Joaquín Almunia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Almunia.
Joaquín Almunia
Joaquín Almunia en 2007
Joaquín Almunia en 2007
Fonctions
Vice-président de la Commission européenne
Commissaire européen à la Concurrence
En fonction depuis le
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Neelie Kroes
Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires
Président Romano Prodi
José Manuel Barroso
Prédécesseur Pedro Solbes
Successeur Olli Rehn
Secrétaire général du PSOE
Prédécesseur Felipe González
Successeur Manuel Chaves (intérim)
José Luis Rodríguez Zapatero
Porte-parole du groupe socialiste
au Congrès des députés espagnol
Prédécesseur Carlos Solchaga
Successeur Juan Manuel Eguiagaray
Ministre des Administrations publiques
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Javier Moscoso (Présidence)
Félix Pons
(Administration territoriale)
Successeur Juan Manuel Eguiagaray
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Santiago Rodríguez-Miranda
Successeur Manuel Chaves
Biographie
Nom de naissance José Joaquín Almunia Amann
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Bilbao, Espagne
Nationalité Espagnole
Diplômé de Université de Deusto
Profession Maître de conférences
Économiste

Joaquín Almunia
Ministres espagnols des Administrations publiques
Ministres espagnols du Travail

José Joaquín Almunia Amann, né le à Bilbao (Espagne) est un homme politique espagnol et européen membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est aujourd'hui vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Concurrence. Sa carrière commence en 1982, lorsqu'il devient ministre du Travail dans le premier cabinet de Felipe González, dont il est le benjamin. Il change de poste quatre ans plus tard, à la suite de sa nomination comme ministre des Administrations publiques, un portefeuille qu'il conserve jusqu'en 1991. En 1994, il est désigné porte-parole du groupe PSOE au Congrès des députés, mais renonce à cette fonction pour devenir secrétaire général du parti en 1997. La déroute des socialistes aux législatives de 2000 le contraint à la démission, mais leur retour au pouvoir en 2004 lui permet d'être nommé commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Reconduit par José Manuel Durão Barroso quelques mois plus tard, il se voit confier le portefeuille de la Concurrence en 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé en droit et en sciences économiques de l'Université de Deusto à Bilbao, il a poursuivi ses études à l'École pratique des hautes études de Paris et dans le programme Senior managers in Government de la John F. Kennedy School of Government, à l'Université Harvard.

Il devint ensuite maître de conférences de droit du travail et de la sécurité sociale à l'Université d'Alcalá de Henares.

Entre 1972 et 1975, il occupe un poste d'économiste au bureau européen des chambres de commerce espagnoles, à Bruxelles.

Par ailleurs, il est marié et père de deux enfants.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En Espagne[modifier | modifier le code]

Membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et de l'Union générale des travailleurs (UGT, proche des socialistes), il en fût responsable pour les questions économiques de 1976 à 1979.

Le , il est élu député de Madrid lors élections générales. Il sera systématiquement réélu jusqu'aux législatives de 2004.

Ministre de González[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire du PSOE aux législatives anticipées de 1982, Joaquín Almunia est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale dans le premier gouvernement de Felipe González le 2 décembre.

Les socialistes remportent le scrutin suivant, en 1986, et Almunia est appelé par González à prendre la tête du nouveau ministère des Administrations publiques.

Il conserve son poste lors de la formation du troisième cabinet González, le , mais le quitte lors de l'important remaniement ministériel du .

Ascension[modifier | modifier le code]

Après trois ans comme simple député, il devient porte-parole du groupe Socialiste au Congrès des députés en remplacement de Carlos Solchaga le .

Le , le PSOE, après quatorze ans au pouvoir, perd les législatives au profit du Parti populaire de José María Aznar. Au congrès socialiste qui suit, en , Joaquín Almunia est élu secrétaire général du PSOE[1] et est remplacé par Juan Manuel Eguiagaray comme porte-parole parlementaire.

Primaires, et défaite[modifier | modifier le code]

Toutefois, moins d'un an plus tard et à la surprise générale, il est défait par Josep Borrell lors des élections primaires du , destinées à choisir le candidat du parti à la présidence du gouvernement, avec 44,6 % des voix[2].

Borrell sera finalement contraint de renoncer[3], touché par un scandale affectant deux anciens collaborateurs, ce qui permet à Almunia de reprendre alors son rôle de chef de l'opposition.

Le , le Parti socialiste ouvrier espagnol perd les élections générales avec 34 % des voix et 125 députés, soit son plus mauvais score depuis le retour de la démocratie, alors que le Parti populaire s'impose avec la majorité absolue. Joaquín Almunia annonce sa démission « irrévocable » le soir même du scrutin[4].

Au niveau européen[modifier | modifier le code]

Réélu quatre ans plus tard au Congrès des députés, à l'occasion des élections générales remportées par les socialistes, il est choisi par le nouveau gouvernement, de José Luis Rodríguez Zapatero, pour prendre la succession de Pedro Solbes comme commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires dans la Commission dirigée par Romano Prodi, au mois d'avril. Il est maintenu dans ses fonctions par José Manuel Durão Barroso le 22 novembre suivant.

Cinq ans plus tard, dans le cadre de la formation de la seconde commission Barroso, il est reconduit par le gouvernement espagnol, puis se voit confié le portefeuille de la Concurrence et l'une des vice-présidences de la Commission européenne.

La commission ayant reçu l'investiture du Parlement européen le , Almunia prête serment le lendemain avec l'ensemble de ses collègues devant la Cour de justice de l'Union européenne.

Voir également[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]