Dieulefit
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| Dieulefit | ||
église Saint Roch de Dieulefit |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Drôme | |
| Arrondissement | Nyons | |
| Canton | Dieulefit (Chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Dieulefit | |
| Maire Mandat |
Christine Priotto 2008-2014 |
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| Code postal | 26220 | |
| Code commune | 26114 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 004 hab. (2010) | |
| Densité | 110 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 323 m — Max. 969 m | |
| Superficie | 27,42 km2 | |
| Localisation | ||
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Dieulefit est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Dieulefit est situé en Drôme provençale.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Accès et transports [modifier]
Dielefit est accessible par la route départementale RD540, depuis Montélimar, ou se trouve la sortie
18 de l'autoroute A7, la plus proche de la commune. La gare SNCF la plus proche est celle de Montélimar. Une ligne régulière de bus relie Montélimar à Valréas, dans le Vaucluse, via Dieulefit, avec une dizaine de voyages dans chaque sens[1].
Géologie [modifier]
Hydrographie [modifier]
Dieulefit est arrosée par le Jabron, un affluent du Rhône, de 39 km, ainsi que Le Fau (Sandre n°V4450520), son affluent[2].
Relief [modifier]
Climat [modifier]
Blasonnement [modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : Écartelé : au premier d'azur aux six besants d'argent ordonnés 3, 2,1 au chef d'or ; au second de gueules à l'amphore d'or ; au troisième de gueules à la navette en bande d'or ; au quatrième palé d'argent et d'azur, au chef d'or. |
Le blason de Dieulefit est composé de quatre quarts et fut adopté en 1946. Le premier et dernier quart font référence aux insignes de la famille des Vesc, qui a cofondé la cité. Le deuxième et le troisième sont les deux symboles de l'artisanat local : le pot pour la poterie, encore bien implantée de nos jours, la navette pour les filatures, de soie, puis plus récemment de matières synthétiques (viscose, polyester).
Devise [modifier]
En vivaro-alpin : Lou tems passo passo lou ben, c'est-à-dire « Le temps passe, passe-le bien ». La devise est inscrite sous le cadran solaire et l’horloge de la Tour de l’Horloge.
Histoire [modifier]
- VIIIe siècle : la ville est envahie par les Sarrasins.
- XIIIe siècle : fief des comtes de Valentinois.
- XVe siècle : développement de l'industrie du drap.
- XIXe siècle : Dieulefit et Valréas ne possédaient pas l'électricité en 1888. Pour faciliter l'artisanat et l'industrie locales (poterie et cartonnerie), ces deux villes décidèrent l'implantation d'une usine électrique. Ce fut le Lez, rivière coulant à 5 kilomètres de Dieulefit, qui fut choisie pour fournir la force hydraulique. En avril de cette année, la société Lombard-Gerin et Cie, de Lyon, fut chargée de l'éclairage des deux villes. Pour ce faire, elle acheta un ancien moulin à Béconne afin d'y implanter une usine. Par contrat, il était prévu 115 lampes d'éclairage à Dieulefit et 230 à Valréas. Ce qui fut fait le 25 décembre 1888[3].
L'usine de Béconne avait utilisé l'infrastructure du moulin dont le canal de dérivation drainait l'eau dans un réservoir de 13 000 m3, créant ainsi une chute d'une hauteur de 25 mètres. Ce qui permit d'actionner deux turbines d'une puissance de 45 kW qui tournaient à 180 tr/min. Elles étaient reliées à une ligne électrique, l'une pour Dieulefit, l'autre pour Valréas[3].
- XXe siècle : entre 1940 et 1944, près de 1 500 Juifs (enfants et adultes) trouvèrent refuge à Dieulefit à l'initiative de Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft (fondatrices de l’école de Beauvallon). À partir de janvier 1943, Marguerite Soubeyran organise la résistance armée en regroupant des réfractaires au Service du travail obligatoire que Jeanne Barnier, secrétaire de Mairie, dote de faux papiers[4].
Administration [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Dieulefit est l'une des 16 communes de la communauté de communes du Pays de Dieulefit, et en est le siège.
Jumelage [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 004 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Agriculture [modifier]
Activité agricole de montagne : production de lavande et lavandin; l'élevage de chèvres pérennise la production locale du picodon.
Industrie et artisanat [modifier]
Une activité de poterie existe depuis plus de deux mille ans, profitant de l'argile locale, de l'eau du Rhône et des forêts. La production est aujourd'hui réalisée dans une trentaine d'ateliers. Ces atelier produisent terres vernissées, céramiques passées au four, objets utilitaires ou artistique. Cela permit à la ville d'obtenir le label « ville et métier d'art ». Ils font vivre aussi plusieurs boutiques d'artisans d'art dans les communes des alentours notamment dans le village médiéval du Poët-Laval. La région de Dieulefit possède de nombreuses poteries et galeries d'arts.
Tourisme [modifier]
Dieulefit fait partie de la Drôme provençale. Du fait du tourisme, la population peut tripler pendant les mois d'été.
Vie Locale [modifier]
Services, équipements [modifier]
Éducation [modifier]
Les élèves de Dieulefit débutent leur scolarité sur la commune :
École de Beauvallon : école maternelle de 3 classes pour 77 efants[8],
École publique Le Juncher : école primaire de 5 classes pour 109 enfants[9],
École privée Sainte Marie : groupe scolaire, comptant 109 enfants dans 4 classes[10].
Santé [modifier]
Culte [modifier]
Écologie et recyclage [modifier]
Culture [modifier]
Dieulefit a accueilli des artistes et artisans d'art, comme le peintre Victor-Ferdinand Bourgeois (1870-1957)[11], Jacques Pouchain, céramiste puis peintre, dont on trouve des œuvres au Musée d'Art Moderne de Paris, qui réside toujours à Dieulefit. La ville accueille actuellement l'écrivaine Lorette Nobécourt, ainsi que son compagnon Guillaume Bardet, designer, lauréat du "Prix Bettencourt pour l'image de la main" en 2011 pour son projet "L'Usage des jours", réalisé avec l'aide des potiers de la ville. Plus de 1 500 personnes trouvèrent un havre de sécurité dans cette commune et les environs. Parmi ces réfugiés, de nombreux écrivains et intellectuels : René Char, Clara Malraux, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel, Louis Aragon et Elsa Triolet, Andrée Viollis, Emmanuel Mounier, Pierre Vidal-Naquet, Jean Prévost ou Henri-Pierre Roché.
Filmographie [modifier]
- Dieulefit, le village des Justes, film documentaire d'Alexandre Fronty et Guillaume Loiret, France, 2010, 55'[12]
Patrimoine religieux [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Divers [modifier]
Histoire postale "DIEU-LE-FIT" [modifier]
Personnalités [modifier]
- Yves Chastan (1948-), homme politique
- Jacques Bonnefoy-Sibour, homme politique
- Charles Combe (1828-1877), artiste et illustrateur.
- Ernest Chalamel, félibre (1846-1921)
- Edmée Delebecque (1880-1951), poète et peintre, a vécu à Dieulefit de 1925 à sa mort.
- Erik L'Homme auteur de la trilogie du Livre des étoiles, a passé son enfance dans cette commune.
- Régis Penet, dessinateur de bande dessinées (notamment: Fleurs carnivores avec Djian, Marie des loups avec Frédéric L'Homme).
- Alain Rodet, député à l'assemblée nationale, maire de Limoges
- Marguerite Soubeyran, co-fondatrice avec Catherine Krafft de l’École de Beauvallon à Dieulefit et figure de la résistance.
- Philippe Pouchain, Réalisateur
- Lorette Nobécourt, écrivain
- Élie et Émeline Abel, nommés Juste parmi les Nations par l’Etat d’Israël, pour avoir aidé à leurs risques et périls quatre Juifs, Josette, Micheline et René Cassin, et Uscha Gottesmann, pourchassés pendant l’occupation de la France par l’Allemagne (1940-1945)[13].
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Ligne n° 35 : Montélimar - Valréas, via Dieulefit
- fiche du Fau sur le site du SANDRE
- Usine électrique Dieulefit-Valréas à Beconne 1888
- Sandrine Suchon-Fouquet, Résistance et liberté. Dieulefit 1940-1944, Presses universitaires de Grenoble, 2010
- Le site de la ville de Lich
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- école maternelle publique
- école primaire
- école Sainte Marie
- Victor Bourgeois
- Dieulefit, le village des Justes sur LCP
- « Deux nouveaux Justes à titre posthume », sur le site lefigaro.fr du 11 mars 2013.
