Super Bowl

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Super Bowl
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Généralités
Sport Football américain
Création 1966
Organisateur(s) NFL
Périodicité Annuelle (février)
Participants 2 franchises[Note 1]
Statut des participants Professionnel

Palmarès
Tenant du titre Buccaneers de Tampa Bay
Plus titré(s)

Équipes:
Steelers de Pittsburgh (6)
Patriots de la Nouvelle-Angleterre (6)

Individuel:
Tom Brady (7)
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Pour la dernière compétition voir :
Super Bowl LV

Le Super Bowl [ˈsupɚ boʊl][Note 2] est la finale du championnat organisé par la National Football League (NFL), ligue américaine de football américain. Conclusion des séries éliminatoires, il oppose les vainqueurs des deux conférences de la ligue, l'American Football Conference (AFC) et la National Football Conference (NFC). Le match clôt une saison d'environ cinq mois, allant de septembre à février.

La rencontre a été créée à la suite de la fusion entre les ligues NFL et AFL au milieu des années 1960. Les deux championnats se sont mis d'accord pour que leurs champions respectifs s'affrontent lors d'une finale afin de déterminer le champion des États-Unis. La fusion est officielle en 1970, et si chaque ligue est renommée en conférence, le match reste dans la NFL comme la rencontre qui détermine le champion de la saison.

Les franchises les plus victorieuses du Super Bowl sont les Steelers de Pittsburgh et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre avec 6 victoires.

Le Super Bowl est l'événement sportif le plus regardé à la télévision aux États-Unis, et l'un des événements sportifs les plus suivis au monde. Les chaînes de télévision profitent de la rencontre pour vendre des spots publicitaires à des prix records.

Historique[modifier | modifier le code]

Origines de la compétition[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl est créé en 1967 sous le nom de NFL-AFL World Championship Game. Cependant, les médias et les fans préfèrent « Super Bowl ». Il faut attendre la troisième édition de la grande finale pour voir apparaître officiellement le nom de Super Bowl[1].

À partir de la cinquième édition, la numérotation est indiquée en chiffres romains, afin de ne pas confondre avec l'année[2]. Seule l'édition 50 (en 2016) fera exception[3].

Premières éditions (1966-1970)[modifier | modifier le code]

Après les deux victoires de suite des Packers de Green Bay, membres de la NFL, on s’interroge sur le niveau des formations de l’American Football League (AFL). Ces doutes sont vite balayés par les victoires des Jets de New York au Super Bowl III, puis des Chiefs de Kansas City lors du Super Bowl IV. Le quarterback des Jets, Joe Namath, garantit la victoire deux jours avant le Super Bowl et devient une légende à New York[4]. La fusion de la NFL et de l’AFL se réalise après ces quatre premières éditions. Dix franchisés de l’AFL et trois de la NFL forment alors la Conférence américaine, tandis que les treize autres franchises de la NFL constituent la Conférence nationale. Le Super Bowl met désormais aux prises les champions des deux conférences.

Premiers Super Bowls après la fusion (1970-1974)[modifier | modifier le code]

Après la fusion entre l'American Football League et la National Football League, trois franchises dominent les années 1970, remportant à elles trois huit Super Bowls ; les Cowboys de Dallas, les Dolphins de Miami et les Steelers de Pittsburgh. Les Colts de Baltimore, désormais membre de l'AFC, dominent les Cowboys lors du Super Bowl V, la première finale du championnat NFL. Lors de ce Super Bowl, le linebacker des Cowboys Chuck Howley est nommé meilleur joueur du Super Bowl et est toujours à ce jour le seul joueur d'une équipe perdant à recevoir cette récompense.

Les Cowboys prennent leur revanche l'année suivante en remportant le Super Bowl VI contre les Dolphins de Miami. La saison suivante, les Dolphins réalisent un parcours parfait jusqu'au Super Bowl VII qu'ils remportent sur le score de 14-7, devenant la première et seule équipe à terminer une saison invaincue par une victoire au Super Bowl. Miami réalise le doublé en remportant le Super Bowl VIII un an plus tard.

En 1970, la Wild Card est inventée pour permettre à un non-champion de division de participer aux playoffs. En 1975, Dallas est la première équipe non-championne de division à atteindre le Super Bowl, mais elle chute contre Pittsburgh.

Dynastie des Steelers de Pittsburgh (1975-1980)[modifier | modifier le code]

Image en noir et blanc d'un joueur à genou cherchant à récupérer un ballon perdu
Le quarterback des Vikings du Minnesota Fran Tarkenton cherche à récupérer un fumble dans la end zone lors du Super Bowl IX contre les Steelers de Pittsburgh.

En 1975, le système de seeds est mis en place, délivrant un ordre selon le record de saison régulière qui établit les confrontations (et non plus selon un calendrier préprogrammé). Depuis, sur 41 Super Bowls, 12 ont vu les #1 de chaque conférence s’affronter.

Dans la deuxième partie des années 1970, les Steelers de Pittsburgh remportent quatre Super Bowls (IX, X, XIII et XIV) en six saisons. Menés par l'entraîneur principal Chuck Noll, l'équipe comprend les joueurs offensifs suivants : Terry Bradshaw, Franco Harris, Lynn Swann, John Stallworth et Mike Webster et une défense dominante : la ligne offensive appelé Steel Curtain menée par Joe Greene, Ernie Holmes, Dwight White et L. C. Greenwood, mais aussi le cornerback Mel Blount. La franchise sélectionne les derniers éléments de son équipe lors de la draft 1974 de la NFL lors de laquelle elle sélectionne quatre joueurs du Hall of Fame. La dynastie des Steelers est interrompu seulement par les Raiders d'Oakland qui remportent le Super Bowl XI et par la victoire des Cowboys de Dallas de Roger Staubach et Tom Landry qui remportent leur deuxième Super Bowl (XII).

Décennie dominée par les 49ers de San Francisco (1981-1991)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la conférence NFC domine la conférence AFC, remportant treize Super Bowls consécutivement. L'équipe qui domine la décennie est San Francisco, avec la West Coast Offense développée par Bill Walsh et menée par le quarterback Joe Montana, le wide receiver Jerry Rice et le tight end Brent Jones. Les 49ers remportent quatre Super Bowls dans les années 1980 (XVI, XIX, XXIII et XXIV), devenant la deuxième dynastie de l'histoire du Super Bowl après les Steelers de Pittsburgh.

Les Bears de Chicago de Mike Ditka sont également une équipe dominante, avec leur quarterback Jim McMahon et le running back Walter Payton. Ils remportent le Super Bowl XX. Les Giants de New York et les Redskins de Washington font également partie des meilleures équipes. Les Redskins remportent les Super Bowls XVII, XXII et XXVI, les Giants les Super Bowls XXI et XXV. Comme dans les années 1970, les Raiders d'Oakland glanent deux Super Bowls XV et XVIII et est la seule franchise de l'AFC à remporter des titres pendant cette période. Oakland, en 1980 (XV) devient la première équipe non-championne de division à remporter le titre.

En 1990, la seconde Wild Card ou seed #6 est ajoutée : Pittsburgh (2005) et Green Bay (2010) sont les seules équipes à avoir gagné le Super Bowl en étant seed #6, et donc en ayant gagné trois matchs à l’extérieur en playoffs (plus la finale).

Dynastie des Cowboys de Dallas (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Après plusieurs saisons avec des mauvais bilans, les Cowboys de Dallas reviennent au sommet au début des années 1990. Au début de cette décennie, la franchise remporte trois Super Bowls (XXVII, XXVIII et XXX) avec la triplette de Dallas : Troy Aikman, Emmitt Smith et Michael Irvin. Une autre franchise domine l'American Football Conference, les Bills de Buffalo. Ils se qualifient pour quatre Super Bowls consécutifs entre 1990 et 1994 mais n'en remportent aucun. Pendant la dynastie des Cowboys, les 49ers de San Francisco remportent un cinquième Super Bowl avec le quarterback Steve Young, le wide receiver Jerry Rice et le cornerback Deion Sanders.

Duel des quarterbacks Favre et Elway (1997-2000)[modifier | modifier le code]

Les Packers de Green Bay, emmenés par leur quarterback Brett Favre sort vainqueur du Super Bowl XXXI, leur premier championnat depuis les Super Bowl I et II à la fin des années 1960. Le Super Bowl XXXII voit le quarterback des Broncos de Denver John Elway battre le champion sortant des Packers lors d'une victoire surprise. La saison suivante, Denver réalise le doublé en battant les Falcons d'Atlanta lors du Super Bowl XXXIII, la cinquième apparition d'Elway au Super Bowl.

Les Rams de Saint-Louis remportent le Super Bowl XXXIV contre les Titans du Tennessee avec un quarterback non drafté Kurt Warner pour conclure les années 1990. Dans une partie serrée, les Titans ont l'occasion d'arracher les prolongations et se font arrêter à un mètre de la ligne à la dernière seconde. Lors du Super Bowl XXXV, les Ravens de Baltimore battent les Giants de New York sur le score de 34–7.

Dynastie des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2001-2005)[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre remportent trois Super Bowls en quatre ans. La dynastie des Patriots est menée par le jeune quarterback Tom Brady et une défense de fer. Lors du Super Bowl XXXVI, le débutant Brady mène son attaque à un field goal décisif d'Adam Vinatieri pour une victoire surprise 20 à 17. Les Patriots gagnent également les Super Bowls XXXVIII et XXXIX en battant les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie. La domination des Pats est interrompue par le succès des Buccaneers de Tampa Bay aux dépens des Raiders d'Oakland sur le score de 48-21 lors du Super Bowl XXXVII. Encore aujourd'hui, les Patriots sont une force dominante dans la ligue et ce depuis les années 2000, avec 6 Super Bowls en 17 ans et ayant manqué les séries a seulement deux occasions durant cette période.

Ère moderne et multiples vainqueurs (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

Les Steelers de Pittsburgh de Ben Roethlisberger et les Colts d'Indianapolis de Peyton Manning remportent les Super Bowls XL et XLI, en battant respectivement les Seahawks de Seattle et les Bears de Chicago.

Lors de la saison 2007, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre deviennent la deuxième équipe à réaliser une saison régulière parfaite mais ils échouent lors du Super Bowl XLII contre les Giants de New York d'Eli Manning, battus sur le score de 17-14. Ben Roethlisberger et les Steelers ajoutent un sixième Super Bowl à leur palmarès en battant à la dernière minute les Cardinals de l'Arizona lors du Super Bowl XLIII. Les Saints de La Nouvelle-Orléans de Drew Brees remportent leur premier Super Bowl en battant les Colts en . Les Packers de Green Bay gagnent ensuite leur quatrième Super Bowl (XLV). Les Giants dominent à nouveau les Patriots lors du Super Bowl XLVI. Les Ravens de Baltimore remportent le Super Bowl XLVII sur le score de 34-31 contre les 49ers de San Francisco.

Le Super Bowl XLVIII disputé au MetLife Stadium en , est le premier Super Bowl joué en extérieur, dans un environnement froid. La défense des Seahawks de Seattle domine l'attaque des Broncos de Denver de Peyton Manning tout au long du match pour une large victoire finale 43-8.

Le Super Bowl XLIX voit les Patriots de la Nouvelle-Angleterre battre les tenants du titre les Seahawks de Seattle sur une interception de dernière minute de Malcolm Butler.

Le Super Bowl 50 oppose la meilleure défense de la saison, les Broncos de Denver à la meilleure attaque de la saison, les Panthers de la Caroline. Pour le dernier match de sa carrière, QB Peyton Manning conduit son équipe à la victoire, remportant sa deuxième bague.

Le Super Bowl LI est le premier à se jouer en prolongation. Il oppose l'équipe de la décennie les Patriots de la Nouvelle-Angleterre emmenée par son QB emblématique Tom Brady aux Falcons d'Atlanta. Le match restera dans les mémoires puisque les Patriots menés 28 à 3, rattraperont leur retard de 25 points pour l'emporter 34 à 28.

Le Super Bowl LII voit les Eagles de Philadelphie battre les champions en titre, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, 41 à 33. Le match passera à l'histoire pour l'établissement de nombreux records: plus grand total de yards combinés dans un Super Bowl (1 151 yards); plus grand nombre de yards à la passe dans un match de séries éliminatoires (505 yards par Tom Brady); plus de points marqués par une équipe perdante dans un Super Bowl (33 points par les Patriots); plus de yards combinés à la passe dans un Super Bowl (874 yards); plus long field goal par un rookie dans un Super Bowl (46 yards par Jake Elliott); et Nick Foles est devenu le premier joueur à recevoir et à lancer une passe pour touchdown dans un Super Bowl, devenant également le premier quarterback à recevoir une passe pour touchdown dans un Super Bowl.

Le Super Bowl LIII voit les Patriots de la Nouvelle-Angleterre revenir pour une troisième fois consécutive au match, cette fois-ci face aux Rams de Los Angeles. Ce match passera à l'histoire comme étant celui où il fut marqué le plus petit nombre de points (16) lors d'un Super Bowl alors que les Patriots remportent un sixième titre par la marque de 13-3.

Les Super Bowls des années 2000 et 2010 sont marqués par les performances et les pedigrees de plusieurs quarterbacks et par une certaine stagnation du côté de l'AFC avec les apparitions répétées des mêmes équipes et des mêmes joueurs.

On peut citer en particulier trois QB de l'AFC qui se partagent toutes les participations au Super Bowl entre les saisons 2001 et 2018 à l'exception de deux éditions :

Pour la NFC, la liste des QB atteignant le Super Bowl sur les saisons 2001 à 2018 est de quinze dont notamment :

Palmarès[modifier | modifier le code]

Édition par édition[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl a toujours lieu durant l'année suivante de la saison.

Saison Super Bowl Rencontres Date Lieu Spectateurs
Vainqueur Score Finaliste Stade Ville État
Finale des Championnats AFL-NFL
1966 I Packers de Green Bay (1) (NFL) 35-10 Chiefs de Kansas City (AFL) Los Angeles Memorial Coliseum Los Angeles Californie 61 946
1967 II Packers de Green Bay (2) (NFL) 33-14 Raiders d'Oakland (AFL) Miami Orange Bowl Miami Floride 75 546
1968 III Jets de New York (1) (AFL) 16-07 Colts de Baltimore (NFL) Miami Orange Bowl Miami Floride 75 389
1969 IV Chiefs de Kansas City (1) (AFL) 23-07 Vikings du Minnesota (NFL) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 80 562
Finale du championnat NFL
1970 V Colts de Baltimore (AFC) 16-13 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 79 204
1971 VI Cowboys de Dallas (1) (NFC) 24-03 Dolphins de Miami (AFC) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 81 023
1972 VII Dolphins de Miami (1)(AFC) 14-07 Redskins de Washington (NFC) Los Angeles Memorial Coliseum Los Angeles Californie 90 182
1973 VIII Dolphins de Miami (2) (AFC) 24-07 Vikings du Minnesota (NFC) Rice Stadium Houston Texas 71 882
1974 IX Steelers de Pittsburgh (1) (AFC) 16-06 Vikings du Minnesota (NFC) Tulane Stadium La Nouvelle-Orléans Louisiane 80 997
1975 X Steelers de Pittsburgh (2) (AFC) 21-17 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 80 187
1976 XI Raiders d'Oakland (1) (AFC) 32-14 Vikings du Minnesota (NFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 438
1977 XII Cowboys de Dallas (2) (NFC) 27-10 Broncos de Denver (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 76 400
1978 XIII Steelers de Pittsburgh (3) (AFC) 35-31 Cowboys de Dallas (NFC) Miami Orange Bowl Miami Floride 79 484
1979 XIV Steelers de Pittsburgh (4) (AFC) 31-19 Rams de Los Angeles (NFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 985
1980 XV Raiders d'Oakland (2) (AFC) 27-10 Eagles de Philadelphie (NFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 76 135
1981 XVI 49ers de San Francisco (1) (NFC) 26-21 Bengals de Cincinnati (AFC) Pontiac Silverdome Pontiac Michigan 81 270
1982 XVII Redskins de Washington (1) (NFC) 27-17 Dolphins de Miami (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 103 667
1983 XVIII Raiders d'Oakland (3) (AFC) 38-09 Redskins de Washington (NFC) Tampa Stadium Tampa Floride 72 920
1984 XIX 49ers de San Francisco (2) (NFC) 38-16 Dolphins de Miami (AFC) Stanford Stadium Stanford Californie 84 059
1985 XX Bears de Chicago (NFC) 46-10 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 73 818
1986 XXI Giants de New York (1) (NFC) 39-20 Broncos de Denver (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 101 073
1987 XXII Redskins de Washington (2) (NFC) 42-10 Broncos de Denver (AFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 73 302
1988 XXIII 49ers de San Francisco (3) (NFC) 20-16 Bengals de Cincinnati (AFC) Joe Robbie Stadium Miami Floride 75 129
1989 XXIV 49ers de San Francisco (4) (NFC) 55-10 Broncos de Denver (AFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 72 919
1990 XXV Giants de New York (2) (NFC) 20-19 Bills de Buffalo (AFC) Tampa Stadium Tampa Floride 73 813
1991 XXVI Redskins de Washington (3) (NFC) 37-24 Bills de Buffalo (AFC) Metrodome Minneapolis Minnesota 63 130
1992 XXVII Cowboys de Dallas (3) (NFC) 52-17 Bills de Buffalo (AFC) Rose Bowl Stadium Pasadena Californie 98 374
1993 XXVIII Cowboys de Dallas (4) (NFC) 30-13 Bills de Buffalo (AFC) Georgia Dome Atlanta Géorgie 72 817
1994 XXIX 49ers de San Francisco (4) (NFC) 49-26 Chargers de San Diego (AFC) Joe Robbie Stadium Miami Floride 74 107
1995 XXX Cowboys de Dallas (5) (NFC) 27-17 Steelers de Pittsburgh (AFC) Sun Devil Stadium Tempe Arizona 76 347
1996 XXXI Packers de Green Bay (3) (NFC) 35-21 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Louisiana Superdome Nouvelle-Orléans Louisiane 72 301
1997 XXXII Broncos de Denver (1) (AFC) 31-24 Packers de Green Bay (NFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 68 912
1998 XXXIII Broncos de Denver (2) (AFC) 34-19 Falcons d'Atlanta (NFC) Pro Player Stadium Miami Floride 74 803
1999 XXXIV Rams de Saint-Louis (NFC) 23-16 Titans du Tennessee (AFC) Georgia Dome Atlanta Géorgie 72 625
2000 XXXV Ravens de Baltimore (1) (AFC) 34-07 Giants de New York (NFC) Raymond James Stadium Tampa Floride 71 921
2001 XXXVI Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1) (AFC) 20-17 Rams de Saint-Louis (NFC) Louisiana Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 72 922
2002 XXXVII Buccaneers de Tampa Bay (1) (NFC) 48-21 Raiders d'Oakland (AFC) Qualcomm Stadium San Diego Californie 67 603
2003 XXXVIII Patriots de la Nouvelle-Angleterre (2) (AFC) 32-29 Panthers de la Caroline (NFC) Reliant Stadium Houston Texas 71 525
2004 XXXIX Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3) (AFC) 24-21 Eagles de Philadelphie (NFC) ALLTEL Stadium Jacksonville Floride 78 125
2005 XL Steelers de Pittsburgh (5) (AFC) 21-10 Seahawks de Seattle (NFC) Ford Field Détroit Michigan 68 206
2006 XLI Colts d'Indianapolis (AFC) 29-17 Bears de Chicago (NFC) Dolphin Stadium Miami Floride 74 512
2007 XLII Giants de New York (3) (NFC) 17-14 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) University of Phoenix Stadium Glendale Arizona 71 101
2008 XLIII Steelers de Pittsburgh (6) (AFC) 27-23 Cardinals de l'Arizona (NFC) Raymond James Stadium Tampa Floride 70 774
2009 XLIV Saints de La Nouvelle-Orléans (NFC) 31-17 Colts d'Indianapolis (AFC) Sun Life Stadium Miami Floride 74 059
2010 XLV Packers de Green Bay (4) (NFC) 31-25 Steelers de Pittsburgh (AFC) Cowboys Stadium Arlington Texas 103 219
2011 XLVI Giants de New York (4) (NFC) 21-17 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) Lucas Oil Stadium Indianapolis Indiana 68 658
2012 XLVII Ravens de Baltimore (2) (AFC) 34-31 49ers de San Francisco (NFC) Mercedes-Benz Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane 71 024
2013 XLVIII Seahawks de Seattle (NFC) 43-08 Broncos de Denver (AFC) MetLife Stadium East Rutherford New Jersey 82 529
2014 XLIX Patriots de la Nouvelle-Angleterre (4) (AFC) 28-24 Seahawks de Seattle (NFC) University of Phoenix Stadium Glendale Arizona 70 288
2015 50 Broncos de Denver (3) (AFC) 24-10 Panthers de la Caroline (NFC) Levi's Stadium Santa Clara Californie 71 088
2016 LI Patriots de la Nouvelle Angleterre (5) (AFC) 34-28 (OT) Falcons d'Atlanta (NFC) NRG Stadium Houston Texas 70 807
2017 LII Eagles de Philadelphie (NFC) 41-33 Patriots de la Nouvelle-Angleterre (AFC) U.S. Bank Stadium Minneapolis Minnesota 67 612
2018 LIII Patriots de la Nouvelle-Angleterre (6) (AFC) 13-03 Rams de Los Angeles (NFC) Mercedes-Benz Stadium Atlanta Georgie 70 081
2019 LIV Chiefs de Kansas City (2) (AFC) 31-20 49ers de San Francisco (NFC) Hard Rock Stadium Miami Floride 62 417
2020 LV Buccaneers de Tampa Bay (2) (NFC) 31-09 Chiefs de Kansas City (AFC) Raymond James Stadium Tampa Floride 25 000
2021 LVI SoFi Stadium Los Angeles Californie
2022 LVII State Farm Stadium Glendale Arizona
2023 LVIII RAD RAD RAD
2024 LIX 9 février 2025 Mercedes-Benz Superdome La Nouvelle-Orléans Louisiane

NB : Le Super Bowl LVIII était initialement prévu à La Nouvelle-Orléans, mais la mairie et la NFL se sont mis d'accord pour l'organisation du Super Bowl LIX. Cette décision est dû aux festivités de Mardi-Gras. Le lieu du Super Bowl LVIII reste cependant à déterminer[5].

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

  • Baltimore et Buccaneers de Tampa Bay sont les deux équipes avec le plus de titres sans défaite, toute deux avec deux victoires en autant de participations. La première ayant mis fin au record de San Francisco (qui avait auparavant cinq victoires en autant d'apparition au Super Bowl) en les battant au Super Bowl XLVII (saison 2012).
  • Minnesota et Buffalo ont perdu le plus de finales sans jamais en gagner une (0-4).
    • Minnesota a perdu ses 4 Super Bowls sans jamais marquer dans la première mi-temps.
    • Buffalo a perdu ses 4 Super Bowls d'affilée (de 1990 - Super Bowl XXV à 1993 - Super Bowl XXVIII).
    • Buffalo détient la plus longue série d'apparitions consécutives au Super Bowl : 4.
  • L'équipe des Jets de New York est la plus ancienne équipe à ne plus avoir su accéder au Super Bowl (dernière apparition en 1969, Super Bowl III).
  • Depuis l'apparition du système de classement pour les éliminatoires (les seeds) en 1975, 13 Super Bowls sur 42 ont vu les premiers classés de chaque conférence s’affronter, la dernière fois lors du Super Bowl LII.
  • Depuis 1990 et l'ajout d'une seconde équipe repêchée (non-championne de sa division, communément appelée Wild Card ou seed #6), seules les équipes de Pittsburgh (Super Bowl XL) et de Green Bay (Super Bowl XLV) réussiront à remporter le Super Bowl comme seed #6 (ce qui signifie qu'elles ont gagné trois matchs sur les terrains adverses lors des éliminatoires avant de gagner la finale, un parcours que peuvent également suivre les équipes classées comme seed #5).
  • Après le Super Bowl LII, c'est la NFC qui mène 27 victoires à 25 sur l’AFC. La NFC détient aussi la plus longue séquence de victoires au Super Bowl: 13 victoires consécutives entre 1985 et 1997.
  • La ville ayant organisé le plus souvent le Super Bowl est Miami avec 11 événements (en 2020). Ce nombre devrait être égalé par La Nouvelle-Orléans en 2025.
  • Équipes n'ayant jamais gagné un Super Bowl :
    • Bills de Buffalo
    • Bengals de Cincinnati
    • Browns de Cleveland
    • Texans de Houston
    • Jaguars de Jacksonville
    • Titans du Tennessee
    • Chargers de San Diego/Los Angeles
    • Lions de Detroit
    • Vikings du Minnesota
    • Falcons d'Atlanta
    • Panthers de la Caroline
    • Cardinals de Saint-Louis/Phoenix/Arizona

Les Lions de Détroit, les Browns de Cleveland, les Texans de Houston et les Jaguars de Jacksonville n'ont jamais atteint le Super Bowl.

Organisation[modifier | modifier le code]

Sélection des lieux hôtes[modifier | modifier le code]

Le lieu de la finale est choisi par la National Football League plusieurs années à l’avance. Les villes font acte de candidature, un peu à l’image des villes olympiques, et la gagnante est désignée par un vote secret entre les 32 propriétaires de la ligue[6]. La NFL a développé un cahier des charges important pour les villes d'accueil du Super Bowl, incluant notamment l'utilisation gratuite d'un parking de 35 000 places, un stade avec un dôme et une température contrôlée pour les villes dont la température moyenne est inférieure à 10 °C, l'accès à trois parcours de golf ou encore à deux bowlings[7].

Les premières finales se déroulèrent dans le sud du pays pour des raisons évidentes de météorologie puisque la finale se dispute en janvier ou février. Toutefois, la multiplication des stades couverts dans les années 1980 et 1990 a ouvert l’organisation du Super Bowl aux villes du nord même si cela reste encore marginal. Quatre villes « du nord » ont accueilli le Super Bowl : Détroit et sa région (XVI et XL), Minneapolis (XXVI et LII), Indianapolis (XLVI) et East Rutherford dans le Grand New York (XLVIII). Ce dernier Super Bowl a été disputé pour la première fois dans un stade à ciel ouvert dans une ville dite « du nord ».

Villes ayant accueilli le Super Bowl[8]
Ville et son agglomération Nombre de Super Bowls Année(s)
Miami 11 1968, 1969, 1971, 1976, 1979, 1989, 1995, 1999, 2007, 2010, 2020[9]
La Nouvelle-Orléans 10 1970, 1972, 1975, 1978, 1981, 1986, 1990, 1997, 2002, 2013[10]
Grand Los Angeles 7 1967, 1973, 1977, 1980, 1983, 1987, 1993[11]
Tampa 5 1984, 1991, 2001, 2009, 2021
Phoenix 3 1996, 2008, 2015
San Diego 3 1988, 1998, 2003
Houston 3 1974, 2004, 2017
Atlanta 3 1994, 2000, 2019
Détroit 2 1982, 2006
Baie de San Francisco 2 1985, 2016
Minneapolis-Saint Paul 2 1992, 2018
Jacksonville 1 2005
Dallas-Fort Worth 1 2011
East Rutherford (Grand New York) 1 2014
Indianapolis 1 2012

Stades[modifier | modifier le code]

Chaque Super Bowl est joué dans un stade sélectionné par la National Football League plusieurs mois ou plusieurs années avant l’événement[12].

Stades ayant accueilli le Super Bowl
Stade Localisation Nb. Année(s)
Mercedes-Benz Superdome, (ex Louisiana Superdome) La Nouvelle Orléans, Louisiane 7 (8) 1978, 1981, 1986, 1990, 1997, 2002, 2013, 2025
Hard Rock Stadium, (ex Joe Robbie Stadium, Pro Player Stadium, Dolphin Stadium et Sun Life Stadium) Miami Gardens, Floride 6 1989, 1995, 1999, 2007, 2010, 2020
Orange Bowl Miami, Floride 5 1968, 1969, 1971, 1976, 1979
Rose Bowl Pasadena, Californie 5 1977, 1980, 1983, 1987, 1993
Tulane Stadium La Nouvelle Orléans, Louisiane 3 1970, 1972, 1975
SDCCU Stadium, (ex Qualcomm Stadium, San Diego Stadium et Jack Murphy Stadium) San Diego, Californie 3 1988, 1998, 2003
Raymond James Stadium Tampa, Floride 2 (3) 2001, 2009, 2021
State Farm Stadium, (ex University of Phoenix Stadium) Glendale, Arizona 2 (3) 2008, 2015, 2023
Los Angeles Memorial Coliseum Los Angeles, Californie 2 1967, 1973
Tampa Stadium Tampa, Floride 2 1984, 1991
Georgia Dome Atlanta, Géorgie 2 1994, 2000
NRG Stadium, (ex Reliant Stadium) Houston, Texas 2 2004, 2017
Rice Stadium Houston, Texas 1 1974
Pontiac Silverdome Pontiac, Michigan 1 1982
Stanford Stadium Stanford, Californie 1 1985
Hubert H. Humphrey Metrodome Minneapolis, Minnesota 1 1992
Sun Devil Stadium Tempe, Arizona 1 1996
TIAA Bank Field, (ex Alltel Stadium, Jacksonville Municipal Stadium et EverBank Field) Jacksonville, Floride 1 2005
Ford Field Detroit, Michigan 1 2006
AT&T Stadium Arlington, Texas 1 2011
Lucas Oil Stadium Indianapolis, Indiana 1 2012
MetLife Stadium East Rutherford, New Jersey 1 2014
Levi's Stadium Santa Clara, Californie 1 2016
U.S. Bank Stadium Minneapolis, Minnesota 1 2018
Mercedes-Benz Stadium Atlanta, Géorgie 1 2019
SoFi Stadium Inglewood, Californie 1 2022

Format de la rencontre[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl oppose l'équipe championne de l'American Football Conference (AFC) à l'équipe championne de la National Football Conference (NFC). Ces deux conférences représentent historiquement l'American Football League et la National Football League qui ont fusionné en 1970. Le format de la rencontre n'est pas différent de toute autre rencontre de la saison NFL. Cependant, l'événement dure généralement plus longtemps du fait d'une mi-temps plus longue en raison du spectacle de la mi-temps[13]. Lors des cinquante premières éditions, aucun Super Bowl ne s'est terminé en prolongation. Le Super Bowl LI a été le premier à se décider lors d'un cinquième quart-temps[14].

Arbitrage[modifier | modifier le code]

La National Football League sélectionne les arbitres du Super Bowl en fonction de leurs évaluations lors de la saison régulière[15]. Les meilleurs arbitres à chaque poste sont retenus. Ils sont au nombre de sept arbitres après l'ajout d'un juge de côté en 1979. Comme pour toute autre rencontre de NFL, sont présents sur le terrain : un arbitre principal, un juge de mêlée, un arbitre de ligne, un juge de ligne, un juge de champ, un juge de champ arrière et un juge de côté. Tout comme les vainqueurs, à l'issue du Super Bowl, les arbitres reçoivent une bague pour récompense de leurs prestations tout au long de la saison[16].

Spectacles de la mi-temps[modifier | modifier le code]

Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est une tradition. Édition après édition, il est devenu l'événement artistique de l'événement sportif et contribue fortement aux audiences télévisuelles. Avant les années 1980, le spectacle de la mi-temps est créé autour d'un thème et est le plus souvent réalisé par une fanfare. À partir des années 1990, les spectacles de mi-temps deviennent des spectacles de « pop culture ». Afin d'augmenter l'intérêt des spectateurs et des téléspectateurs, le spectacle à la mi-temps du Super Bowl XXVII est assuré par Michael Jackson. Le Super Bowl XXXVIII est resté célèbre pour l'incident entre Justin Timberlake et Janet Jackson surnommé scandale du Nipplegate. Après cet événement, le spectacle présente pendant plusieurs années des artistes ou formations de « rock » avant le retour des artistes « pop » en 2011.

Symboles[modifier | modifier le code]

Trophée[modifier | modifier le code]

La formation victorieuse reçoit le trophée Vince-Lombardi, lequel rend hommage à l’entraîneur Vince Lombardi, décédé en 1970 et vainqueur des deux premiers Super Bowls à la tête des Packers de Green Bay[17]. Depuis le Super Bowl XXX, le trophée est remis sur le terrain au propriétaire de l'équipe gagnante après le match. Auparavant, le trophée était remis dans le vestiaire des vainqueurs. Après la remise du trophée, il est renvoyé à la société Tiffany & Co. pour que le nom de l'équipe gagnante, la date et le score du match y soit gravés[17]. L'équipe gagnante conserve définitivement le trophée, une copie de l'original étant fabriquée chaque année.

Bague de champion[modifier | modifier le code]

Une bague du Super Bowl est un prix remis individuellement aux gagnants du Super Bowl. Contrairement au trophée Vince-Lombardi décerné en un seul exemplaire à la franchise gagnante, une bague du Super Bowl permet à chaque joueur et entraîneur de conserver un symbole de sa victoire. La NFL finance la fabrication de ces bagues dans la limite de 150 pièces.

Champions du monde[modifier | modifier le code]

Les vainqueurs du Super Bowl s'adjugent le titre officieux de Champions du monde en référence aux vainqueurs de la World Series de la Ligue Majeure de Baseball. Ce titre est volontiers exhibé par les supporteurs.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Camions avec des antennes colorées à l'extérieur du stade Raymond James Stadium indiquée par une grande pancarte.
Les camions des diffuseurs à l'extérieur du Raymond James Stadium à Tampa (Floride), lors du Super Bowl XXXV joué en janvier 2001.

Le Super Bowl est suivi dans plus de 200 pays et recueille chaque année une audience supérieure à 100 millions de téléspectateurs (essentiellement en Amérique du Nord). C'est moins que la finale de la Ligue des champions de l'UEFA (150 millions chaque année)[18] et sept fois moins que la finale de la Coupe du monde de la FIFA (700 millions en 2010)[19].

Diffusion aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl est devenu un événement majeur de la télévision américaine pendant les années 1970[20],[21]. Les études d'audience montrent que ce match enregistre des parts de marché considérables, situées entre 40 et 60 %. Sur les dix meilleures audiences de tous les temps aux États-Unis, la moitié d’entre elles sont survenues lors des Super Bowls. Cet engouement s'explique en partie par le fait qu'il s'agit du seul championnat professionnel dont la finale se dispute en une seule manche, contrairement à la NBA, la NHL et la MLB, où la meilleure équipe est désignée au terme d'au moins quatre matchs.

Avec de tels chiffres d'audience, le coût des annonces publicitaires atteint des sommets[22]. Ainsi, en 2007, une annonce publicitaire de trente secondes diffusée pendant le Super Bowl XLI était facturée 2,7 millions de dollars. En 2012 (Super Bowl XLVI), elle est de 4 millions et en 2019 de 5,250 millions[23].

Le , le record d'audience aux États-Unis en télévision (détenu depuis 1983 par l'épisode final de la sitcom M*A*S*H) est dépassé à l'occasion du Super Bowl XLIV, celui-ci ayant été regardé par 106,5 millions de téléspectateurs[24]. Ce même record est battu dès l'année suivante à l'occasion du Super Bowl XLV joué le , 111 millions de spectateurs ayant regardé les Packers de Green Bay conquérir leur 4e titre[25]. Le record est à nouveau battu en 2012 lors du Super Bowl XLVI joué à Indianapolis avec 111,3 millions de téléspectateurs et en 2015, le spectacle de Katy Perry à la mi-temps étant regardé par 114 millions de téléspectateurs[26]. La retransmission de ce spectacle devient également l'émission la plus regardée de toute l'histoire de la télévision américaine[26].

Les coûts de diffusion de la NFL sont importants. Ils sont estimés à 500 millions de dollars en 2006. Les trois réseaux nationaux (CBS, ABC, et FOX) financent à égalité la saison NFL. Ces chaînes diffusent le Super Bowl à tour de rôle. Depuis 2006, la NBC a remplacé ABC.

Diffusion au Canada[modifier | modifier le code]

Le Super Bowl est diffusé au Canada depuis 2007 par le réseau CTV lequel relaie intégralement le signal en provenance de la chaîne américaine diffusant le match. En raison du règlement du conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) relatif aux substitutions simultanées, les publicités américaines sont remplacées par des publicités canadiennes, ce qui frustre un grand nombre de téléspectateurs. En effet, les messages publicitaires américains du Super Bowl ont acquis un attrait important au fil des ans. Certains bars et restaurants affichent donc que leurs écrans géants diffuseront le match avec les publicités américaines, ce qui est rendu possible par une synchronisation par satellite. Pour le Super Bowl LI en 2017, le CRTC[27] a toutefois autorisé la diffusion des publicités américaines pendant le match. Avant 2007, le Super Bowl était diffusé sur Global. Il est aussi diffusé sur le Réseau des sports (RDS) en français, principalement au Québec, au Nouveau-Brunswick et dans certaines régions francophones de l'Ontario. En 2019, 5,3 millions de Canadiens en moyenne ont suivi la retransmission du Super Bowl dont 983 000 sur la RDS[28].

Diffusion en France[modifier | modifier le code]

En France, le Super Bowl est retransmis par Canal+ en 1985 et 1986 et par La Cinq (première chaîne privée gratuite) jusqu'à sa disparition en 1992. Canal+ reprend sa retransmission jusqu'en 2006 suivie, de 2007 à 2009, par le groupe France Télévisions (France 2 et France 4). De 2010 à 2018, c'est W9, chaîne du groupe M6, qui prend le relais avec en moyenne 300 000 spectateurs. Depuis 2012, BeIn Sports diffuse aussi en direct le Super Bowl. Sur France 2 et W9, l'événement est commenté par Richard Tardits (premier français à avoir joué en NFL) accompagné d'un journaliste sportif. En 2019, l'événement est diffusé sur TF1 et est commenté par Jean-Pierre Gagick en compagnie de deux français ayant évolué en NFL, Sébastien Sejean et Philippe Gardent[38]. Les droits sont récupérés par le groupe L'Équipe pour la saison 2020 sous un format inédit pour une diffusion en clair : durant la saison régulière, une rencontre par semaine est gratuitement mis à disposition en direct sur le site web de L'Équipe[39] ; une diffusion en direct sur La chaîne L'Équipe est organisée pour la fin de la compétition, de la dernière journée régulière jusqu'au Super Bowl[40].

Effets sur l'économie[modifier | modifier le code]

La National Football League estime que l'organisation du Super Bowl rapporte au moins 600 millions de dollars en retombées économiques à la ville qui l'accueille[41]. La coût moyen pour assister au Super Bowl est estimé à 6 337 dollars par personne[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux franchises parmi les 32 franchises de la National Football League (les vainqueurs de la AFC et de la NFC) se qualifient pour le Super Bowl.
  2. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  3. Trois apparitions et une victoire en carrière avec le Super Bowl XXXIV, finale de la saison 1999.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ben Cosgrove, « The First Super Bowl: Rare Photos From a Football Classic », Times, (consulté le )
  2. (en) « Super Bowl 2015: Why does the NFL use Roman numerals, not numbers, for big game? », sur syracuse.com (consulté le )
  3. (en) « Super Bowl XLIX: Your guide to reading roman numerals », sur independent.co.uk, (consulté le )
  4. « La folle histoire du Super Bowl », sur www.eurosport.fr, (consulté le )
  5. (en-US) Mike Florio, « New Orleans may lose Super Bowl LVIII, gain Super Bowl LIX », sur ProFootballTalk, (consulté le ).
  6. (en) « The ins and outs of the Super Bowl location vote », sur nbcsports.com, (consulté le )
  7. Bradsher 2015, « The Setting - Site Selection », p. 224 et 225
  8. Bradsher 2015, « The Setting - Super Bowl Cities », p. 221
  9. Bradsher 2015, « The Setting - Miami », p. 218
  10. Bradsher 2015, « The Setting - New Orleans », p. 219
  11. Bradsher 2015, « The Setting - Los Angeles », p. 220
  12. (en) « Super Bowl Stadiums: From I to 50 : A look at the 24 stadiums that have hosted the NFL championship game », Times, (consulté le )
  13. (en) Louis Bien, « Super Bowl halftime is twice as long. Here's how it messes with players. », SB Nation, (consulté le ).
  14. « Les Patriots remportent le Super Bowl | Football », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. (en) Kevin Seifert, « Carl Cheffers to receive first Super Bowl assignment », sur ESPN.com, (consulté le ).
  16. (en) Mike Pereira, « Super Bowl represents the pinnacle for referees », Fox Sports, (consulté le ).
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  18. (en) Kevin Ashby, « Wembley final proves global pulling power », sur www.uefa.com, (consulté le )
  19. (en) « World Cup finale draws 700 million viewers », Reuters, (consulté le )
  20. (en-US) « The Times of the Television Football Freak », Times, vol. 99, no 3,‎ , p. 47 (lire en ligne)
  21. (en-US) « Football: Show Business with a Kick », Times, vol. 102, no 15,‎ , p. 58 (lire en ligne)
  22. (en-US) Dan Kedmey, « How Advertisers Conquered the Super Bowl : Advertisers are not just buying time between the plays, but also influence over the entire event », Times, (consulté le )
  23. Serge Halimi, « Bob Woodward, icône du journalisme », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  24. « Le Superbowl établit un nouveau record d'audience aux États-Unis », sur www.lemonde.fr (consulté le )
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  26. a et b Frank Pallotta, « Super Bowl XLIX posts the largest audience in TV history », CNN, (consulté le ).
  27. (fr) Diffusion de publicités canadiennes pendant le Super Bowl, sur le site du CRTC
  28. (en-US) Connie Thiessen, « Bell Media Super Bowl broadcasts attract 5.3M Canadian viewers », (consulté le )
  29. Finale Super bowl 2007 : le dispositif de France télévisions.
  30. a b c d e f g h i j k l m n et o « Le Superbowl 2020 en chiffres | SportBusiness.Club », (consulté le )
  31. Le superbowl déménage sur w9.
  32. Melty, W9 diffusera les trois prochains Superbowl
  33. a b c et d Dimitri Ranchou, « Droits TV : beIN SPORTS renouvelle avec la NFL jusqu'en 2023 - MediaSportif », 2020-09-10gmt+020018:29:18+02:00 (consulté le )
  34. « Super Bowl 2020 : où et à quelle heure suivre l’événement à la télévision ? », sur tvmag.lefigaro.fr, (consulté le )
  35. a b c et d « Audiences : Le Super Bowl 2020 en baisse sur TF1 », sur ozap.com (consulté le )
  36. Par Benoît Daragon Le 9 septembre 2020 à 08h56, « L’Equipe chipe le Super Bowl à TF1 », sur leparisien.fr, (consulté le )
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  38. Mattei-Florin Alain, « TV : sur TF1, le Super Bowl sera commenté par Jean-Pierre Gagick, Sebastien Sejean et Philippe Gardent – Touchdown Actu (NFL Actu) – News, analyses et résultats de la NFL » (consulté le )
  39. « La NFL en France, c'est de plus en plus clair », sur L'Équipe (consulté le )
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  41. a et b Bradsher 2015, « The Setting - Economic Impact », p. 226 et 227

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) George Vecsey, Super Bowl, Scholastic, , 176 p. (ISBN 978-0-590-40451-8)
  • (en) Roland Lazenby, The Super Bowl, Gallery Books, , 192 p. (ISBN 978-0-8317-8000-5)
  • (en) Mark Stewart, The Super Bowl, Franklin Watts, , 144 p. (ISBN 978-0-531-11952-5)
  • (en) Bethany Bradsher, Super Bowl 50 : Celebrating Fifty Years of America's Greatest Game, JKR Ventures, , 329 p. (ISBN 978-0-9860850-0-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Dina Anastasio, Sports Illustrated Super Bowl Gold : 50 Years of the Big Game, Sports Illustrated, , 336 p. (ISBN 978-1-61893-154-2)
  • (en) Bethany Bradsher, What Is the Super Bowl?, Grosset & Dunlap, , 112 p. (ISBN 978-0-448-48695-6)
  • (en) Jerry Rice et Randy O. Williams, 50 Years, 50 Moments : The Most Unforgettable Plays in Super Bowl History, Dey Street Books, , 464 p. (ISBN 978-0-06-230260-1)
  • (en) Barry Wilner et Ken Rappoport, Super Bowl Heroes, The Lyons Press, , 224 p. (ISBN 978-1-4930-1875-8)
  • Didier Angelu, Super Bowl : 51 ans de légende, L'Arbresle, CMS éditions64, , 300 p. (ISBN 978-2-9552918-2-5)

Lien externe[modifier | modifier le code]