Complexe (psychologie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Complexe.

Au sens psychologique, le complexe signifie un ensemble de représentations douloureuses, peu supportables. Pour de nombreux chercheurs comme Frederick Crews le concept de complexe est invalide car il a n'a pas de fondations scientifiques solides.[1],[2]

Introduction[modifier | modifier le code]

Le complexe, dans la langue courante, décrit en fait un sentiment de mal-être par exemple se sentir trop gros, ou laid, ou peu désirable pour n'importe quelle raison.
Le nom et l'adjectif "complexe" (latin : cum plexus : avec des enchevêtrements) ont différentes significations dans différents champs de pensée et d'action ; il convient de distinguer complexité et complication.

  • En psychologie, le complexe désigne un mécanisme fort différent du simple mal-être. Le Complexe est douloureux et peu supportable. Le terme de complexe est créé par Theodor Ziehen, psychiatre.
  • En philosophie des sciences et épistémologie, on rencontre le paradigme de la complexité chez Edgar Morin, par opposition à la simplicité newtonienne et cartésienne du seul niveau physique de la matière-énergie.
  • En architecture, un complexe est un grand bâtiment à multiples fonctions.

Psychologie[modifier | modifier le code]

En psychologie, environ une cinquantaine de complexes sont décrits.

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Le sentiment d'infériorité est bien, dans la psychanalyse, attribué aux névrosés. Pris dans ce sens, c'est Alfred Adler qui a le plus étudié le complexe d'infériorité.

Mais le complexe a d'autres sens en psychanalyse.

Complexe jungien[modifier | modifier le code]

Psychological complex according to Jung (fr).jpg

Dans les années 1900-1907 environ Carl Gustav Jung, en poste à l'hôpital du Burghölzli à Zurich (Suisse) avec Joseph Bleuler, travaille sur des expériences d'associations de mots, et met en évidence le fait que certains mots inducteurs entraînent une réponse affectivement chargée chez les sujets soumis à ces expériences. Il en déduit la notion de complexes affectivement chargés, sans que le sujet en ait conscience. Cela l'amène à reconnaître l'existence de l'inconscient et à s'intéresser aux travaux de Sigmund Freud dont il est un très proche collaborateur de 1907 à 1911. Il se sépare de la psychanalyse freudienne en 1913.

Pour Jung le complexe est ainsi un ensemble plus ou moins cohérent de représentations et d'affects issus des expériences personnelles et également influencé par les archétypes. Parfois l'un ou l'autre de ces complexes peut se comporter comme une personnalité autonome qui apparaît à la conscience du sujet, ou des autres, comme étrangère à soi-même : « mais c'est pas moi ça ! ». Le complexe moi a une place particulière en tant qu'il est le centre du champ de conscience.

Complexe freudien[modifier | modifier le code]

Le terme désigne un noyau associatif, réseau de représentations inconscientes formant une structure cohérente. La notion de complexe reste depuis un classique de la psychanalyse ; il ne considère pas seulement la représentation, mais également l'autre délégation psychique de la pulsion qu'est l'affect.

Le complexe le plus connu est le complexe d'Œdipe qui se développe à partir du désir sexuel d'un enfant pour le parent du sexe opposé, associé à une rivalité amoureuse envers le parent du même sexe, et entraînant tout à la fois une honte du fait du tabou de l'inceste et une culpabilité du fait des mouvements de haine qu'entraîne la rivalité amoureuse. Très vite ce désir œdipien est refoulé et devient inconscient.

Freud décrit en outre le complexe de castration.

Complexe lacanien[modifier | modifier le code]

Lacan décrit trois complexes : le complexe œdipien, le complexe de sevrage et le complexe d'intrusion. Le complexe se forgerait sur la base d'imagos, et permettrait d'éclairer la structure de l'institution familiale.

Lacan écrit les complexes familiaux en 1936.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Freud Was a Fraud: A Triumph of Pseudoscience », Science-Based Medicine,‎ (lire en ligne)
  2. J Van Rillaer, « La psychanalyse freudienne : science ou pseudoscience ? », sur www.em-consulte.com, (consulté le 25 juin 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]