Sollières-Sardières

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Sollières-Sardières
Vue panoramique sur le Village de Sollieres avec la dent Parrachée et une partie des glaciers de la Vanoise au premier plan en automne.
Vue panoramique sur le Village de Sollieres avec la dent Parrachée et une partie des glaciers de la Vanoise au premier plan en automne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Lanslebourg-Mont-Cenis
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Jean-Louis Bougon
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73287
Démographie
Gentilé Solliérains et les Solliéraines
Population
municipale
188 hab. (2011)
Densité 5,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 54″ N 6° 48′ 33″ E / 45.265, 6.8091666666745° 15′ 54″ Nord 6° 48′ 33″ Est / 45.265, 6.80916666667  
Altitude Min. 1 232 m – Max. 3 241 m
Superficie 33,31 km2
Localisation

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Liens
Site web http://sollieres-sardieres.haute-maurienne-vanoise.com

Sollières-Sardières est une commune française de Maurienne, dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Commune du parc national de la Vanoise en vallée de haute-Maurienne, Sollières-Sardières est composée de quatre villages ou hameaux :

  • au nord, les deux villages de Sollières, l'Endroit (1 300 m d'altitude, en rive droite de l’Arc) et l'Envers environ 1 280 m (rive gauche) ;
  • au sud, Sardières est situé sur un plateau (1 500 m d'altitude, rive droite, à 5 km au nord ouest), et enfin le hameau du Châtel au bord de l'Arc sur la rive gauche.

Ce dernier, en grande partie déserté à une époque, connait un nouvel essors étant partiellement restauré aujourd’hui. Certaines maisons réhabilitées sont occupées principalement comme résidences secondaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Sollières-Sardières se situe en Haute Maurienne, à 87 km de l'entrée de la vallée, au-dela du verrou glacière de la barrière de l'Esseillon, et des profondes gorges de l'Arc. Les habitants sont répartis en quatre hameaux, profitant de l'élargissement de la vallée formé par un cône de déjections d'orientation nord-sud, s'étirant de Bramans à Termignon. Cette formation offre une excellente exposition au soleil, un relief propice à la culture en terrasse, clapiers d’épierrage, et biefs (canaux d’irrigation). Du fait de la longueur exceptionnelle de cette vallée intra alpine, et du relief qui isole la Haute Maurienne, les habitants de cette région vivent dans une certaine autarcie qui se reflète encore aujourd'hui dans l'architecture des habitations dont les toits de lauzes sont la caractéristique la plus visible.

Sardières est niché sur un petit plateau légèrement en aval et en hauteur avec Châtel lui faisant pratiquement face. Les deux derniers villages sont quant à eux à moins de 2 km de distance de Termignon. Sollières l'Envers, se situe sur le versant ubac, et enfin Sollières l'Endroit sur le versant adret de la vallée, séparés par l'Arc ils sont reliés par un pont. Ces villages sont perchés sur des promontoires à 1 300 mètres d'altitude au-dessus du talweg, afin d'être protégé des crues dévastatrices de la rivière au printemps et en automne, ou lors de tempêtes de Fœhn, facilitées par un fond de vallée à très faible déclinaison dans ce secteur.

Ces hameaux, situés au cœur de la Haute Maurienne, sont dominés par la dent Parrachée culminant à 3 697 mètres coté Vanoise. Par beau temps, on profite d'une vue imprenable depuis le fond de la vallée sur le sommet et son glacier, malgré un dénivelé de 2 400 mètres.

La Grande Casse point culminant de la Maurienne, dans le parc national de la Vanoise dominant la route départementale D1006 menant à Sollières

Au nord-est, les glaciers de la Vanoise, le Grand roc Noir et le glacier du Vallonet, surplombent la commune. Depuis la route rejoignant le village de Sollières, on peut également contempler les neiges éternelles de la grande Casse, point culminant du département.

Sur l'autre versant, le massif du Mont-Cenis constitue la barrière sud de la commune avec la pointe de Ronce à l'est. Le Signal du petit Mont-Cenis atteignant 3 162 m, domine directement les hameaux. Depuis le traité de Paris de 1947, la circonscription a vu son territoire s'agrandir intégrant des alpages redescendant sur la combe du lac du Mont-Cenis passé du côté italien après le découpage de la Savoie en 1860. Au sud-ouest, la vue se ferme par les imposants pics de la pointe de Bramanette à 3 214 mètres et l'aiguille de Scolette atteignant 3 506 m et masquant la haute ligne de crête frontalière formées de roches cristallines dont le mont d'Ambin ou le mont Giusalet.

Dangers[modifier | modifier le code]

La commune, entourée de sommets abrupts, est vulnérable aux éléments naturels. De grands travaux ont été effectués et sont entretenus régulièrement pour protéger les villages des avalanches et des crues provenant des hauteurs. Le souvenir de l'avalanche de 1817 qui détruisit une partie de Sollières l'Endroit et son église reste vif. De la même manière, le lit de l'Arc, est l'objet d'attentions constantes pour maîtriser les crues printanières et automnales potentiellement dévastatrices[1]. Le hameau de Sollières l'Envers est sous la menace constante de son torrent. En juin 1992 une catastrophe hydrologique a été évitée de justesse grâce à l'intervention rapide des services de l'Équipement. En effet une crue soudaine ayant créé un réservoir artificiel de rétention menaçait les villages en aval d'une inondation catastrophique[2]. Depuis lors ce cours d'eau est l'objet d'une attention constante et de travaux d'aménagement afin de contenir un éventuelle nouvelle crue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sollières-Sardières
Termignon
Aussois Sollières-Sardières Lanslebourg-Mont-Cenis
Bramans

La commune appartient au canton de Lanslebourg-Mont Cenis[3] La totalité du territoire est situé dans le parc national de la Vanoise et son aire optimale d'adhésion[4].

Chemins et liaisons entre vallées[modifier | modifier le code]

On peut rejoindre la Tarentaise par sentier pédestre, en franchissant le col de la Vanoise situé à 2 522 m d'altidude en empruntant le Sentier de grande randonnée GR5 qui traverse toute la commune et rejoint Pralognan-la-Vanoise, ou tout simplement par la route via le col de l'Iseran, le plus haut col carrossable des alpes et rejoindre Val-d'Isère, puis le reste de la Tarentaise jusqu'à Albertville. On peut également rejoindre le Val d'Aoste, via le col du Petit-Saint-Bernard et Martigny dans le canton du Valais, via le tunnel ou le col du Grand-Saint-Bernard. Grâce au col du Mont-Cenis (2 081 m) il est possible d'atteindre Briançon et le parc national des Écrins dans le département des Hautes-Alpes à l'ouest, ou la capitale du Piedmont, Turin à l'est. Ainsi, cette localité blottie au cœur des Alpes peut facilement accéder aux pays voisins. Bien entendu cela dépend de la praticabilité des cols, fermés l'hiver et une bonne partie du printemps et de l'automne.

Climat[modifier | modifier le code]

Vue sur les massifs du Mont-Cenis et d'Ambin, formant la barrière sud de la commune.

Les villages, et surtout les hameaux de l'Endroit et Sardières, situés sur le versant adret, profitent d'une exposition privilégiée, avec un très fort ensoleillement et un effet de foehn constant grâce au vent de sud-est soufflant depuis la frontière italienne, appelé la Lombarde. Ce phénomène météorologique permet ainsi de jouir d'un micro climat. Les retours d'Est en hiver favorisent un enneigement très conséquent[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Avion:

Train :

  • TGV quotidien entre Paris et Milan via Chambéry, descendre à Modane, puis taxi ou bus TransDev Savoie jusqu'à Sollières.
  • TER sur les lignes Chambéry-Modane et Lyon-Modane.

Voie routière:

  • Autoroute A43 entre Lyon et l'Italie: sortir au Freney avant le tunnel du Fréjus. Emprunter ensuite la D1006 (anciennement N6) de Modane, et prendre direction Haute-Maurienne-Vanoise (Lanslebourg) sur 18 km jusqu'à Sollières.
  • Nationale: direction Turin / Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne et Modane. Prendre alors direction Haute-Maurienne-Vanoise (Lanslebourg) sur 18 km.

Ski Bus de Haute-Maurienne : Ligne gratuite pour rejoindre les stations de haute Maurienne.

Géologie[modifier | modifier le code]

Vue de la pointe de l'Échelle (3 422 m) constituée de roches métamorphiques représentatif de la base de la géologie de la commune.

La région de Sollières-Sardières est située à cheval sur trois socles cristallins (Vanoise/Ambin/Grand Paradis). L'imposant et profond socle de quartzite (roche métamorphique très dure) de la Vanoise rencontre le socle du massif cristallin interne du Grand Paradis dans la partie la plus orientale de la vallée. Le socle cristallin d'Ambin quant à lui se superpose à la Vanoise et constitue les massifs formant la barrière sud. A cela vient s'ajouter les massifs de schistes lustrés tels que ceux de la pointe de Ronce ou de la pointe de Charbonnel à l'est. On y trouve donc une grande variété de roches métamorphiques, allant du gneiss, granite et micaschiste, en passant par la serpentinite, la quartzite ou encore les schistes lustrés. Cette grande diversité offre à la fois une grande richesse de reliefs entourant la commune, mais aussi de végétation qui se développent grâce aux différents types de sols que ces roches offrent[6]. D'un versant à l'autre on peut donc trouver des espèces végétales totalement différentes du fait de la nature plus ou moins acide des terrains. Les massifs environnants conservent une importante couverture sédimentaire principalement faite de gypse qui donne un aspect imposant aux différents massifs. Ces importants gisements de gypses ont été exploités jusqu'à une date récente, et l'architecture locale a largement utilisé cette matière alors très recherchée pour l'enduit d'une partie des façades des maisons. Les habitations traditionnelles reflètent cette richesse, les murs étant constitués de quartzite et de gneiss, les toitures recouvertes de lauzes (calcschiste et micaschiste), enfin bardage de mélèze et enduit pour les façades. Cette profusion de roches dans un secteur aussi limité fait le bonheur des géologues et botanistes. Il existe par ailleurs à Sollières une carrière exploitant des roches métamorphiques à grain fin et bleuté destinées à l'ornement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Sollières vient du latin Solarium (« lieu exposé au soleil, balcon, terrasse »), et désigne un endroit ensoleillé ou également une grange ou une cabane indépendante, voire un grenier ou un lieu où l'on expose le foin[7],[8],[9]. Les différentes mentions de la commune sont Villa que vocatur ad Solarium, 1019 dans le Petit cartulaire de l'abbaye d'Ainay, de Solleriis en 1184, puis de Castro Sollerriarum en 1505, puis Sollerie en 1532[7],[9].

Sardières est un toponyme issue, sous forme apocopée, de Exartières ou Essartières selon le chanoine Gros, désignant un terrain défriché, essarté, c'est-à-dire où les souches ont été arrachées à la houe, et qui a été mis en culture, du latin médiéval exartus, exertus, sartum, « terre défrichée et récemment mise en culture »[10]. L'ancien village est mentionné en 1383, d'après Guichenon (p.218), In loco Cerderiarum, puis Çardières ou sa variante Cerdières en 1570[10].

Ses habitants sont les Solliéraines et Solliérains[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des archéologues ont trouvé sur le site des Balmes (grotte située à 1 300 m d'altitude), sur la commune de Sollières, une nécropole indiquant une occupation de -4000 à la fin de l'âge du fer[12].

Durant l'époque médiévale la commune faisait partie de la mestralie de Termignon[13].

Sous le Premier Empire, lors de la construction de la ligne Paris - Milan du télégraphe Chappe (1805-1807), un relais est construit au Mollard-Fleury, sur l’ancienne commune de Sardières, à 2 004 m d’altitude[14].

La dent Parrachée depuis le mont Froid, lieu de la bataille du même nom en 1945. Le traité de Paris (1947) voit le retour du plateau du Mont-Cenis en Haute Maurienne

En 1817 une puissante avalanche provenant du massif de la dent Parrachée détruisit une grande partie de l'église du village[15] qui fut reconstruite, avec les éléments qui ont été épargnés par l'écoulement. On retrouve certaines pièces datant du 16e siècle dont le bénitier taillé dans un seul bloc en granit placé à l'entrée, dont on peut deviner la date approximative de 1525 inscrite sur le coté de ce dernier. Elle est un magnifique exemple de l'art baroque en Haute Maurienne notamment au travers de retables et un tabernacle exceptionnels.

À partir des années 1860 et la construction du tunnel du Fréjus, la population s'est retrouvée encore plus isolée, de nombreux habitants ayant développé une activité économique dépendante de la fréquentation du Mont-Cenis. Un important exode à alors commencé, vidant les villages de leurs forces vives. Chaque villages avaient leurs destinations et activités professionnelles propres, ainsi les Bessanais se spécialisaient dans la conduite de taxi parisiens, les habitants de Lanslebourg privilégiaient l'immigration vers l'Argentine, leur voisins de Lanslevillard eux partaient vers le Canada. Quant aux habitants de Sollières, ils se tournaient vers des activités de services sur Genève[16].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la partie supérieure de la vallée est annexée selon les dispositions de l'armistice du 24 juin 1940 signé à la villa Incisa située dans la région de Rome. La France et le royaume d'Italie sont représentés respectivement par Charles Huntziger et le maréchal Pietro Badoglio. Par cet accord, la Haute Maurienne (canton de Lanslebourg-Mont-Cenis) dont Sollières-Sardières, ainsi que les communes d'Aussois et Avrieux sont annexées au Royaume d'Italie et leur administration transférée à Turin, on impose même aux habitants d'échanger leur carte d'identité française contre des doucuments italiens[17]. À la suite de l'occupation allemande conséquence de la capitulation italienne, le 8 septembre 1943[18], les villages de la haute vallée de l'Arc subissent de nombreuses représailles et destructions de la part des occupants voulant punir les mouvements de résistances. La région est le théâtre de massacres, et les villages dont Lanslebourg et Bessans sont pillés et brûlés, toutefois aucun ne fut totalement épargné[19]. Un camp de concentration fut même construit à Modane[20].

La commune est connue pour l'âpre bataille livrée sur le mont Froid à 2 819 mètres d'altitude dans le massif du massif du Mont-Cenis, opposant les chasseurs Alpins, aux forces allemandes durant le mois d'avril 1945[21]. Ces affrontements héroïques livrés dans des conditions extrêmes sont devenus l'un des symboles des combats pour la libération dans les alpes[22]. Ainsi cette portion de la Maurienne a été l'un des derniers territoires libéré de l'hexagone.

Vue de la face sud du Signal du Petit Mont-Cenis culminant à 3 162 mètres réintégrée à la commune depuis 1947

Le traité de Paris de 1947 voit la superficie de la commune s'agrandir[23]. Ce nouveau tracé frontalier englobant désormais le col et la combe du lac du Mont-Cenis franchissant ainsi la ligne du partage des eaux[24]. La démarcation de 1947 a été faite pour deux raisons : dans un premier registre, en vertu des réparations de guerres de l'Italie envers la France. Le rattachement de cette combe protégeant ainsi la vallée d'une éventuelle nouvelle invasion militaire[25]. Mais également afin de restituer ces territoires séculiers aux communes savoyardes de Haute Maurienne, dont Sollières-Sardières. Le traité d'annexion de la Savoie de 1860, ayant fait passer ces alpages Mauriannais de l'autre côté de la frontière nouvellement créé, les alpages restant toutefois propriété des hauts Mauriannais. Cette situation a été à l'origine de nombreuses difficultés pour les habitants au quotidien surtout lors des tensions politiques entre les deux pays, les douaniers bloquant le passage aux paysans. Grâce à la rectification frontalière la Maurienne retrouve finalement ses frontières historiques[26].

Cela en a été de même dans la région, au mont Thabor pour 47 km2 et au mont Chaberton sur lequel l'armée italienne avait établit un complexe militaire pour 17,1 km2 et enfin 3,22 km2 au col du Petit-Saint-Bernard rectifiant ainsi une modification de frontière illégale effectuée par les valdôtains suite à une épidémie de peste.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008
2014
Apollon Mestrallet Sans Étiquette  
2014 en cours Jean-Louis Bougon Sans Étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de la Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise, ce regroupement représente également le canton de Lanslebourg dont Sollières-Sardières fait partie intégrante.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 188 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
360 450 437 502 642 725 650 689 617
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
605 612 602 662 594 548 529 457 390
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
323 272 244 229 209 164 146 137 136
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
142 171 162 189 188 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Charles Mestrallet est né à Sollières-Sardières et est décédé à Craponne, commune du Rhône dont il a été maire, en 1923.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Monolithe de Sardières.

Économie[modifier | modifier le code]

Essentiellement tournée vers le tourisme depuis la fin du XXe siècle, la commune dispose néanmoins d'une carrière en activité, exploitant des roches métamorphiques ornementales de grandes qualités telle la serpentine mais surtout des porphyres schisteux[33]. La nouvelle fontaine trônant au centre du village de Sollières l'Endroit en est issue. Toutefois ces exploitations restent exceptionnelles du fait de la réglementation environnementale stricte imposée par le parc national. La commune fait partie de la région de production du Beaufort ainsi que du bleu de Termignon ce qui permet aux agriculteurs de ces alpages de produire un lait à forte valeur ajoutée. L'agriculture traditionnelle montagnarde (fourragère, céréalière et vivrière) est encore un des moteurs de l'économie locale. Les petites plaines disposant de systèmes d'irrigation, et les versants en pentes douces et bien exposé au soleil y sont propices.

Le reste des revenus provient essentiellement des activités touristiques, tels que le ski nordique, et en été les séjours en montagne et excusion dans le parc national.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Domaine nordique du Monolithe de Sardières. Vue sur les villages de Sollieres l'Endroit et Envers, dominés par le Grand roc Noir culminant à 3 582 m

Aujourd'hui, la commune de par sa localisation, entourée par de hautes montagnes, glaciers et lacs d'altitudes, se tourne vers le tourisme. Elle met en avant ses paysages typiques de la haute Maurienne au travers de ces sentiers de randonnées dont les GR5 et GR5E reliant la Haute Maurienne à la Haute Tarentaise, ainsi que le chemin du petit bonheur, le tout au cœur du Parc national de la Vanoise et de son aire optimale d'adhésion. La commune est traversée par l'itinéraire touristique de la route des Grandes Alpes, allant de Thonon-les-Bains à Menthon, et possède également un lac et un camping prisé en été. Depuis quelque temps la commune a intégrée l’Office du tourisme intercommunal (OTI), comprenant la plupart des communes de la « Communauté de Communes de Haute Maurienne Vanoise ».

Le sport est mis en avant, grâce à son domaine de ski nordique principalement sur le plateau de Sardières[34], de l'escalade notamment sur le monolithe de Sardières de 93 m de hauteur à Sardières[35], son parcours de pêche sur l'Arc dit "No Kill"[36] qui est un site remarquable pour les amateurs de pêche sportive en montagne. Sans oublier la pratique du rafting sur l'Arc. Le territoire possède des églises baroques faisant référence[37] Ces lieux de culte font partie du patrimoine de l'art baroque savoyard. Nombreuses de ces chapelles sont des fleurons du Chemin du Baroque. Sans oublier la grotte de la Balme, dont les fouilles archéologiques attestent une occupation humaine dès 4000 avant Jésus-Christ. Un musée lui est consacré dans le hameau de l'Envers. Il y a également un aérodrome pour les amateurs de vols alpins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. [PDF][1] Notice sur les avalanches, et leurs environnement sur les massifs de la Haute Maurienne, Bureau CLPA
  2. Revue de géographie de Lyon - Année 1993 - Volume 68 - Numéro 2 - Pages 193-202 [2]
  3. [3] Carte du canton de Lanslebourg
  4. Parc national de la Vanoise et aire optimale d'adhésion
  5. [PDF] notice sur les avalanches constatées et leur environnement en Haute-Maurienne [4] MEDDE-ONF-IRSTEA 2012
  6. Marcel Jail, « La Haute-Maurienne, Recherches sur l'évolution et les problèmes d'une cellule montagnarde intra-alpine », Revue de géographie alpine, Volume 57, no 57-1, 1969, pp. 85-146
  7. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 453, Article « Sollières-Sardières ».
  8. André Pégorier, Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux, Paris, éditions de l´Institut Géographique National,‎ 2006, 3e éd.. Édition revue et complétée par Sylvie Lejeune et Elisabeth Calvarin.
  9. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), § 26262, p.  1441.
  10. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 177, Article « Sardières ».
  11. « Sollières-Sardières », Accueil > Ressources > Communes, Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  12. François Forray, « Données historique » (p.2), www.savoie-archives.fr (consulté le 22 août 2013) - in Dossier « La Haute Maurienne ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  13. François Forray, « Données historique » (p.1), www.savoie-archives.fr (consulté le 2o août 2014) - in Dossier « La Haute Maurienne ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  14. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p. 72-73.
  15. [PDF] Irstea Notice sur les avalanches constatées et leur environnement, dans le massif de la Haute-Maurienne, publié le 2 août 2012.
  16. Marcel Jail Revue de géographie alpine, Année 1969, Volume 57, « La Haute-Maurienne. Recherches sur l'évolution et les problèmes d'une cellule montagnarde intra-alpine» (p.111)
  17. Site officiel de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie - Chronologies
  18. Introduction à l’Occupation italienne, Musée de la Résistance Introduction à l’Occupation italienne, Musée de la Résistance
  19. François FORRAY La Haute Maurienne
  20. Introduction à l’Occupation italienne, Musée de la Résistance
  21. Jean-Louis Portehaut, La Bataille du Mont-Froid : 5-12 avril 1945, 1983, 96 pages.
  22. Laurent Debouzon, « Batailles des Alpes - Maurienne - Mont Froid », www.memoire-des-alpins. (consulté le 22 août 2013).
  23. Hervé Chabaud, L'Italie dans la 2e guerre mondiale : les chemins de la liberté (décembre 1944 - janvier 1945) - Le traité de paix de 1947
  24. [PDF] ONU, Recueil des Traités (vol.49), « Article 9 - 1. Plateau du Mont-Cenis » p. 10-11, p. 57, Annexe III p. 65
  25. Daniel David, « Géographie militaire et fortification : cinq siècles d’histoire en Maurienne », Revue historique des armées, no 243,‎ 2006, p. 89-107 (lire en ligne).
  26. Collection de cartes anciennes des Pays de Savoie, 1562-1789, Archives départementales de la Savoie
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. http://www.fondation-facim.fr/france/INDIVIDUELS/detailfiche/index.html/ficheid-sitraPCU454443
  30. Site du Monolithe de Sardières www.parcnational-vanoise.fr
  31. la tour Chappe de Sardières www.claudechappe.fr
  32. [5]
  33. [PDF] Schéma départemental des carrières de Savoie, page 10 [6]
  34. le Monolithe Ski de Fond Club
  35. [7] Savoie Nordique: Domaine de Sollières-Sardière
  36. [8] Parcours de pêche de Termignon-Sollières
  37. René Milleret, Claudius Bochet, Sollières-Sardières: splendeurs de l'art baroque montagnard, Société d'histoire et d'archéologie de Maurienne, 1988, pages 81.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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