Cruauté envers les animaux

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Photo présentant un singe tenu en captivité et maltraité pour des besoins scientifiques en 1981.

La cruauté envers un animal, ou maltraitance envers un animal, est le fait de faire subir à un animal, domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, un acte visant à le faire souffrir, que ce soit par le biais de coups, de blessures ou simplement de négligence.

Contextes[modifier | modifier le code]

Cette cruauté peut s'exprimer de différentes manières. Elle peut être le fruit du comportement violent de la part d'une personne envers son animal domestique, à qui il va faire subir des violences gratuites c'est-à-dire ne pas le nourrir, le faire vivre dans d'atroce souffrance. [1].

Mais la maltraitance animale peut aussi se retrouver dans des cadres plus officiels comme :

  • la recherche scientifique avec la vivisection d'animaux, que l'on appelle aussi expérimentation animale.
  • la cosmétique avec l'utilisation d'animaux pour la composition de certains produits ou afin de tester lesdits produits
  • le textile qui utilise les animaux pour leur fourrure et où le contexte de mise à mort de l'animal est souvent contesté

Législation et Protection animale[modifier | modifier le code]

Manifestation de l'organisation PETA à Helsinki en Finlande contre l'exploitation de la fourrure animale.

Les lois et les peines encourues pour une maltraitance animale[modifier | modifier le code]

Le Code pénal punit suivant l'article 521-1, toute personne commettant un acte de cruauté ou de maltraitance sur un animal d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 euros[2].

L'article 521-2 du même code, vise quant à lui les expériences faites sur les animaux et punit ses auteurs des mêmes peines qu'à l'article précédent[3]. En cas de blessure ou de mort involontaire la peine est de 450 euros[4].

Le Code rural punit via les articles R.214-17 à R.214-18, notamment le fait de ne pas nourrir un animal domestique, apprivoisé ou captif, ou de ne pas lui prodiguer les soins nécessaires[5]. Pour mauvais traitement de l'animal, le propriétaire devra s'acquitter d'une amende de 750 euros.

Les mouvements collectifs[modifier | modifier le code]

Grâce aux associations qui luttent pour le bien-être des animaux, ces derniers sont, depuis la publication au JO du 17 février 2015 de la loi modernisant le statut juridique de l'animal dans le Code civil, enfin reconnus comme un "être vivant doué de sensibilité" (nouvel art. 515-14) et n’est plus considéré comme un “bien meuble“ (art. 528)[6].

Les principales associations sont : Les principales associations sont : La Fondation 30 Millions d'amis, la Société Protectrice des Animaux (SPA) et la confédération nationale des SPA de France.

Ces associations luttent contre l'abandon, la violence, le trafic et l'exploitation illégale des animaux (cosmétiques, fourrures). Il est possible de faire des dons pour continuer de faire face aux criminels qui dégradent la santé et la vie des animaux.

Les numéros d'urgences sont ceux utilisés par les humains soit le 17 et le 112 pour alerter d'une maltraitance animale.

Animal studies est une communauté composée de membres qui dénoncent toutes les souffrances infligées aux animaux et soutiennent la cause animale ; ils militent pour l’intérêt des animaux et contribuent à l’amélioration de leur vie.

Enfin, il existe également la Journée Internationale pour les Droits des Animaux (JIDA), journée anniversaire de la ratification de la Déclaration des Droits de l’Homme, diverses actions de sensibilisation sont organisées en France et dans le monde autour du 10 décembre 2015 pour promouvoir la reconnaissance des droits fondamentaux des animaux non humains à ne pas servir les intérêts humains[7].

Les réseaux sociaux en faveur de la protection animale[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux sont devenus un moyen incontournable pour s'informer, agir, réagir et soutenir divers sujets.

La cause animale est devenue un fait social et a donc fait émergé des pages Facebook, Twitter et blogs. Sur Facebook nous retrouvons, notamment, les comptes suivants : Forum pour aider les animaux, Contre la torture et la maltraitance des animaux, Solidarité animale et Planétaire.

À travers ces réseaux sociaux nous pouvons donc soutenir la cause animale et alerter d'une maltraitance.

Internationale[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays de par le monde ont instauré des lois afin de lutter contre la cruauté ou maltraitance envers les animaux[8],[9].

Concernant l'expérimentation animale, une charte nommée Déclaration de Bâle, a été publiée fin 2011 et signée par de nombreux laboratoires et chercheurs, dans laquelle les signataires s'engagent à ne plus faire souffrir les animaux dans le cadre de leurs recherches[10].

Pour les tests effectués sur les animaux dans le milieu de la cosmétique, l'Union européenne fait évoluer régulièrement les lois afin de faire cesser petit à petit ce genre de pratique. 2004 et 2009 ont été des années importantes marquant l'interdiction de certaines méthodes sur les animaux[11].

Enfin, l'Union européenne a publié en 2009 un règlement encadrant la manière dont peuvent être mis à mort les animaux au sein de l'Union[12].

Le tourisme et la maltraitance[modifier | modifier le code]

La maltraitance animalière est existante dans tous les pays, et se cache également derrière des attractions animalières paraissant à première vue comme étant un divertissement pour les touristes. En effet, les plus grands pays touristiques attirent les touristes en leur proposant des attractions animalières. Les touristes viennent “visiter” ces animaux par respect et surtout par amour pour eux ; et tentent de les approcher, de les caresser, de les nourrir et de les photographier afin d’emmener avec eux de bons souvenirs. Or, l’envers de ce décor agréable montre en réalité les souffrances affligées à ces animaux afin de rendre possible l’attraction.

L’ONG WAP (world animal protection) a mené une étude sur les conditions de traitement sur les animaux dressés afin de divertir les touristes et ceci dans le but d’informer les touristes de l’impact de ces attractions sur le bien-être des animaux.

Les chercheurs se sont basés sur les cinq libertés de l’animal : ne pas souffrir de faim ou de soif, de pas être victime d’inconfort, ne pas subir de douleurs, blessures ou maladies, pouvoir exprimer un comportement naturel pour son espèce et ne pas éprouver de peur ou de détresse.

Les attractions paraissant agréables telles que : se balader à dos d’éléphant, prendre un selfie avec des tigres, marcher au milieu des lions, découvrir les fermes de café de civette, observer les fermes de crocodiles, d’ours, les singes dansants et d’autres ; cela est en réalité une forme de maltraitance pour ces animaux. Les touristes qui payent pour nourrir, caresser, câliner les animaux n’ont pas réellement conscience des modalités d’élevage et de dressage.

La majorité de ces animaux sont capturés et arracher à leur mère dès leur plus jeune âge. Ils subissent de nombreuses maltraitances telles que: enfermement dans des cages surpeuplées sans divertissement, stress, enchaînement, privé d’eau et de nourriture et ceci dans le but d’être dressés de manière à divertir les touristes.

Les moyens utilisés afin de rendre possible l’attraction sont parfois horribles. Comme par exemple, le serpent qui se voit arracher ses crocs avec une pince en métal ou le cobra dont la production de son venin est bloqué entrainant des infections douloureuses et parfois la mort de celui-ci. Ou encore, l’enfermement des civettes dans des cages surpeuplées et soumis à un régime alimentaire limité aux cerises afin de produire plus de café. Les civettes étant sous stress constamment vont parfois jusqu’à l’automutilation pour mettre fin à leurs jours.

La majorité de ces animaux vivent dans des conditions misérables qui ne respectent aucunement leurs besoins. En effet, ils sont privés de leur espace, de la vie en groupe et de l’hygiène.

Les attractions qui attirent des milliers de touristes, sont en réalité un calvaire pour ces animaux qui doivent obéir à leur dresseur. Dans le cas contraire, ils subissent des violences, et sont privés d’eau et de nourriture. Les touristes éblouies par ces activités, ont perdu leur capacité de réflexion et ne voient pas le côté : violence dont les dresseurs font preuve pour contenter le commerce autour des animaux.

Théorie et pratique[modifier | modifier le code]

Un cheval recueilli tandis qu'il mourait de faim.

Il existe plusieurs raisons pour qu'un individu puisse maltraiter un animal. La cruauté envers les animaux est menée par divers agissements (ou manque d'agissement). Apprendre la cruauté sur un animal révèle des niveaux comportementaux chez ceux qui la pratiquent.

La cruauté envers un animal est souvent divisée en deux catégories : active et passive. La cruauté passive est un état de négligence, dans lequel un manque d'agissement est plus fatal que l'agissement en lui-même. Des exemples de négligence incluent la faim, la déshydratation, des infections parasitaires, un collier serré autour du cou d'un animal, un abri inadéquat dans des mauvaises conditions de météo, et des manques de soins vétérinaires lorsqu'ils sont nécessaires. Dans certains cas de négligence, il est possible qu'un individu ne puisse s'occuper d'un animal car il ne connait que peu de chose ; dans ce cas, un spécialiste peut donner les informations nécessaires à cet individu et revoir la situation. Dans des cas plus sérieux, l'individu se voit retirer son animal pour cause vétérinaire.

La cruauté active, quant à elle, désigne le fait de blesser et de faire souffrir intentionnellement et directement un animal. Des actes de cruauté envers un animal sont détecteurs de sérieux problèmes psychologiques. Il existe un lien similaire entre les animaux battus et les femmes et enfants battus. la cruauté envers un animal est également utilisée comme une intimidation lors de violences domestiques.

Humanisation et Pensée sociologique[modifier | modifier le code]

L'animal est de nos jours considéré comme un membre de la famille à part entière ainsi la maltraitance envers un animal est de moins en moins toléré car c'est un être vivant comme les humains. Ainsi, aujourd'hui on est plus enclin à prendre soin de notre animal qu'à le violenter, c'est pourquoi de nombreux centres médicaux, de soins (salon de toilettage) et d'animaleries émergent; tout un commerce est élaboré autour des animaux.

Naissance de la sociologie pour les animaux[modifier | modifier le code]

Ce sont les folkloristes, de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, qui ont été les précurseurs de l’étude des rapports entre les hommes et les animaux en France. Mais ce n’est qu’une décennie plus tard, avec Claude Lévi-Strauss (1962) sur les modes de catégorisation du vivant, de l’anthropologie des techniques d’André Leroi-Gourhan (1945 ; 1964-1965) et les recherches d’André-Georges Haudricourt (1962), que l’étude des relations humains/animaux se développe vraiment avec l’essor de l’ethnozoologie puis de l’ethnozootechnie[13].

Médecine[modifier | modifier le code]

La médecine a beaucoup évolué pour les animaux, entre les propriétaires qui maltraitent leurs animaux et ceux qui veulent en prendre soin comme leur enfant. Ainsi, on assiste à une expansion des centres vétérinaires soit 17.571 en France[14]. Ces derniers exercent soit en tant que praticiens ou dans une clinique pour animaux de compagnie. Ils dispensent de soins comme ceux qu'on dispenserait pour un humain : l'imagerie échographique, l'imagerie scanner, l'imagerie assistée par vidéo-endoscopie, la chirurgie spécialisée, la médecine spécialisée, de la rééducation et hospitalisation.

Cimetière[modifier | modifier le code]

Le cimetière des chiens d’Asnières[15] est le plus répandu et a été créé pour but de s'indigner contre le fait de jeter son animal à la Seine ou à la poubelle après son décès et ainsi lui accorder un lieu où il reposerait en paix. Le cimetière abrite environ 3000 sépultures et compte plus de 100 000 inhumations à ce jour. Ce cimetière est composé de tombe digne d'un cimetière humain, on peut lire sur les épitaphes " Ma fille, l'amour de ma vie, je t'aime, ta maman.". Ici, nous pouvons remarquer le désir de souligner l'humanisation "spontanée" du comportement de l'animal. On célèbre donc l'aptitude d'un animal à développer un comportement humain notamment celui de l'apport d'attention et d'amour tel qu'un enfant.

La nomination des animaux est assez étonnante, certains d'entres eux portent des prénoms habituellement réservés aux humains d'autres portent le nom de famille; illustrant ainsi le changement de statut qui s’est opéré depuis un siècle en faisant passer l’animal de domestique à familier puis de familier à « familial » en quelque sorte.

Salon de toilettage[modifier | modifier le code]

L'animal tout comme un humain a besoin qu'on prenne soin de lui et de son hygiène. Selon une étude de 2006 (manque d'information récente), on compte 4.200 salons de toilettage en France. Les salons de toilettage donnent accès à l’univers humanisé de l’animal de compagnie : épilation, entretien des oreilles, coupe au choix, shampoing, brossage, démêlage, lavage, relooking, et tonte. Le fait de prendre en considération l'animal tel qu'un humain; il n'est plus question de maltraiter l'animal mais de le chouchouter.

Troubles psychologiques[modifier | modifier le code]

L'un des signes les plus connus de psychopathologies, qui inclut le trouble de la personnalité antisociale, également connu sous le terme de trouble de la personnalité psychopathe, possède dans son histoire concernant la torture des animaux, un comportement connu sous le terme de zoosadisme. Une étude sur des patients qui ont auparavant torturé des chiens et des chats montre un fort niveau d'agressivité envers les individus, également chez un patient qui avait auparavant assassiné un jeune garçon[16]. Robert K. Ressler, un agent de police et l'équipe scientifique du FBI ont étudié des cas de meurtres et série et note que « des meurtriers comme lui (Jeffrey Dahmer) commencent à tuer et à torturer des animaux lorsqu'ils sont enfants »[17].

La cruauté envers les animaux est également un comportement diagnostiqué dans la triade Macdonald, indicateurs de comportement antisocial violent chez les enfants et adolescents. D'après les études qui ont formé ce modèle, la cruauté envers les animaux est un comportement commun (mais pas universel) chez les enfants et adolescents qui grandissent pour devenir des meurtriers ou autres criminels à comportement violent.

Il a également été découvert que les enfants qui martyrisent un animal auraient assisté ou auraient été eux-mêmes victime d'abus[18]. Dans deux cas d'études, menées par la Humane Society of the United States, environ un tiers des familles victimes de violences domestiques recenseraient au moins un enfant ayant blessé ou tué un animal[19].

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

La cruauté envers les animaux a longtemps été considérée comme une forme de réalisation, même dans les films à gros-budget d'Hollywood, dans laquelle des animaux sont réellement blessés ou tués durant les tournages. L'un de ces légendaires films incluent le film de Michael Cimino's, intitulé La Porte du paradis (Heaven's Gate), dans lequel de nombreux animaux auraient été brutalisés et même tués durant le tournage. Cimino a volontairement tué des poulets et saigné des chevaux pour enduire les acteurs de leur sang.

La cruauté envers les animaux dans les films existe également hors des États-Unis. par exemple, il y aurait des cas de cruauté dans le film sud-coréen intitulé L'Île, d'après son réalisateur Kim Ki-duk[20]. De nombreux animaux ont été tués dans le film controversé italien intitulé Cannibal Holocaust[21]. Ces images incluent notamment le massacre d'une tortue et la décapitation d'un singe.

Plus récemment, le site de partage YouTube a été victime de nombreuses vidéos d'animaux réellement martyrisés, et également d'animaux donnés à manger à d'autres animaux dans un but de divertissement et de spectacle. Bien que certaines de ces vidéos aient été signalés par les utilisateurs, YouTube a refusé de les retirer contrairement aux vidéos qui enfreignent des lois d'auteurs[22],[23].

Le soutien des célébrités[modifier | modifier le code]

Comme on le sait tous Brigitte Bardot est la personne la plus reconnue dans la défense des animaux. Elle a également fondé sa propre association Fondation Brigitte-Bardot (FBB) en 1986.

On retrouve également d'autres personnes connues qui luttent pour la protection animale, récemment c'est Pamela Anderson qui a défendu à l'Assemblée le gavage d'oie et a également été reçue au Kremlin pour appeler à lutter contre la chasse à la baleine.

Traditions locales[modifier | modifier le code]

Les traditions locales qui, bien que rentrant dans le cadre de définition de maltraitance ou de cruauté envers un animal, sont tolérées par les législations concernées.

Course de taureaux[modifier | modifier le code]

La corrida considérée par certains comme un sport l'est aussi par d'autres comme symbole de la cruauté envers les animaux.

La course de taureaux fait partie des rares exceptions non punies par l'article 521-1 du Code Pénal français. Elle est autorisée dans certaines communes du sud de la France qui font perdurer cette tradition, inscrite par le Ministère de la culture en janvier 2011 au patrimoine culturel immatériel de la France.

Ces courses sont aussi autorisées en Espagne, dans divers états d’Amérique latine et dans quelques communes du Portugal.

Combat de coqs[modifier | modifier le code]

Le combat de coqs a été exclu du périmètre de répression de l'article 521-1 du Code Pénal lorsqu'il est l'objet de traditions ininterrompues, il est toujours autorisé en France dans le Nord-Pas-de-Calais, à la Réunion, en Guyane, aux Antilles françaises et en Polynésie française[24].

À l'étranger, au moins une dizaine de nations/régions autorisent encore ce type de combats, comme l’Écosse et l’Andalousie.

Les oies et canards à foie gras[modifier | modifier le code]

Le gavage et l'élevage en batterie d'un canard mulard, tels que le documente le groupe de défense des animaux Gaia.

Le gavage traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gavage des oies et des canards.

La Directive européenne du 20 juillet 1998[25] dispose qu'« aucun animal n'est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu'il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles » ; or, le rapport du Comité scientifique de la Commission Européenne de la santé et du bien-être des animaux du 16 décembre 1998[26], constatant que le taux de mortalité en cours de gavage serait multiplié par dix ou vingt, que le « niveau de stéatose (obtenu) pourrait être considéré pathologique » et que la « quantité importante d'aliments intubés rapidement au cours du procédé de gavage provoquerait une distension de l'œsophage, une augmentation de la production thermique et du halètement, et l'excrétion de matières fécales semi-liquides », conclut que « le gavage, comme il est pratiqué aujourd'hui, est préjudiciable au bien-être des oiseaux ».

Les cages individuelles[modifier | modifier le code]

Selon l'association de protection animale L214[27], « la majorité du foie gras de canard vendue en France est non conforme à la réglementation européenne »[28]. En effet, la recommandation européenne concernant les canards[29] précise que leur système d'hébergement doit notamment leur permettre de « se retourner sans difficulté », « battre des ailes » et « interagir normalement avec d'autres individus », ce que n'autorisent pas les cages individuelles de contention (épinettes), utilisées par 80% des éleveurs[28]. Cette interdiction, qui devait prendre effet au pour les nouvelles installations et au pour toutes les exploitations, a été reportée unilatéralement de 5 ans[27],[30] par le ministre de l'agriculture, Dominique Bussereau[31]. Le , un collectif d'organisations de protection animale composé de la Fondation Brigitte-Bardot, de la Société protectrice des animaux, Peta et L214, déposent une plainte formelle auprès de la Commission européenne, à l’encontre de la France, pour non-application de la recommandation concernant les canards de Barbarie et les hybrides de canards de Barbarie et de canards domestiques[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce cas relève souvent de la psychiatrie car des études ont confirmé que la violence faite aux animaux était souvent commise par des personnes ayant aussi un caractère violent avec les humains, Document au format Word intitulé Cruauté envers les animaux et violences humaines sur le site de l'ATRA
  2. Article 521-1 du Code pénal français
  3. Article 521-2 du Code pénal français
  4. « Quelles sont les sanctions en cas de maltraitance sur un animal ? | service-public.fr », sur www.service-public.fr (consulté le 25 mars 2016)
  5. Articles R.214-17 à R.214-18 du Code rural et de la pêche maritime
  6. Fondation 30 Millions d'Amis, « Statut juridique : les animaux reconnus comme des êtres sensibles - Fondation 30 Millions d'Amis », sur www.30millionsdamis.fr (consulté le 25 mars 2016)
  7. « http://www.international-campaigns.org/ »
  8. Projet de loi canadien sur la cruauté envers les animaux
  9. http://www.droit-afrique.com/images/textes/Algerie/Algerie_Environnement.pdf
  10. Déclaration de Bâle, en français
  11. « Interdiction de pratiquer des expérimentations animales », sur Commission européenne
  12. « Nouveau règlement du Conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort », sur Commission européenne
  13. « revues sociologies », sur sociologies.revues.org,‎
  14. « vétérinaires »
  15. cimetière des chiens d'Asnières
  16. (en) Felthous Alan R., Aggression against Cats, Dogs, and People. In Cruelty to Animals and Interpersonal Violence: Readings in Research and Applications., West Lafayette, Indiana, Purdue University Press, , 159–167 p.
  17. (en) Daniel Goleman, « Clues to a Dark Nurturing Ground for One Serial Kille'lego are awesome''''r », sur New York Times,‎ (consulté le 30 mai 2010)
  18. (en) A. Duncan et al Significance of Family Risk Factors in Development of Childhood Animal Cruelty in Adolescent Boys with Conduct Problems Journal of Family Violence 20.4 (2005): 235–239
  19. (en) « Animal Cruelty and Family Violence: Making the Connection », Humane Society of the United States (consulté le 26 août 2010)
  20. (en) Andy McKeague, An Interview with Kim Ki-duk and Suh Jung on The Isle sur monstersandcritics.com, 11 mai 2005. Consulté le 11 mars 2006.
  21. (en)« Pointless Cannibal Holocaust Sequel in the Works », sur Fangoria (consulté le 13 juillet 2010)
  22. (en) Times online, timesonline.co.uk 19 août 2007. Consulté le 25 août 2007.
  23. (en) Uproar at fish cruelty on YouTube. practicalfishkeeping.co.uk. 17 mai 2007.
  24. « Les combats et concours de coqs dans le Nord Pas-de-Calais », sur Le Nord Pas-de-Calais
  25. Conseil de l'Union Européenne, « Directive 98/58/CE du Conseil du 20 juillet 1998 concernant la protection des animaux dans les élevages », sur http://eur-lex.europa.eu,‎ (consulté le 16 février 2013)
  26. [PDF](en)Comité scientifique de la Commission Européenne de la santé et du bien-être des animaux, « Rapport du Comité scientifique de la Commission Européenne de la santé et du bien-être des animaux », sur http://ec.europa.eu,‎ (consulté le 31 mai 2013)
  27. a et b Le Monde, « Le foie gras vendu en France serait-il illégal ? », sur http://www.lemonde.fr,‎ (consulté le 8 juin 2013)
  28. a et b Libération avec AFP, « Une ONG en croisade contre le foie gras illégal », sur http://www.amnesty.org,‎ (consulté le 8 juin 2013)
  29. Conseil Européen, « Comité Permanent de la Convention Européenne pour la protection des animaux dans les élevages », sur https://wcd.coe.int,‎ (consulté le 8 juin 2013)
  30. Thierry Dupuy, La Dépèche, « Foie gras : les producteurs gavés par la nouvelle norme », sur http://www.ladepeche.fr,‎ (consulté le 9 juin 2013)
  31. a et b collectif L214, Peta, Fondation Brigitte-Bardot, Société protectrice des animaux, « Plainte contre le gouvernement français pour non-application de la Recommandation concernant les canards de Barbarie et les hybrides de canards de Barbarie et de canards domestiques », sur http://www.l214.com,‎ (consulté le 8 juin 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site de l'association Protection des animaux