Galileo (système de positionnement)

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Logo du projet Galileo, inspiré de celui de l'Agence spatiale européenne et du drapeau européen.

Galileo est un projet européen de système de positionnement par satellites (radionavigation), destiné à supprimer la dépendance de l'Europe en matière spatiale, et notamment vis-à-vis du système américain, le GPS (Global Positioning System).

En test depuis fin 2005 à la suite des lancements des deux satellites Giove-A et Giove-B en décembre 2005 et avril 2008, les deux premiers satellites de la constellation ont été lancés le 21 octobre 2011 et ont été suivis par deux autres 12 octobre 2012. La validation en orbite a été effectuée en 2013, grâce aux quatre premiers satellites. Les deux suivants ont été livrés en mai 2014 et ont été lancés le 22 août 2014 par une fusée Soyouz depuis la base de Kourou[1]. Le déploiement du système était initialement prévu pour se terminer d'ici 2019 - 2020[2].

Le lancement de la fusée Soyouz, le 21 octobre 2011, emportant les deux premiers satellites opérationnels.

Présentation de Galileo[modifier | modifier le code]

Logo de l'Agence spatiale européenne.

Galileo pourra être « couramment utilisé dans les transports maritimes, aériens et terrestres, les opérations de secours et de sauvetage, les travaux publics, la prospection pétrolière, l'agriculture, ou tout simplement associé à la voiture ou au téléphone mobile dans la vie de tous les jours »[3].

Il garantira l'autonomie de l'Union européenne vis-à-vis des États-Unis et de la Russie dans ce domaine stratégique, notamment dans les applications militaires, et déploiera des facultés avancées par rapport à celles présentement offertes par le GPS des États-Unis[3] ou GLONASS de la Russie, ou encore le projet Beidou/Compass chinois. Cette indépendance est importante, car le GPS souffre de nombreuses restrictions sur la précision du positionnement (de l'ordre de 20 mètres pour le signal gratuit), sur la fiabilité ou sa continuité (le positionnement peut être impossible dans certaines zones du globe et/ou à certains moments, pour des raisons techniques et/ou politiques[4]).

Sous contrôle civil[modifier | modifier le code]

Le système sera sous contrôle strictement civil, contrairement aux autres systèmes existants qui sont eux sous contrôle militaire.

Les deux responsables du projet sont :

Pour cette occasion, une entreprise commune, European Satellite Navigation Industries (ESNIS), anciennement Galileo Industries (GAIN), a été créée en juillet 2003. Son siège est situé à Bruxelles, en Belgique. Après l'échec de ce mode de financement, une nouvelle solution a été mise en place à partir de la fin 2007 : un financement direct de l'ESA, sans l'intermédiaire ESNIS.

Selon les estimations le programme devrait créer entre 15 000[5] et 20 000 emplois en Europe[6] et 2 000 emplois permanents liés à son exploitation[6].

Signaux sur 3 bandes[modifier | modifier le code]

Galileo diffusera ses signaux sur 3 bandes (E1, E5, E6):

  • pour les services gratuits (OS pour « Open Service »): E1B, E1C, E5aI, E5aQ, E5bI, E5bQ;
  • pour le service commercial (CS pour « Commercial Service »): E1B, E1C, E5bI, E5bQ, E6B, E6C;
  • pour le service public réglementé (PRS pour « Public Regulated Service »): E1A, E6A;
  • pour le service sécurité de la vie (SoL pour « Safety of Life »): E1B, E1C, E5bI, E5bQ.

Cinq services[modifier | modifier le code]

Cinq services sont prévus[7] :

Le service ouvert (ou OS pour Open Service
C'est le service qui correspond à l'utilisation civile du GPS actuel. Le service ouvert fonctionne sur deux bandes de fréquences[Note 1] : 1 164 – 1 214 MHz et 1 563 – 1 591 MHz. Un récepteur qui utilise les deux bandes de fréquences peut obtenir une précision horizontale de moins de 4 m et une précision verticale de moins de 8 m. Si le récepteur n'utilise qu'une des deux fréquences, il aura une précision horizontale de moins de 5 m et une précision verticale de moins de 35 m. Ce qui est comparable aux performances du GPS actuel. Pour ce service, aucune information d'intégrité n'est assurée. C'est ce service qui sera principalement utilisé par les particuliers ;
Le service commercial (ou CS pour Commercial Service
en échange d'une redevance versée à l'opérateur Galileo, il offrira de nombreux services à valeur ajoutée (garantie du service, intégrité et continuité du signal, meilleure précision de la datation et des données de positionnement, ou encore la diffusion d'informations chiffrées à l'aide de deux signaux supplémentaires). Ce service utilise les deux bandes de fréquences du service ouvert, ainsi qu'une bande de fréquence supplémentaire de 1 260 à 1 300 MHz, ce qui permet une précision inférieure à 1 m. Les signaux du service commercial peuvent également être complétés par des signaux provenant de stations terrestres pour atteindre une précision inférieure à 10 cm. Ce sont principalement les abonnements à ce service qui assureront le financement de Galileo ;
Le service de sûreté de la vie (ou Sol pour Safety Of Life service
il délivrera un service sécurisé, intègre et certifiable, en vue des applications critiques sur le plan de la sécurité de la vie tels que le transport aérien, maritime et terrestre ;
Le service public réglementé (ou PRS pour Public Regulated Service
il s’adressera en priorité aux utilisateurs remplissant une mission de service public, très dépendants de la précision, de la qualité du signal et de la fiabilité de sa transmission (services d'urgence, transport de matières dangereuses etc.). Comme ce service doit être disponible en tout temps, il utilise deux signaux à part et dispose de plusieurs systèmes prévenant un brouillage ou un leurrage du signal. Il sera également chiffré et disponible seulement sur des récepteurs spécifiques ;
Le service de recherche et secours (ou SAR pour Search And Rescue service
il permettra de localiser l'ensemble du parc des balises Cospas-Sarsat 406 MHz et de renvoyer un message d'acquittement vers les balises en détresse. La réglementation et la définition des fonctions est sous la charge de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Galileo complémentaire avec le système EGNOS[modifier | modifier le code]

L'European geostationary navigation overlay system (EGNOS) est le premier programme européen de navigation et de positionnement par satellite, qui est prévu pour être ouvert au grand public et aux entreprises le 1er octobre 2009. En attendant que le système de 30 satellites de Galileo soit déployé, les deux premiers ont été lancés en octobre 2011, suivis de deux autres en octobre 2012. Les suivants jusqu'en 2014,

EGNOS préfigure Galileo. Ce réseau de 34 stations terrestres corrige les signaux des systèmes de positionnement des américain GPS et russe GLONASS, dans leurs versions actuelles et futures. Grâce à l'interopérabilité du GPS et de GLONASS, EGNOS améliore à la fois leur fiabilité et leur précision[8] : la précision nominale du GPS, de 20 mètres environ, passe ainsi à une précision horizontale de 2 mètres avec EGNOS, avec des signaux fiables. EGNOS est épaulé par des satellites qui lui sont propres. Début 2012, ils étaient au nombre de trois, dont deux opérationnels (Atlantic Ocean Region-East et ARTEMIS) et le troisième servant de plateforme de tests (Europe Middle East Africa). Ils ont été rejoints depuis par deux autres satellites : Sirius 5 (SES-5), en orbite depuis le 10 juillet 2012[9] et qui remplacera Atlantic Ocean Region-East, et Astra-5B, en orbite depuis le 22 mars 2014[10] et qui remplacera ARTEMIS. Le rôle du satellite de test a été transféré de Europe Middle East Africa à ARTEMIS depuis le 23 mars 2012.

EGNOS est surtout utile pour la navigation aérienne. La précision verticale qu'il apporte améliore grandement celle du GPS seul, ce dernier étant généralement suffisant pour les usages courants. C'est un système de GPS différentiel qui a des équivalents pour d'autres parties du monde. Tous ces systèmes sont compatibles entre eux, ce qui permet aux équipements (compatibles) GPS d'utiliser l'apport du WAAS, du MSAS (en) et de EGNOS sur leurs continents respectifs.

Historique, gouvernance et développement[modifier | modifier le code]

En 1998 se tient à Bruxelles un forum sur le thème « Vers un réseau transeuropéen de positionnement et de navigation comprenant une stratégie européenne pour un système global de navigation par satellites GNSS », qui réunit 170 experts. À la suite de ce forum, l'Union européenne présente un projet à vocation commerciale avec un partenariat public/privé[11].

En 2001, après de longues tergiversations, l'Union européenne prend la décision de principe de construire son propre système de géopositionnement par satellite. De fait, l'organisation construite est complexe, mélangeant les financements publics et privés, et multipliant les structures bureaucratiques.

Concession[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 2005, Galileo Joint Undertaking (GJU) a négocié l'attribution de la concession avec deux consortiums qui avaient présenté leur offre conjointe :

La décision du GJU repose initialement sur l'espoir que la mutualisation des efforts et des moyens permettra la mise en place de Galileo plus rapidement et de manière plus sûre. Les recettes commerciales devraient également être 20 % plus importantes que s'il n'y avait eu qu'un seul consortium choisi[12].

Le système du partenariat public privé a été annulé par la Commission et les États membres de l'Union, en juin et novembre 2007. L'entreprise commune Galileo a été dissoute le 31 décembre 2006. C'est désormais l'Agence spatiale européenne qui est chargée d'organiser l'appel d'offres pour les six lots définis par la Commission pour la phase FOC (fully operational capability) du programme Galileo. L'ESA appliquera le droit de la Communauté et échappera donc au droit du juste retour.

Le Conseil TTE du 7 avril 2008 a redéfini le rôle de l'agence communautaire GSA (European GNSS Supervisory Authority). Le règlement no 1321/2004 du 12 juillet 2004, modifié ensuite en règlement no 1942/2006 le 12 décembre 2006, définit les fonctions et les attributions de cet organisme nouveau. Son rôle est d’assurer l'homologation en matière de sécurité (mise en œuvre des procédures de sécurité et réalisation des audits de sécurité), l'exploitation du centre de sécurité Galileo, la contribution à la préparation de la commercialisation des systèmes, la promotion des applications et services dérivés du système, ainsi que le contrôle de la certification des composantes du système[13].

Financement[modifier | modifier le code]

L'investissement estimé du programme est supérieur à 3,4 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent les frais d'exploitation annuels, estimés à 220 millions d'euros.

Le financement du programme était prévu initialement avec des fonds publics et privés :

De très nombreuses difficultés ont été rencontrées dès le début du projet : rivalité entre États et notamment entre Italie et Allemagne, difficulté à choisir un consortium, volonté d'associer les deux consortiums concurrents, puis grande difficulté au sujet du leadership, etc. Ces difficultés perdurent, et ont déjà causé « un retard de 5 ans par rapport au calendrier initial ». La Commission européenne a plaidé avec force le 17 mai 2007 « pour un financement public complet des 30 satellites de son futur système de navigation par satellite Galileo (le GPS européen), exploités par le privé une fois opérationnels ». Ce scénario, jugé « le plus avantageux » par le commissaire aux Transports Jacques Barrot, a été présenté aux ministres européens des Transports les 7 et 8 juin 2007. Il impliquait un déploiement complet des satellites « à la fin 2012 », avec de premières utilisations concrètes un an plus tôt, selon la Commission européenne[14].

Le coût public total serait alors de (10 milliards d'euros, de 2007 à 2030, période incluant un contrat d'exploitation privée d'une durée de vingt ans). Ce chiffre est très supérieur au total cité plus haut : 3,4 milliards d'investissements + 4,4 milliards pour l'exploitation (20 x 220 millions d'euros). Dans ce scénario, le coût public sur la période 2007 - 2013 resterait cependant à 3,4 milliards d'euros car, Selon Jacques Barrot, il pourrait en partie être financé par des « crédits non consommés » en provenance de diverses lignes de compte du budget communautaire (aides agricoles pour les stocks de céréales, crédits de recherche, fonds européen contre les catastrophes naturelles). Cependant certains commissaires européens ont exprimé leur hostilité à ces transferts entre lignes budgétaires, et selon Mariann Fischer Boel : « Le financement de Galileo ne peut pas dépendre du cours des céréales », alors que Günter Verheugen met en doute l'intérêt des projets de Galileo et le juge « stupide »[15] (par opposition à GMES).

Le 23 avril 2008, le Parlement européen approuve finalement le financement entièrement public de Galileo, en vue d'une finalisation du projet pour 2013, avec un financement de 3,4 milliards d'euros. L'accord a été très largement avalisé, avec 607 voix votant pour, sur 750. Ainsi, dès la première lecture, le financement du projet par l'Union européenne reçoit le feu vert. De ce fait, Galileo aura un statut unique en tant que première infrastructure commune produite et financée par l'Union européenne, qui en sera également propriétaire. La Commission européenne gérera le projet, avec comme contractant principal l'Agence spatiale européenne. L'autorité européenne de surveillance du Système Global de Navigation par Satellite (GNSS) gérera le centre de sécurité, et un comité ad hoc fera un bilan trimestriel des progrès réalisés. Saluant ce rapport, le commissaire Jacques Barrot s'est réjoui de cet accord. Il a souligné qu'il respecte les accords budgétaires passés. Au nom de la Commission des Budgets, Margaritis Schinas s'est félicité de l'accord, précisant que « si l'UE avait l'argent, ce qui importait, c'était le cadre dans lequel il serait dépensé ». Il a de même souligné la responsabilité du Parlement européen dans le contrôle de l'utilisation d'une part non négligeable de l'argent des contribuables. Pour la Commission des Transports, Anne Elisabet Jensen a elle aussi applaudi l'accord et la sécurité accrue que Galileo devrait assurer au transport. Jeffrey Titford a fait entendre une voix dissonante en mettant l'accent sur les émissions de gaz carbonique engendrées par le lancement de 30 satellites.

Selon une information du Financial Times Deutschland en date du 6 octobre 2010, Galileo nécessiterait un financement supplémentaire de 1,5 à 1,7 milliard d'euros et ne pourrait être finalisé qu'en 2017, voire 2018[16],[17]. Berlin annonce ensuite vouloir réduire le coût de 500 à 700 millions d'euros, notamment en utilisant, pour le lancement, une fusée Soyouz au lieu d'une Ariane[18].

Fin mai 2011, on apprend que les deux premiers satellites seront lancés le 20 octobre 2011 (7h00, heure locale) par des lanceurs russes Soyouz, depuis la base de Kourou[19]. C'est le commissaire européen à l'industrie et aux entreprises, Antonio Tajani, qui donna l'information et indiqua que ces deux satellites porteraient des noms d'enfants belge et bulgare. Le directeur général de l'Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain, a expliqué que cette date avait été fixée lors d'une réunion effectuée pendant le mois de mai 2011[20]. Mi-juin, Antonio Tajani indiqua que le projet Galileo avait réduit les coûts de 500 millions d'euros, et qu'il comptait à terme disposer de 24 satellites au lieu des 18 initialement prévus[21].

Coopération[modifier | modifier le code]

Avec les États-Unis[modifier | modifier le code]

Lettre du secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, Paul Wolfowitz, aux ministres des États membres de l'Union européenne en Modèle:Dat, illustrant la campagne de lobbying des États-Unis contre Galileo.

Les États-Unis ont, dès le début du projet, tenté de le faire annuler, et cela pour différentes raisons plus ou moins avouées :

  • Empêcher que des pays (essentiellement la Russie, l'Inde et la Chine) ou des organisations ennemies puissent utiliser Galileo (en effet, les systèmes de positionnement par satellite permettent de guider précisément des missiles de croisière ou balistiques jusqu'à leur cible),
  • Empêcher l'indépendance de l'Europe dans le domaine des satellites de télécommunication et plus généralement de l'espace, afin de maintenir la suprématie imposée par le monopole américain (« pour le bien de tous les pays », selon les militaires américains ayant mis au point cette doctrine[22],[Note 2]).

Les États-Unis ont finalement accepté Galileo et vont même y participer. C'est ainsi qu'en marge du sommet États-Unis–Union européenne, qui s'est déroulé en Irlande, a été signé le 26 juin 2004 un accord final permettant l'interopérabilité technique de Galileo avec le GPS. Cela permettra de pouvoir utiliser le système Galileo et GPS avec un même récepteur. De plus, si un des systèmes venait à avoir des défaillances, le second prendra le relais de façon totalement transparente.

L'utilisation conjointe des deux systèmes et du système EGNOS (système diffusant par des satellites géostationnaires des données de correction du GPS américain à partir d'un réseau de surveillance au sol) permet d'améliorer la précision du positionnement sur l'ensemble de la planète.

Cet accord du 26 juin 2004 est en grande partie confidentiel mais, pour l'essentiel, il peut être dit que l'accord conclu prévoit la possibilité de discriminer, en cas de crise, les signaux militaires américains « M code » des signaux civils du GPS américain. Réciproquement, l'accord permet aussi de maintenir en opération les signaux PRS (Public Regulated Service : dédiés aux services publics) européens quand il sera nécessaire d'interdire, pour des raisons de sécurité, l'accès aux signaux ouverts[23].

Avec plusieurs autres pays[modifier | modifier le code]

De nombreux autres pays sont intéressés par une participation à Galileo, à des niveaux de coopération plus ou moins importants.

En septembre 2005 cinq pays signent des accords de participation à Galileo :

  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : S'est engagée à financer Galileo pour 200 millions d'euros[24],
  • Drapeau de l'Inde Inde : Appose sa signature le 7 septembre 2005 à New Delhi[25],
  • Drapeau d’Israël Israël : Participera techniquement et financièrement via un intéressement à l'entreprise commune GJU[26],
  • Drapeau du Maroc Maroc : A rejoint le programme le 8 novembre 2005,
  • Drapeau de l'Ukraine Ukraine
  • Drapeau de la Norvège Norvège : Non membre de l'UE mais membre de l'ESA, s'est à son tour jointe à Galileo, en signant un accord le 3 avril 2009. Ce contrat de 68,9 millions d'euros permet aux entreprises norvégiennes de répondre aux appels d'offre du programme[27].

Des discussions sont également en cours avec les pays suivants :

Études, rapports sur les retards de ce projet[modifier | modifier le code]

Plusieurs études ont été réalisées sur ce grand projet européen, du fait du très grand retard accumulé depuis le lancement. Dont une réalisée par la Cour des comptes européenne[Note 3].

Ces retards sont extrêmement liés[28] à :

  • Une gouvernance en difficulté, à des insuffisances de budget provenant des institutions européennes, des retards et des problèmes d'organisation des responsabilités, causés principalement par un déficit de pouvoir décisionnel de la part des différents intervenants[28],[Note 3],
  • Une complexité organisationnelle liée à la règle du « juste retour » et à des financements inappropriés[Note 4] : exclusivement privés au démarrage du programme, dans la foulée des financements de start-ups de la fin des années 1990, avant l'explosion de la bulle internet.

Réorganisation récente, très différente[modifier | modifier le code]

Accord européen sur un financement public[modifier | modifier le code]

Le 23 novembre 2007, les États membres de l'Union européenne se mettent d'accord sur le financement public du programme et les 2,7 milliards d'euros nécessaires[29]. Un autre accord, conclu le 29 novembre 2007 à la majorité qualifiée, sans l'Espagne, permet de résoudre des différends entre pays participants sur l'attribution des appels d'offres. Le lendemain, 30 novembre, l'Espagne se joint au programme, annonce le ministre portugais des Transports, Mario Lino, qui présidait la réunion des ministres européens des Transports à Bruxelles[30]. Ce pays devra abriter un centre au sol, chargé du signal dédié spécifiquement à la protection civile (Safety of Life), utilisé en cas de problème dans le domaine de la sécurité maritime, aérienne et ferroviaire.

Le projet est ainsi divisé en six segments[31], chacun d'entre eux faisant l'objet d'un appel d'offres[32] :

  • Support et ingénierie système : Le marché attribué à Thales-AleniaSpace, pour un montant de 85 M€,
  • Segment spatial, le plus gros morceau, d'environ 1 milliard € : La première commande de 14 satellites a été attribuée à OHB, pour un montant de 566 M€,
  • Mission, d'environ 250 M€,
  • Contrôle, d'environ 40 M€,
  • Lancements : Le marché passé avec Arianespace porte sur le lancement de cinq lanceurs Soyouz, emportant chacun deux satellites pour un montant de 397 M€,
  • Opérations de la constellation de 30 satellites.

Chaque segment est/sera doté d'une société « chef de file » - mais aucun chef de file ne pourra être maître d'œuvre de plus de deux segments - et de sous-traitants à hauteur de 40 % des contrats.

La question financière et la politique d'approvisionnement semblent réglées, mais il reste encore de nombreux obstacles à franchir avant le déploiement de la constellation[31]. Le 28 novembre 2007, l'allemand OHB-System et le britannique SSTL annoncent leur alliance pour répondre à l'appel d'offres du segment spatial[31]. Le 23 avril 2008, le Parlement européen donne le feu vert à la partie finale du projet, avec un financement de 3,4 milliards d'euros sur des fonds communautaires[33].

Pour l'ancien commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo représente « un outil de souveraineté pour l'Europe » et marquera son « indépendance totale »[34]. Néanmoins, le droit de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) s'applique aux marchés publics de la Communauté. Les 13 États signataires de l'Accord Marchés Publics (AMP) de 1994[35] (États-Unis, Chine, Japon, Singapour, Israël) pourront faire des offres sur les parties non stratégiques des six lots, et sous condition de réciprocité.

Accord également sur le règlement sécurité de Galileo et de Egnos[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu l'accord (volets financier et industriel) des États membres de l’UE, le Parlement européen a aussi approuvé le règlement « sécurité » de Galileo et du service européen de navigation géostationnaire (EGNOS). « Compromis » négocié avec le Conseil de l'UE et la Commission européenne lors de réunions informelles, ce texte reprend la plupart des amendements proposés le 29 janvier dernier[Lequel ?] par la commission industrie, recherche et énergie du Parlement européen. Ce texte invite aussi la Commission européenne à définir les principales exigences techniques, en matière de contrôle de l'accès aux technologies assurant la sécurité de Galileo et d'EGNOS.

Ainsi « les États membres devraient adopter leurs réglementations nationales de sécurité, afin d'atteindre le même niveau de protection que celui en vigueur pour les informations secrètes de l'UE dans le domaine de la sécurité industrielle d'Euratom », souligne le Parlement européen dans un communiqué daté du 23 avril 2008. Parallèlement, les missions de l'Autorité européenne de surveillance de Galileo (ASG), autorité créée pour l'occasion, ont été révisées[34].

Secteurs d'applications[modifier | modifier le code]

Les secteurs d'applications sont nombreux. Ils touchent aussi bien le secteur civil (marine marchande, aviation, véhicules particuliers, etc...) que militaire (positionnement des troupes et des unités mécanisées, des missiles ou des avions). Ce dernier secteur est toutefois sujet à discussions : À plusieurs reprises il avait été dit que Galileo serait « un programme civil sous contrôle civil ». Cependant, à partir du moment où le signal PRS est utilisé par les pompiers ou la police, rien n'empêcherait l'armée d'en faire de même.

Comme les satellites disposent chacun d'une horloge atomique ultra-précise, Galileo peut servir de base temporelle, en plus de sa fonction habituelle de système de positionnement. Le service commercial permet également d'envoyer des messages d'informations à grande échelle.

« European Satellite Navigation Competition », ex-« Galileo Masters »[modifier | modifier le code]

L'« European Satellite Navigation Competition » est un concours européen d'idées sur la navigation par satellite, lancé en 2004 sur une initiative du Land de Bavière, sous le nom de Galileo Masters.

Les créateurs et organisateurs ont pour objectif de réunir des idées concernant les applications commerciales pour la navigation satellite, et de promouvoir les idées individuelles par le biais d'attribution de prix. Le concours est ouvert aux étudiants (majeurs), particuliers, très petites entreprises, petites et moyennes entreprises, et institutions scientifiques implantées au sein de la Communauté européenne.

Jusqu'en 2009, la Fondation Sophia Antipolis, présidée par le sénateur Pierre Laffitte, et l'agence de développement économique des Alpes-Maritimes, Team Côte d’Azur, présidée par Jean-Pierre Mascarelli, vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes, étaient le portail d'entrée unique de la partie France[36] de ce concours d’idées sur les applications commerciales futures de la navigation par satellite.

Trophées 2004 à 2007[modifier | modifier le code]

2004[37]
  • Le prix Galileo Masters 2004 a été attribué à la société HCL Technologies, pour le projet de son collaborateur M. Narayanan, ingénieur de nationalité indienne, sur la navigation marine pour la pêche. Ce prix a été remis à Munich par Hans Spitzner, secrétaire d'État Délégué à l'Économie et aux Technologies représentant le gouvernement bavarois, et Jean-Pierre Mascarelli, conseiller général des Alpes-Maritimes, chargé de la commission Économie, Tourisme et Pôles de compétences.
2005[38]
  • La société VU Log, représentée par Georges Gallais (Inria Sophia), a été couronnée par le Galileo Masters 2005, pour ses créations de logiciels et de services pour la mobilité urbaine.
2007[39]
  • Le grand prix est décerné à la société Anteq, créée par Dragos Zaharia, ingénieur d'origine roumaine, installée provisoirement dans l'Oise, mais préparant son transfert sur la technopole de Sophia-Antipolis, pour sa mise au point d'une nouvelle technologie pour sécuriser la transmission de données financières.
  • Le prix spécial est décerné à la société Nodbox, de Sophia-Antipolis, fondée par Thierry Fargas, pour la mise au point d'un système d'intelligence embarquée pour le secteur automobile visant à anticiper, en temps réel, les risques d'accident.

Un concours qui prend une dimension mondiale[modifier | modifier le code]

« Ce concours a, depuis son lancement, connu une réelle montée en puissance : le nombre de régions partenaires est passé de 3 à 13, le nombre de participants de 84 à 258, et ce sont à présent 77 experts (17 au départ) qui sont chargés d'évaluer les idées.

Le concours prend de plus cette année une dimension internationale, avec l'arrivée de Taïwan et de Queensland (Australie) rejoignant 11 régions d’Europe : Nice - Sophia Antipolis pour la France, Bavière, Hesse, Basse Saxe, Bade-Württemberg et Rhénanie du Nord - Westphalie pour l'Allemagne, Prague (République tchèque), Madrid (Espagne), Sud de la Hollande, Royaume-Uni, Irlande et Lombardie (Italie).

La compétition reçoit pour la première fois le soutien de la GSA, l'autorité européenne de supervision du programme Galileo, qui vise à accélérer le développement des marchés de la navigation par satellite (GNSS) tout en veillant à ce que l'industrie européenne reste très compétitive. »[36]

En 2008, 4 prix thématiques spéciaux[modifier | modifier le code]

Cette année, quatre prix thématiques sont mis en place par les acteurs suivants :

  • la GSA (Autorité européenne de supervision du programme Galileo) récompensera l'idée d'application la plus prometteuse utilisant les fonctionnalités d'EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service) (voir ci-dessus).
  • l'ESA (Agence spatiale européenne) récompensera l'idée commerciale la plus innovante, créative et captive, avec une mise en œuvre rapide sur le marché.
  • ITRI (Industrial Technology Research Institute), basé à Taïwan, récompensera l'idée qui permettra d'utiliser les fonctionnalités de Galileo dans un concept de jeu.
  • T-Systems et DHL enfin s'associent pour favoriser le développement d’une méthode innovante pour optimiser le volume de fret des camions de livraison.

Trophées 2008[modifier | modifier le code]

  • Le prix spécial est décerné à Mr. Peter Hall et Mme. Christine Edwards, deux entrepreneurs du Royaume-Uni, pour la proposition du développement commercial d'un système de sauvetage d'homme à la mer employant le système EGNOS. Leur proposition a également remporté le grand prix, la plus haute distinction de la compétition[40].

European Satellite Navigation Competition 2009[modifier | modifier le code]

La région Nice-Sophia Antipolis est venue en force à Madrid, à la conférence internationale de lancement des « Galileo Masters 09 », pour confirmer sa participation, pour la 6e année consécutive, à l'European Satellite Navigation Competition 2009[41].

Partie technique[modifier | modifier le code]

Découpage initial[modifier | modifier le code]

Le programme initial était composé de quatre parties (aussi appelées « segments ») :

Segment spatial[modifier | modifier le code]

La constellation des satellites de Galileo (fichier animé).

Il est constitué d'un déploiement de trente satellites, placés sur trois orbites circulaires, à une altitude de 23 222 km. Chaque orbite comporte un satellite de secours.

Article détaillé : Galileo (segment spatial).

Segment sol de contrôle[modifier | modifier le code]

Le segment sol de contrôle est chargé du contrôle des satellites. Il est constitué de :

  • Deux (ou trois, voir les accords de concession de novembre 2005) centres de contrôle localisés en Europe,
  • Cinq stations de TTC, chargées de maintenir les liaisons de télécommandes et télémesures avec les satellites.

Le récepteur GRC (Ground Receiver Chain), traitant les signaux PRS (Public Regulated Service), est développé par Thales à Valence dans la Drôme. Le premier système de relais terrestre a été présenté le 10 novembre 2009 à l'Euro Space Center (Transinne, Belgique), avant de prendre la direction de la Polynésie française.

Segment sol de mission[modifier | modifier le code]

Le segment sol de mission est chargé de créer le message de navigation diffusé par le satellite (garant des performances des services), de détecter les éventuelles anomalies et d'en prévenir les utilisateurs (dans le message diffusé par les satellites), ainsi que de mesurer les performances du système.

Il est constitué de :

  • Deux (ou trois) centres de mission, situés à Oberpfaffen - hofen (Allemagne) et Fuccino (Italie), co-localisés avec les centres du segment sol de contrôle, où sont réalisées les fonctions de calcul d'orbitographie, d'intégrité (permettant de développer les applications Safety of Life), de création du message de navigation et du temps Galileo, de la surveillance du système et de mesure de performances des services,
  • Dix à douze stations terrestres de transmission du message de navigation vers les satellites,
  • Quarante stations de réception des signaux satellitaires, reparties sur toute la Terre et en liaison permanente avec les centres de mission pour leur fournir les informations nécessaires pour leurs fonctions,
  • Deux centres de sécurité (GSMC), situés à Saint-Germain-en-Laye (France) et Swanwick (Royaume-Uni). Ces centres ont pour mission la gestion des accès au service gouvernemental PRS, la surveillance de la sécurité du système, et peuvent intervenir dans l'exploitation du système selon les règles de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'Union Européenne.

Segment de test des utilisateurs[modifier | modifier le code]

Ce segment est destiné à valider en environnement réel les performances des récepteurs du commerce (ou plus exactement leurs prototypes). Le récepteur TUS (Test User Segment) est développé par Thales à Valence, dans la Drôme.

Découpage actuel (FOC)[modifier | modifier le code]

Après les nombreux rebondissements, le projet est divisé en 6 segments[31], chacun d'entre eux faisant l'objet d'un appel d'offres[32] :

  • Support et ingénierie système : la Commission européenne a attribué à l'entreprise franco-italienne Thales Alenia Space un contrat de 85 millions d'euros pour les services de soutien du système, qui couvre les services industriels nécessaires à l'Agence spatiale européenne pour l'intégration et la validation du système Galileo. Thales Alenia Space sous-traite les performances à Astrium Gmbh et la sécurité à Thales Communications,
  • Segment spatial : la Commission européenne a attribué à l'allemand OHB-System AG, filiale d'OHB Technology AG (OHB.XE), la construction de 14 satellites opérationnels, pour 566 millions d'euros[42],
  • Mission : pour un budget d'environ 250 M€,
  • Contrôle : pour un budget d'environ 40 M€,
  • Lancements : la Commission européenne a attribué un contrat a Arianespace pour le lancement de cinq fusées Soyouz, emportant chacune deux satellites, pour 397 millions d'euros. Le contrat porte sur des options pour deux Soyouz supplémentaires et une Ariane 5 (emportant quatre satellites)[43],
  • Opérations de la constellation de 30 satellites : la Commission européenne a attribué à Spaceopal (joint venture entre DLR Space Applications Company Gmbh et la société italienne Telespazio S.p.A.) un budget de 194 millions d'euros[44].

Mise en place[modifier | modifier le code]

Segment spatial[modifier | modifier le code]

Le développement du segment spatial a débuté dans les années 2000, avec des études et réalisations de satellites de démonstration, puis des commandes de satellites définitifs, ainsi que des lanceurs nécessaires.

À l'heure actuelle (septembre 2014), quatre sont déjà en orbite. Deux autres ont été lancés le 22 août 2014, mais ces derniers n'ont pu atteindre l'orbite cible, à la suite d'une défaillance partielle du lanceur Soyouz. Le problème serait survenu au niveau de son dernier étage, le Fregat[45].

Article détaillé : Galileo (segment spatial).

Segment sol de contrôle[modifier | modifier le code]

  • 7 janvier 2010, la Commission européenne attribue à Thales Alenia Space un contrat d'une valeur de 85 millions d'euros pour la fourniture des services de soutien du système, couvrant les services industriels nécessaires à l'Agence spatiale européenne pour l'intégration et la validation du système Galileo[42]. Thales Alenia Space sous-traite les performances à Astrium Gmbh et la sécurité à Thales Communications.

Centres de sécurité[modifier | modifier le code]

La Commission européenne a retenu l'offre franco-britannique d'installation de deux centres de sécurité :

  • Saint-Germain-en-Laye (France) pour le centre principal,
  • Swanwick (Grande-Bretagne) pour le centre redondant.

Ils gèrent les accès au service gouvernemental PRS (Public Regulated Service), surveillent la sécurité de Galileo et peuvent intervenir dans l'exploitation du système selon les règles de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union européenne[46].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce système bi-fréquence s'affranchit des problèmes de traversée de la ionosphère, dont la densité électronique fluctue en fonction du jour et de la nuit
  2. Voir aussi la page Wikipédia « Pax Americana ».
  3. a et b Extraits du Rapport de la Cour des comptes européenne : « L'audit a couvert la période durant laquelle l’entreprise commune Galileo (Galileo Joint Undertaking - GJU) a assuré la gestion de la phase de développement et de validation et a porté en particulier sur le mandat qui lui avait été confié, la façon dont elle a été mise en place et la gestion des tâches qui lui avaient été assignées. ...l'entreprise commune Galileo a été contrainte de négocier un partenariat public-privé (PPP) irréaliste La supervision des actions de développement technologique, tâche incombant à l'entreprise commune Galileo, a été considérablement limitée par des questions de gouvernance, un budget incomplet et des retards, ainsi que par l'organisation industrielle de la phase de développement et de validation. ... La Commission n'a pas donné les impulsions adaptées au développement et à la gestion du programme Galileo. »
  4. « De 1999 à 2007, l'Union européenne (UE) a souhaité procéder au déploiement et à l'exploitation de Galileo, programme européen de radionavigation par satellite, par la voie d'un partenariat public-privé (PPP). Cette stratégie s'est traduite par un échec. De multiples raisons expliquent ce revers. La présente étude se focalise sur l'une d'entre elles - l'absence de négociations transparentes et compétitives -, et vise à comprendre ses tenants et ses aboutissants. Sa conclusion est que le secteur spatial, en Europe, repose sur des fondements et des logiques incompatibles, avec la mise en place de procédures d'appels d'offres paneuropéennes ne prenant pas en compte l'impératif d'une répartition équilibrée des contrats publics entre les entreprises du secteur. Ceci rend, de la sorte, très difficilement négociables des contrats globaux, à l'instar des PPP, et contraint l'UE à prendre en compte le principe de « juste retour » dans la passation de contrats publics de caractère spatial » (Caudron 2010)

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Express - 21 août 2014
  2. CNES - Galileo (2011)
  3. a et b Piéplu 2006
  4. Mathieu 2011
  5. Galileo - Gouvernement français (2006)
  6. a et b « Navigation par satellite : Galileo », sur Europa.eu,‎ 13 janvier 2006 (consulté le 10 septembre 2008)
  7. Lizon-Tati 2005
  8. « EGNOS, le GPS sans faille », CNES,‎ 2 avril 2013 (consulté le 13 septembre 2014)
  9. (en) « Sirius-5 communications satellite enters orbit », Russia Beyond the Headlines,‎ 10 juillet 2012 (consulté le 13 septembre 2014)
  10. « SES : Lancement réussi du satellite Astra 5B par Ariane 5 », SES,‎ 22 mars 2014 (consulté le 13 septembre 2014)
  11. Décision du Conseil du 21 octobre 2003
  12. Voir l'article sur wikinews
  13. Projet de loi sur Galileo - 2004
  14. Marciano 2007
  15. Verheugen 2007
  16. Pache et Hegmann 2010
  17. N24 - 7 octobre 2010
  18. La Tribune - 23 octobre 2010
  19. Heuillard 2011
  20. Lambert 2011
  21. Le Monde - 22 juin 2011
  22. Delestrac 2009
  23. Revue Flux - 2006
  24. « Galileo : Loyola de Palacio salue le feu vert pour un accord entre l'UE et la Chine », Europa.eu,‎ 27 octobre 2003 (consulté le 13 septembre 2014)
  25. « GALILEO : l'Union européenne et l'Inde concluent un accord », Futura-Sciences,‎ 15 septembre 2005 (consulté le 13 septembre 2014)
  26. « L'UE et Israël scellent leur accord sur Galileo », Europa.eu,‎ 14 juillet 2004 (consulté le 13 septembre 2014)
  27. (en) « Norway joins EU's Galileo satnav project », GPS Daily,‎ 3 avril 2009 (consulté le 13 septembre 2014)
  28. a et b Simon 2010
  29. Le Nouvel Observateur 2007
  30. « Galileo : l'Europe enfin d'accord », Europe 1,‎ 30 novembre 2007 (consulté le 13 septembre 2014)
  31. a, b, c et d Lardier 2007
  32. a et b Ricard 2007
  33. La Dépêche 2008
  34. a et b « Bonnes nouvelles pour l'Europe (pour l'UE) : Galileo enfin remis sur orbite ! », Europe Agenda 2010,‎ 23 avril 2008 (consulté le 13 septembre 2014)
  35. « AMP - Accord sur les marchés publics de l’OMC », Marché-public.fr (consulté le 13 septembre 2014)
  36. a et b Sophia - European Satellite Navigation Competition 2009
  37. Largillet 2004
  38. Largillet 2005
  39. Navas 2007
  40. (en) European GNSS Supervisory Authority (GSA), « GSA awards Special Topic Prize at European Satellite Navigation Competition » [PDF], Bruxelles,‎ 23 octobre 2008 (consulté le 14 septembre 2014)
  41. Largillet 2009
  42. a et b Dow Jones, « Bruxelles attribue plus de EUR1 md de contrats pour Galileo », Les Échos,‎ 7 janvier 2010 (consulté le 14 septembre 2014)
  43. Gallen 2010
  44. Schütz 2010
  45. (en) « Galileo satellites experience orbital injection anomaly on Soyuz launch : Initial report », Arianespace,‎ 23 août 2014 (consulté le 14 septembre 2014)
  46. « Centre de sécurité : choix de Saint-Germain-en-Laye et Swanwick pour Galileo », dans CNESMAG, avril 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lecture approfondie[modifier | modifier le code]

  • François Barlier, Galiléo : un enjeu stratégique, scientifique et technique, L'Harmattan,‎ 2008, 254 p.
  • André Lebeau (ANAE, émérite AAAF), « Galileo : une ambition européenne », La Lettre AAAF, no 8,‎ septembre 2004 (ISSN 1767-0675, lire en ligne [PDF])
  • Jill Harry, « La compétition européenne de navigation par satellite - la nouvelle version des "Galileo Masters" », La Lettre AAAF, no 7,‎ juillet 2006 (ISSN 1767-0675, lire en ligne [PDF])
  • Aurélien Desingly, Galileo, la navigation européenne, questions juridiques et stragégiques au temps de la concession, travaux et recherches de l'IFRI,‎ 19 octobre 2006 (lire en ligne)
  • Michel de Vries (ENAC), « EGNOS et Galileo, les deux étapes du programme GNSS de la Communauté européenne », La Lettre AAAF, no 6,‎ juin 2009 (lire en ligne [PDF])

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]