Super Bowl

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Super Bowl
Description de l'image Lombardi Trophy.png.
Généralités
Sport Football américain
Création 1966
Organisateur(s) NFL
Périodicité Annuel
Participants 2 franchises[Note 1]
Palmarès
Tenant du titre Broncos de Denver (50)
Plus titré(s) Steelers de Pittsburgh (6 titres)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition à venir voir :
Super Bowl LI

Le Super Bowl est la finale de la National Football League (NFL), ligue américaine de football américain. Elle voit s'y affronter les vainqueurs des matchs éliminatoires des deux conférences du championnat. Il conclut une saison qui commence à la fin de l'été de l'année précédente et a lieu entre les mois de janvier et février.

Ce match a été créé à la suite de la fusion entre les ligues NFL et AFL au milieu des années 1960. Les deux championnats se sont mis d'accord pour que leurs champions respectifs s'affrontent lors d'une finale afin de savoir qui est le champion du monde. La fusion est officielle en 1970, et si chaque ligue est renommée en conférence, le match reste dans la NFL comme la rencontre qui détermine le champion de la saison. La franchise la plus victorieuse du Super Bowl est les Steelers de Pittsburgh avec 6 victoires.

Le Super Bowl est l'événement sportif le plus regardé à la télévision aux États-Unis, et l'un des événements sportifs les plus regardés au monde. La télévision utilise la rencontre pour vendre des publicités commerciales à des prix records. Le jour du Super Bowl entraîne une forte consommation aux États-Unis et notamment de nourriture ; il est le deuxième jour après Thanksgiving.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines de la compétition[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl est créé en 1967 sous le nom de NFL-AFL World Championship Game. Cependant, les médias et les fans préfèrent « Super Bowl ». Il faut attendre la troisième édition de la grande finale pour voir apparaître officiellement le nom de Super Bowl[1].

À partir de la cinquième édition, la numérotation est indiquée en chiffres romains, afin de ne pas confondre avec l'année[2]. Seule l'édition 50 (en 2016) fera exception[3].

Première éditions (1966-1970)[modifier | modifier le code]

Après les deux victoires de suite des Packers de Green Bay, membres de la NFL, on s’interroge sur le niveau des formations de l’American Football League (AFL). Ces doutes sont vite balayés par les victoires des Jets de New York au Super Bowl III, puis des Chiefs de Kansas City lors du Super Bowl IV. Le quarterback des Jets, Joe Namath, garantit la victoire deux jours avant le Super Bowl et devient une légende à New York[4]. La fusion de la NFL et de l’AFL se réalise après ces quatre premières éditions. Dix franchisés de l’AFL et trois de la NFL forment alors la Conférence américaine, tandis que les treize autres franchises de la NFL constituent la Conférence nationale. Le Super Bowl met désormais aux prises les champions des deux conférences.

Premiers Super Bowls après la fusion (1970-1974)[modifier | modifier le code]

Après la fusion entre l'American Football League et la National Football League, trois franchises dominent les années 1970, remportant à elles trois huit Super Bowls ; les Cowboys de Dallas, les Dolphins de Miami et les Steelers de Pittsburgh. Les Colts de Baltimore, désormais membre de l'AFC, dominent les Cowboys lors du Super Bowl V, la première finale du championnat NFL. Lors de ce Super Bowl, le linebacker des Cowboys Chuck Howley est nommé meilleur joueur du Super Bowl et est toujours à ce jour le seul joueur d'une équipe perdant à recevoir cette récompense.

Les Cowboys prennent leur revanche l'année suivante en remportant le Super Bowl VI contre les Dolphins de Miami. La saison suivante, les Dolphins réalisent un parcours parfait jusqu'au Super Bowl VI qu'ils remportent sur le score de 14-7, devenant la première et seule équipe à terminer une saison invaincue par une victoire au Super Bowl. Miami réalise le doublé en remportant le Super Bowl VIII un an plus tard.

Dynastie des Steelers de Pittsburgh (1975-1980)[modifier | modifier le code]

Image en noir et blanc d'un joueur à genou cherchant à récupérer un ballon perdu
Le quarterback des Vikings du Minnesota Fran Tarkenton cherche à récupérer un fumble dans la end zone lors du Super Bowl IX contre les Steelers de Pittsburgh.

Dans la deuxième partie des années 1970, les Steelers de Pittsburgh remportent quatre Super Bowls (IX, X, XIII et XIV) en six saisons. Menés par l'entraîneur principal Chuck Noll, l'équipe comprend les joueurs offensifs suivants : Terry Bradshaw, Franco Harris, Lynn Swann, John Stallworth et Mike Webster et une défense dominante : la ligne offensive appelé Steel Curtain menée par Joe Greene, Ernie Holmes, Dwight White et L. C. Greenwood, mais aussi le cornerback Mel Blount. La franchise sélectionne les derniers éléments de son équipe lors de la draft 1974 de la NFL lors de laquelle elle sélectionne quatre joueurs du Hall of Fame. La dynastie des Steelers est interrompu seulement par les Raiders d'Oakland qui remportent le Super Bowl XI et par la victoire des Cowboys de Dallas de Roger Staubach et Tom Landry qui remportent leur deuxième Super Bowl (XII).

Décennie dominée par les 49ers de San Francisco (1981-1991)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la conférence NFC domine la conférence AFC, remportant treize Super Bowls consécutivement. L'équipe qui domine la décennie est San Francisco, avec la West Coast Offense développée par Bill Walsh et menée par le quarterback Joe Montana, le wide receiver Jerry Rice et le tight end Brent Jones. Les 49ers remportent quatre Super Bowls dans les années 1980 (XVI, XIX, XXIII et XXIV), devenant la deuxième dynastie de l'histoire du Super Bowl après les Steelers de Pittsburgh.

Les Bears de Chicago de Mike Ditka sont également une équipe dominante, avec leur quarterback Jim McMahon et le running back Walter Payton. Ils remportent le Super Bowl XX. Les Giants de New York et les Redskins de Washington font également partie des meilleures équipes. Les Redskins remportent les Super Bowls XVII, XXII et XXVI, les Giants les Super Bowls XXI et XXV. Comme dans les années 1970, les Raiders d'Oakland glanent deux Super Bowls XV et XVIII et est la seule franchise de l'AFC à remporter des titres pendant cette période.

Dynastie des Cowboys de Dallas (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Après plusieurs saisons avec des mauvais bilans, les Cowboys de Dallas reviennent au sommet au début des années 1990. Au début de cette décennie, la franchise remporte trois Super Bowls (XXVII, XXVIII et XXX) avec la triplette de Dallas : Troy Aikman, Emmitt Smith et Michael Irvin. Une autre franchise domine l'American Football Conference, les Bills de Buffalo. Ils se qualifient pour quatre Super Bowls consécutifs entre 1990 et 1994 mais n'en remportent aucun. Pendant la dynastie des Cowboys, les 49ers de San Francisco remportent un cinquième Super Bowl avec le quarterback Steve Young, le wide receiver Jerry Rice et le cornerback Deion Sanders.

Duel des quarterbacks Favre et Elway (1997-2000)[modifier | modifier le code]

Les Packers de Green Bay, emmenés par leur quarterback Brett Favre sort vainqueur du Super Bowl XXXI, leur premier championnat depuis les Super Bowl I et II à la fin des années 1960. Le Super Bowl XXXII voit le quarterback des Broncos de Denver John Elway battre le champion sortant des Packers lors d'une victoire surprise. La saison suivante, Denver réalise le doublé en battant les Falcons d'Atlanta lors du Super Bowl XXXIII, la cinquième apparence d'Elway au Super Bowl.

Les Rams de Saint-Louis remportent le Super Bowl XXXIV contre les Titans du Tennessee avec un quarterback non drafté Kurt Warner pour conclure les années 1990. Dans une partie serrée, les Titans ont l'occasion d'arracher les prolongations et se font arrêter à un mètre de la ligne à la dernière seconde. Lors du Super Bowl XXXV, les Ravens de Baltimore battent les Giants de New York sur le score de 34–7.

Dynastie des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2001-2005)[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre remportent trois Super Bowls en quatre ans. La dynastie des Patriots est menée par le jeune quarterback Tom Brady et une défense de fer. Lors du Super Bowl XXXVI, le débutant Brady mène son attaque à un field goal décisif d'Adam Vinatieri pour une victoire surprise 20 à 17. Les Patriots gagnent également les Super Bowls XXXVIII et XXXIX en battant les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie. La domination des Pats est interrompue par le succès des Buccaneers de Tampa Bay aux dépends des Raiders d'Oakland sur le score de 48-21 lors du Super Bowl XXXVII.

Ère moderne et multiples vainqueurs (2006-2016)[modifier | modifier le code]

Les Steelers de Pittsburgh de Ben Roethlisberger et les Colts d'Indianapolis de Peyton Manning remportent les Super Bowls XL et XLI, en battant respectivement les Seahawks de Seattle et les Bears de Chicago.

Lors de la saison 2007, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre deviennent la deuxième équipe à réaliser une saison régulière parfaite mais ils échouent lors au Super Bowl XLII contre les Giants de New York d'Eli Manning, les surprenant sur le score de 17-14. Ben Roethlisberger et les Steelers ajoutent un sixième Super Bowl à leur palmarès en battant à la dernière minute les Cardinals de l'Arizona lors du Super Bowl XLIII. Les Saints de La Nouvelle-Orléans de Drew Brees remportent leur premier Super Bowl en battant les Colts en février 2010 et les Packers de Green Bay leur quatrième Super Bowl (XLV). Les Giants dominent à nouveau les Patriots lors du Super Bowl XLVI. Les Ravens de Baltimore remportent le Super Bowl XLVII sur le score de 34-31 contre les 49ers de San Francisco.

Le Super Bowl XLVIII joué par le MetLife Stadium en février 2014, est le premier Super Bowl joué dehors dans un environnement froid. La défense des Seahawks de Seattle dominent l'attaque des Broncos de Denver de Peyton Manning tout au long du match pour une large victoire finale 43-8. Lors du Super Bowl XLIX, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre battent les Seahawks de Seattle sur une interception de dernière minute de Malcolm Butler. Lors du Super Bowl 50, les Broncos de Denver, meilleure défense de la saison, battent les Panthers de la Caroline, meilleure attaque de la saison.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Édition par édition[modifier | modifier le code]

'
Saison Super Bowl Rencontre Date Lieu Affluence
Vainqueur Score Finaliste Stade Ville État
Finale des Championnats AFL-NFL
1966 I Packers de Green Bay (NFL) 35-10 Chiefs de Kansas City (AFL) Los Angeles Memorial Coliseum Los Angeles Californie 61 946
1967 II Packers de Green Bay (NFL) 33-14 Raiders d'Oakland (AFL) Miami Orange Bowl Miami Floride 75 546
1968 III Jets de New York (AFL) 16-7 Colts de Baltimore (NFL) Miami Orange Bowl Miami Floride 75 389
1969 IV Chiefs de Kansas City (AFL) 23-7 Vikings du Minnesota (NFL) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 80 562
Finale du championnat NFL
1970 V Colts de Baltimore (AFC) 16-13 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 79 204
1971 VI Cowboys de Dallas (NFC) 24-3 Dolphins de Miami (AFC) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 81 023
1972 VII Dolphins de Miami (AFC) 14-7 Redskins de Washington (NFC) Los Angeles Memorial Coliseum Los Angeles Californie 90 182
1973 VIII Dolphins de Miami (AFC) 24-7 Vikings du Minnesota (NFC) Rice Stadium Houston Texas 71 882
1974 IX Steelers de Pittsburgh (AFC) 16-6 Vikings du Minnesota (NFC) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 80 997
1975 X Steelers de Pittsburgh (AFC) 21-17 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 80 187
1976 XI Raiders d'Oakland (AFC) 32-14 Vikings du Minnesota (NFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 438
1977 XII Cowboys de Dallas (NFC) 27-10 Broncos de Denver (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 76 400
1978 XIII Steelers de Pittsburgh (AFC) 35-31 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 79 484
1979 XIV Steelers de Pittsburgh (AFC) 31-19 Rams de Los Angeles (NFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 985
1980 XV Raiders d'Oakland (AFC) 27-10 Eagles de Philadelphie (NFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 76 135
1981 XVI 49ers de San Francisco (NFC) 26-21 Bengals de Cincinnati (AFC) Pontiac Silverdome Pontiac Michigan 81 270
1982 XVII Redskins de Washington (NFC) 27-17 Dolphins de Miami (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 667
1983 XVIII Raiders d'Oakland (AFC) 38-9 Redskins de Washington (NFC) Tampa Stadium Tampa Floride 72 920
1984 XIX 49ers de San Francisco (NFC) 38-16 Dolphins de Miami (AFC) Stanford Stadium Stanford Californie 84 059
1985 XX Bears de Chicago (NFC) 46-10 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 73 818
1986 XXI Giants de New York (NFC) 39-20 Broncos de Denver (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 101 073
1987 XXII Redskins de Washington (NFC) 42-10 Broncos de Denver (AFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 73 302
1988 XXIII 49ers de San Francisco (NFC) 20-16 Bengals de Cincinnati (AFC) Joe Robbie Stadium Miami Floride 75 129
1989 XXIV 49ers de San Francisco (NFC) 55-10 Broncos de Denver (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 72 919
1990 XXV Giants de New York (NFC) 20-19 Bills de Buffalo (AFC) Tampa Stadium Tampa Floride 73 813
1991 XXVI Redskins de Washington (NFC) 37-24 Bills de Buffalo (AFC) Metrodome Minneapolis Minnesota 63 130
1992 XXVII Cowboys de Dallas (NFC) 52-17 Bills de Buffalo (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 98 374
1993 XXVIII Cowboys de Dallas (NFC) 30-13 Bills de Buffalo (AFC) Georgia Dome Atlanta Géorgie 72 817
1994 XXIX 49ers de San Francisco (NFC) 49-26 Chargers de San Diego (AFC) Joe Robbie Stadium Miami Floride 74 107
1995 XXX Cowboys de Dallas (NFC) 27-17 Steelers de Pittsburgh (AFC) Sun Devil Stadium Tempe Arizona 76 347
1996 XXXI Packers de Green Bay (NFC) 35-21 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Louisiana Superdome Nouvelle-Orléans Louisiane 72 301
1997 XXXII Broncos de Denver (AFC) 31-24 Packers de Green Bay (NFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 68 912
1998 XXXIII Broncos de Denver (AFC) 34-19 Falcons d'Atlanta (NFC) Pro Player Stadium Miami Floride 74 803
1999 XXXIV Rams De Saint-Louis (NFC) 23-16 Titans du Tennessee (AFC) Georgia Dome Atlanta Géorgie 72 625
2000 XXXV Ravens de Baltimore (AFC) 34-7 Giants de New York (NFC) Raymond James Stadium Tampa Floride 71 921
2001 XXXVI Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) 20-17 Rams De Saint-Louis (NFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 72 922
2002 XXXVII Buccaneers de Tampa Bay (NFC) 48-21 Raiders d'Oakland (AFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 67 603
2003 XXXVIII Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) 32-29 Panthers de la Caroline (NFC) 1er février 2004 Reliant Stadium Houston Texas 71 525
2004 XXXIX Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) 24-21 Eagles de Philadelphie (NFC) ALLTEL Stadium Jacksonville Floride 78 125
2005 XL Steelers de Pittsburgh (AFC) 21-10 Seahawks de Seattle (NFC) Ford Field Détroit Michigan 68 206
2006 XLI Colts d'Indianapolis (AFC) 29-17 Bears de Chicago (NFC) Dolphin Stadium Miami Floride 74 512
2007 XLII Giants de New York (NFC) 17-14 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) University of Phoenix Stadium Glendale Arizona 71 101
2008 XLIII Steelers de Pittsburgh (AFC) 27-23 Cardinals de l'Arizona (NFC) 1er février 2009 Raymond James Stadium Tampa Floride 70 774
2009 XLIV Saints de La Nouvelle-Orléans (NFC) 31-17 Colts d'Indianapolis (AFC) Sun Life Stadium Miami Floride 74 059
2010 XLV Packers de Green Bay (NFC) 31-25 Steelers de Pittsburgh (AFC) Cowboys Stadium Arlington Texas 103 219
2011 XLVI Giants de New York (NFC) 21-17 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Lucas Oil Stadium Indianapolis Indiana 68 658
2012 XLVII Ravens de Baltimore (AFC) 34-31 49ers de San Francisco (NFC) Mercedes-Benz Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 71 024
2013 XLVIII Seahawks de Seattle (NFC) 43-8 Broncos de Denver (AFC) MetLife Stadium East Rutherford New Jersey 82 529
2014 XLIX Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) 28-24 Seahawks de Seattle (NFC) University of Phoenix Stadium Glendale Arizona
2015 50 Broncos de Denver (AFC) 24-10 Panthers de la Caroline (NFC) Levi's Stadium Santa Clara Californie
2016 LI NRG Stadium Houston Texas
2017 LII 4 février 2018 U.S. Bank Stadium Minneapolis Minnesota

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Sélection des lieux hôtes[modifier | modifier le code]

Le lieu de la finale est choisi par la National Football League (NFL) plusieurs années à l’avance. Les villes font acte de candidature, un peu à l’image des villes olympiques, et la gagnante est désignée par un vote secret entre les 32 propriétaires de la ligue[5]. La NFL a développé un cahier des charges important pour les villes d'accueil du Super Bowl, incluant l'utilisation gratuite d'un parking de 35 000 places, un stade avec un dôme et une température contrôlée pour les villes dont la température moyenne est inférieur à 10 C°, l'accès à trois parcours de golf ou encore à deux bowlings[6].

Les premières finales se déroulèrent dans le sud du pays pour des raisons évidentes de météorologie (la finale se dispute en janvier ou février). Toutefois, la multiplication des stades couverts dans les années 1980 et 1990 a ouvert l’organisation du Super Bowl aux villes du nord même si cela reste encore marginal. Quatre villes « du nord » ont accueilli le Super Bowl : Détroit et sa région (XVI et XL), Minneapolis (XXVI), Indianapolis (XLVI) et East Rutherford dans le Grand New York (XLVIII). Ce dernier Super Bowl a été disputé pour la première fois dans un stade à ciel ouvert dans une ville dite « du nord ». Quant à elle, Minneapolis sera l'hôte d'un deuxième Super Bowl, celui de 2018 (Super Bowl LII), au nouveau stade couvert des Vikings[7].

Villes ayant accueillies le Super Bowl[8]
Ville et son agglomération Nombre de Super Bowl Années
Miami 10 1968, 1969, 1971, 1976, 1979, 1989, 1995, 1999, 2007, 2010[9]
La Nouvelle-Orléans 10 1970, 1972, 1975, 1978, 1981, 1986, 1990, 1997, 2002, 2013[10]
Los Angeles 7 1967, 1973, 1977, 1980, 1983, 1987, 1993[11]
Tampa Bay 4 1984, 1991, 2001, 2009
San Diego 3 1988, 1998, 2003
Phoenix 3 1996, 2008, 2015
Houston 3 1974, 2004, 2017
Détroit 2 1982, 2006
Atlanta 2 1994, 2000
San Francisco 2 1985, 2016
Minneapolis-Saint Paul 2 1992, 2018
Jacksonville 1 2005
Dallas-Fort Worth 1 2011
East Rutherford (Grand New York) 1 2014
Indianapolis 1 2012

Les matchs en italique représentent de futurs Super Bowl.

Stades[modifier | modifier le code]

Chaque Super Bowl est joué dans un stade sélectionné plusieurs mois ou plus années auparavant par la National Football League[12].

Format de la rencontre[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, le Super Bowl n'est jamais allé jusqu'aux prolongations. Les Lions de Détroit, les Browns de Cleveland, les Texans de Houston et les Jaguars de Jacksonville n'ont jamais atteint le Super Bowl.

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arbitres du Super Bowl.

Spectacles de la mi-temps[modifier | modifier le code]

Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est une tradition. Édition après édition, il est devenu un événement artistique dans l'événement sportif. Il contribue aux audiences télévisuelles très importantes devant la rencontre. Avant les années 1980, le spectacle de la mi-temps est créé autour d'un thème et est le plus souvent réalisé par une fanfare. À partir des années 1990, les spectacles de mi-temps deviennent des spectacles de pop culture. Afin d'améliorer l'intérêt des spectateurs et téléspectateurs, le Super Bowl XXVII est une performance de Michael Jackson. Le Super Bowl XXXVIII est resté célèbre pour l'incident entre Justin Timberlake et Janet Jackson, le scandale du Nipplegate. Après cet événement, le spectacle est réservé au rock pendant plusieurs années avant le retour des artistes pop en 2011.

Symboles[modifier | modifier le code]

Trophée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : trophée Vince Lombardi.

La formation victorieuse reçoit le trophée Vince Lombardi, nommé ainsi en hommage à l’entraîneur des Packers de Green Bay, Vince Lombardi, vainqueurs des deux premiers Super Bowls, à la suite de son décès en 1970[13]. Depuis le Super Bowl XXX, le trophée est présenté au propriétaire de l'équipe gagnante sur le terrain après le match. Auparavant, le trophée était décerné dans le vestiaire de l'équipe gagnante. Après la remise du trophée, il est renvoyé à Tiffany & Co. pour être gravé du nom de l'équipe gagnante, la date et le score du match[13]. L'équipe gagnante conserve la possession du trophée, une nouvelle copie du trophée étant créée chaque année.

Bague de champion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bague de Super Bowl.

Une bague du Super Bowl est un prix remis aux vainqueurs du Super Bowl en National Football League (NFL). À la différence du trophée Vince Lombardi qui est décerné en un exemplaire à l'équipe elle-même, une bague du Super Bowl permet à chaque joueur et entraîneur (limite de 150 pièces) de conserver un souvenir symbolique de sa victoire.

Champions du monde[modifier | modifier le code]

Le fait que les vainqueurs s'adjugent le titre, maintenant officieux mais volontiers exhibé par les supporters, de Champions du monde est une référence aux vainqueurs de la World Series de la Ligue Majeure de Baseball.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Camions avec des antennes colorées à l'extérieur du stade Raymond James Stadium indiquée par une grande pancarte.
Les camions des diffuseurs à l'extérieur du Raymond James Stadium à Tampa, Floride, lors du Super Bowl.

Le Super Bowl est un événement majeur de la télévision américaine depuis les années 1970[14],[15]. Les études d’audience montrent que ce match enregistre des parts de marché considérables, situées entre 40 et 60 %. Sur les dix meilleures audiences de tous les temps aux États-Unis, la moitié d’entre elles sont survenues lors des Super Bowls. Cet engouement s'explique en partie par le fait qu'il s'agit du seul championnat professionnel dont la finale se dispute en une seule partie, contrairement à la NBA, la NHL et la MLB, où la meilleure équipe est désignée au terme d'au moins quatre parties.

Avec des chiffres d’audience d’un tel niveau, le coût des annonces publicitaires atteint des sommets[16]. Ainsi, une annonce de trente secondes pendant le Super Bowl XLI était facturée 2,7 millions de dollars et le prix s'élève à 4 millions de dollars les 30 secondes pour le Superbowl XLVI en 2012. Cette finale peut être suivie dans plus de 200 pays et recueille une audience supérieure à 100 millions de téléspectateurs chaque année (essentiellement en Amérique du Nord). C'est moins que la finale de la Ligue des champions de l'UEFA (150 millions chaque année)[17] et sept fois moins que la finale de la Coupe du monde de la FIFA (700 millions en 2010)[18].

Au cours du Super Bowl XLIV, le , le record d'audience TV aux États-Unis détenu depuis 1983 par l'épisode final de la sitcom M*A*S*H a été dépassé, s'établissant à 106,5 millions de téléspectateurs[19]. Cependant, ce même record a été battu dès l'année suivante lors du Super Bowl XLV le . Pas moins de 111 millions auraient regardé les Packers de Green Bay mettre la main sur un 4e titre[20]. Le record est encore battu en 2012, le Superbowl XLVI à Indianapolis réunit 111,3 millions d'Américains devant leur télé. En 2015, avec 114 millions de téléspectateurs à la mi-temps, le spectacle de Katy Perry bat les records de la mi-temps la plus regardée et de l'émission la plus regardée de toute l'histoire de la télévision américaine[réf. nécessaire].

Les coûts de diffusion de la NFL sont importants. Ils sont estimés à 500 millions de dollars en 2006. Les trois réseaux nationaux (CBS, ABC, et FOX) financent à égalité la saison NFL. Chaque chaîne diffuse le Super Bowl une année sur trois, à tour de rôle. Cependant, pour diverses raisons, NBC a remplacé ABC depuis 2006[réf. nécessaire].

En France, le « Super Bowl » a été retransmis par Canal+ en 1985 et 1986, puis, par la chaîne La Cinq (première chaine privée gratuite) jusqu'à sa disparition en 1992. Ensuite, Canal+ en a repris la retransmission jusqu'en 2006, année où France Télévisions (France 2 et France 4) a repris le flambeau. Depuis 2010, c'est W9, la chaîne du groupe M6, qui a pris le relais. En complément, depuis 2012, beIN Sport diffuse aussi en direct le Super Bowl.

Au Canada, le Super Bowl est diffusé depuis 2007 sur le réseau CTV, qui relaie intégralement le signal en provenance de la chaîne américaine diffusant le match. En raison du règlement du CRTC de la substitution simultanée, les publicités américaines y sont cependant remplacées par des publicités canadiennes, ce qui frustre un grand nombre de téléspectateurs. En effet, les messages publicitaires américains du Super Bowl sont devenus un attrait important du match. Certains bars et restaurants s'affichent donc en mentionnant que leurs écrans géants diffuseront le match avec les publicités américaines, ce qui est possible en synchronisant la chaîne américaine via satellite. Avant 2007, le Super Bowl était diffusé sur Global. Dans la province du Québec, le Super Bowl est diffusé sur RDS avec la description et commentaires en français. Toutefois à compter du Super Bowl LI, le CRTC[21] autorisera la diffusion des publicités américaines, pendant le match du Super Bowl.

Effets sur l'économie[modifier | modifier le code]

La National Football League estime que l'organisation du Super Bowl rapporte au moins 600 millions de dollars de retombées économiques à la ville qui organise la rencontre[22]. Le coût moyen d'une expérience au Super Bowl est estimé à 6 337 dollars par spectateur[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux franchises parmi les 32 franchises de la National Football League se qualifient pour le Super Bowl.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ben Cosgrove, « The First Super Bowl: Rare Photos From a Football Classic », Times,‎ (consulté le 12 avril 2016)
  2. (en) « Super Bowl 2015: Why does the NFL use Roman numerals, not numbers, for big game? », sur syracuse.com (consulté le 30 août 2015)
  3. (en) « Super Bowl XLIX: Your guide to reading roman numerals », sur independent.co.uk,‎ (consulté le 30 août 2015)
  4. « La folle histoire du Super Bowl », sur www.eurosport.fr,‎ (consulté le 25 mars 2016)
  5. (en) « The ins and outs of the Super Bowl location vote », sur nbcsports.com,‎ (consulté le 30 août 2015)
  6. Bradsher 2015, « The Setting - Site Selection », p. 224 et 225
  7. Barry Wilner, « Minneapolis recevra le Super Bowl de 2018 », sur www.lapresse.ca,‎ (consulté le 25 mars 2016)
  8. Bradsher 2015, « The Setting - Super Bowl Cities », p. 221
  9. Bradsher 2015, « The Setting - Miami », p. 218
  10. Bradsher 2015, « The Setting - New Orleans », p. 219
  11. Bradsher 2015, « The Setting - Los Angeles », p. 220
  12. (en) « Super Bowl Stadiums: From I to 50 : A look at the 24 stadiums that have hosted the NFL championship game », Times,‎ (consulté le 12 avril 2016)
  13. a et b Bradsher 2015, « The Setting - The Lombardi Trophy », p. 246 et 247
  14. (en) « The Times of the Television Football Freak », Times, vol. 99, no 3,‎ , p. 47 (lire en ligne)
  15. (en) « Football: Show Business with a Kick », Times, vol. 102, no 15,‎ , p. 58 (lire en ligne)
  16. (en) Dan Kedmey, « How Advertisers Conquered the Super Bowl : Advertisers are not just buying time between the plays, but also influence over the entire event », Times,‎ (consulté le 12 avril 2016)
  17. (en) Kevin Ashby, « Wembley final proves global pulling power », sur www.uefa.com,‎ (consulté le 25 mars 2016)
  18. (en) « World Cup finale draws 700 million viewers », Reuters,‎ (consulté le 25 mars 2016)
  19. « Le Superbowl établit un nouveau record d'audience aux États-Unis », sur www.lemonde.fr (consulté le 10 février 2010)
  20. « Des cotes d'écoute records pour le Super Bowl », sur www.cyberpresse.ca (consulté le 9 février 2011)
  21. Diffusion de publicités canadiennes pendant le Super Bowl, sur le site du CRTC
  22. a et b Bradsher 2015, « The Setting - Economic Impact », p. 226 et 227

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) George Vecsey, Super Bowl, Scholastic,‎ , 176 p. (ISBN 978-0590404518)
  • (en) Roland Lazenby, The Super Bowl, Gallery Books,‎ (ISBN 978-0831780005)
  • (en) Mark Stewart, The Super Bowl, Franklin Watts,‎ , 144 p. (ISBN 978-0531119525)
  • (en) Bethany Bradsher, Super Bowl 50 : Celebrating Fifty Years of America's Greatest Game, JKR Ventures,‎ , 329 p. (ISBN 978-0986085000) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Dina Anastasio, Sports Illustrated Super Bowl Gold : 50 Years of the Big Game, Sports Illustrated,‎ , 336 p. (ISBN 978-1618931542)
  • (en) Bethany Bradsher, What Is the Super Bowl?, Grosset & Dunlap,‎ , 112 p. (ISBN 978-0448486956)
  • (en) Jerry Rice, Randy O. Williams, 50 Years, 50 Moments : The Most Unforgettable Plays in Super Bowl History, Dey Street Books,‎ , 464 p. (ISBN 978-0062302601)
  • (en) Barry Wilner, Ken Rappoport, Super Bowl Heroes, The Lyons Press,‎ , 224 p. (ISBN 978-1493018758)

Lien externe[modifier | modifier le code]