Avrieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Arvieux.
Avrieux
Entrée d'Avrieux depuis Modane
Entrée d'Avrieux depuis Modane
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Terra Modana
Maire
Mandat
Jean-Marc Buttard
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73026
Démographie
Gentilé Avrionlins / Avrionlines
Population
municipale
425 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 55″ N 6° 43′ 21″ E / 45.215333, 6.722367 ()45° 12′ 55″ Nord 6° 43′ 21″ Est / 45.215333, 6.722367 ()  
Altitude Min. 1 094 m – Max. 3 506 m
Superficie 37,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Avrieux

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Avrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Avrieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Avrieux
Liens
Site web Avrieux.com

Avrieux est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans la haute-vallée de la Maurienne, au bord de l'Arc, aux portes du Parc national de la Vanoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est la ville de décès du roi de la Francie occidentale Charles II (877).

En 1805, un poste de la ligne de télégraphe Chappe Paris — Milan est construit à Avrieux, au Courberon[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Roland Fiandino DVD ...
1995 2001 Chantal Grenat DVG ...
mars 2001 en cours Antoine Pla UMP ...


Avrieux est une des 7 communes du canton de Modane.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 425 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
192 224 246 218 247 274 291 305 305
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
306 248 247 224 221 220 211 222 208
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
195 171 158 145 149 308 261 387 267
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
285 310 340 353 359 400 425 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Soufflerie de l'ONERA[modifier | modifier le code]

Vue de la commune au premier plan, et de l’ONERA plus loin.

Soufflerie expérimentale de l’ONERA[4] : cette installation comporte en 2011 cinq souffleries de tailles diverses destinées à étudier l'aérodynamisme de divers aéronefs (missiles, avions, etc.), plus ponctuellement d'autres engins : remontées mécaniques, ponts à haubans, etc. Elle emploie près de 150 personnes, cadres et techniciens.

La plus grosse soufflerie et la plus ancienne, dénommée S1MA, est transsonique ; c'était au départ une création que les Allemands avaient commencé à construire dans la vallée de l'Ötztal pendant la Seconde Guerre mondiale. Récupérée à titre de dommages de guerre par la France, elle fut installée à Avrieux car il fallait une très haute chute d’eau pour la faire tourner, aucune centrale électrique ne délivrant à l'époque la puissance nécessaire ; cette soufflerie fut en effet conçue pour un fonctionnement sur turbine hydraulique. Elle fonctionne aujourd'hui encore à l'aide de turbines alimentées par l'eau de conduites forcées provenant des lacs de barrages artificiels de la vallée du Fond d'Aussois (Vanoise).

Le déménagement de cette soufflerie a conduit après guerre à prolonger de quelques kilomètres, le long de l'Arc, la ligne ferroviaire de Modane, extension depuis laissée à l'abandon.

Verrerie d'art[modifier | modifier le code]

Un souffleur de verre de France est installé à Avrieux, dans une Verrerie artisanale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie des retombées de la station de ski de La Norma, située sur l'autre versant de l'Arc.

Elle est également propriétaire d'un hôtel-restaurant[5] dont la gestion est déléguée à des restaurateurs privés.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les forts de l'Esseillon : au premier plan, la redoute Marie-Thérèse, et en arrière-plan, le fort Victor-Emmanuel
  • L'église Saint-Thomas-Becket[6] présente sur ses murs extérieurs, une fresque figurant les vertus et les vices. Sa porte est du XVIIe siècle. Elle abrite un diptyque d'un ancien retable du maître-autel réalisé par Jean Clappier. Les autres retables sont dus à des artistes locaux.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges[7], du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle.
  • Chapelle Saint-Benoît[8], chapelle de pèlerinage construite à partir du XVe siècle.
  • La cascade du Saint-Benoit. Elle est alimentée par le barrage de Plan d'Aval.
  • Château d'Avrieux[9], disparu.
  • Redoute Marie-Thérèse[10] faisant partie des Forts de l'Esseillon construits au XIXe siècle.
  • Le territoire situé sur le haut de la commune fait l'objet d'un site Natura 2000[11], notamment pour sa richesse floristique.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Avrieux a été récompensée par le « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » avec « deux fleurs »[12].

Évènements[modifier | modifier le code]

  • L'empereur et roi de France, Charles II le Chauve, meurt dans le village de Brios (actuel Avrieux) le 6 octobre 877. Il a peut-être été empoisonné, alors qu'il revenait d'Italie où il était allé porter secours au pape Jean VIII en lutte contre les Sarrasins.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p 72
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Centre Onera de Modane-Avrieux
  5. hôtel de la Cascade à Avrieux
  6. « Notice no PA00118191 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Thomas-Becket
  7. « Notice no PA00118190 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Notre-Dame-des-Neiges
  8. « Notice no PA00118189 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Saint-Benoit
  9. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 158.
  10. « Notice no PA00118192 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse
  11. http://www.ltf-sas.com/upload/File/DUP/LTFDUPCh7To7f.pdf
  12. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  13. Gemellaggio di Avrieux con Piedicavallo, site de la commune de Piedicavallo l www.piedicavallo.com
  14. Jean-Joseph Julaud, L'Histoire de France pour les nuls, 2009, p. 35
  15. Janet Nelson, La mort de Charles, 1996, Médiévales, volume 15, n°31, p. 53 à 66.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :