Guatemala

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Le Guatemala ou Guatémala[3], en forme longue la République du Guatemala ou la République du Guatémala, en espagnol República de Guatemala, en allemand Republik Guatemala, en russe Гватема́ла, Респу́блика Гватема́ла [reˈpuβlika ðe ɣwateˈmala]) est un pays d'Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il fait partie de l'Amérique latine (la langue officielle est l'espagnol). Son nom vient du mot nahuatl Cuauhtēmallān, qui peut se traduire par « Lieu rempli d'arbres[4]» et signifie peut-être « Pays des K'iche' ». Sa monnaie nationale est le quetzal, faisant référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Guatemala.

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant l'ère chrétienne. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro de Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples mayas d'Amérique centrale entre 1523 et 1527.

Époque maya[modifier | modifier le code]

La civilisation maya a prospéré dans la plupart de ce qui est maintenant le Guatemala et les régions environnantes pendant environ 2000 ans avant l'arrivée des Espagnols. Son histoire est divisée en trois périodes: pré-classiques, classiques et post-classiques, toujours pendant la période classique où la civilisation a ses principales avancées scientifiques et culturelles. La plupart des grandes villes mayas de la région de Peten et les basses terres du nord du Guatemala ont été abandonnées autour de 1000 a. C. Le calendrier maya selon les historiens, était plus précis que le calendrier grégorien que nous utilisons aujourd'hui.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Pendant la période coloniale, qui a duré près de 300 ans, le Guatemala était un Capitainerie générale (Capitainerie générale du Guatemala). Il se étend de la région -now Soconusco au sud du Mexique (Chiapas) - au Costa Rica. Les (espagnol: encomiendas) était de livrer de christianiser les groupes autochtones, qui ont été mis à travailler comme esclaves à leur anéantissement. Cet esclavage a été aboli par l'intervention de l'évêque Fray Bartolomé de las Casas.

La première capitale espagnole du Royaume du Guatemala était en Iximche. La guerre contre les indigènes Kaqchikel continué et tué de nombreux indigènes. Plus tard, un autre a été fondée dans la vallée de Panchoy, appelé Santiago de los Caballeros (actuellement Antigua Guatemala).

La colonisation allemande[modifier | modifier le code]

Les premiers colons allemands sont arrivés dans le milieu du 19e siècle, et bientôt des colons allemands ont acquis des terres et exploités dans les plantations de café Alta Verapaz et Quetzaltenango. Cobán est devenu un centre important pour les colons allemands. Les autres opérations allemandes cultivées sont le thé, le cacao et la vanille. Bien que la plupart des Allemands sont allés à Cobán, d'autres sont allés à San Juan Chamelco et Quetzaltenango

Rodolfo Dieseldorff était le premier allemand à arriver au Guatemala, vers 1863, il a apporté de nouvelles influences et des changements notables dans la culture commerciale et architecturale du lieu. Après l'envoi d'une lettre à l'Allemagne cela a provoqué une vague d'allemands au Guatemala. Plus tard, il a invité toute sa famille à vivre au Guatemala. A la fin de sa longue carrière en mer, Rodolfo Dieseldorff choisi comme cible Gualán, Zacapa. Il a expérimenté la culture du coton, mais les fléaux ont détruit sa récolte. Cela lui contraint de chercher d'autres voies et a commencé un nouveau projet dans le commerce, qui l'a conduit à Alta Verapaz, où il s'y installa. Les descendants de cette famille ont encore plusieurs fermes dans Alta Verapaz où le café y est encore cultivé. [5]

Le livre Les Allemands au Guatemala, 1828-1944 par Regina Wagner, a attiré les Allemands à Verapaz pour son "isolation naturelle, son climat doux et son sol fertile, et ses possibilités de développement agricole et commercial." À la fin de 1890, les deux tiers de la production de café dans cette région était entre les mains des Allemands. [6]

Avec le passage du temps, l'économie de Quetzaltenango est devenu entièrement dirigé par les Allemands, et a formé son propre monde dans Quetzaltenango, organisé dans une communauté très unie et solidaire.

Allemands guatémaltèques[modifier | modifier le code]

Otto Langmann.

Colonisation belge de 1844[modifier | modifier le code]

La colonisation belge a commencé avec le navire de l'expédition envoyée par le roi Léopold Ier de Belgique en 1842. Lorsque les Belges ont observé les ressources naturelles possédées par la région d'Izabal, il a décidé d'installer à Santo Tomas de Castilla plusieurs colons pour construire des infrastructures dans la région; le gouvernement a donné la région pour la vie en échange de la société à payer seize mille dollars chaque année au gouvernement du Guatemala. 

En 1844, le quartier de Santo Tomas de Castilla a été colonisée par la Communauté de l'Union, parrainé par la colonisation belge des sociétés le gouvernement de l'Etat du Guatemala, avait donné le quartier de Santo Tomas à cette société par décret l' Assemblée constituante du Guatemala sur le 4 mai 1843. Les colons ont dû se convertir au catholicisme et devenir des citoyens guatémaltèques, mais ils ont eu le privilège d'avoir leur propre gouvernement. 

Toutefois, pour 1850, la colonie avait déjà échoué en raison de la région inhospitalière et les colons belges avait dispersé dans la République du Guatemala.

Indépendance du Guatemala[modifier | modifier le code]

Entre 1807 et 1808, l’Espagne est envahie par Napoléon et est annexée à l’empire de ce dernier. La royauté est retirée à Charles IV ainsi qu’à son successeur légitime, Ferdinand VII. Bonaparte remit plutôt le pouvoir de l’Espagne entre les mains de son frère, Joseph Bonaparte.

Soucieux de continuer de prêter allégeance à leur véritable souverain, Ferdinand VII, et inquiets devant la menace de Napoléon, qui ne cache pas ses intentions d’étendre son pouvoir sur les colonies espagnoles d’Amérique, une vaste campagne contre l’occupation française voit le jour dans le royaume.

Les colons espagnols d’Amérique décidèrent de destituer les autorités espagnoles en les remplaçant par des gouvernements substituts dans le but de refréner les envies de Bonaparte et d’exercer le pouvoir pendant l’absence du roi légitime. À ce moment-ci, certains parlaient d’indépendance, mais cet avis n’était pas partagé par tous. « Plusieurs se seraient contentés d’une plus grande autonomie à l’intérieur de l’empire » [7].

Même si l’Espagne se retrouvait sous le contrôle de l’empire français, une ville au sud du pays y échappait, Cadix. Cette ville était dominée par des libéraux, désireux de mettre un terme à l’absolutisme. Ces dirigeants provoquèrent des élections à Cadix pour former un congrès qui serait constitué de députés en provenance de tous les territoires espagnols, y compris ceux situés en Amérique [8]. «Les députés hispano-américains participèrent activement aux débats, contribuant à rédiger la constitution de 1812» [9]. La constitution de Cadix s’inspirait des grands principes de la Révolution française de 1789, tels que la souveraineté nationale, la séparation des pouvoirs, la division administrative du pays en provinces et le droit de propriété ou l’égalité [10]. On voit grâce à cela apparaître la première forme de démocratie en Amérique, où le droit de vote est accordé à tous les hommes, y compris les indigènes [9].

Confrontations entre libéraux et conservateurs[modifier | modifier le code]

La constitution fut acclamée par les patriotes libéraux d’Amérique centrale [9], mais José de Bustamante y Gerra, gouverneur du Guatemala et président de l’audience, ainsi que Ramon Casaus y Torres, le nouvel évêque, y étaient farouchement opposés. Le gouverneur tenta de l’entraver d’ailleurs du mieux qu’il put. En revanche, lorsqu’en mars 1814 le roi Ferdinand VII récupéra le pouvoir, il décida par la suite d’abolir la constitution qui créa une vague répressive contre les libéraux. Ainsi, les événements de Cadix n’arrêtèrent pas la marche vers l’indépendance.

En effet, en 1820, une rébellion libérale, dirigée par le général Riego, menaça sérieusement l'absolutisme de Ferdinand VII et le contraignit à annuler l’abolition de la constitution de 1812 [11]. La restauration de la constitution en 1820 permit à la politique centraméricaine d’être plus populaire auprès du peuple et fit émerger différentes factions qui par la suite formèrent les bases des pouvoirs libéraux et conservateurs qui se succédèrent au fil de l’histoire de l’Amérique centrale [12].

Réunion qui décida de l'indépendance le 15 septembre 1821.

C’est l’instabilité de la métropole qui poussa les anciennes colonies américaines à revendiquer leur autonomie face à l’Espagne en 1808 [13]. Le capitaine général Gabino Gaínza devint l’un des atouts majeurs dans l’indépendance. En effet, il agit comme un pont entre les pouvoirs en place et les indépendantistes. C’est lui qui organisa le 15 septembre 1821 un séminaire pour parler avec les autorités de la possibilité d’indépendance qui s’offrait à la Capitainerie générale du Guatemala. À force de débats portant sur l’indépendance immédiate ou le statu quo en attendant le résultat de l’indépendance mexicaine, la décision fut prise et concrétisée par la signature de la déclaration d’Indépendance d’Amérique centrale. L’Amérique centrale obtint alors son indépendance [14].

La déclaration d'indépendance de l'Amérique centrale rédigée le 15 septembre 1821.

L'annexion au Mexique[modifier | modifier le code]

[10]. Par la suite, en 1821, alors que le Mexique vient d’obtenir son indépendance, Gabino Gaínza insiste auprès des autorités pour que les territoires qui formaient la Capitainerie générale du Guatemala avant l’indépendance s’intègrent dans l’empire mexicain d’Iturbide [14]. Il se laisse convaincre par les arguments d'Iturbide, « un général de l’armée espagnole qui devint plus tard empereur du Mexique » [15]. Ces arguments montrent que « l’Amérique centrale n’est pas encore prête à former une république indépendante » [14]. Il y eut consultation des différentes provinces et villes pendant cette opération. Puis, malgré quelques refus de certaines d’entre elles, l’annexion à l’empire mexicain fut décidée [14]. C’est ainsi que, « [moins] de quatre mois plus tard, le 5 janvier 1822, Gainza et un groupe d’aristocrates décrètent de leur propre chef l’annexion de l’Amérique centrale à l’empire mexicain d’Augustin Iturbide» [16].

Iturbide se révèle être un incapable dans son rôle d’empereur et vide les caisses du Trésor public. En 1823, Iturbide est finalement renversé par Santa Anna et est condamné à l’exil [17]. « [Sous] la pression des libéraux, Fisola[, un général mexicain] convoque le Congrès. Le 1er juillet 1823, c’est la proclamation de la seconde indépendance de l’Amérique centrale» [18] et c’est ainsi que nait la Fédération de l’Amérique centrale.

Une charte appelée Constitution fédérale des Provinces-Unies, qui touche le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Costa Rica et le Nicaragua, est instaurée le 22 novembre 1824. Elle explique quelques formalités, dont la façon que les différents pouvoirs sont distribués au sein de la Fédération [18]. Selon cette charte, « la Fédération est gouvernée par un président, mais le chef de chaque État conserve une grande liberté d’action » [18].

La désunion de la fédération d'Amérique centrale[modifier | modifier le code]

Du fait que cette Fédération présente différentes idéologies politiques, il s’ensuit de nombreux conflits. Il y a d’ailleurs à cet effet plusieurs conflits entre les autorités fédérales et provinciales qui ont eu lieu, prenons par exemple l’emprisonnement du chef d’État du Guatemala, Burrundia, en 1825 par le président Arce, qui amena beaucoup de tensions, suivie de la prise d’armes du Salvador au nom de la légalité [19]. « La Fédération centraméricaine reposait sur une Constitution relativement déséquilibrée qui ne laissait que très peu de moyens financiers et d’autorité à son Président. Surtout, les pouvoirs respectifs des États membres et de la Fédération n’étaient pas clairement définis » [20].

En 1839, une rébellion orchestrée par Rafael Carrera contre le président du Honduras Francisco Morazán renverse le gouvernement en place. C’est à la fin du mandat du président en 1839 et en 1842, à la mort de Morazán, qui fut tué à cause de sa politique autoritaire, que la Fédération se disloqua pour donner lieu à cinq pays bien indépendants, soit le Guatemala, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica [19],[21].

Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succédèrent et favorisèrent les immigrants européens et les intérêts nord-américains. Les Amérindiens se virent spoliés de leurs exploitations et durent se réfugier vers les terres arides du nord.

Le Guatemala est alors le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais l'essentiel de ses terres et de son économie (chemins de fer, courrier postal, etc.) sont aux mains de la United Fruit Company, qui s'installa en 1901 dans le pays[22],[23].

Operation PBSUCCESS[modifier | modifier le code]

L'opération PBSUCCESS (début 1953 – fin 1954) est une opération secrète organisée par la Central Intelligence Agency pour renverser le président du Guatemala Jacobo Arbenz Guzmán, démocratiquement élu. Le gouvernement d’Arbenz projetait des nouvelles réformes que les services de renseignement des États-Unis jugeaient de nature communiste. La CIA et l’administration Eisenhower craignaient l’instauration d’une tête de pont soviétique de l’ouest, dans le contexte du maccarthysme intensément anti-communiste de l’époque. Arbenz a été l’instigateur d'une réforme agraire menaçant notamment la multinationale américaine United Fruit Company, dont Allen Dulles (directeur de la CIA de 1953 à 1961) était actionnaire, qui avait de gros intérêts au Guatemala et faisait pression à des niveaux variés du gouvernement américain pour une action contre Arbenz en réplique à son expropriation.

La révolution des années quarante[modifier | modifier le code]

En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi qu'un code du travail et le droit de grève. En juin 1954, son successeur Jacobo Arbenz Guzmán instaure une taxe sur les exportations et décide une réforme agraire (le Décret 900) qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche.

Un coup d'État est mis sur pied lors d’une réunion entre le Président Eisenhower et les frères Dulles. Allen Dulles est le numéro un de la CIA, son frère John Foster Dulles dirige le Département d'État. Par ailleurs, les frères Dulles sont actionnaires de United Fruit et ont travaillé pour un cabinet qui représentait les intérêts de cette société. Ainsi, la CIA renverse Arbenz Guzman et installe à sa place une junte militaire dirigée par le général Carlos Castillo Armas.

Le conflit armé entre 1960-1996[modifier | modifier le code]

Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla s'organise, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.

En 1982, le général Efraín Ríos Montt fait un coup d'État. Peu de temps après son arrivée au pouvoir, il met en place les patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la « terre brûlée » : ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 Mayas seront massacrés[24]> ou encore jetés d'hélicoptères dans l'océan Pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en fondant un mouvement armé, l'URNG (Union révolutionnaire nationale guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile (voir conflit armé guatémaltèque). Il est renversé par un autre militaire, Óscar Humberto Mejía Victores, en 1983.

Le lac Atitlán, dans le département de Sololá au Guatemala, considéré comme l'un des plus beaux au monde.

En 1985, l'élection du président démocrate-chrétien Vinicio Cerezo Arévalo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son successeur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'État mais est finalement destitué peu de temps après et remplacé par Ramiro de León Carpio, qui à ce moment-là occupait la charge d'ombudsman et qui est nommé par le Parlement pour compléter la période présidentielle de M. Serrano. Cette procédure n'était pas parfaitement constitutionnelle, mais le pays était tombé dans un vide juridique car la Constitution ne prévoyait pas la situation dans laquelle ni le président ni le vice-président (tous les deux s'étant enfuis du pays après l'échec du coup en démissionnant de leurs postes) n'était en mesure de prendre en charge la présidence.

Rigoberta Menchú a reçu le prix Nobel de la paix en 1992, « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethno-culturelle basées sur le respect pour les droits des peuples autochtones ».

Accords de paix[modifier | modifier le code]

Le , un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devient président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Portillo débute le . Óscar Rafael Berger Perdomo accède au pouvoir dès 2004, à la tête d'un parti conservateur.

Après les accords de paix[modifier | modifier le code]

En 2008, Álvaro Colom prend la tête de l'État face au général Otto Pérez Molina qui sera finalement élu le 6 novembre 2011 avec 53,76 % des voix.

Le , la Commission internationale contre la corruption au Guatemala (CICIG) (es) déclenche une vaste opération anti-corruption et met à jour l'affaire de la bande « de la ligne » au Guatemala (es), contrebande douanière dans laquelle est notamment impliquée la vice-présidente du Guatemala, Roxana Baldetti (es).

Manifestation du 30 mai 2015 à Guatemala Ciudad.

Ces révélations contribueront à sa démission et au déclenchement de vastes mouvements citoyens de protestation contre la corruption au Guatemala[25] qui s'organisent via les réseaux sociaux et manifestent massivement à partir du . Les manifestants demandent la démission de l'actuel président Otto Pérez Molina et s'opposent à la candidature aux prochaines élections présidentielles de 2015 du candidat Manuel Baldizón (es) soupçonné de corruption et de pratiques populistes et totalitaires[26]. Dans les faits, la campagne conduite par le parti qu'il représente s'entache de violences contre ses opposants[27],[28].

La naissance de ces mobilisations grâce aux réseaux sociaux constitue une nouveauté inédite et notable en Amérique latine[29]. Les manifestations s'organisent autour du hashtag « Renuncia ya » (démission maintenant) sur Facebook et Twitter qui fédère l'indignation citoyenne[30].

Le , ce sont 17 reponsables publics qui sont emprisonnés pour avoir organisé à leur profit le détournement de 15,18 millions de dollars au travers de contrats trafiqués avec diverses organisations publiques dont la sécurité sociale du Guatemala[31].

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Guatemala.
Otto Pérez Molina, président du Guatemala depuis 2012.

Le Guatemala est une République présidentielle démocratique[32]. Les élections législatives et présidentielles ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Département du Guatemala.

Le Guatemala est divisé en 22 départements :

  1. Alta Verapaz
  2. Baja Verapaz
  3. Chimaltenango
  4. Chiquimula
  5. El Petén
  6. El Progreso
  7. Quiché
  8. Escuintla
  9. Guatemala
  10. Huehuetenango
  11. Izabal
  12. Jalapa
  13. Jutiapa
  14. Quetzaltenango
  15. Retalhuleu
  16. Sacatepéquez
  17. San Marcos
  18. Santa Rosa
  19. Sololá
  20. Suchitepéquez
  21. Totonicapán
  22. Zacapa

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Guatemala.
Carte du Guatemala.

Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situées dans le sud. Parmi elles, citons Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte de la mer des Caraïbes.

  • Données géographiques :
    • Superficie : 108 890 km2
    • Densité : 125,6 hab./km2
    • Littoral : 400 km
    • Altitude minimale : 0 m (océans Atlantique et Pacifique)
    • Altitude maximale : 4 211 m (volcan Tajumulco)

Frontières terrestres et maritimes[33][modifier | modifier le code]

Le Guatemala possède 1 687 km de frontières (classé 95e), dont :

  • À l'ouest et au nord : 962 km avec le Mexique
  • À l'est : 266 km avec le Belize
  • Au sud-est : 256 km avec le Honduras
  • Au sud-est : 203 km avec le Salvador
  • À l'est : mer des Caraïbes
  • Au sud : océan Pacifique

Villes principales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes du Guatemala.

Climat[modifier | modifier le code]

Situé entre les 16e et 13e parallèles nord, le Guatemala a un régime tropical dans le Petén (à l'ouest de Belize) et dans les plaines côtières, plus larges en bordure de l'Atlantique que le long du Pacifique. Les régions montagneuses couvrent environ la moitié du territoire et bénéficient d'un climat tempéré, variant en fonction de l'altitude.
La pluviosité est variable due à la proximité de deux océans, avec une saison sèche bien marquée de novembre à avril. De mai à novembre, des pluies torrentielles s'abattent sur le pays.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Guatemala.

En 2010, la population du Guatemala est de 14 341 000 habitants[34]. La majorité des Guatémaltèques vit dans des zones rurales (60 %) et le reste vit dans des zones urbaines.

42,4 % de la population est âgée de 0 à 14 ans, 54,2 % a entre 25 et 54 ans et 3,3 % a plus de 65 ans. La plupart de la population est de sexe féminin (53 %) et 47 % sont des hommes. L'espérance de vie est plus élevée chez les femmes (77 ans) que chez les hommes (67 ans), soit 72 ans pour l'ensemble de la population, une des plus faibles en Amérique latine. Le Guatemala est l'un des pays les plus violents d'Amérique latine, derrière le Mexique et le Venezuela, avec 16 personnes tuées par jour en moyenne[35]. Plus de 2 millions de personnes vivent dans la capitale, et on estime que près de 1 million de Guatémaltèques sont étrangers[36]. Le taux de natalité au Guatemala est le plus élevé en Amérique latine, bien qu'en diminution, passant de 30,2 % en 2001 à 27,6 % en 2011. Le taux de mortalité est de 6,6 %.

Groupes ethniques[modifier | modifier le code]

Deux jeunes filles à Chichicastenango.

Le principal groupe ethnographique du pays est composé de Métis (appelés localement « Ladinos ») et de Blancs d'origine européenne. 41 % de Métis, 20 % de Blancs et dominent l'économie du pays. Les Amérindiens et les Noirs représentent environ 39 % de la population et sont ceux qui souffrent le plus de la pauvreté et l'analphabétisme. La pauvreté touche 52 % de la population et l'analphabétisme est de 24,2 %. Les Amérindiens sont principalement Mayas et, dans une moindre mesure, Xincas.

Langues[modifier | modifier le code]

Tissage traditionnel guatémaltèque.

Voir aussi Langues mayas

L' espagnol est la langue officielle, bien qu'elle soit utilisé comme seconde langue par certains groupes ethniques au sein du pays. Il ya vingt langues mayas différentes, elles sont parlées dans les zones rurales. Une langue non-maya amérindienne, xinca, parlée dans le sud-est du pays et une langue africaine-américaine, Garifuna, parlée dans la côte de l'Atlantique (Izabal).

L'espagnol est la seule langue officielle au Guatemala (60 %) ; cependant, les autochtones ne la comprennent pas tous.

Au Guatemala, nous parlons aussi allemand dans certaines parties de ZacapaSanta Rosa et Baja Verapaz ; Les allemands sont arrivés au Guatemala par l'ouverture du président Justo Rufino Barrios en 1885 par le morcellement des lois. Ils ont donné une importance à la culture du café. Ces allemands sont venus du sud et certains de l'ouest de l'Allemagne. Dans le siècle XIX et au début du XXe, d'autres migrations au Guatemala ont eu lieu : comme des Italiens, Espagnols, Allemands, Français, Sud-Coréens, Russes et même Japonais. Tous ont enrichi la culture guatémaltèque autour de la gastronomie, d'affaires, d'inventions, etc.

Le Guatemala est le quatrième pays d'Amérique latine où est parlé l'anglais . Bien qu'au Guatemala seulement 5% de la population parle cette langue, la société suédoise Education First, place le pays à la 4e place en Amérique latine dans la connaissance de cette langue. 

Langues mayas

Depuis les accords de paix de décembre 1996, la Constitution est disponible dans les quatre langues les plus parlées après l'espagnol, soit le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi. De plus, des documents officiels sont traduits dans certains des 23 dialectes :

Langues disparues

Langue caraïbe

Les Garifunas, qui descendent d'esclaves importés d'Afrique Noire au moment de la colonisation, sont présents le long de la côte atlantique depuis le sud de la péninsule du Yucatan au Mexique jusqu'au Honduras, en passant par le Guatemala et le Belize.

Religions[modifier | modifier le code]

Basilique du Seigneur d'Esquipulas, Chiquimula.

La principale religion est le catholicisme, qui représente entre 50 et 60 % de la population, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40 % des Guatémaltèques sont protestants.

Avec environ 300 000 personnes, le Guatemala comprend la plus importante communauté orthodoxe d'Amérique latine. D'autres communautés religieuses comme les adventistes, les mormons et les Témoins de Jéhovah sont également présentes.

Une étude importante de Latinobarómetro fait apparaître en 2013 environ 47 % de catholiques, 40 % de protestants, 3 % d'autres et 10 % de sans religion[37].

Les données du tableau suivant présentent l'évolution de la proportion de personnes se déclarant d'un groupe religieux, selon Latinobarómetro[37].

Religion 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2013
Catholicisme 54 % 54 % 69 % 60 % 52 % 58 % 57 % 59 % 53 % 57 % 54 % 48 % 51 % 54 % 47 % 55 % 47 %
Protestantisme 25 % 24 % 19 % 27 % 29 % 29 % 29 % 32 % 33 % 31 % 34 % 36 % 36 % 34 % 39 % 30 % 40 %
Sans religion 8 % 6 % 8 % 9 % 15 % 7 % 8 % 7 % 12 % 10 % 10 % 15 % 11 % 9 % 12 % 11 % 10 %
Autres religions 13 % 16 % 3 % 3 % 4 % 6 % 6 % 2 % 2 % 2 % 2 % 1 % 2 % 3 % 2 % 4 % 3 %

Immigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration au Guatemala.

Dès le début du XXe siècle, se voit arriver des européens, notamment après la Première Guerre mondiale. Les allemands constituent alors la majorité des immigrants au Guatemala, et certains sont membres du parti nazi dans les années 1930[38]. Des réfugiés venant de Grèce, de Pologne, de Russie, d'Allemagne et d'autres pays, arrivent après la Seconde Guerre mondiale. Ils s'installent principalement à Cobán et dans les montagnes à la frontière de Chiapas (Mexique). Ils sont à l'origine d'une prospérité économique dans le nord du Guatemala. Les Allemands, qui étaient un millier en 1900, sont environ 3 000 à la fin la Seconde Guerre mondiale[39]. En 1944, sous la pression des États-Unis, la plupart des descendants allemands seront expropriés et expulsés[40],[41].

ll y a environ 131,433 personnes nées à l'extérieur du Guatemala et de vivre dans ce pays en 2010, principalement de Salvador, Mexique et États-Unis. Au siècle XIX, il y avait une vague d'immigrants européens, en particulier les Allemands, qui possédaient leurs propres exploitations de café et sucre dans les régions montagneuses du pays, sont également arrivés Espagnols, Français, Italiens, Belges et autres.

Place Pays 2010 2005
1 Drapeau du Salvador Salvador 47,094 31,534
2 Drapeau du Mexique Mexique 14,438 10,324
3 Drapeau des États-Unis États-Unis 12,000 5,216
4 Drapeau du Honduras Honduras 9,377 4,788
5 Drapeau du Nicaragua Nicaragua 7,216 5,065
6 Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 6,491 3,634
7 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 5,500 3,543
8 Drapeau de l'Espagne Espagne 4,000 2,799
9 Drapeau de la France France 3,135 2,000
10 Drapeau du Costa Rica Costa Rica 2,340 999
11 Drapeau de la Colombie Colombie 2,154 870
12 Drapeau de l'Italie Italie 1,635 1,141
13 Drapeau du Japon Japon 1,500 1,031
14 Drapeau du Canada Canada 1,450 1,000
15 Drapeau du Panama Panama 1,387 1,210
16 Drapeau du Belize Belize 1,244 431
17 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1,191 979
18 Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1,135 910
19 Drapeau de la Belgique Belgique 1,129 645
20 Drapeau de l’Argentine Argentine 1,113 759
21 Drapeau du Brésil Brésil 1,099 240
22 Drapeau de la Russie Russie 1,075 600
23 Drapeau d’Israël Israël 900 558
24 Drapeau de l'Équateur Équateur 852 888
25 Drapeau de l'Uruguay Uruguay 798 375
Autres pays 1,180 1,055
TOTAL 131,433 82,594
Fuente: CEPAL-2005[36], et Directorio General de Migración-2010[42].

Émigration[modifier | modifier le code]

Les difficultés d'ordre économique, politique ou climatique ont conduit nombre de Guatémaltèques à émigrer (légalement ou non) vers les pays du Nord, plus riches : Mexique, mais surtout États-Unis et Canada. Ce phénomène a été particulièrement important pendant les années sombres du conflit armé guatémaltèque (1960-1996) mais tend à se stabiliser du fait de la reprise économique du début des années 2010 ainsi que du fait du durcissement des lois sur l'immigration dans des pays tels que le Belize et le Nicaragua.

Place Pays 2010 2005
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 1,310,000 825,829
2 Drapeau du Mexique Mexique 37,022 29,105
3 Drapeau du Belize Belize 20,070 25,935
4 Drapeau du Canada Canada 18,282 15,607
5 Drapeau du Salvador Salvador 8,558 5,003
6 Drapeau de l'Espagne Espagne 6,699 4,267
7 Drapeau du Costa Rica Costa Rica 3,284 1,000
8 Drapeau du Honduras Honduras 2,894 1,135
9 Drapeau de la France France 2,670 1,034
10 Drapeau du Nicaragua Nicaragua 1,791 2,034
Autres Pays 3,124 2,088
TOTAL 1,412,394 913,037
Fuente: CEPAL-2005[36] and Directorio General de Migración-2010[42].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Guatemala.

Le Guatemala est le dixième économie en Amérique latine, la troisième en Amérique centrale et le 65e dans le monde entier[43].

L'agriculture représente un quart du PIB, deux tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représentent 20 % du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaitre le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.

Mais l'agriculture dans le pays est avant tout vivrière notamment chez les mayas. Dans les zones rurales moyennes, chaque famille souvent est contrainte d'envoyer un ou plusieurs de ses membres dans les fincas (grandes exploitation agricole comme la United Fruit Company) principalement situés sur les côtes où les terres sont plus fertiles afin de faire survivre la communauté. L'augmentation du prix du pétrole n'a fait qu'augmenter la crise économique que traverse une part de la population, qui est à 40 % amérindienne.

L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins.

Le tourisme est une industrie forte dans l'économie du Guatemala, et a été de plus en plus depuis 2010, les principaux lieux touristiques sont orde: Antigua Guatemala, Lac Atitlan, Esquipulas, Tikal, Guatemala Ville, port de San José, Chichicastenango et Quirigua.

Le Guatemala est cosignataire, depuis mai 2004, de l'Accord de libre-échange d'Amérique centrale.Ses principaux fournisseurs sont les États-Unis, loin devant le Mexique, et la Chine. Côté exportations, les premiers partenaires sont les États-Unis, le Salvador et le Honduras.

En janvier 2014, le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux [44]

Les importations et les exportations[modifier | modifier le code]

Le Guatemala est l'un des pays exportateurs d'Amérique centrale, environ 140 pays dans le monde reçoivent les exportations du Guatemala. Les États-Unis sont le principal partenaire commercial du Guatemala, et sont destinataires de 40 % de ses exportations. Les autres grands partenaires commerciaux sont l'Amérique centrale, l'Europe, le Mexique et Taiwan[45].

La part des produits non traditionnels a augmenté, et les produits d'exportation traditionnels (sucre, café, bananes, cardamome, coton, viande) ne représentent plus que le quart du total. À l'inverse, le Guatemala importe principalement du matériel de transport, des appareils ménagers et des produits industriels[45].

Les recettes d'exportation du Guatemala ont atteint $ 8,466 millions en 2010, les revenus continuent à augmenter à plus de 10.000 millions de dollars aujourd'hui[45].

Exportations Importations
Pays Pourcentage Pays Pourcentage
Drapeau des États-Unis États-Unis 41,2% Drapeau des États-Unis États-Unis 34,3%
Drapeau du Salvador Salvador 12,1% Drapeau du Mexique Mexique 8,6%
Drapeau du Honduras Honduras 9% Drapeau de l’Union européenne Union européenne 8%
Drapeau du Mexique Mexique 7% Drapeau du Salvador Salvador 4,1%
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 5% Drapeau du Costa Rica Costa Rica 3,4%
Drapeau du Nicaragua Nicaragua 7,2% Drapeau du Nicaragua Nicaragua 4,3%
Autres Pays 25% Autres Pays 42%

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Guatemala.

La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte la jupe traditionnelle, et le ouipil, la chemise. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les Espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.

« La tombe d'une reine guerrière maya enfin découverte » http://www.maxisciences.com/maya/la-tombe-d-039-une-reine-guerriere-maya-enfin-decouverte_art26912.html

La découverte et diffusion de la musique guatémaltèque de la Renaissance et du Baroque par le compositeur et musicologue Dieter Lehnhoff est très importante pour la culture du Guatemala.

L'une des nombreuses églises baroques construites par les Espagnols dans l'ancienne capitale du Guatemala, Antigua.
Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Nouvel An
1er mai Fête du travail
10 mai Fête des mères
17 juin Fête des pères
30 juin Jour de l'armée
15 août Jour de la Vierge de l'Assomption Seulement dans la capitale
15 septembre Jour de l'indépendance
20 octobre Jour de la révolution
1er novembre Toussaint
7 décembre Quema del Diablo
24 décembre Nochebuena
25 décembre Noël
31 décembre Nochevieja

Danse classique[modifier | modifier le code]

Le principal groupe de danse classique est le Ballet national du Guatemala , qui a été créé en Juillet 1948 . Dans les années de la guerre froide, il était fermé car l'ont pensait que ses administrateurs, dont un ressortissant russe, pourraient être des agents du communisme international. Il a été rouvert en 1955 sous la direction de Fabiola Perdomo. De 1962 à 1974 le maître Antonio Crespo a dirigé le Ballet. A ce stade, une génération de danseurs se leva de qualité, y compris Christa Mertins, Brenda Arevalo Ana Elsy Aragon, Richard Devaux, Sonia Juarez, Miguel Cuevas et Gladys Garcia. L'École nationale de danse et de chorégraphie est la source principale du Ballet national du Guatemala. L' école a vu venir Mayra Rodriguez , qui a commencé à danser à un jeune âge et fut découverte par Antonio Crespo. Le Ballet national du Guatemala a été reconnu comme un patrimoine mondial culturel en mars 1992.

Monterrico[modifier | modifier le code]

La ville de Monterrico Monterrico, Guatemala est situé dans le département de Santa Rosa Département de Santa Rosa (Guatemala). Connu pour ses plages de sable volcanique noir et afflux annuel de tortues de mer , la ville est aussi une grande station de week-end à la plage pour les citoyens de la ville de Guatemala. La ville est de plus en plus en plus populaire auprès des touristes étrangers en grande partie en raison des efforts locaux de conservation des tortues de mer ainsi que l'atmosphère décontractée de la région.

la conservation des tortues de mer[modifier | modifier le code]

Quelques organisations de conservation de tortues opèrent dans la zone de Monterrico parce que la longue plage sert de lieu de reproduction pour les quatre espèces de tortues de mer. 

Relations internationales [modifier | modifier le code]

Les premiers contacts au niveau diplomatique entre l'Empire russe et la République du Guatemala se sont produits en 1880, quand un échange de lettres entre l'empereur Alexandre II et le président Rufino Barrios.

Les relations diplomatiques entre l'URSS et le Guatemala sont établis le 19 avril 1945, mais ne reçoivent pas la poursuite du développement et c'est seulement le 4 janvier 1991 que les parties ont échangés des missions diplomatiques. Après l'effondrement de l'Union soviétique, le gouvernement du Guatemala a reconnu le 8 janvier 1992 la Fédération de Russie en tant que successeur légal de l'Union soviétique.

En 1995 à Moscou, a été ouvert l'ambassade du Guatemala. Depuis 1997, l'ambassadeur de Russie au Costa Rica a été ambassadeur au Guatemala.

En septembre 2000 les parties ont signé un accord sur les principes des relations entre la Russie et le Guatemala.

En octobre 2003, le vice-président du Guatemala, Juan Francisco Reyes, a visité la Russie.

En novembre 2006, il a signé un accord intergouvernemental sur la coopération commerciale et économique.

En juillet 2007 la première visite du chef de la Russie au Guatemala, au cours de laquelle le président russe Vladimir Poutine a tenu une série d'entretiens avec le président du GuatemalaOscar Berger.

Le régime sans visas entre la Russie et le Guatemala a commencé à fonctionner le 29 février 2012.

Le Guatemala et le Mexique sont deux pays voisins qui partagent une histoire culturelle commune de la civilisation maya et les deux nations ont été colonisées par l'Empire espagnol. En 1821, le Mexique a obtenu son indépendance de l'Espagne et y a administré le Guatemala au cours du premier Empire mexicain . En 1823, l'empire s'est effondré et le Guatemala a rejoint les Provinces-Unies d'Amérique centrale, cependant, la région guatémaltèque de Chiapas a choisi de se séparer du Guatemala et a rejoint le Mexique comme un état. En 1838, l'union dissoute et le Guatemala est devenu une nation indépendante.  Les deux pays ont établis des relations diplomatiques en 1838 et les missions diplomatiques furent bientôt ouverts. En décembre 1958, les deux nations étaient très près de déclarer la guerre à l'autre après un incident impliquant la marine guatémaltèque tir sur des bateaux de pêche au large des côtes mexicaines du Guatemala et, tuant trois personnes et en blessant quatorze autres pêcheurs. Peu après les attaques, des relations diplomatiques ont été rompues et les troupes ont été mobilisés à la frontière des deux côtés et des avions de chasse mexicains sont entrés dans l'espace aérien guatémaltèque afin d'attaquer le principal l'aéroport international du pays. En septembre 1959, par la médiation du Brésil et du Chili des relations diplomatiques entre le Guatemala et le Mexique ont été rétablies. 

De 1960 à 1996, le Guatemala est entré dans une guerre civile. Pendant cette période, le Mexique est devenu un refuge pour environ 80 000 guatémaltèques et demandeurs d'asile, la plupart d'entre eux sont des indigènes. Depuis la fin de la guerre civile, les relations entre les deux pays se sont considérablement améliorées et les deux nations travaillent ensembles pour lutter contre le crime, les trafics de stupéfiants etc.

Statistiques[modifier | modifier le code]

  • Lignes de téléphone : 1 450 000 (en 2005)
  • Téléphones portables : 4 640 000 (en 2005)
  • Postes de radio : 1 835 000 (en 2003)
  • Postes de télévision : 2,3 millions (en 2003)
  • Utilisateurs d'Internet : 165 000 (en 2003)
  • Nombre de fournisseurs d'accès internet : 9 (en 2003)
  • Routes : 13 856 km (dont 4 370 km goudronnés) (en 1998)
  • Voies ferrées : 884 km
  • Voies navigables : 990 km
  • Nombre d'aéroports : 477 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2000)
  • Nombre d'homicides :
    • 14 000 sous la présidence d'Alfonso Portillo (2000-2004)[46] ;
    • 21 509 en 2004-2007, soit une dizaine par jour, essentiellement par arme à feu[46].

Codes[modifier | modifier le code]

Guatemala a pour codes :

Et aussi :

  • LG, préfixe maintenant inusité, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Guatemala.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population du Guatemala au 2010
  2. Le dollar américain a également valeur légale.
  3. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019509867&dateTexte=
  4. (es) Etimología de GUATEMALA
  5. « Revista D - D fondo », sur servicios.prensalibre.com (consulté le 24 juin 2015)
  6. (es) Regina Wagner, Historia del café de Guatemala, Villegas Asociados,‎ 2001 (ISBN 9789589698280, lire en ligne)
  7. (Del Pozo, 2008, p. 31)
  8. (Del Pozo, 2008, p. 31-32)
  9. a, b et c (Del Pozo, 2008, p. 32)
  10. a et b (Mastor, 2008, web)
  11. (Del Pozo, 2008, p. 44)
  12. (Britannica, [s.d]a, web)
  13. (Universalis, [s.d]., web)
  14. a, b, c et d (Mendonça, 2010, web)
  15. (Dictionnaire Robert 2, 2006, p. 1094)
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  18. a, b et c (Buhrer et Levenson, 1980, p. 45)
  19. a et b (Mendonça, 2010b, web)
  20. (Belaubre, 2006, p. 89)
  21. (Buhrer et Levenson, 1980, p. 46-47)
  22. (en) Alejandra Batres, « The Experience of the Guatemalan United Fruit Company Workers, 1944-1954: Why Did They Fail? », sur utexas.edu,‎ 1995 (consulté le 10 mars 2015)
  23. (en) Melvin E. Page, Penny M. Sonnenburg, Colonialism: an international, social, cultural, and political encyclopedia, Volume 1, p. 601, 2003
  24. Courrier international no 1169 du 28 mars au 3 avril, p. 28
  25. (es) « Guatemala: Movimiento ciudadano exige renuncia del presidente », sur Tele Sur,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  26. (es) « El totalitarismo de Baldizón », sur El Periódico,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  27. (es) « Simpatizantes de Líder agreden a sacerdote », sur Prensa Libre,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  28. (es) « Baldizón limitará mítines por protestas », sur Siglo Veintiuno,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  29. (es) « Guatemala se rebela en Twitter », sur El País,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  30. (es) « Renuncia ya », sur El Periódico,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  31. (es) « Tema corrupción mantiene en vilo a Gobierno de Guatemala », sur Agence de presse Latin,‎ (consulté le 27 mai 2015)
  32. Université Laval. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/guatemala.htm
  33. http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/commun/images/atlas/cartes/carte_guatemala_fr.gif&imgrefurl=http://www.dordogne-perigord-export.com/fr/fiches-pays/guatemala/carte&h=542&w=460&sz=60&tbnid=PEMRoSTRIL8ojM:&tbnh=132&tbnw=112&prev=/search%3Fq%3Dcarte%2Bguatemala%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=carte+guatemala&hl=fr&usg=__9t5MPoC-0ijhwe44ALmtvrnkUqo=&sa=X&ei=rn-5TbTMMKbx0gGD7-TBDQ&ved=0CB8Q9QEwAQ
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  41. (es) « La cara Europea de Guatemala », sur EuropaenGuatemala.com,‎
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  45. a, b et c (es)Comercio exterior de Guatemala Banco de Guatemala.
  46. a et b Paulo A. Paranagua, « L'ONU s'implique dans la lutte contre l'insécurité au Guatemala », dans Le Monde du 24-01-2008