Dieulefit

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Dieulefit
Église Saint Roch de Dieulefit.
Église Saint Roch de Dieulefit.
Blason de Dieulefit
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Dieulefit
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Dieulefit
Maire
Mandat
Christine Priotto
2008-2014
Code postal 26220
Code commune 26114
Démographie
Population
municipale
3 011 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 27″ N 5° 03′ 59″ E / 44.5241666667, 5.06638888889 ()44° 31′ 27″ Nord 5° 03′ 59″ Est / 44.5241666667, 5.06638888889 ()  
Altitude Min. 323 m – Max. 969 m
Superficie 27,42 km2
Localisation

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Dieulefit
Tour de l’Horloge (XVIe s.).

Dieulefit est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les dieulefitois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Dieulefit est situé en Drôme provençale à environ 30 kilomètres de Montélimar, 70 kilomètres de Valence et 170 kilomètres de Lyon, Grenoble, Marseille et Montpellier.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dieulefit
Rochebaudin Rochebaudin, Félines-sur-Rimandoule, Truinas Comps
Le Poët-Laval Dieulefit Comps
Roche-Saint-Secret-Béconne Montjoux Vesc

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dieulefit est arrosée par le Jabron, un affluent du Rhône, de 39 km, ainsi que Le Fau (Sandre n°V4450520), son affluent[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Dieulefit est accessible par la route départementale RD540, depuis Montélimar, ou se trouve la sortie sortie 18 de l'autoroute A7, la plus proche de la commune. La gare SNCF la plus proche est celle de Montélimar. Une ligne régulière de bus relie Montélimar à Valréas, dans le Vaucluse, via Dieulefit, avec une dizaine de voyages dans chaque sens[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

VIIIe siècle : la ville est envahie par les Sarrasins.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • XIXe siècle : Dieulefit et Valréas ne possédaient pas l'électricité en 1888. Pour faciliter l'artisanat et l'industrie locales (poterie et cartonnerie), ces deux villes décidèrent l'implantation d'une usine électrique. Ce fut le Lez, rivière coulant à 5 kilomètres de Dieulefit, qui fut choisie pour fournir la force hydraulique. En avril de cette année, la société Lombard-Gerin et Cie, de Lyon, fut chargée de l'éclairage des deux villes. Pour ce faire, elle acheta un ancien moulin à Béconne afin d'y implanter une usine. Par contrat, il était prévu 115 lampes d'éclairage à Dieulefit et 230 à Valréas. Ce qui fut fait le [3].

L'usine de Béconne avait utilisé l'infrastructure du moulin dont le canal de dérivation drainait l'eau dans un réservoir de 13 000 m3, créant ainsi une chute d'une hauteur de 25 mètres. Ce qui permit d'actionner deux turbines d'une puissance de 45 kW qui tournaient à 180 tr/min. Elles étaient reliées à une ligne électrique, l'une pour Dieulefit, l'autre pour Valréas[3].

Période 1939-1945[modifier | modifier le code]

En 1939, le conseil municipal décide d'accueillir trente républicains espagnols fuyant la dictature de Franco, lors de la Retirada. En mai 1940, avec la débâcle de la bataille de France, ce sont 1 200 réfugiés des régions frontalières qui sont affectés à Dieulefit. Le conseil municipal élu en 1935 est dissous en février 1941, et remplacé par un colonel nommé par le préfet[4].

Entre 1940 et 1944, près de 1 500 Juifs (enfants et adultes) trouvèrent refuge à Dieulefit à l'initiative de Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft (fondatrices de l’école de Beauvallon, haut lieu d'accueil de réfugiés - juifs ou pas). À partir de janvier 1943, Marguerite Soubeyran organise la résistance armée en regroupant des réfractaires au Service du travail obligatoire que Jeanne Barnier, secrétaire de mairie, dote de faux papiers[5]. Sept de ses habitants sont reconnus comme « Justes parmi les nations »[6].

Le 6 juin 1944, les maquisards des environs défilent dans les rues de Dieulefit. Dans l'été, un comité local de libération (CLL) est constitué ; le conseil municipal nommé en 1941 se dissout de lui-même[7], le colonel Pizot attendant le 26 août pour démissionner[4]. L'ancien maire, Justin Jouve, est placé à la tête du CLL, puis démissionne[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Dieulefit.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 7 septembre 1944 Justin Jouve[7]   ancien maire démis par Vichy,
nommé président du Comité de Libération.
7 septembre 1944 octobre 1947 Frédéric Duffau[7]    
         
1955 1977 Jean Jouve divers gauche  
1977 1983 Pierre Raspail divers droite  
1983 2001 Raymond Joly divers gauche  
2001 mars 2008 Jean-Marc Audergon sans étiquette  
mars 2008 en cours Christine Priotto PS  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Dieulefit est l'une des 16 communes de la communauté de communes du Pays de Dieulefit, et en est le siège.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Dieulefit.
Localisation de la ville
Dieulefit

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 011 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 663 2 847 2 989 3 374 3 952 4 135 4 163 4 291 4 222
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 010 4 205 4 147 4 028 4 049 4 167 4 280 3 546 3 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 545 3 621 3 604 3 073 2 591 2 539 2 404 2 436 2 704
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 450 2 534 2 632 2 666 2 924 3 096 3 191 3 207 3 028
2011 - - - - - - - -
3 011 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Ernest Chalamel, comptant environ 300 élèves
École de Beauvallon


Ecole maternelle : les élèves de Dieulefit débutent leur scolarité sur la commune. 3 classes pour 77 enfants[11],


École publique Le Juncher : école primaire de 5 classes pour 109 enfants[12],


École privée Sainte Marie : groupe scolaire, comptant 109 enfants dans 4 classes[13].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Activité agricole de montagne : production de lavande et lavandin; l'élevage de chèvres pérennise la production locale du picodon.

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Rond-point à Dieulefit décoré avec des poteries

Une activité de poterie existe depuis plus de deux mille ans, profitant de l'argile locale, de l'eau du Rhône et des forêts. La production est aujourd'hui réalisée dans une trentaine d'ateliers. Ces atelier produisent terres vernissées, céramiques passées au four, objets utilitaires ou artistique. Cela permit à la ville d'obtenir le label « ville et métier d'art ». Ils font vivre aussi plusieurs boutiques d'artisans d'art dans les communes des alentours notamment dans le village médiéval du Poët-Laval. La région de Dieulefit possède de nombreuses poteries et galeries d'arts.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Dieulefit fait partie de la Drôme provençale. Du fait du tourisme, la population peut tripler pendant les mois d'été.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Dieulefit a accueilli des artistes et artisans d'art, comme le peintre Victor-Ferdinand Bourgeois (1870-1957)[14], Jacques Pouchain, céramiste puis peintre, dont on trouve des œuvres au Musée d'Art Moderne de Paris, qui réside toujours à Dieulefit. La ville accueille actuellement l'écrivaine Lorette Nobécourt, ainsi que son compagnon Guillaume Bardet, designer, lauréat du "Prix Bettencourt pour l'image de la main" en 2011 pour son projet "L'Usage des jours", réalisé avec l'aide des potiers de la ville. Plus de 1 500 personnes trouvèrent un havre de sécurité dans cette commune et les environs. Parmi ces réfugiés, de nombreux écrivains et intellectuels : René Char, Clara Malraux, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel, Louis Aragon et Elsa Triolet, Andrée Viollis, Emmanuel Mounier, Pierre Vidal-Naquet, Jean Prévost ou Henri-Pierre Roché.

Dieulefit et le ciméma[modifier | modifier le code]

  • Dieulefit, le village des Justes, film documentaire d'Alexandre Fronty et Guillaume Loiret, France, 2010, 55'[15]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancien temple protestant, construit au XVI° siècle (place de l'Ancien Temple) fut détruit par les catholiques dès 1685. Le temple actuel situé Place Chateauras, date de 1810.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Histoire postale "DIEU-LE-FIT"[modifier | modifier le code]

Lettre de DIEU-LE-FIT
Lettre partie de DIEU-LE-FIT le 13/11/1829, arrivée à Lyon le lendemain...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.
Blason de Dieulefit

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Écartelé : au premier d'azur aux six besants d'argent ordonnés 3, 2,1 au chef d'or, qui est de Poitiers ; au second de gueules à l'amphore d'or ; au troisième de gueules à la navette en bande d'or ; au quatrième palé d'argent et d'azur, au chef d'or, qui sont de Vesc et de Comps.

Le blason de Dieulefit est composé de quatre quarts et fut adopté en 1943. Le premier et dernier quart font référence aux insignes de la famille des Vesc, qui a cofondé la cité. Le deuxième et le troisième sont les deux symboles de l'artisanat local : le pot pour la poterie, encore bien implantée de nos jours, la navette pour les filatures, de soie, puis plus récemment de matières synthétiques (viscose, polyester)[7].

Devise[modifier | modifier le code]

En vivaro-alpin : Lou tems passo passo lou ben, c'est-à-dire « Le temps passe, passe-le bien ». La devise est inscrite sous le cadran solaire et l’horloge de la Tour de l’Horloge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]