansons les plus célèbres, Hey Jude, pour le fils de Lennon, Julian, dont les parents divorcent alors[60]. L'album est également marqué par des débuts de tensions, notamment par un départ provisoire de Ringo Starr pendant lequel McCartney se charge de jouer de la batterie[61].

Face à ces tensions, McCartney envisage une nouvelle solution pour remettre le groupe sur les rails : retourner aux valeurs initiales des Beatles, quatre garçons jouant du rock devant leur public. Dans la mesure où le groupe doit participer à un dernier film, il propose de tourner un documentaire montrant les Beatles en train de répéter pour un concert final. Cela donne les sessions d'un album avorté, Get Back, durant lesquelles les tensions s'accroissent. Une brouille éclate notamment entre McCartney et George Harrison, qui quitte à son tour provisoirement le groupe. Le tout s'achève cependant sur une note positive avec le dernier concert des Beatles, sur le toit de l'immeuble d'Apple Corps, la société qu'ils ont fondée[62].

Les enregistrement de Get Back semblant inutilisables et la dissolution du groupe approchant vraisemblablement à grands pas, McCartney réussit à unir les Beatles, ainsi que George Martin, pour finir en beauté avec un dernier bon album. Au printemps et à l'été 1969, les Beatles travaillent donc Abbey Road. McCartney tient un rôle prépondérant, notamment dans la composition du fameux medley qui constitue le principal morceau de la face B de l'album, et qui n'intéresse que peu Lennon[63].

Tandis que l'album sort et connaît à nouveau le succès, des rumeurs sur la mort de Paul McCartney commencent à circuler : celui-ci serait depuis plusieurs années remplacé par un sosie après sa mort dans un accident. L'intéressé doit donc s'en expliquer à plusieurs reprises auprès des médias. Et puis, Lennon quitte définitivement le groupe en septembre, signant la fin des Beatles[64]. La séparation reste pourtant secrète. Pendant que chacun œuvre à ses premiers travaux en solo, le producteur Phil Spector est chargé de mettre en état les bandes enregistrées pour Get Back afin de produire l'album Let It Be. Le nouveau manager du groupe, Allen Klein, peu apprécié de McCartney, pense que la nouvelle de l'explosion du groupe nuirait aux ventes[65].

À l’occasion de la sortie d’une collection de 12 enregistrements inédits de Jimi Hendrix « People, Hell and Angels », un télégramme envoyé le 21 octobre 1969 par Jimi Hendrix à Paul McCartney (via Apple) attire l'attention des journalistes. Hendrix invite Paul McCartney a former un super-groupe avec Miles Davis et Tony Williams, il dit : « Nous enregistrons un LP ensemble ce week-end à NewYork [sic]. Que diriez-vous de venir pour jouer de la basse ? Appelle Alan Douglas au 212-5812212. Paix (Signé) Jimi Hendrix Miles Davis Tony Williams ». D'après l'autobiographie de Miles Davis parue en 1990, Miles & Hendrix jouaient ensemble de temps en temps dans son appartement de New York. Les Beatles étaient à ce moment-là en train d'éclater, ce qui n’aurait pas été un obstacle à la collaboration McCartney-Hendrix-Davis. Cependant ce même jour, le DJ Russ Gibb à partir de la radio WABC de New York lançait la rumeur que McCartney était mort dans un accident de voiture en 1966 et avait été remplacé par un imposteur. Mais il n'est pas certain que Paul McCartney ait jamais eu connaissance de ce message. Jeff Nolan historien du Rock déclare : « Cela aurait été l'un des super-groupes les plus fous. Ces quatre chats auraient certainement réinventé leurs instruments et la façon dont ils sont perçus ». Le télégramme est maintenant exposé au Hard Rock Cafe à Prague, en République tchèque[66],[67]

Les années 1970 : Wings[modifier | modifier le code]

Période de transition (1969 - 1972)[modifier | modifier le code]

Après le départ de Lennon, McCartney se consacre à un projet d'album solo. Il fait installer des appareils d'enregistrement dans sa résidence écossaise, et commence à enregistrer seul ses chansons, avec le soutien de son épouse, Linda, qu'il a rencontrée l'année précédente. Jouant de tous les instruments et assurant la préparation de la pochette de l'album, l'ex-Beatle présente ainsi son premier album solo, McCartney[68]. La publication de l'album entraîne toutefois un conflit, car il survient au moment où doivent arriver sur le marché Let It Be, et l'album Sentimental Journey de Ringo Starr. Les Beatles demandent donc à McCartney de repousser la sortie de son opus. « J'avais terminé McCartney, mon premier album après les Beatles, et j'avais programmé sa parution. Les autres se sont mis à râler [...] Tout était conclu, j'avais noté ma date de sortie sur le calendrier. Je voulais m'y tenir scrupuleusement, mais ils l'ont tout de même déplacée. De mon point de vue, je me faisais avoir[69]. »

L'album sort pourtant avant Let It Be, accompagné d'une interview rédigée par McCartney, qui y annonce très clairement la fin du groupe. Lennon, qui jugeait avoir la légitimité pour annoncer la nouvelle, le prend très mal, voyant là une simple manœuvre publicitaire. Les deux amis en sortent brouillés[70]. Cette rupture se concrétise sur l'album Ram que McCartney sort en 1971 : une photographie de scarabées copulant est en effet clairement adressée à Lennon[71] ; ce dernier répond par un caustique How Do You Sleep? sur son album Imagine, qui déçoit terriblement McCartney[72]. Lennon y inclut aussi une photo dans la pochette du disque, le montrant avec un cochon dans une posture rappelant la couverture de Ram.

D'un point de vue artistique, d'autre part, Ram marque une évolution : Linda y est créditée sur de nombreuses chansons, non pas pour sa participation, mais pour que le couple ait des revenus (ceux de McCartney étant gelés par les soucis juridiques connus par les Beatles). Cependant, son rôle musical prend progressivement de l'ampleur. De même que le batteur Denny Seiwell, qui participe à l'album, et les musiciens David Spinozza et Hugh McCracken, les prémices de Wings commencent à se poser[73]. Plusieurs singles connaissent également un grand succès, tels que Another Day et surtout Uncle Albert/Admiral Halsey, véritable hit aux États-Unis[74]. L'album reste pourtant un échec critique à cette époque, avant d'être réhabilité des années plus tard[75].

Les débuts de Wings et l'apogée (1971 - 1975)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wings (groupe).

À la suite de ce début de carrière solo en demi-teinte, McCartney doit expérimenter de nouvelles méthodes. À cela s'ajoute l'envie de retrouver le plaisir d'être en groupe et de partir en tournées. Il fonde donc Wings, avec son épouse Linda, le batteur Denny Seiwell, et le guitariste Denny Laine, appelé à devenir son partenaire d'écriture pendant près de dix ans[73]. Le premier album du groupe, Wild Life, se caractérise par sa simplicité, et ne convainc que peu la critique[76]. En dépit de ventes très honorables, il s'agit d'un des plus gros échecs d'un ex-Beatle dans les années post Beatles. L'année suivante, Wings publie plusieurs singles dont deux sont censurés par la BBC, mais le succès doit encore attendre[77]. Cela n'empêche pas la publication d'un hit, Live and Let Die, chanson du film Vivre et laisser mourir[78].

Au cours de l'année 1973 cependant la barre se redresse : après un Red Rose Speedway beaucoup mieux accueilli par le public et même les critiques[79], Paul décide d'aller enregistrer un nouvel album à Lagos, au Nigeria. L'enregistrement s'avère difficile : des musiciens quittent Wings juste avant le départ, les studios sont en mauvais état, Paul se fait accuser de « voler la musique locale », et Linda et lui sont victimes d'un vol et agressés en pleine rue, échappant de peu à la mort. En pleine guerre civile, ils assistent également à une exécution et se voient faire remettre des objets du défunt[80]. Cependant, au retour, le groupe, réduit aux deux McCartney et à Laine, est prêt à faire paraître fin 1973 Band on the Run, qui lui vaut la consécration des critiques[81].

Le groupe semble tirer un maximum de profits de son album phare, et l'année 1974 est relativement vide. McCartney enregistre en privé de nombreuses ébauches de chansons, dont certaines n'ont jamais été publiées, et les autres ont été utilisées dans divers albums[82]. Durant l'été, McCartney rencontre John Lennon alors exilé à Los Angeles : les deux anciens partenaires se retrouvent dans une très bonne ambiance oubliant les conflits passés. Ils se lancent avec d'autres musiciens dans un gigantesque bœuf[83].

En 1975, Wings sorte un nouvel album, Venus and Mars, particulièrement travaillé. Il marque également le début d'une tendance nouvelle au sein de Wings : McCartney n'y est en effet plus le seul compositeur. Toutefois, on reproche à cet album une structure trop proche du précédent mais il n'en est pas moins un grand succès commercial. La même année, McCartney fonde sa propre société de production, MPL Communications[84]. À la fin de l'année, le groupe part pour une gigantesque tournée mondiale. Celle-ci est cependant scindée en deux, le temps d'enregistrer Wings at the Speed of Sound, qui connaît un succès moindre. La chanson Silly Love Songs vaut à la tournée de Wings aux États-Unis un succès qui ne cède en rien à celui des anciens Beatles[85]. L'album live qui en découle, le triple Wings over America, se vend énormément. Il marque également une évolution : c'est la première fois que McCartney chante à nouveau les titres des Beatles[86].

Des difficultés de plus en plus présentes (1976 - 1980)[modifier | modifier le code]

Paul et Linda McCartney lors d'un concert des Wings en 1976

Les temps qui suivent la tournée sont assez vides : outre un single (Seaside Woman) de Linda McCartney paru sous le pseudonyme Suzy and the Red Stripes, la principale création de Wings est le single Mull of Kintyre, qui bat tous les records de ventes au Royaume-Uni[87]. Au sein du groupe, la formation varie, avec plusieurs départs et arrivées successifs. Seul Denny Laine et les McCartney, ossature de Wings, restent fidèles au poste. Peu après la naissance d'un enfant chez les McCartney, début 1978 le groupe reprend du service à vitesse réduite, en enregistrant un nouvel album, London Town, bien accueilli mais pas autant que les précédents[88].

Durant l'été 1979, McCartney et Wings tentent un dernier coup avec l'album Back to the Egg, aux tonalités plus rock'n'roll, dans une période dominée par le punk. Le défi n'est qu'un succès limité puisque l'album peine à rencontrer un grand public, à l'instar des précédents[89]. Cela n'empêche pas McCartney de continuer à jouir d'une grande popularité : en octobre 1979, le Livre Guinness des records lui remet un disque de rhodium certifiant ses ventes records de disques. Il est le seul artiste au monde à recevoir pareille récompense[90].

À la fin de l'année, Wings part une nouvelle fois en tournée. Au Japon, Paul McCartney est arrêté le 16 janvier 1980 pour détention de marijuana ce qui provoque l'annulation d'une tournée prévue dans ce pays[91]. La défection progressive de Denny Laine entraîne la fin du groupe en ce début d'année 1980, même si elle ne se concrétise officiellement qu'en 1981.

Reprise en solo (1980 à 1993)[modifier | modifier le code]

Participations prestigieuses[modifier | modifier le code]

Désireux de se distancer de Wings, Paul McCartney décide de réitérer l'expérience du totalement solo. Dix ans après McCartney, il publie McCartney II où il joue à nouveau de tous les instruments[92]. Les projets suivants sont vite interrompus : le 8 décembre 1980, John Lennon est assassiné ; la nouvelle choque terriblement McCartney[93].

Il faut ainsi attendre 1982 pour que sorte un nouvel album, dans un esprit totalement différent. McCartney renoue en effet avec le producteur George Martin qui l'incite à travailler avec des musiciens adaptés à ses chansons plutôt qu'à un groupe fixe. Il publie ainsi Tug of War, album auxquels participent notamment Stevie Wonder, Carl Perkins et Ringo Starr. Le succès est total[94].

L'expérience est retentée l'année suivante avec Pipes of Peace, auquel participe Michael Jackson. Cependant, en dépit du succès du single Say Say Say, les ventes sont en baisse[92]. En 1984, McCartney se livre également à l'exercice du cinéma, avec Give My Regards to Broad Street, mais sans succès, bien que l'album de la bande-originale se vende bien[95]. McCartney entame alors une fin de décennie plus difficile.

Retour à la scène[modifier | modifier le code]

Après ce début de décennie peu encourageant, McCartney entame une période à vide. À l'exception de l'album Press to Play en 1986, il se contente, en effet, de publier une compilation et un album de reprises à destination du public soviétique. Il faut attendre 1989 pour qu'il revienne sur le devant de la scène avec l'album Flowers in the Dirt qui connaît un grand succès et initie une courte mais prolifique collaboration avec Elvis Costello[96].

Cette même année, McCartney retourne sur scène pour une tournée monumentale où il choisit de reprendre un grand nombre de hits des Beatles[97]. Lors d'un concert à Rio de Janeiro, il bat le record de la plus forte audience avec plus de 180 000 spectateurs[98]. Il se permet également une autre tournée en 1993, sortant chaque fois un album live[99]. Dans la même période, il ne sort qu'un album studio, Off the Ground (en 1993), qui pâtit principalement du succès du précédent[100].

1993 est décidément une année chargée, puisque McCartney et Youth lancent le duo d'electro-expérimental The Fireman, tout en conservant leur anonymat[101]. Après cela, McCartney fait une pause de plusieurs années pour se consacrer à un nouveau projet, avec les ex-Beatles.

« Retour » des Beatles et nouveaux projets (1993 - 2000)[modifier | modifier le code]

Le projet Anthology[modifier | modifier le code]

Le milieu et la fin des années 1990 voient en effet le retour des Beatles. Si le groupe ne se reforme pas, il travaille en revanche au projet Anthology visant à commémorer le groupe. Ce projet passe tout d'abord par l’enregistrement d'un grand nombre d'interviews de Paul McCartney, Ringo Starr et George Harrison dans le but de réaliser une série documentaire et un livre retraçant l'histoire du groupe avec les mots des musiciens[102].

Ce projet est également l'occasion pour McCartney de renouer quelques liens avec Yoko Ono : en signe de bonne volonté, celle-ci envoie des cassettes d'enregistrements de John Lennon sur des chansons jamais publiées. Terminées par les Beatles, ces deux chansons (Free as a Bird et Real Love) sont publiées sur les disques de prises inédites publiés dans le cadre de ce projet. Dans le cas de la première, McCartney compose certaines parties manquantes[103]. Les Beatles ferment ensuite, en 1996, définitivement la page en déclarant qu'ils ne rejoueront plus en tant que groupe, et ne publieront plus de single. Dans la foulée des sorties des trois albums de la série, les ventes de tout le catalogue du groupe explosent, faisant de 1996 la meilleure année qu'ils aient connue[104].

Concernant les Beatles, également, la fin des années 1990 voit McCartney créer une polémique en revendiquant la parenté de certaines chansons composées à cette époque, et demandant à pouvoir les créditer « McCartney/Lennon », au lieu de l'habituel « Lennon/McCartney ». Ce faisant, il se brouille avec Yoko Ono mais crédite ainsi ses reprises des Beatles sur plusieurs albums live[105].

Mort de Linda et expériences classiques[modifier | modifier le code]

En 1997, propulsé par le succès de l’Anthology, le nouvel album studio de McCartney, Flaming Pie lui permet de renouer avec le succès. Outre l'attention médiatique, le projet entrepris avec les Beatles a en effet poussé McCartney à revenir à ce qu'il aime faire et à une musique plus proche de ses origines, et donc des Fab Four[106]. Cette même année, il est anobli par la reine Élisabeth II d'Angleterre[107], tandis que sa vie prend un tournant dramatique : Linda McCartney souffre d'un cancer du sein, qui l'emportera le 14 avril 1998 (en Arizona). Passé le choc, McCartney se plonge dans le travail et se permet en 1999 un nouveau retour aux origines avec Run Devil Run, album de reprises de classiques du rock'n'roll sorti quand tout le monde attendait un album sombre marqué par le deuil, ce dont le musicien ne s'est pas senti capable[108].

À cette époque, McCartney sort plusieurs albums d'un genre totalement différent, en s'essayant à la musique classique. Il avait fait une première incursion dans ce milieu en 1991 avec son Liverpool Oratorio commémorant les 150 ans de l'orchestre philharmonique de la ville[109]. Il récidive peu avant la mort de son épouse, et avec son soutien, en reprenant un projet initié Standing Stone[110]. Directement inspiré par les funérailles de Linda, Working Classical est une nouvelle incursion dans ce genre, fin 1999. Chaque fois, le succès est au rendez-vous, proportionnellement aux ventes habituelles dans ce genre de musique[111].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Multiplication des genres et nouveau mariage (2000 - 2005)[modifier | modifier le code]

Paul McCartney en concert dans les années 2000.

Le début des années 2000 est marqué par l'expérimentation pour lui de plusieurs genres. Le genre expérimental tout d'abord, avec le Liverpool Sound Collage, parent éloigné du Revolution 9 de John Lennon, publié en 2000[112], mais surtout avec une expérience inédite en 2005. Il laisse au disque-jockey Roy Kerr le soin de remixer totalement à sa guise un certain nombre de ses grandes chansons, produisant ainsi l'album Twin Freaks[113]. Il retourne en studio pour enregistrer deux albums : un très personnel Driving Rain en 2001, mais surtout le très innovant Chaos and Creation in the Backyard qu'il enregistre presque seul, avec le producteur de Radiohead, Nigel Godrich[114].

Outre ses albums studio, McCartney entreprend une grande tournée mondiale au début des années 2000, qui aboutit à deux albums live. Le groupe qui l'accompagne désormais, composé de Abe Laboriel Jr (batterie et chant), Rusty Anderson (guitare et chant), Brian Ray (guitare, basse et chant) et Paul « Wix » Wickens (claviers et accordéon) ne changera plus pour les décennies à venir. Il se met aussi à l'écriture d'un livre pour enfants en 2005[115]. Durant cette même période, il épouse le mannequin Heather Mills, nettement plus jeune que lui, en 2002. Elle lui donne un quatrième enfant[105].

Nouvelles tournées, collaborations et prestations spéciales[modifier | modifier le code]

La première moitié des années 2000 est plus difficile pour McCartney qui voit rapidement son mariage avec Heather Mills souffrir de la pression médiatique qui repose sur le couple. Ils divorcent dans la douleur en 2006[105]. À la même époque, McCartney sort un nouvel album classique, Ecce Cor Meum, qu'il avait composé et fait représenter quelques années auparavant[116]. C'est là son dernier album publié chez EMI : après plus de quarante ans de fidélité, McCartney signe chez Starbucks[117].

Sous ce label, il publie en 2007 un nouvel album studio : Memory Almost Full. Le succès revient, propulsé par la campagne de promotion de Starbucks : l'album n'atteint pas la tête des charts, mais les ventes ayant été faites dans les magasins de la chaîne n'étant pas comptées, il est probable que le disque se soit nettement plus vendu[118]. Le disque fait également l'objet d'une publicité soignée avec la sortie du single Dance Tonight dont le clip, réalisé par Michel Gondry, met en scène l'actrice Natalie Portman aux côtés de McCartney[119].

Si McCartney délaisse le studio pour quelques années, il n'en reste pas moins actif, en se produisant au cours de tournées mondiales qui donnent lieu à deux albums live[120]. Il apparaît également plusieurs fois en public, notamment avec Ringo Starr pour la remastérisation du catalogue des Beatles et la sortie du jeu The Beatles: Rock Band[121]. Il récidive en 2008 au sein du duo The Fireman, bien que le nom des deux artistes cachés derrière le pseudonyme soit annoncé avant la sortie du disque[122]. Enfin, en 2011, McCartney travaille à un ballet intitulé Ocean's Kingdom, qui paraît en octobre[123].

En février 2012, accompagné par Diana Krall et son orchestre, il sort un album studio de reprises de jazz intitulé Kisses on the Bottom auxquels Macca ajoute 2 nouvelles compositions dont le nostalgique My Valentine. Le 4 juin 2012, Paul est invité au concert du jubilé de diamant de la Reine Elisabeth II. Il y joue les titres Magical Mystery Tour, All My Loving, Let It Be, Live and Let Die et termine avec Ob-La-Di, Ob-La-Da. De plus, le 27 juillet 2012, il participe à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012 au Stade Olympique de Londres en interprétant une partie de la chanson The End et le tube Hey Jude. C'est lui qui clôture la cérémonie. En septembre cette année là, il est fait Chevalier de la légion d'honneur à l'Élysée par le président François Hollande[124].

En octobre 2013 sort New, un album unanimement célébré par la critique internationale . En janvier 2014, il obtient 4 prix lors des Grammy Awards dont celui de la meilleure chanson rock, Cut Me Some Slack, cosignée avec Dave Grohl. En décembre 2014, il publie la chanson Hope for the Future écrite spécialement pour le jeu vidéo Destiny[125]. Durant cette période (de 2013 à 2015), il mène également la tournée mondiale Out There avec son groupe[126].

En 2014, il collabore avec le rappeur américain Kanye West pour le titre Only One. Il le retrouve ensuite pour la chanson de Rihanna, FourFiveSeconds, qui sort en single en .

Il enregistre actuellement (2015) un duo avec Lady Gaga pour le film "High in the clouds".

Relations[modifier | modifier le code]

Jane Asher

Brian Epstein avait fait de son mieux pour cacher que John Lennon était marié (c'était mieux, pour leur image auprès des jeunes groupies, que celles-ci les croient célibataires), mais l'information transpira. Lorsque la question fut évoquée dans une interview du groupe, John vanta les joies de la paternité, tandis que Paul déclarait que cette condition ne l'attirait guère.

Après A Hard Day's Night, Jane Asher deviendra une sorte de « fiancée permanente » de Paul. Il offrira quelques chansons à son frère Peter Asher, du duo Peter and Gordon (dont World Without Love). Paul et Jane étaient inséparables, on les voyait partout ensemble, et puis, début 1969, le dernier des Beatles resté célibataire, annonce son prochain mariage avec une jeune Américaine divorcée, Linda Eastman.

Mariage avec Linda Eastman[modifier | modifier le code]

Peu après, toujours en 1969, Linda donne naissance à Mary (née le 28/08/1969) sa seconde fille et le premier enfant de Paul. Et durant les années 1970, deux autres petits McCartney agrandissent la famille, une autre fille prénommée Stella (née le 13/09/1971) et un garçon, James (né le 12/09/1977).

Paul se pose en fanatique monogame : Linda est mobilisée dans son groupe Wings, Paul ne tarit jamais d'éloges sur Linda, Paul crée des chansons pour célébrer ouvertement Linda (My Love, Letting Go…), Paul déclare à longueur d'interview que la chance de sa vie est d'avoir rencontré Linda, etc. Dans ce monde du show-biz où le divorce est chose courante (les autres Beatles ont l'occasion de le découvrir), contre toute attente, c'est le couple de Paul et Linda qui restera stable jusqu'à la mort de celle-ci, en 1998.

Mariage avec Heather Mills[modifier | modifier le code]

Heather Mills, Paul McCartney et le Président russe, Vladimir Poutine à Moscou en 2003

En 2002, il épouse Heather Mills. Avec cet ancien mannequin, amputée d'une partie d'une jambe à la suite d'un accident, il milite contre l'usage de mines antipersonnelles. Malgré la naissance d'une fille, Beatrice Millie, en 2003, le couple se sépare en 2006 et un divorce très médiatisé s'ensuit en 2008. Heather Mills obtient 24,3 millions de livres (entre 24 et 33 millions d'euros, selon les sources)[127],[128].

Mariage avec Nancy Shevell[modifier | modifier le code]

Le dimanche , Paul épouse, à la mairie de Marylebone, dans le centre de Londres, l'Américaine Nancy Shevell, héritière d'un propriétaire d'une entreprise américaine de transport routier.

Causes et engagements[modifier | modifier le code]

  • Pour une éthique dans le traitement des animaux (PETA France)[129] : Paul McCartney est aujourd'hui très actif dans la promotion des droits des animaux et du végétarisme, soutenant régulièrement les campagnes de Peta[129], on peut le voir expliquer les raisons de son engagement dans une vidéo intitulée « Si les abattoirs avaient des murs de verre, tout le monde serait végétarien »[130]. Paul a toujours soutenu que la compassion était l'une des principales raisons de devenir végétarien[131], et il déclare dans cette annonce : « Voilà de nombreuses années, j'étais en train de pêcher et comme je ramenais le pauvre poisson, je me suis soudainement dit : “Je suis en train de le tuer, et tout cela pour le plaisir momentané que cette activité m'apporte.” Un déclic s'est produit en moi. J'ai pris conscience, en le regardant se débattre pour prendre de l'air, que sa vie était aussi importante pour lui que la mienne l'était pour moi »[132]. En décembre 2008, dans une interview publiée dans Prospect, Paul McCartney déclara qu'il avait écrit au [[14e dalaï-lama]] pour lui reprocher de ne pas être totalement végétarien, en contradiction avec sa déclaration selon laquelle « en tant que bouddhistes, nous croyons qu'il ne faut infliger de souffrances à aucun être sensible ». Le dalaï-lama lui ayant répondu qu'il avait besoin de manger de la viande selon ses médecins, McCartney lui dit qu'ils avaient tort[133],[134].
  • McCartney crée un site et un mouvement afin de promouvoir une alimentation moins carnée : Meat Free Monday (MFM)[135] : Stella, Mary et Paul McCartney s'engagent aux côtés d’autres célébrités pour promouvoir « un jour sans viande chaque semaine »[135] afin, entre autres, de réduire les émissions de CO2, « manger moins de viande pour un monde meilleur ». Paul déclare : « Dans l'avenir, nous allons tous devoir changer la façon dont nous mangeons. Nous pensons qu'il est possible de modifier notre alimentation avec un sentiment d'optimisme, de joie, et la satisfaction d'aider à vraiment faire la différence dans le monde. » Il compose une chanson qu'il offre librement en téléchargement[136]. Aux McCartney s'associent Olivia Harrison, Yoko Ono, Sheryl Crow, Jeff Beck, Bryan Adams, Moby, et de nombreuses célébrités parmi lesquelles Gwyneth Paltrow, Richard Branson, Alec Baldwin et Joanna Lumley.
  • The Liverpool Institute for Performing Arts (LIPA) : Dans le milieu des années 1980, Paul a visité son ancienne école The Liverpool Institute for Boys (Institut pour Garçons de Liverpool). À l'occasion de cette visite, il a entrepris de sauver ce qui restait alors du bâtiment abandonné. L’institut des arts de Liverpool a ouvert en 1996 et est devenu un établissement d'enseignement supérieur. Aujourd'hui LIPA a la réputation d'être l'un des leaders britanniques des établissements d'enseignement supérieur des arts. LIPA assure l'éducation et la formation dans toutes les disciplines des arts et du spectacle[137].
  • La Musicothérapie Nordoff-Robbins (La transformation de la vie par la musique) : Depuis 1988, Paul a joué un rôle important dans la sensibilisation à la musicothérapie Nordoff-Robbins. Il s'est activement impliqué dans un certain nombre de projets[138].
  • The Vegetarian Society et le Végétarisme : Paul et Linda sont devenus patrons de la « Vegetarian Society » en 1995, apportant leur soutien à une cause à laquelle ils sont très sensibles. Ils participent activement à de nombreuses campagnes de sensibilisation[139],[140],[141].
Paul McCartney chantant Michelle à Michelle Obama
  • The OneVoice Movement[142] : OneVoice est un mouvement populaire qui s'emploie à mettre fin aux conflits israélo-palestiniens. Au mois de mai 2009, Paul McCartney, qui a officiellement rejoint son conseil d'administration international en tant que conseiller, invite le Président Obama à soutenir le Mouvement OneVoice[143],[144]. McCartney ajoute : « Je suis un fier supporteur de OneKind. La cruauté et la souffrance envers les animaux est totalement inacceptable. Il est temps que nous le reconnaissions et que nous en prenions conscience »[145].
McCartney, jouant sur une guitare électrique orange et portant un T-shirt rouge où est écrit No More Land Mines.
McCartney militant contre les mines antipersonnelles
  • No More Land Mines[146] : La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel ou traité d'Ottawa est signée en 1997, et entrée en vigueur le 1er mars 1999, mais son succès reste mitigé étant donné que la majorité des états producteurs et/ou utilisateurs de mines antipersonnel refusent d'adhérer au texte. En 2001, Heather McCartney et Paul s'engagent pour l'éradication des mines antipersonnel, de même que d'autres personnalités telles que Lady Diana Spencer ou Adriana Karembeu, appuyant les efforts de nombreuses organisations telles que HAMAP, Handicap International, l'ONU[146], et le Comité international de la Croix-Rouge, ils arborent des affiches et portent des tee-shirt « No More Land Mines » durant les concerts[147]. Le 23 septembre 2004 à Los Angeles, Paul McCartney et Heather Mills McCartney ont été les hôtes du Gala annuel pour éliminer les champs de mines. L'événement a recueilli plus de 1 million de dollars en faveur de la campagne Adoptez un champ de mines de l'Association des Nations unies[148],[149]. Au 1er mars 2007, 153 pays ont ratifié le traité d'Ottawa ou y ont adhéré[150].
  • David Lynch Foundation[151] : En 2009, Paul McCartney s'engage auprès de David Lynch pour la promotion de la Méditation transcendantale[152] au sein de la Fondation David Lynch et rassemble Paul McCartney, Ringo Starr, Moby, Sheryl Crow, Eddie Vedder de Pearl Jam, Donovan et Ben Harper. Paul McCartney et Ringo Starr ne sont apparus ensemble en public qu'un petit nombre de fois depuis la séparation des Beatles en 1970 ; ils avaient joué ensemble en 2002 à l'occasion d'un concert donné en hommage à George Harrison au Royal Albert Hall de Londres. Cet événement constitue l'apogée d'un concert au Radio City Music Hall de New York le 4 avril 2009[153]. La soirée est intitulée Change Begins Within (Le changement commence de l'intérieur)[154]. Les bénéfices recueillis doivent servir à enseigner la méditation transcendantale à un million d'enfants à risque[155]. Paul a expliqué à la presse à propos de la méditation transcendantale, que les Beatles avaient apprise de son fondateur Maharishi Mahesh Yogi, que cette méditation leur avait permis de « se stabiliser à la fin de ces folles sixties » : « C'est une des rares choses que l'on m'ait jamais données et qui ait vraiment de la valeur pour moi »[156],[157]. »
  • Paul McCartney s'indigne d'un décret du gouvernement français forçant la consommation de produits animaux dans les institutions publiques françaises : « C'est un pas en arrière pour la France. Il va à l'encontre de la Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne en refusant le droit aux personnes d'exprimer leurs croyances. Nul besoin de manger des animaux, en réduisant la quantité de viande que nous mangeons, nous pouvons combattre le changement climatique et réduire le risque de maladies cardiaques ainsi que d'autres maux[158] ». PeTA honore à son tour Paul McCartney pour son engagement à leur coté en éditant un timbre à son effigie aux États-Unis[159],[160],[161].
  • Soutien à Pussy Riot. Depuis août 2012, McCartney se joint à une longue liste de musiciens pour venir en aide au groupe punk Pussy Riot, dont Madonna, Peter Gabriel, les Red Hot Chili Peppers, Patti Smith, Sting et bien d'autres[162]. Il récidive le 23 mai 2013 dans une lettre manuscrite aux autorités russes parce qu'un de ses membres, Maria Alyokhina entame une grève de la faim depuis la veille : « J'ai une longue relation avec le peuple russe, et dans cet esprit, je fais la requête suivante dans un esprit d'amitié pour mes nombreuses rencontres russes qui, comme moi, croient dans le traitement des personnes, de toutes les personnes, avec compassion et bonté »[163].,[164],[165]
  • Soutien aux victimes du terrorisme. Immédiatement après les attaques du 11 septembre, Paul McCartney tourne le documentaire The Love We Make, dans lequel il explique sa volonté d'aider les victimes de New York. Un concert est organisé pour l'occasion où participent des personnalités telles qu'Elton John, Billy Joel, Mick Jagger, Bill Clinton et bien d'autres. Le concert se conclut sur la chanson composée par Paul pour l'occasion Freedom où il dit entre autres « Je me battrai pour mon droit à vivre libre ». En 2008, Paul McCartney inclut Israël dans sa tournée, ce qui provoque la colère des militants du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions, association de militants pro-palestiniens, qui le menace de mort[166]. Le Mossad, services secrets israéliens, est alors contraint d'assurer la protection du chanteur[167].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Blason de Paul McCartney
McCartney et Barack Obama
Remise du prix Gershwin

Le blason est d'or, flanqué de sable à une divise du premier (les deux flancs ressemblant ainsi à des carapaces de scarabées, référence aux Beatles) accompagné en tête et en pointe de 2 tourteaux du deuxième (ogoesse), figurant des disques, et chargé sur le tout de 6 filets en pal de l'un en l'autre, symbolisant des cordes de guitare. Sa devise est Ecce cor meum « Voici mon cœur », titre d'un oratorio composé par McCartney et créé en 2001[173].

  • Le 2 juin 2010, il reçoit des mains du Président des États-Unis Barack Obama, le prix Gershwin (en) à la Maison-Blanche en compagnie de Stevie Wonder, et bien d'autres[174].
  • Il est en outre le seul auteur-compositeur au monde à avoir jamais reçu un disque de rhodium d'un poids de 1,5 kg de la part du Livre Guinness des records, en 1979, aux États-Unis)[175].
  • Le 1er décembre 2011, il est une nouvelle fois nommé aux Grammy pour Paul McCartney et Wings. L'édition de luxe de Band on the Run, parue en 2010, est nommée aux Grammy Awards, dans la catégorie Meilleur album historique[176].
  • Le 9 février 2012, Paul McCartney inaugure sur le Hollywood Walk of Fame son étoile, située devant le 1750 Vine Street.
  • Le 8 septembre 2012, Paul McCartney est élevé au rang d'Officier de la Légion d'honneur, décoration qu'il reçoit des mains du Président de la République Française François Hollande au Palais de l'Élysée[177].
  • Une tulipe hybride rouge avec des bordures blanches, créée en 2015 aux Pays-Bas après 20 ans de croisements, a été nommée Tulipa Paul McCartney[178].

Discographie[modifier | modifier le code]

  1. The Family Way (1967) (Trame sonore d'un film, musique classique)
  2. McCartney (1970)
  3. Ram (1971)
  4. Wild Life (1971)
  5. Red Rose Speedway (1973)
  6. Band on the Run (1973)
  7. Venus and Mars (1975)
  8. Wings at the Speed of Sound (1976)
  9. Wings over America (1976) (Album live)
  10. Thrillington (1977) (Album paru sous le pseudonyme de Percy Thrills Thrillington, version orchestrale de Ram)
  11. London Town (1978)
  12. Wings Greatest (1978) (Compilation des meilleurs succès)
  13. Back to the Egg (1979)
    • Albums 4 à 13 avec Wings, sauf #10.
  14. McCartney II (1980)
  15. Tug of War (1982)
  16. Pipes of Peace (1983)
  17. Give My Regards to Broad Street (1984) (Trame sonore d'un film)
  18. Press to Play (1986)
  19. All the Best! (1987) (Compilation des meilleurs succès)
  20. Снова в СССР (1988/1991) (Album de reprises de pièces rock 'n' roll)
  21. Flowers in the Dirt (1989)
  22. Tripping the Live Fantastic (1990) (Album live)
  23. Unplugged (The Official Bootleg) (1991) (Album live)
  24. Paul McCartney's Liverpool Oratorio (1991) (Album de musique classique)
  25. Off the Ground (1993)
  26. Strawberries Oceans Ships Forest (1993) (Album paru sous la bannière The Fireman)
  27. Paul Is Live (1993) (Album live)
  28. Flaming Pie (1997)
  29. Paul McCartney's Standing Stone (1997) (Album de musique classique)
  30. Rushes (1998) (Album paru sous la bannière The Fireman)
  31. Run Devil Run (1999) (Album de reprises de pièces rock 'n' roll)
  32. Working Classical (1999) (Album de musique classique)
  33. Liverpool Sound Collage (2000) (Album expérimental)
  34. Wingspan: Hits and History (2001) (Compilation des meilleurs succès)
  35. Driving Rain (2001)
  36. Back in the U.S. (2002) (Album live)
  37. Back in the World (2003) (Album live)
  38. Twin Freaks (2005) (Remix du DJ Roy Kerr)
  39. Chaos and Creation in the Backyard (2005)
  40. Ecce Cor Meum (2006) (Album de musique classique)
  41. Memory Almost Full (2007)
  42. Electric Arguments (2008) (Album paru sous la bannière The Fireman)
  43. Good Evening New York City (2009) (Album live)
  44. Paul McCartney Live in Los Angeles (2010) (Album live)
  45. Ocean's Kingdom (2011) (Album de musique classique)
  46. Kisses on the Bottom (2012) (Album jazz)
  47. New (2013)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

À l'Olympia le 22 octobre 2007.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. Sir Paul McCartney Article sur le site de l'Encyclopédie Larousse.
  2. « If you're talking electric bass, it's very, very simple: James Jamerson, Paul McCartney, Jaco Pastorius, me », Jack Bruce, [1]
  3. Stanley Clarke : « Paul definitely had an influence on my bass playing, not so much technically, but more with his philosophy of melodic bass liens-especially as I hit my teens and the Beatles' records became more adventurous »
  4. Will Lee : (a enregistré et tourné notamment avec B.B King, James Brown, George Benson) « Paul's influence on bassists has been so wide-spread over numerous generations that ther's no denying he's in everybody's playing at this point. We're all descendants. » « But because he had so many different flavors to add to a song, he was able to take the instrument far beyond a supportive role » « Paul taught the bass how to sing »
  5. Sting : « It's hard to separate McCartney's influence on my bass playing from his influence on everything else-singing, songwriting, even becoming a musician in the first place. As a child, I would play my Beatles albums at 45 RPM so I could hear the bass better. He's the Guvnor. » [2]
  6. a, b, c et d François Plassat 2010, p. 11
  7. Barry Miles 1997, p. 4
  8. (en) Beatle's schoolboy photo auction, BBC News, 16 août 2009. Consulté le 25 décembre 2010.
  9. Barry Miles 1997, p. 9
  10. Bob Spitz 2005, p. 125
  11. a, b, c, d et e François Plassat 2010, p. 12
  12. Barry Miles 1997, p. 20
  13. Bob Spitz 2005, p. 71
  14. Barry Miles 1997, p. 23–24
  15. François Plassat 2010, p. 13
  16. Barry Miles 1997, p. 21
  17. Barry Miles 1997, p. 22–23
  18. Bob Spitz 2005, p. 47
  19. François Plassat 2010, p. 14
  20. François Plassat 2010, p. 15
  21. Jean-Éric Perrin et Gilles Verlant 2010, p. 154
  22. Barry Miles 2004, p. 49
  23. François Plassat 2010, p. 16
  24. Barry Miles 2004, p. 45
  25. Philip Norman 2010, p. 200 - 201
  26. François Plassat 2010, p. 17
  27. Philip Norman 2010, p. 244
  28. Philip Norman 2010, p. 224
  29. François Plassat 2010, p. 18
  30. a et b François Plassat 2010, p. 19
  31. Philip Norman 2010, p. 205
  32. François Plassat 2010, p. 21
  33. François Plassat 2010, p. 22
  34. Philip Norman 2010, p. 294
  35. François Plassat 2010, p. 24
  36. Daniel Ichbiah 2009, p. 30
  37. Steve Turner 2006, p. 48
  38. Steve Turner 2006, p. 57
  39. Daniel Ichbiah 2009, p. 47 - 50
  40. Philip Norman 2010, p. 330
  41. Steve Turner 2006, p. 66
  42. François Plassat 2010, p. 39 - 40
  43. Daniel Ichbiah 2009, p. 78 - 81
  44. Philip Norman 2010, p. 473
  45. Selon George Martin dans The Beatles Anthology, les sessions d'enregistrement de Rubber Soul et de Revolver se firent dans la foulée
  46. François Plassat 2010, p. 49 - 50
  47. The Beatles 2000, p. 229
  48. Daniel Ichbiah 2009, p. 105
  49. François Plassat 2010, p. 52
  50. a et b François Plassat 2010, p. 57
  51. Philip Norman 2010, p. 495
  52. The Beatles 2000, p. 241
  53. François Plassat 2010, p. 63
  54. Daniel Ichbiah 2009, p. 130 - 131
  55. Daniel Ichbiah 2009, p. 138
  56. François Plassat 2010, p. 68
  57. The Beatles 2000, p. 284
  58. Philip Norman 2010, p. 547 - 548
  59. François Plassat 2010, p. 72 - 73
  60. Philip Norman 2010, p. 558 - 559
  61. Daniel Ichbiah 2009, p. 165
  62. François Plassat 2010, p. 79
  63. François Plassat 2010, p. 81 - 83
  64. Daniel Ichbiah 2009, p. 186 - 189
  65. Daniel Ichbiah 2009, p. 193 - 197
  66. (en)« Jimi Hendrix Sought Paul McCartney for Supergroup with Miles Davis » (consulté le 18 mai 2013)
  67. (fr)« Jimi Hendrix, Miles Davis et Paul McCartney ont failli monter un super groupe ! » (consulté le 18 mai 2013)
  68. François Plassat 2010, p. 95 - 98
  69. The Beatles 2000, p. 350 - 351
  70. Daniel Ichbiah 2009, p. 197 - 198
  71. Le nom des Beatles dérivait du mot anglais signifiant scarabées.
  72. François Plassat 2010, p. 106
  73. a et b François Plassat 2010, p. 113
  74. François Plassat 2010, p. 108
  75. François Plassat 2010, p. 109
  76. Daniel Ichbiah 2009, p. 207
  77. François Plassat 2010, p. 119
  78. Daniel Ichbiah 2009, p. 208
  79. François Plassat 2010, p. 127
  80. François Plassat 2010, p. 132 - 133
  81. Daniel Ichbiah 2009, p. 209
  82. François Plassat 2010, p. 145
  83. Philip Norman 2010, p. 743
  84. François Plassat 2010, p. 148 - 152
  85. François Plassat 2010, p. 154 - 158
  86. (en) Wings over America, Allmusic. Consulté le 17 août 2011
  87. Daniel Ichbiah 2009, p. 210
  88. François Plassat 2010, p. 177
  89. François Plassat 2010, p. 180
  90. Louis-Philippe Ouimet 2003, p. 95
  91. Louis-Philippe Ouimet 2003, p. 101
  92. a et b François Plassat 2010, p. 194 - 195
  93. Philip Norman 2010, p. 218 - 220
  94. Daniel Ichbiah 2009, p. 258 - 259
  95. François Plassat 2010, p. 233 - 234
  96. Daniel Ichbiah 2009, p. 260
  97. François Plassat 2010, p. 292
  98. François Plassat 2010, p. 297
  99. Jean-Éric Perrin et Gilles Verlant 2010, p. 197
  100. François Plassat 2010, p. 314
  101. François Plassat 2010, p. 333
  102. Daniel Ichbiah 2009, p. 214
  103. François Plassat 2010, p. 339
  104. François Plassat 2010, p. 342
  105. a, b et c Daniel Ichbiah 2009, p. 217
  106. François Plassat 2010, p. 351
  107. François Plassat 2010, p. 352
  108. François Plassat 2010, p. 380
  109. François Plassat 2010, p. 307
  110. François Plassat 2010, p. 364
  111. François Plassat 2010, p. 391
  112. François Plassat 2010, p. 397
  113. François Plassat 2010, p. 459
  114. François Plassat 2010, p. 466
  115. François Plassat 2010, p. 461
  116. François Plassat 2010, p. 480
  117. François Plassat 2010, p. 503
  118. Daniel Ichbiah 2009, p. 261
  119. François Plassat 2010, p. 502
  120. François Plassat 2010, p. 538
  121. François Plassat 2010, p. 523
  122. François Plassat 2010, p. 507
  123. (en) Paul McCartney Announces Ocean's Kingdom, Broadway World.com. Consulté le 10 octobre 2011.
  124. « Paul McCartney - French Legion of Honour Ceremony Video », sur YouTube (consulté le 12 juin 2015)
  125. http://www.paulmccartney.com/news-blogs/hope-for-the-future-new-single-release-details
  126. « Out There », sur PaulMcCartney.com (consulté le 16 juin 2015)
  127. entre 24 et 33 millions d'euros, selon les sources
  128. [3].
  129. a et b Pour une éthique dans le traitement des animaux (PETA France)
  130. Paul McCartney, musicien de légende et militant, nous offre un récit puissant dans cette vidéo à ne pas manquer. Regardez-la maintenant pour découvrir pourquoi tout le monde serait végétarien si les abattoirs avaient des vitres.
  131. Stella, sa fille, est elle aussi particulièrement proche de cette association. Paul a toujours soutenu que la compassion était l'une des principales raisons de devenir végétarien
  132. Je Suis Paul McCartney, Et Je Suis Végétarien
  133. (en) Sir Paul McCartney - McCartney's meat row with Dalai Lama, 15-12-2008.
  134. Sir Paul McCartney's advice to the Dalai Lama « As Buddhists we believe in not causing any suffering to any sentient beings. »
  135. a et b (en) « Meat Free Monday Avoir un jour sans viande chaque semaine est un moyen simple pour commencer à faire une réelle différence dans le monde. » (consulté le 29 mars 2013)
  136. Paul McCartney's Meat Free Monday song
  137. LIPA : The Liverpool Institute for Performing Arts
  138. Nordoff-Robbins : Music transforming life
  139. The Vegetarian Society
  140. Fish Free Friday
  141. Le site végétarien de Linda McCartney et de sa fille Mary
  142. En savoir plus sur OneVoice, et leur approche unique pour mettre fin au conflit israélo-palestinien
  143. Honorary Board of Advisors
  144. OneVoice Movement-Paul McCartney has officially joined its International Board of Advisors
  145. « I am a proud supporter of OneKind. Animal cruelty and suffering is totally unacceptable. It's about time we all recognised and acknowledged the fact... »
  146. a et b E-MINE United Nations Mine Action
  147. Paul profite de sa notoriété pour rencontrer le secrétaire d'État américain Colin Powell à Washington à propos des mines.
  148. « Paul McCartney and Heather Mills McCartney hosted the Annual Gala to Clear Minefields on 23 September in Los Angeles. The event raised more than $1 million for the United Nations Association's Adopt a Minefield Campaign. »
  149. International Campaign to Ban Landmines (ICBL) LANDMINE UPDATE : BAN MINES - CLEAR MINES - HELP SURVIVORS ; ISSUE 12, GENEVA, SWITZERLAND, FEBRUARY 2004
  150. International Anti-Personnel Mine Ban Treaty
  151. (en)« David Lynch Foundation for Consciousness-Based Education and World Peace » (consulté le 29 mars 2013)
  152. (fr)« Site officiel de la Méditation transcendantale » (consulté le 29 mars 2013)
  153. (fr)Annonce du Concert du Radio City Hall de New York le 4 avril 2009
  154. (fr)« David Lynch, Paul McCartney, Ringo Starr et leurs amis donnent un concert au Radio City Music Hall de New York » (consulté le 25 avril 2011)
  155. (fr)« Points culminants de la Conférence de Presse « Le Changement Commence de l'Intérieur » (sous-titrées) » (consulté le 29 mars 2013)
  156. (fr)« Paul McCartney s'entretient avec David Lynch de son implication au sein de la Fondation David Lynch pour fournir la Méditation Transcendantale (MT) à un million d'enfants à travers le monde. » (consulté le 25 mai 2012)
  157. (fr)« David Lynch, Paul McCartney et Ringo Starr promeuvent la méditation transcendantale » (consulté le 25 mai 2010)
  158. Paul's comments on the enforced provision of animal products in public institutions in France "The French Government’s recent decree effectively enforcing the consumption of animal products in public institutions is a backward step for France. It goes against the Charter of Fundamental Rights of the European Union by prohibiting individuals’ right to express their beliefs.
  159. Paul honoured by PETA's 'Vegetarian Icons US Stamp
  160. PETA has launched a limited-edition sheet of U.S. postage PhotoStampsTM featuring famous vegetarians throughout history
  161. Sir Paul McCartney has attacked the French Government for banning vegetarian meals in schools. 02 December 2011
  162. (en)Paul McCartney Voices Support for Jailed Russian Band Pussy Riot
  163. (en)Jailed Pussy Riot Member Starts Hunger Strike
  164. (en)[4]
  165. (en)Paul Shows Support To Pussy Riot "I have had a long relationship with the Russian people, and, with this in mind, I am making the following request in a spirit of friendship for my many Russian acquaintances who, like me, believe in treating people - all people, with compassion and kindness."
  166. http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/169801#.Ud80ARyIMnh
  167. http://www.yellow-sub.net/+Paul-McCartney-protege-par-le+.html
  168. London Gazette : no 43667, p. 5488, 12-06-1965
  169. London Gazette : no 54625, p. 2, 31-12-1996
  170. « Minor planet number 4148 has been named in honor of former Beatle Paul McCartney », sur Minor Planet Center (Smithsonian Astrophysical Observatory) (consulté le 9 septembre 2012)
  171. « Another notable Achievement of Arms », sur Family name online (consulté le 9 septembre 2012)
  172. « Heraldry, Coats of Arms and Crests », sur Heraldic Sculptor.com (consulté le 9 septembre 2012)
  173. (en) Mark Ludlow, « McCartney gets guitar coat of arms », Times Online, 22 décembre 2002. Consulté le 20 juillet 2010.
  174. Jon Pareles, « McCartney Is Honored at White House », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  175. Encyclopédie Larousse "Sir Paul McCartney", consulté le 28/09/12
  176. Best Historical Album 1.BAND ON THE RUN (PAUL MCCARTNEY ARCHIVE COLLECTION - DELUXE EDITION) Paul McCartney, compilation producer; Sam Okell & Steve.
  177. La Légion d'Honneur pour McCartney, Le Figaro, 8 septembre 2012.
  178. http://www.musictimes.com/articles/40713/20150611/former-beatle-gets-flower-tulip-called-tulipa-paul-mccartney.htm
  179. (en) Paul McCartney unearths lost duet with John Bonham, “Beware My Love” par Michelle Geslani le 20 octobre 2014 sur le site Consequence of Sound.
  180. http://www.forbes.com/sites/zackomalleygreenburg/2014/02/05/how-paul-mccartney-ended-up-in-a-nirvana-reunion/
  181. http://www.forbes.com/sites/hughmcintyre/2015/01/24/rihanna-releases-new-song-featuring-paul-mccartney-and-kanye-west/

Autres sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Aurélien Allin, Paul McCartney : la biographie, City Éditions,‎ , 466 p. (ISBN 2915320144)
  • The Beatles, The Beatles Anthology, Seuil,‎ , 368 p. (ISBN 2-02-041880-0)
  • Henry Chartier, La Magie McCartney, Grimal,‎ , 292 p. (ISBN 978-2-36203-014-7)
  • Michel Dubreuil et Jacques Volcouve, Paul McCartney : Paroles et musique, Taillandier,‎ , 104 p. (ISBN 2-86562-046-8)
  • Dominique Grandfils, Paul McCartney, Zélie,‎ , 198 p. (ISBN 2-84069-028-4)
  • Dominique Grandfils, Paul McCartney : Morceaux choisis, édité par l'auteur,‎ , 230 p. (ISBN 978-2952746403)
  • Daniel Ichbiah, Et Dieu créa les Beatles, Les Cahiers de l'info,‎ , 293 p. (ISBN 978-2-9166-2850-9)
  • François Jouffa, Éric Dupuich, Éric Krasker, Paul McCartney, 50 ans, Michel Lafon,‎ , 243 p. (ISBN 2-908652-90-0)
  • François Jouffa, Jean-Louis Polard, Le dictionnaire des Beatles, Le Castor Astral,‎ , 380 p. (ISBN 978-2859204372)
  • Paul McCartney (trad. Marina Dick et Jean-Michel Espitallier), Blackbird singing : Poèmes et chansons, 1965-1999, 10/18 collection Musiques et Cie,‎ , 325 p. (ISBN 2-264-03375-4) Édition bilingue anglais-français
  • Barry Miles (trad. Meek), Paul McCartney Many Years From Now : les Beatles, les sixties et moi, Flammarion,‎ , 724 p. (ISBN 2-0806-8725-5)
  • Philip Norman (trad. Philippe Paringaux), John Lennon : une vie, Paris, Robert Laffont,‎ (1re éd. 2008), 862 p. (ISBN 978-2-221-11516-9)
  • Louis-Philippe Ouimet (préf. Jean-François Brassard), Paul McCartney : les années 1970–2002, Quebecor,‎ , 224 p. (ISBN 2-7640-0642-X) 2e édition en 2010, non mise à jour et sans les 8 pages de photos.
  • Jean-Éric Perrin et Gilles Verlant, Les Miscellanées des Beatles, Éditions Fetjaine,‎ , 324 p. (ISBN 2354251815)
  • Loïc Picaud, Paul McCartney, Hors Collection,‎ , 72 p. (ISBN 2-2580-6822-3)
  • François Plassat, Paul McCartney : l'empreinte d'un géant, JBz & Cie,‎ , 544 p. (ISBN 978-2-7556-0651-5)
  • Pacôme Thiellement, Poppermost : Considérations sur la mort de Paul McCartney, Musica falsa, collection Essais,‎ , 171 p. (ISBN 2-9512386-5-7)
  • Steve Turner, L'Intégrale Beatles : les secrets de toutes leurs chansons, Hors Collection,‎ , 288 p. (ISBN 2-258-06585-2)
  • Jacques Volcouve et Michel Dubreuil, McCartney, Ergo Press,‎ , 104 p. (ISBN 2-7395-0041-6)
  • Mark Hertsgaard, L'Art des Beatles, Editions Stock, 1995, 495 p.

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Barry Miles, Many Years From Now, Vintage-Random House,‎ (ISBN 978-0-7493-8658-0)
  • (en) Ray Coleman, Paul McCartney: Yesterday & Today, Genesis Publications,‎
  • (en) Bob Spitz, The Beatles: The Biography, Little, Brown,‎ , 996 p. (ISBN 0-316-80352-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :