Viviane Reding

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Viviane Reding
Viviane Reding, le 6 septembre 2005
Viviane Reding, le
Fonctions
Vice-présidente de la Commission européenne
Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&015274 ans, 2 mois et 7 jours)
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Jacques Barrot
Commissaire européenne à la société de l'information et aux médias

(&&&&&&&&&&&018044 ans, 11 mois et 9 jours)
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Olli Rehn
Successeur Neelie Kroes
Commissaire européenne à l'éducation et à la culture

(&&&&&&&&&&&018755 ans, 1 mois et 18 jours)
Président Romano Prodi
Prédécesseur Marcelino Oreja
Successeur Ján Figeľ
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Esch-sur-Alzette (Luxembourg)
Nationalité Luxembourgeoise
Parti politique CSV
Conjoint Dimitri Zois
Profession Journaliste

Viviane Reding, née le à Esch-sur-Alzette au Luxembourg, est une journaliste et femme politique luxembourgeoise. Elle est membre de la Commission européenne depuis 1999, commissaire successivement à l'éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, puis à la société de l'information et aux médias, enfin à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, le , elle étudia à la Sorbonne à Paris, où elle obtint un doctorat en sciences humaines. De 1978 à 1999, elle fut journaliste (éditorialiste au quotidien luxembourgeois, le Luxemburger Wort). Elle dirigea par ailleurs l'Union luxembourgeoise des journalistes de 1986 à 1998. Viviane Reding a été mariée et a trois enfants.

Parallèlement, elle démarra une carrière politique en 1979 en se faisant élire députée au Luxembourg. En 1989, elle fut élue députée au Parlement européen, où elle était l'une des 6 députés européens représentant le Luxembourg. Réélue en 1994 elle le resta jusqu'à sa nomination en 1999 à la Commission européenne, avec pour charge initiale l'éducation, la culture, la jeunesse, les médias et les sports.

En 2004, dans la Commission Barroso I, elle devient commissaire chargée de la société de l'information et les médias.

Elle parvient à imposer aux opérateurs téléphoniques européens la réforme des tarifs de roaming.

Elle fut bousculée lors d'une polémique à Luxembourg concernant un passe-droit dont aurait bénéficié son aide ménagère philippine pour obtenir un titre de séjour[1].

Dans son troisième mandat, dans la Commission Barroso II elle devient vice-présidente et commissaire chargée de la justice, droits fondamentaux et citoyenneté. Elle s'attache fortement à promouvoir la place des femmes dans les Conseils d'Administration des sociétés cotées en bourse[2].

En , elle compare implicitement la politique de la France à l'égard des camps de Roms à celle de l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale[3],[4], suscitant l'ire de Paris. Viviane Reding a affirmé quelques jours plus tard qu'elle n'avait jamais voulu « établir un parallèle entre la Deuxième Guerre mondiale et les actions du gouvernement français d'aujourd'hui »[5]. Elle recevra à cette occasion le soutien du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, puis, de Zoni Weisz, rescapé de l'Holocauste, invité d'honneur du Parlement allemand lors de la séance formelle de commémoration de la journée des victimes du nazisme le 27 janvier 2011[6]. En conséquence la France a dû adapter sa législation nationale aux exigences de la directive européenne de 2004 sur la libre circulation[7].

En juin 2011, Viviane Reding, répondant à une question de la députée européenne Sylvie Guillaume remarque que la campagne en Hongrie encourageant les couples à l'adoption plutôt que de recourir à l'avortement en cas de grossesse non-désirée, campagne en partie financée par le programme Progress, un programme de l'Union Européenne pour l'emploi et la solidarité sociale, "n'est pas conforme à la proposition de projet soumise aux services de la Commission"[8]. Elle demande le remboursement des financements et invite la Hongrie à "stopper immédiatement la campagne et à retirer les affiches". Une telle position lui vaut la critique de l'eurodéputé italien Carlo Casini qui estime que "la réponse de Viviane Reding a été décevante et vague"[9],[10]. La Hongrie est un pays où le taux d'avortements est particulièrement élevé[11].

Avenir de l'Europe[modifier | modifier le code]

En 2012, lors d'un discours en Allemagne[12], et dans une série de tribunes d'opinion et interviews[13], Viviane Reding présente sa vision pour l'avenir de l'Europe faisant un plaidoyer pour l'évolution de l'Union européenne vers une fédération et même vers 'les États Unis de l'Europe'[14],[15],[16].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Viviane Reding est membre du Parti populaire chrétien social (centre droit), dont elle fut vice-présidente entre 1995 et 1999. Le Parti populaire chrétien social est membre du (PPE).

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • 1979-1989 : député
    • président de la commission des affaires sociales
    • membre du bureau de la chambre des députés
    • membre de l'Assemblée parlementaire du Benelux
  • 1981-1993 : conseiller municipal d'Esch-sur-Alzette
  • 1989-1999 : député européen (PPE)
    • 1989-1992 : président de la commission des pétitions
    • 1992-1994 : vice-président de la commission des affaires sociales
    • 1994-1999 : vice-président de la commission des libertés civiles et des affaires intérieures
  • 2009 : élue député européen (PPE)

Mandats nominatifs[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le ministre du Travail et de l'Emploi François Biltgen au sujet de la délivrance d'une autorisation de travail à une employée de maison de nationalité philippine au domicile privé de la commissaire européenne Viviane Reding à Luxembourg », sur gouvernement.lu,‎ 5 janvier 2005.
  2. http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/multimedia/news/2012/11/20121114_fr.htm
  3. « Les circonstances donnent l'impression que des personnes sont renvoyées d'un État membre juste parce qu'elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale », en réaction à la circulaire française du 5 août 2010 ciblant spécifiquement les Roms pour les expulsions.
  4. « Roms : journée mouvementée entre Paris et Bruxelles », Le Figaro,‎ 16 septembre 2010 (lire en ligne)
  5. « Roms : Viviane Reding retire sa comparaison avec la seconde guerre mondiale », Le Monde,‎ 15 septembre 2010 (lire en ligne)
  6. A Berlin, un rescapé de l'Holocauste fustige la France pour le traitement des Roms
  7. « Rapport des activités de l'union europeenne 2010 - page 44 »
  8. http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+CRE+20110608+ITEM-011+DOC+XML+V0//FR&language=FR
  9. http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juillet/20110707.3.asp
  10. http://www.zenit.org/article-28415?l=french
  11. http://www.zenit.org/article-28496?l=french
  12. http://europa.eu/rapid/press-release_SPEECH-12-796_fr.htm
  13. http://www.liberation.fr/monde/2012/12/12/une-europe-federale-avec-l-accord-des-citoyens_867209
  14. http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/pdf/20_fr.pdf
  15. http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/pdf/eufuture_fr.pdf
  16. http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/eufuture/index_fr.htm
  17. Viviane Reding sur ec.europa.eu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]