Viacom

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la société Viacom issue de la scission de 2005. Pour la société Viacom d'avant 2005, voir Viacom (1971-2005).
Viacom, Inc.
Image illustrative de l'article Viacom
illustration de Viacom

Création 1971
Forme juridique Société anonyme
Action NASDAQ : VIA NASDAQ : VIAB
NASDAQ-100 Component
S&P 500 Component
Siège social Drapeau des États-Unis One Astor Plaza, New York Voir et modifier les données sur Wikidata (États-Unis)
Direction Sumner Redstone (président exécutif)
Thomas E. Dooley (PDG par intérim)
Actionnaires National Amusements (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Médias de masse
Société mère National Amusements (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Filiales MTV Networks
Paramount Pictures
Showtime Networks Inc.
BET
Showtime Networks Inc.
The N
UIP , spelling
Effectif 10 580 (2011)
Site web viacom.com/

Viacom Inc (abréviation de Video Audio Communication) est un conglomérat américain présent dans les médias dont l'actionnaire principal (80 %)[1] est le milliardaire Sumner Redstone. La société est le résultat de la scission en 2005 de l'ancien Viacom : CBS Corporation a récupéré certaines activités (production télévisuelle, parc, UPN…) et le nouveau Viacom a conservé le reste. Son PDG par intérim est Thomas E. Dooley (en). Viacom est dirigé par National Amusements (en), une société localisée à Dedham, dans le Massachusetts, aux États-Unis[2],[3],[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Viacom Interactive Media était une division de Viacom créé en 1994. Viacom Interactive Media consistait de 2 branches Viacom New Media (VNM) basée à Chicago (publication de titres sur CD-ROM et cartouches ) et Viacom Interactive Services (services en ligne). En 1997, VNM est passé sous le contrôle de Virgin[6].

Il avait produit Phantom 2040 (1995, SNES, Mega Drive).

Années 2000[modifier | modifier le code]

En juin 2005, Viacom annonce le rachat de Neopets, un site d'animaux virtuels, dont GameTrailers, GoCityKids, et IFILM. Ce décembre, Paramount annonce le rachat des droits de DreamWorks. En février 2007, Viacom exige le retrait de vidéos depuis l'hébergement gratuit en ligne YouTube pour infraction aux droits d'auteur[7]. Le 4 décembre 2008, la société annonce la démission de 850 de ses employés, soit 7 % de ses effectifs[8] ; à la fin de l'année, Time Warner Cable (et son partenaire Bright House Networks) et MTV Networks de Viacom ne parviennent pas à s'accorder sur un renouvellement de la chaîne Viacom[9],[10].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Le 5 mai 2010, The Hollywood Reporter révèle l'intention de Comedy Central (de Viacom) « de développer une série d'animation basée sur Jésus Christ » qui, selon la chaîne, tente d'échapper à « son père tout-puissant »[11]. En 2011, Viacom investit dans Rainbow S.r.l., une société italienne spécialisée dans les produits pour enfants, et mieux connue pour sa franchise Winx Club[12].

En mai 2014, Viacom annonce l'acquisition de Channel 5 pour 450 millions de livres[13]. En novembre 2016, Viacom annonce l'acquisition pour 345 millions de dollars de Television Federal, télévision argentine détenue par Telefónica[14].

Justice[modifier | modifier le code]

En mars 2007, Viacom a déposé plainte contre Google et YouTube pour contrefaçon[15]. À la suite de ce procès, la justice américaine a exigé en juillet 2008 que Google fournisse à Viacom les logs de connexion des utilisateurs (adresses IP, identifiants, date/heure des visites, contenus visionnés…), soit environ 4 To de données[16]. Google annonce, le , qu'il avait gagné le procès pour violation de propriété intellectuelle intenté par le groupe de médias Viacom contre sa filiale de vidéos YouTube[17].

Activités[modifier | modifier le code]

Production et distribution de film
Chaînes de télévision (Viacom Media Networks)
Jeux vidéo

Controverse[modifier | modifier le code]

Collecte de données personnelles en ligne[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, le procureur général de New York annonce que Viacom, notamment par l'intermédiaire de son site Nickelodeon, a collecté les informations personnelles d'enfants en ligne. Cette pratique servant à analyser le comportement des internautes pour proposer aux annonceurs une publicité mieux ciblée est illégale pour les sites destinés aux enfants de moins de 13 ans. Viacom, Mattel et Jumpstart se sont engagés auprès du procureur à payer conjointement 835 000 dollars[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://data.cnbc.com/quotes/VIA/tab/8
  2. (en) « Global 500 2009: Industry », sur CNN.com, (consulté le 1er mai 2010)
  3. (en) « 2007 Results » [PDF], (consulté le 1er mai 2010)
  4. (en) Siklos, Richard, « Why Disney wants DreamWorks », sur CNN.com, (consulté le 1er mai 2010)
  5. (en) News Corporation – Annual Report 2007. Newscorp.com (30 juin 2007). Consulté le 13 juillet 2011.
  6. http://www.mobygames.com/company/viacom-new-media
  7. (en) Media Companies Blast YouTube for Anti-Piracy Policy. Foxnews.com (19 février 2007). Consulté le 13 juillet 2011.
  8. (en) « The Dreaded Viacom Layoffs: 850 People »
  9. (en) Fixmer, Andy. (2008-12-31) Viacom May Pull Channels Off Time Warner Cable in Contract Spat. Bloomberg.
  10. (en) « Time Warner may cut 'Colbert,' 'Spongebob' », sur MSNBC
  11. (en) "Comedy Central developing Jesus Christ cartoon", 5 mai 2010. Hollywood Reporter. (30 novembre 2010).
  12. (en) Viacom, « Viacom Invests in Rainbow Group »
  13. Viacom expands in Britain, buying Channel 5, Reuters, 1 mai 2014
  14. Viacom buys Argentine broadcaster from Telefonica for $345 million, Reuters, 16 novembre 2016
  15. Viacom autorisée à éplucher les logs des vidéos de YouTube, le sur PC INpact
  16. Affaire Viacom : YouTube sommé d'ouvrir ses logs IP, le sur lephpfacile.com
  17. Victoire majeure de Google dans le procès Viacom à 1 milliard de dollars, le sur Numerama
  18. « Mattel et Hasbro épinglés aux Etats-Unis après le pistage d’enfants en ligne », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]