Valréas

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Valréas
Rond-point du monument aux morts.
Rond-point du monument aux morts.
Blason de Valréas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Valréas
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Patrick Adrien
2014-2020
Code postal 84600
Code commune 84138
Démographie
Gentilé Valréassiens
Population
municipale
9 672 hab. (2011)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 06″ N 4° 59′ 28″ E / 44.385, 4.99111111111 ()44° 23′ 06″ Nord 4° 59′ 28″ Est / 44.385, 4.99111111111 ()  
Altitude 276 m (min. : 158 m) (max. : 530 m)
Superficie 57,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.valreas.net

Valréas est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valréassiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec les trois autres communes du canton (Grillon, Richerenches et Visan), Valréas constitue une enclave du département de Vaucluse dans celui de la Drôme et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans la région Rhône-Alpes. L'ensemble des quatre communes porte le nom d'Enclave des papes.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Accessible uniquement par voie routière, les routes principales mènent à Nyons, Montélimar et Orange. La ville est connectée au réseau d'autocars départemental qui dessert de multiples communes alentour. L'aérodrome de Valréas - Visan est situé à 8 km au sud-ouest. Valréas est aussi reliée depuis Montélimar, par des bus du service TER de la SNCF, en correspondance avec les TGV. La ville fut pourtant desservie durant 60 ans, par une ligne de chemin de fer, la ligne de Pierrelatte à Nyons, fermée depuis 1951. Une ligne régulière de bus relie Montélimar, dans la Drôme à Valréas, via Dieulefit, avec une dizaine de voyage dans chaque sens[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Baronnies à une altitude moyenne de 245 mètres au-dessus du niveau de la mer, la vieille ville est située sur une petite colline qui borde la Coronne. La majeure partie du territoire est occupée par une plaine alluvionnaire fertile, qui s'étend d'est en ouest, parsemée par quelques collines sédimentaires. Ces dernières s'élèvent généralement d'une cinquantaine de mètres au maximum au-dessus de la plaine environnante. On note un relief plus accidenté et boisé sur la partie sud, sud-est de la commune, aux alentours de la côte de Vinsobres avec une altitude maximale qui atteint les 532 mètres au lieu-dit Mourre de Broche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire fait partie du bassin versant du Lez, puisqu'un de ces affluents, la Coronne, traverse la commune. On compte en plus quelques ruisseaux, parfois saisonniers, tous affluents de la Coronne : le ruisseau du Merdari, le Grand Vallat, au nord le Rieussec, au sud-ouest le Talobre et un lac (privé) au nord-est. Les risques d'inondations sont présents dans certains quartiers (N.b : le Mistral) qui peuvent être exposés en cas de crues exceptionnelles.

La communauté de communes de l'Enclave des Papes a dans ses compétences la gestion de l'hydraulique, c'est-à-dire des ouvrages hydrauliques, cours d'eau, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Valréas.
Rose des vents Grillon Taulignan (Drôme) Montbrison-sur-Lez (Drôme),
Rousset-les-Vignes (Drôme)
Rose des vents
Grillon N Saint-Pantaléon-les-Vignes (Drôme)
O    Valréas    E
S
Richerenches Visan Vinsobres (Drôme)

Climat[modifier | modifier le code]

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[2].

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 8 10 15 17 22 26 29 29 24 19 12 9 17,3
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 5 7 11 15 17 17 14 11 6 3 9,3
Températures moyennes (°C) 4 6,5 10 12 16,5 20,5 23 23 19 15 9 5,5 13,3
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 41,8 27,5 27,2 60,9 49,9 33,2 33,3 29,1 68,5 92,3 68,7 40,9 573,3
Source : (fr) Données climatologiques de Valréas (Vaucluse) 2000-2007
Valréas recouvert par la neige au cours de l'hiver 1890-1891

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Quelques fragments de sculpture et quelques tombes font penser qu'une activité humaine, peut-être gallo-romaine, aurait eu lieu. L'origine de Valréas remonterait au début de l'empire de Charlemagne vers le IXe siècle, ou un certain Valère dut installer son domaine sur les bords de la Coronne. C'est ce premier propriétaire qui donna son premier nom à ce lieu Valeriacum, qui au fil du temps et des transformations donnera Valréas.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est la jonction de ce grand domaine, érigé sur la butte sur laquelle est construite la ville actuelle, avec un prieuré dédié à saint Vincent rattaché à l'abbaye de Cruas, qui donna naissance au premier bourg.

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Ripert construisirent le château (Castrum Riperti) qui devint le fief des barons de Montauban-Mévouillon. Le 27 mars 1247, mercredi de la semaine sainte, une petite chrétienne est trouvée morte à Valréas. Cela donne lieu à l'une des premières accusations de crime rituel contre les Juifs[3]. Des Juifs de Valréas sont immédiatement arrêtés, torturés et brûlés sur le bûcher. Par la suite, d'autres Juifs de la région sont eux aussi persécutés et il faut l'intervention du pape Innocent IV pour arrêter cette flambée d'antijudaïsme[4].

En 1317, le pape Jean XXII achète Valréas à Humbert de Montauban et la place sous l’autorité des États du Saint-Siège. Benoît XII fonde la Judicature du Haut-Comtat en 1334 et y rattache Valréas. Entre 1349 et 1351, le noble Guillaume Molleti, juge de Forcalquier (1344), fut juge et viguier de Valréas[5], juge criminel et des causes majeures du Comtat Venaissin de 1351 à 1358[6].

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets et ses défenseurs sont massacrés[7]. Les troupes catholiques du comte de Suze vinrent à la rescousse de la ville. Les troubles religieux se poursuivirent pendant près d'un quart de siècle jusqu'en 1586 avec la pacification du duc d'Épernon.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

En 1800, il y eut modification des limites départementales, Suze-la-Rousse étant rattachée à la Drôme, ce qui eut pour conséquence l'enclavement du canton vauclusien de Valréas, devenu dès lors l'Enclave des Papes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.
Usine de cartonnage Henry Merson.
Cartonnage Ulysse Coste et Cie.

Vers 1840, Ferdinand Revoul crée le cartonnage à Valréas pour satisfaire la demande de Meynard, un sériciculteur valréassien.

Dieulefit et Valréas ne possédaient pas l'électricité en 1888. Pour faciliter l'artisanat et l'industrie locales (poterie et cartonnerie), ces deux villes décidèrent l'implantation d'une usine électrique. Ce fut le Lez, rivière coulant à 5 kilomètres de Dieulefit, qui fut choisi pour fournir la force hydraulique. En avril de cette année, la société Lombard-Gerin et Cie, de Lyon, fut chargée de l'éclairage des deux villes. Pour ce faire, elle acheta un ancien moulin à Béconne afin d'y implanter une usine. Par contrat, il était prévu 115 lampes d'éclairage à Dieulefit et 230 à Valréas. Ce qui fut fait le 25 décembre 1888[8].

L'usine de Béconne avait utilisé l'infrastructure du moulin dont le canal de dérivation qui drainait l'eau dans un réservoir de 13 000 m3, créant ainsi une chute d'une hauteur de 25 mètres. Ce qui permit d'actionner deux turbines d'une puissance de 45 kW qui tournaient à 180 tr/min. Elles étaient reliées à une ligne électrique, l'une pour Dieulefit, l'autre pour Valréas[8].

En 1897, la ligne de chemin de fer Nyons-Pierrelatte atteint la ville et Valréas en profite pour développer son industrie et devient ainsi la capitale mondiale du cartonnage.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Cave coopérative des vignerons de Valréas
Le 5 avril 1916, la 5e section des élèves officiers, composée d'artilleurs et de fantassins, posant devant Notre-Dame de Nazareth

Durant la Première Guerre mondiale, au cours de l'année 1916, la ville reçut un centre d'instruction pour les élèves officiers de différentes armes.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 12 juin 1944, 53 résistants sont exécutés (Mur des fusillés). Leurs corps seront emmenés dans la chapelle des pénitents blancs.

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Valeriacum, le domaine de Valère, n’est qu’une petite bourgade qui prend forme sous le règne de Charlemagne. Le nom de Valleriaz est attesté en 1110. Au siècle des Lumières, il devient Valrias (Vauriàs en graphie occitane classique ou Vaurias en norme mistralienne ou provençal), traduit ensuite en Vaulréas ou Vauréas pour prendre son appellation actuelle au XIXe siècle[9],[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Valréas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'azur aux deux clefs adossées d'argent, accompagnées en abîme d'un croissant du même. » [11]

Devise : salva re, claves regat deus (l'état étant sauf, que Dieu prenne les clefs)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1974 Jules Niel Parti socialiste  
1974 1989 Jean Duffard Parti socialiste  
1989 2005 Thierry Mariani UMP Député
2005 2008 Nadège Savajols UMP  
2008 2014 Guy Morin DVG  
2014 2020 Patrick Adrien UDI  

Valréas est le chef-lieu du Canton de Valréas et fait partie de la Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Valréas en 2009[12]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,87 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,78 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 45,20 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 21,68 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[13]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Valréas est jumelée avec trois villes:

Saint-Paul de Joliette Drapeau : Québec Québec, Drapeau du Canada Canada depuis 1986

Sachsenheim Drapeau de l'Allemagne Allemagne depuis 1994

Montignoso Drapeau de l'Italie Italie depuis 2010

Le Comité de Jumelage de Valréas a la charge de gérer et animer ces trois jumelages.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Valréas
Valréas

Le cœur historique du bourg est bâti autour d'une colline[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 672 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 640 3 327 3 615 3 635 4 348 4 277 4 569 4 690 4 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 864 4 901 4 722 4 675 4 705 4 808 4 891 5 032 5 429
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 408 5 535 5 416 4 808 4 737 4 837 4 765 5 169 5 629
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6 559 7 886 8 458 8 721 9 069 9 425 9 732 9 771 9 672
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Premier centre français de l'industrie du cartonnage, celle-ci a longtemps été la principale source d'emploi de Valréas et des communes alentours.

Apparu à Valréas dès les débuts de l'ère industrielle au XIXe siècle le cartonnage n'a cessé de se développer au XXe siècle jusque dans les années 1990.

Sur le déclin, cette activité reste présente sur la commune même si elle est moins active que par le passé.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Station verte de vacances

Pour son hébergement touristique, la ville dispose d'hôtels, de gîtes, de chambres d'hôtes et d'un camping.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture est la première activité agricole de la commune et de la région. De tradition viticole remontant au Moyen Âge, la commune est située au sein de plusieurs appellations d'origine contrôlée (A.O.C) : Côtes du Rhône, Côtes-du-Rhône villages et Coteaux du Tricastin. La cave coopérative de la Gaillarde est la principale cave viticole de la commune, mais on compte pas moins d'une vingtaine de vignerons qui possèdent leur propre caveau. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange.

Autre activité agricole importante, la culture et la distillerie du lavandin qui représente pas moins de 500 hectares de cultures à l'échelle de l'enclave des Papes.

Le terroir riche et varié de la commune permet également la présence de multiples autres cultures : l'huile d'olive et l'olive noire de Nyons (AOC), l'élevage d'agneau, la production fromagère avec le Picodon (AOC), la culture du blé dur, la production fruitière (abricot, melon, cerise) et légumière (asperge).

Marchés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marché de Valréas.

Le grand marché de Valréas se tient tous les mercredis en matinée. Les 80 étals se trouvent dans la partie est du centre-ville et sur le sud boulevard circulaire. Ils proposent fruits et légumes, viande de boucherie, charcuterie, produits locaux et du terroir, vêtements, ustensiles divers, meubles, jouets, fleurs et plantes. Le nombre d'étals et les produits alimentaires varient en fonction des saisons[17].

Il est couplé avec le petit marché du samedi qui se tient aussi le matin. Il ne comprend que 10 étals installés sur le cours Jean Jaurès, au sud-ouest du tour de ville. Ce marché propose fruits, légumes, fleurs et plantes[18].

Le marché aux truffes qui a lieu le mercredi matin est le troisième du département de Vaucluse en termes de quantité, derrière les marchés de Richerenches, le plus important d'Europe, et celui de Carpentras, qui fixe les cours au niveau national. Du début novembre à la fin mars, les 10 exposants qui proposent leurs truffes se retrouvent cours Jean Jaurès, au rond-point du monument aux morts[19].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

L'on trouve en centre ville un cinéma[20] avec deux salles, un théâtre[21], un musée (musée du Cartonnage et de l'Imprimerie). Animations estivales (fêtes costumées de la Nuit du Petit Saint-Jean, Corso de la Lavande, etc.)

Lors des journées du patrimoine, plusieurs monuments sont à visiter.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Simiane (XVIe siècle, Renaissance), actuel hôtel de ville. La partie du château construite sur la place Aristide-Briand a été construite à partir de 1639 pour Louis II de Simiane (mort en 1654)[22], seigneur de Truchenu, Sèderon, Chalançon, marquis d'Esparron en 1651, par le maître maçon de Cavaillon, Bernard Moureau, sur les plans de l'architecte avignonnais François de Royers de la Valfrenière (1575-1667). Le décor d'une des salles célèbre son mariage avec Louise de Montaynard le 23 octobre 1620.

Son petit-fils, Louis III de Simiane (mort le 3 février 1718), seigneur de Truchenu, Chalançon, marquis d'Esparron, dit le "marquis de Simiane", qui avait épousé le 29 novembre 1695 Pauline de Grignan, petite-fille de la marquise de Sévigné, y naquit. Il a été lieutenant général du gouvernement de Provence en 1715.

  • Tour Ripert (XIIe siècle), trône au sommet de la colline, au cœur du centre historique.
  • Hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, dont l'Hôtel d'Inguimbert.
  • Tour et Convent des Cordeliers.
  • La tour de Tivoli reste le seul vestige de l'enceinte primitive, remplacée aujourd'hui par une ceinture de boulevards.
  • Le Mur des fusillés, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1981
  • Le Café de la Paix de Valréas, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1986
  • Les Bornes papales

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cette église comprend des orgues classés monuments historiques[24].
Le chemin de croix a été réalisé par le peintre Jean-Louis Ploix.
  • L'ancienne synagogue du XVIe siècle, implantée au cœur de l'enclave des papes à Valréas, a été aménagée en restaurant « Au Délice de Provence »[25], [26].
  • Chapelles des pénitents blancs (XVIe siècle) et des pénitents noirs (XVIIe siècle).
  • Couvent des Cordeliers[27].

Musées[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Jules-Ferry
  • École Marcel-Pagnol
  • École Saint-Gabriel (privé)
  • Collège Vallis Aeria
  • Collège privé Saint-Gabriel
  • Lycée professionnel européen Ferdinand-Revoul
  • Lycée Agricole Privé Saint-Dominique

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : MBC de Valréas.

Le territoire de la commune possède diverses installations sportives (Gymnase du Vignarès, gymnase du groupe scolaire Marcel-Pagnol, stade et gymnase du lycée Revoul, Parc des sports - stade Albert Adrien, stade de moto-ball des Plans, piscine et gymnase municipaux, boulodrome couvert, tennis, etc.) ainsi que des sentiers balisés de randonnée (dont le passage du chemin de grande randonnée (GR) 9 et le circuit des Bornes Papales).

Le 26 juillet 1998 a eu lieu le départ de la 14e étape du Tour de France 1998 reliant Valréas à Grenoble et 20 juillet 2004 Valréas est la ville départ de la 15e étape la reliant à Villard-de-Lans lors du Tour de France 2004.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un centre hospitalier, de pharmacies et de divers médecins.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Valréas dépend du diocèse d'Avignon, doyenné de Vaison-la-Romaine - Valréas[28]. Les membres de l'Église réformée de France dispose d'un temple en activité[29] &

Mosquée Marie-Vierge de Valréas Valréas

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de l'Enclave des Papes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ligne no 35 : Montélimar - Valréas, via Dieulefit
  2. La climatologie du Vaucluse
  3. (en) « Blood accusation », sur Jewish Encyclopedia
  4. Frédéric Chartrain, « La présence juive en Dauphiné au Moyen Âge », sur Centre pour la Communication Scientifique Directe (consulté le 8 octobre 2009)
  5. Faure, Etude sur l'administration, p. 193
  6. ibid.p. 187
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 233
  8. a et b Usine électrique Dieulefit-Valréas à Beconne 1888
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1947.
  10. VALREAS - Enclave des Papes
  11. Armorial des Communes de Vaucluse (Conseil Général du Vaucluse).
  12. « Impots locaux à Valréas », taxes.com
  13. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  14. C'est au sommet de cette colline que trône la tour Ripert.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  17. Grand marché de Valréas
  18. Petit marché de Valréas
  19. Marché aux truffes de Valréas
  20. Cinéma le Rex
  21. Théâtre du Rond Point
  22. Généalogie des Simiane - branche des Truchenu
  23. « Église Notre-Dame-de-Nazareth », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Orgue », base Palissy, ministère français de la Culture, « Buffet d'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture et « Partie instrumentale de l'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. le restaurant « Au Délice de Provence », implanté au cœur de l'enclave des papes à Valréas, a été aménagé dans l’ancienne synagogue du XVIe siècle
  26. L’histoire des communautés juives. En 1247, une rumeur de crime rituel à Valréas entraîne vers le bûcher la totalité de la petite Communauté. En 1569 – 1570 il est fait état de nombreuses ventes de biens juifs, notamment à Pernes et à Valréas.
  27. « Notice no PA00082193 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. http://diocese-avignon.fr/spip/-Doyenne-de-Vaison-la-Romaine-
  29. temple de Vlréas

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]