Louis Michel (homme politique)

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Louis Michel
Louis Michel à Bruxelles
Louis Michel à Bruxelles
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Législature 7e, 8e
Groupe politique ADLE
Commissaire à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Poul Nielson
Successeur Karel De Gucht
Commissaire à la recherche
Président Romano Prodi
Prédécesseur Philippe Busquin
Successeur Janez Potočnik (Science et Recherche)
Vice-Premier ministre et Ministère des Affaires étrangères
Monarque Albert II
Premier ministre Guy Verhofstadt
Gouvernement Verhofstadt I et II
Prédécesseur Erik Derycke
Successeur Karel De Gucht
Membre du Sénat belge
Bourgmestre de Jodoigne
Membre de la Chambre des représentants de Belgique
Législature 44e, 45e, 46e, 47e, 48e, 49e
Échevin de Jodoigne
Biographie
Nom de naissance Louis Hortense Omer Charles
Date de naissance
Lieu de naissance Tirlemont
Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité Belge
Parti politique Logo Mouvement Réformateur.jpg Mouvement réformateur
Conjoint Martine Michel
Enfant(s) Charles Michel
Mathieu Michel
Site web http://www.louismichel.be/

Louis Michel, homme politique belge libéral, est né le à Tirlemont. Il est actuellement député européen et ministre d'État. Il a été membre du Parlement belge de 1978 à 2004 (en tant que député puis sénateur), vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangère et de la réforme institutionnel de 1999 à 2004, et commissaire européen à la recherche puis au Développement et à l'Aide humanitaire dans la Commission Barroso.

Avant son entrée dans la Commission européenne, Louis Michel était la figure de proue du Mouvement réformateur (MR).

Il est, depuis fin 2014, l'un des administrateurs de la fondation « Ceci n'est pas une crise », créée en octobre 2013[1].

Louis Michel, reconnaissable à la manière qu'il a d'articuler ses phrases pour appuyer sa conviction, parle couramment le néerlandais, l'anglais et l'allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Michel est le fils d'un maçon[2]. Louis Michel – régent en langues germaniques – a enseigné la littérature anglaise, allemande et néerlandaise à Jodoigne du 1er octobre 1968 au 4 janvier 1978[3].

Début en politique[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses fonctions de professeur, il préside, de 1967 à 1977, les Jeunes libéraux dans le district de Nivelles. Il quitte ce poste lorsqu'il prend ses fonctions d'échevin à Jodoigne du au . Le , Louis Michel devient bourgmestre de Jodoigne. Empêché par son entrée au gouvernement le 12 juillet 1999, il est toutefois réélu en 2000 et conservera ses fonctions de bourmestre jusqu'en 2004, lorsque son mandat européen l'obligera à les quitter.

Parallèlement, il occupera le poste de secrétaire général du Parti réformateur libéral (PRL) de 1980 à 1982. Il occupera un premier mandat à la présidence du parti de 1982 à 1990 suite à l'arrivée des libéraux au Gouvernement fédéral. Remplacé par Jean Gol, il reprendra la présidence du parti de 1995 à 1999 lors du décès de ce dernier. Lors de cette nouvelle présidence, Louis Michel approfondit les relations avec le Front démocratique des francophones et tente de sortir les libéraux de l'isolement politique dans lequel ils se trouvent depuis 1988[4]. L'opération aboutit au lendemain du scrutin de 1999. Les libéraux forment le gouvernement avec les socialistes et les partis écologistes.

Élections au Parlement fédéral belge[modifier | modifier le code]

Louis Michel est élu au Parlement fédéral belge de 1978 à 2004.

Député fédéral[modifier | modifier le code]

Il est député de 1978 à 1999.

Sénateur[modifier | modifier le code]

Élu sénateur en 1999 et en 2003, il cédera son siège pour un portefeuille ministériel.

Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre des réformes institutionnelles[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives de 1999, Louis Michel est nommé informateur par le roi Albert II. Au terme d'une semaine de consultations, il suggère au souverain une coalition arc-en-ciel entre le VLD, le PRL-FDF-MCC, le PS, le SP, Ecolo et Groen. Lors de la campagne électorale, il avait exprimé le souhait d'être ministre de l'Intérieur pour accomplir l'ambitieuse réforme des polices, mais il devient ministre des Affaires étrangères et Vice-Premier ministre dans deux gouvernements successifs dirigés par Guy Verhofstadt, de 1999 jusqu'en juillet 2004.

En juillet 2001, Louis Michel prend la présidence du Conseil de l'Union européenne pour six mois dans le cadre de la présidence belge de 2001. En septembre 2001, il a notamment participé à la Conférence mondiale de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance[3].

Louis Michel a déclaré, le 5 février 2002, en présence de François Lumumba (fils aîné de Patrice Lumumba[5]), que « certains membres du gouvernement et certains acteurs belges [en 1961] portent une part irréfutable de responsabilité dans les évènements ayant conduit à la mort de Patrice Lumumba »[6] et a présenté les excuses et regrets de la Belgique. Cette déclaration fait suite au rapport de la commission Lumumba, créée en 2000 par la Chambre des représentants belge, reconnaissant la responsabilité morale de l’État belge dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre congolais[6],

Louis Michel a contribué à mettre sur pied un processus de paix en République démocratique du Congo qui a finalement mis fin à la Deuxième guerre du Congo en juin 2003 en instaurant un Gouvernement de transition (2003-2006).

Jusqu'en 2004, il fut l'un des 105 membres de la Convention sur l'avenir de l'Europe chargée de rédiger le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, représentant le gouvernement belge.

Commissaire européen[modifier | modifier le code]

Commissaire à la recherche[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, il remplace le socialiste belge francophone Philippe Busquin dans la Commission Prodi. Busquin commissaire à la Recherche sortant est, en effet, élu député européen en juin 2004.

Commissaire à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises[modifier | modifier le code]

En juillet 2004, le gouvernement belge l'a désigné candidat au poste de commissaire européen au sein de la Commission européenne présidée par José Manuel Durão Barroso. En novembre 2004, il devient commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire de la Commission Barroso I. Son mandat est marqué par le « Consensus européen pour le développement », adopté à la fois par la Commission, le Parlement et le Conseil, définissant les principes fondamentaux et les lignes directrices communes permettant une meilleure cohérence et coordination entre l'Union et ses États membres dans la mise en œuvre de leurs politiques de développement[3].

À parti de juillet 2005 - et jusqu'au mois de juillet 2008 -, il fut membre du Conseil consultatif de la Commission pour la démarginalisation des pauvres par le droit, créée par par le programme des Nations unies pour le développement[7].

Le 6 mars 2006, à la veille d'une visite de deux jours à Cuba, il se réjouit des possibilités de mise en œuvre d'un dialogue politique avec l'île dans le but de normaliser les relations[8].

À partir d'avril 2006, Louis Michel a participé, à la demande de Kofi Annan, au groupe de haut niveau sur la cohérence du système des Nations unies, chargé de réfléchir à la réforme de l'organisation[9]. Les travaux du panel ont pris fin le 9 novembre 2006 par la publication du rapport « Delivering as One »[10].

En août 2006, il signe un protocole d'accord afin de renforcer la concertation, la coopération et la coordination entre la Commission européenne et l'OIF[11].

Louis Michel a sollicité un congé du 12 mai au 10 juin 2007 à l’Union européenne pour mener campagne à l’approche des législatives du 10 juin 2007[12], ce qui n'a pas été sans provoquer des remous au sein de la Commission et du Parlement européen. Il a obtenu 232 328 voix, soit le score le plus élevé dans le collège électoral francophone du Sénat[13].

Lors de la crise politique de l'été 2007, Louis Michel a fait partie des Ministres d'État consultés officiellement par le roi Albert II au château du Belvédère.

Le 28 novembre 2007, il rencontre le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf pour discuter de la collaboration entre l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie[11]. Cet entretien a notamment permis l'échange d'informations sur les situations politiques de pays membres de l'OIF[11].

Le 10 août 2008, il annonce que l'Union européenne a débloqué un million d'euros pour venir en aide à la population civile victime du conflit armé entre la Russie et la Géorgie[14].

Député européen et coprésidence de l'Assemblée parlementaire ACP-UE[modifier | modifier le code]

7e législature[modifier | modifier le code]

Louis Michel rencontrant Jacques Chirac en 2010.

Il est élu député européen le 7 juin 2009 et prend ses fonctions de député le 14 juillet 2009.

En décembre 2009, il brigue le poste de président l'Assemblée générale de l'ONU. Bien qu'il soit vu comme favori, il n'est pas élu et l'élection profite au candidat suisse Joseph Deiss. Louis Michel dénoncera un manque d'« unicité », avant de reprendre le mot en le remplaçant par « unité », et réagira en déplorant que l'Europe n'ait pas choisi un candidat faisant partie d'un pays qui partage davantage les valeurs européennes. Il ne s'est pas dit déçu[15].

8e législature[modifier | modifier le code]

Louis Michel lors d'une interview pour TV5 Monde le 20 avril 2015.
Louis Michel sur le plateau de l'émission Le Bar de l'Europe le 17 mai 2015.

Louis Michel est coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire, laquelle conseille l’orientation des politiques de coopération entre l’Union européenne et ses partenaires des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Lors de la 27e session inaugurale de l'Assemblée parlementaire paritaire, Louis Michel soutient l'envoie d'aide humanitaire en République centrafricaine, rappelant que la tâche du gouvernement mené par Catherine Samba-Panza serait longue et difficile[16]. En septembre 2014, il se rend d'ailleurs à New York, en marge de la cérémonie d'ouverture de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations unies, où il prendra parole devant la formation RCA de la commission de consolidation de la paix.

Lors de la session inaugurale de la 28e session de l'Assemblée parlementaire paritaire du 1er décembre 2014, il a déclaré que l'Afrique est « le continent de l'avenir ». Il souligne alors la richesse de l'Afrique en terres arables, en matières premières ainsi que sa culture et la jeunesse de sa population. Lors de ce même discours, il ajoute qu'il faut empêcher le développement des zones de non-droit notamment en donnant aux autorités africaines les moyens de lutter contre la lutte antiterroriste. Enfin, il conclut que les guerres et massacres doivent prendre fin et mener à un processus de réconciliation. En cela, il salue le rôle de la Cour pénale internationale[17].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Burundi[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

Louis Michel est critique de la politique de Viktor Orbán qui a instauré une « tyrannie majoritaire » (changement de la Constitution, atteinte à l'indépendance de la justice, de l’armée, des médias…)[18]. Pour contrer ces dérives, il propose la création du « mécanisme de Copenhague » qui permettrait à « un groupe de sage, pas des politiques », d'évaluer la manière dont la Charte des droits fondamentaux est appliquée par les États membres de l'Union[19].

Libye[modifier | modifier le code]

Dans une interview au journal Yambola, Louis Michel considère que seule une solution internationale – impliquant l'Union européenne, l'Union africaine et les Nations unies – peut apporter une solution à la crise en Libye[20].

Nigeria[modifier | modifier le code]

Il estime qu'il est impossible de régler la question de Boko Haram par la négociation et estime que la question n'est pas seulement nigériane mais internationale. Il estime que l'ensemble de la communauté internationale doit agir, et en premier lieu l'Union africaine qui devrait créer une force militaire. Au niveau européen, il estime inacceptable que la France soit le seul État à agir[20].

République centrafricaine[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2013, il est l’envoyé spécial de l’OIF pour le suivi de la situation en RCA.

République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

Il prône l'ouverture d'un dialogue afin que les acteurs du pays puissent se réunir dans le but d'organiser des élections crédibles[21].

Russie[modifier | modifier le code]

Il refuse toute critique directe de Vladimir Poutine et considère que, à la fin de l'URSS, la Russie n'aurait pas dû être mise à l'écart et aurait dû faire l'objet d'un partenariat stratégique avec l'Union. Les relations UE-Russie sont, selon lui, capitales[22].

Syrie[modifier | modifier le code]

TTIP[modifier | modifier le code]

Il y a deux principaux problèmes concernant le TTIP : la protection de la vie privée et l'accès aux marchés publiques américains pour les entreprises européennes[23].

Togo[modifier | modifier le code]

Louis Michel soutient la politique de Faure Gnassingbé qui a, selon lui, mené les réformes nécessaires afin de permettre le développement du Togo.

Lors des élections présidentielles, il critique les divisions de l'opposition alors que le pays dispose d'un scrutin à un tour[21].

Ukraine[modifier | modifier le code]

Louis Michel adopte une position ferme sur la situation en Ukraine. Ainsi, il considère que la présence russe sur le sol ukrainien doit prendre fin et il trouve inacceptable et contraire au droit international la situation en Crimée. Il condamne ainsi une « guerre hybride » menée par la Russie[22].

Il estime que s'il y avait eu une Europe de la défense – intégrée à l'OTAN, les Européens auraient pu agir.

Union africaine[modifier | modifier le code]

Il reconnaît les avancées de l'Union africaine en matière des droits de l'homme mais regrette qu'elle soit absente des débats lorsque des problèmes surviennent au sein de ses États membres[20].

Armée européenne[modifier | modifier le code]

Plusieurs fois, Louis Michel a appelé à la mise en place d'une capacité militaire de l’Union européenne[23]. En effet, il déclare : « si on disposait aujourd'hui d'une armée de 100 000 hommes à déployer sur le théâtre des conflits, on aurait des solutions et je suis intimement convaincu que nous aurions un rôle de dissuasion »[20].

Il salue ainsi le président François Hollande – bien qu'il précise ne pas être « en phase intellectuelle et politique avec lui » – et sa décision de déployer des militaires français au Mali et en République centrafricaine et regrette le manque d'engagement de l'Union européenne sur ce point[23].

Énergie[modifier | modifier le code]

Louis Michel est en faveur d'une Union de l'énergie.

Migration[modifier | modifier le code]

Inter-africaine[modifier | modifier le code]

Il s'inquiète de la « migration circulaire inter-africaine » – concernant près de 25 millions de personnes – et créant de l'instabilité en Afrique[20].

Méditerranée[modifier | modifier le code]

Louis Michel s'est exprimé au sujet des embarcations vétustes traversant la Méditerranée avec plusieurs centaines de clandestins à leurs bords et au danger pour la vie humaine que celles-ci représentaient. Il critique fortement les pays d'origine et leurs gouvernements, rappelant que ceux-ci ont d'importantes richesses naturelles mais que celles-ci ne profitent qu'à quelques-uns[23]. Sa critique se porte aussi sur l’Europe qui, selon lui, ne fait pas assez « pour lutter contre ceux qui marchandent la vie des gens »[23].

Enfin, il regrette que l'Union européenne le manque d'investissement de l'Union européenne qui n'a pas correctement pris le relais de la opération italienne Mare Nostrum avec l'opération Triton[23].

Minerais[modifier | modifier le code]

Louis Michel soutient l’adoption d'une législation contraignante par l’Union européenne visant à imposer aux entreprises d'assurer la traçabilité des principaux minerais alimentant les groupes armés – la cassitérite, le tantale, le wolframite et l'or – dans les zones de conflit[24]. Il a ainsi travaillé au renforcement d'une proposition de la Commission européenne qui prévoyait, à l'origine, une auto-certification de ces entreprises sur une base volontaire (rendue depuis obligatoire)[24].

Souhaitant assurer une obligation de contrôle sur toute la chaine, il considère que « l’honnêteté intellectuelle […] oblige à certain nombre de remarques et d'effets collatéraux qui portent sur la compétitivité des entreprises ». Il ajoute être, pour sa part, « prêt à […] assumer » ces risques[24].

OTAN[modifier | modifier le code]

Il considère que l’OTAN est le bras armé de l’Europe et que la défense européenne doit être développée afin de devenir le volet européen de l’OTAN.

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Louis Michel s'est déclaré pour l’abolition de la peine de mort, qu'il qualifie de « honte pour l'humanité » et de « négation de l'humanité »[25]. Il considère notamment que l’application de la peine de mort contre des personnes accusées de terrorisme contribue à en faire des héros et des martyrs, entretenant ainsi les violences[25]. De même, l’exécution de Saddam Hussein relève de la barbarie et a favorisé la reprise d'un cycle de violence en Irak[25].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Louis Michel (préf. Kofi Annan et Guy Verhofstadt), Horizons, l'axe du bien : la volonté d’impliquer le citoyen dans la politique internationale, Bruxelles, Luc Pire, coll. « Voix politiques »,‎ (ISBN 978-2874154171)
  • Louis Michel, Les nouveaux enjeux de la politique étrangère belge, Larcier, coll. « Faculté de Droit de l'Université de Liège »,‎ (ISBN 2-8044-1139-7)
  • Louis Michel, L’Europe, je veux savoir : 110 questions simple sur le grand univers européen, Luc Pire,‎ , 173 p. (ISBN 978-2-87415-069-2)
  • Louis Michel et Gérard Deprez, 100 raisons d'aimer l’Europe
  • Louis Michel, Jean Rey, une conscience, Centre Jean Gol,‎
  • Louis Michel, Contre le racisme, j'agis. La Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée,‎
  • Louis Michel, Les nouveaux enjeux de la politique étrangère belge, Larcier, coll. « Faculté de droit de l'université de Liège »,‎
  • Louis Michel, Lettre aux citoyens de mon pays (réimpr. 2003, 2004 et 2007)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le roi Albert II lui a octroyé en 1995 le titre honorifique de ministre d'État.

Il est commandeur de l'Ordre de Léopold (après avoir été chevalier et officier de l'ordre), récipiendaire de la médaille civique de 1re classe, Grand-Croix de l'Ordre royal de l'Étoile polaire (Suède), Grand-Croix de l'Ordre de l'Infant Dom Henri (Portugal), Grand-Croix de l'Ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas), Grand-Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne), Grand-Croix de l’Ordre de Dannebrog (Danemark), Grand-Croix de l'Ordre russe de l’Honneur, Grand Officier de l’Ordre de l'Étoile de Roumanie, Grand Officier de l’Ordre de la Pléiade (OIF), Grand Officier de l’Ordre national de la Légion d'honneur (France), membre de l’Ordre Duarte Sanchez y Mella (République dominicaine)[26], Grand Cordon de l'Ordre du Mérite (Italie), Grand-Croix du Mérite de l’Ordre souverain de Malte, Commandeur de l’Ordre national du Mali[27] et 1re classe de l’Ordre « Stara Planina » (Bulgarie)[3]. Enfin, par arrêté royal du 21 mai 2014, il est fait Grand-Croix de l'ordre de Léopold II.

Il est aussi docteur honoris causa de l'Université d'Antananarivo (Madagascar)[28] et de la faculté des sciences agronomiques de Gembloux (Belgique)[29].

Il est membre du comité d'honneur de la Fondation Chirac[30], lancée en 2008 par l’ancien chef de l’État français Jacques Chirac pour agir en faveur de la paix dans le monde. Il est membre du Comité d'honneur du musée de la Médecine Thierry Appelboom d'Anvers. Enfin, il a reçu, en juin 2009, l’African Time for Peace Prize/African Peace Prize pour son travail dans le domaine de la promotion de la paix en Afrique[31].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • André Gilain, Louis Michel : Portrait en coulisses, Luc Pire, coll. « Voix politique »,‎ , 183 p. (ISBN 2-87415-306-0)
  • Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Université de Bruxelles,‎ , 255 p.
  • Delivering as One, New York,‎ , 57 p. (lire en ligne)
  • Marco Perduca et al., « Louis Michel », dans Conférence « État de droit contre raison d’État » : Pour un État de droit démocratique, fédéraliste, laïque, et les droits de l'homme contre la raison d’État,‎

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Louis Michel, un espoir pour l’Europe ? », sur RFI,‎
  • « Discours de Louis Michel aux Mardis d’EUR-IFRI : L’Europe, en panne de projet? », sur Représentation permanente de l'Union européenne à New York, Bruxelles,‎
  • Marc-Antoine Coursaget et Pauline Gounaud, « Louis Michel : « le fédéralisme, c’est l’avenir ! » », Le Taurillon,‎ (lire en ligne)
  • « L'UE débloque une première enveloppe d'aide humanitaire », La Libre,‎ (lire en ligne)
  • Jurek Kuczkiewicz, « Minerais du sang : « Aller plus loin » », Le Soir,‎
  • « Louis Michel: « Moi, je suis favorable aux OGM », La dernière heure,‎ (lire en ligne)
  • « Louis Michel, docteur honoris causa », La dernière heure,‎ (lire en ligne)
  • « L'Afrique est une priorité pour Louis Michel », Yambola, African Press in Europe,‎ (ISSN 2295-7723)
  • Marie-Laure Colson, « La Belgique « s'excuse » pour Lumumba », Libération,‎ (lire en ligne)
  • « Louis Michel en « congé électoral » à la Commission », 7 sur 7,‎ (lire en ligne)

Sites internet[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]