Thiébaut Ier de Bar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thiebaud, Thiébault, Thiébaut (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thiébaut de Bar.
Thiébaut Ier de Bar
Titre
Comte de Bar
11901214
Prédécesseur Henri Ier de Bar
Successeur Henri II de Bar
Comte de Luxembourg
avec Ermesinde Ire de Luxembourg
11971214
Prédécesseur Othon Ier de Bourgogne
Successeur Waléran III de Limbourg
Biographie
Dynastie Maison de Montbéliard
Père Renaud II de Bar
Mère Agnès de Champagne
Conjoint (1) Laurette de Looz
(2) Isabelle de Brienne
(3) Ermesinde Ire de Luxembourg
Enfant(s) voir section

Thiébaut Ier de Bar, né vers 1158, mort le 13 février 1214, fut comte de Bar de 1190 à 1214 et comte de Luxembourg de 1197 à 1214. Il était fils de Renaud II de Bar et d'Agnès de Champagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils cadet du comte de Bar, il appartenait par sa mère au clan des Thibaud de Champagne, une lignée faisant face au duché de Lorraine au plan local et au sein du royaume le centre d'une ligue d'opposition au roi de France Philippe Auguste.

Il reçoit d'abord les seigneuries de Briey et de Stenay. Dans le royaume de France. Il participe avec son frère Henri Ier à la troisième croisade, et devient comte de Bar quand ce dernier est tué au Siège de Saint-Jean-d'Acre (1191).

De retour en Europe, il se consacre à augmenter sa puissance territoriale, par ses parentés et par ses mariages. Son troisième mariage, en 1197, lui permet d'acquerir le Luxembourg. Il se trouve alors à la tête d'un immense ensemble territorial entre la France et le Saint-Empire. Il se pose en arbitre local et en 1202 le duc de Lorraine Simon II signe un traité pour s'assurer que ses volontés concernant sa succession soient respectés. En échange, Thiébault recevra la suzeraineté du comté de Vaudémont que lui cède le duc de Lorraine.

En 1211, il vient en Occitanie combattre contre les Cathares, mais désapprouve la chevauchée[1] de Simon IV de Montfort dans le comté de Foix, et ne le suit pas dans le Quercy, rompant la croisade[2].

Il meurt en 1214, peu avant Bouvines. Son territoire sera partagé en deux, le Barrois et ses dépendances passant à son fils et le Luxembourg restant à sa veuve la comtesse titulaire Ermesinde qui épouse dès le moi de mai suivant le comte Waléran III de Limbourg.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il épousa en premières noces en 1176 Laurette de Looz († 1190), fille de Louis Ier, comte de Looz et de Rieneck, et d'Agnès de Metz, d'où :

Il se remarie en secondes noces en 1189 avec Isabelle (1189 † 1211), fille de Guy de Brienne, comte de Bar-sur-Seine et d'Elisabeth de Chacenay, d'où

Le mariage est annulé en 1195 et il épouse enfin en troisièmes noces en 1197 Ermesinde Ire (1186 † 1247), comtesse de Luxembourg, fille d'Henri IV, comte de Luxembourg et de Namur, et d'Agnès de Gueldre. Ils eurent :

  • Renaud, seigneur de Briey, mort avant 1214
  • une fille, morte en 1214
  • Elisabeth († 1262), mariée à Valéran de Limbourg († 1242), seigneur de Monschau
  • Marguerite, mariée à Hugues III († 1243), comte de Vaudémont, puis à Henri de Bois, qui fut régent du comté de Vaudémont.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une chevauchée est une expédition destiné à infliger un maximum de ravages pour affaiblir économiquement son adversaire.
  2. Georges Bordonove, La Tragédie Cathare, Paris, Pygmalion – Gérard Watelet, coll. « Les Grandes Heures de l’Histoire de France »,‎ 1991, 462 p. (ISBN 2-85704-359-7), p. 217-222