Jean Chandos

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Blason Jean Chandos.svg Jean Chandos
La mort de Jean Chandos à Lussac-les-Châteaux
La mort de Jean Chandos à Lussac-les-Châteaux

Naissance vers 1320
Derbyshire
Décès 1er janvier 1370 (à ~ 50 ans)
Morthemer
Origine England Arms 1340.svg Anglais
Allégeance England Arms 1340.svg Royaume d'Angleterre
Grade Connétable d'Aquitaine
Années de service 13391370
Conflits Guerre de Cent Ans
Guerre de Succession de Bretagne
Faits d'armes Bataille de Crécy
Siège de Calais
Bataille de Poitiers
Bataille d'Auray
Bataille de Nájera
Distinctions Ordre de la Jarretière
Autres fonctions Sénéchal du Poitou.

John Chandos († 1370) est considéré comme le plus grand capitaine anglais de la première phase de la guerre de Cent Ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Derbyshire vers 1320 d'une lignée de petite noblesse, c'est grâce à ses talents militaires qu'il réussit à s'imposer dès le début de la guerre. En 1339, il se fait remarquer par le roi Édouard III lors du siège de Cambrai et est, à partir de ce moment, de toutes les expéditions. Il le conseille lors de la chevauchée de Normandie en 1346. À Crécy, c'est lui, en réalité, qui commande l'armée du prince Édouard, le futur Prince Noir, celle qui est à l'avant-garde et qui subit la charge de l'ost du roi de France. Après le siège de Calais, le roi lui confie la formation militaire de son fils. En 1349, il est parmi les membres fondateurs de l'Ordre de la Jarretière.

En 1356, il conseille et seconde le Prince Noir dans son combat contre le roi Jean II. Lors de chevauchée du Prince noir en 1356, avec sa compagnie il prend, pille et brûle Aubigny puis rejoint le gros de la troupe d'Édouard à Romorantin. Plus que le prince de Galles, médiocre militaire, il peut être considéré comme le vainqueur de la bataille de Poitiers.

En 1360, le roi lui fait suffisamment confiance pour être l'un des négociateurs du traité de Brétigny. En 1361, il est fait connétable d'Aquitaine et lieutenant-général de tous les territoires français passés entre les mains de l'Anglais. Édouard III lui fait également don de la forteresse de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie.

Le 29 juillet 1361, missionné par le roi Edouard III d'Angleterre il part de Saint-Sauveur-le-Vicomte, se rend à Paris où il essaie vainement de rencontrer Jean II. Puis, de septembre 1361 à mars 1362, il parcourt tous les territoires cédés à l'Angleterre par le Traité de Brétigny (Poitou, Basse Saintonge, Angoumois, Limousin, Périgord, Caorsin etc). Il prend possession des villes et châteaux, reçoit les serments d'allégeance des seigneurs et des autorités locales au roi d'Angleterre, et met en place une nouvelle administration[1].

En 1364, le roi envoie Chandos en Bretagne assister le duc Jean IV dans son combat contre le prétendant Charles de Blois, favori du roi de France. Les troupes de Charles sont, elles, commandées par Bertrand Du Guesclin. En août, Chandos assiège Auray, acquise au prétendant. Le 29 septembre, du Guesclin tente de dégager la ville mais son intervention tourne au désastre. Du Guesclin est capturé; Charles de Blois est tué pendant le combat. La bataille d'Auray met fin à la guerre de Succession de Bretagne.

En 1366, il seconde à nouveau le Prince Noir en Espagne pour remettre sur son trône Pierre Ier de Castille, que son demi-frère, Henri II, acquis à la France, a renversé. L'armée de celui-ci est commandée par du Guesclin qui se retrouve de nouveau face à face à son ancien adversaire. Le 3 avril 1367, les deux capitaines s'affrontent à Nájera, à mi-chemin entre Pampelune et Burgos. Les troupes de Henri II sont enfoncées, du Guesclin est de nouveau le prisonnier de Chandos.

En 1369, le Prince Noir le nomme sénéchal du Poitou. La guerre est alors en train de reprendre contre la France. Le 31 décembre, il est blessé mortellement lors d'une escarmouche au pont de Lussac-les-Châteaux. On le transporte à Morthemer où il meurt le 1er janvier 1370. Regretté par Édouard III, il l'est aussi par Bertrand Du Guesclin, qui admirait son courage et son talent militaire.

Inhumé en l'église de Morthemer, son tombeau a peut-être disparu lors de malheureux travaux de restauration au XIXe siècle.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d’Angleterre, des places françaises abandonnées par le Traité de Brétigny, d’après le manuscrit du Musée Britannique - A. Bardonnet - Niort - 1867 Histoire Passion