Lanslebourg-Mont-Cenis

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Lanslebourg-Mont-Cenis
Vue d'ensemble du bourg.
Vue d'ensemble du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Lanslebourg-Mont-Cenis
Intercommunalité Communauté de communes Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Jacques Arnoux
2014-2020
Code postal 73480
Code commune 73143
Démographie
Gentilé Languérins
Population
municipale
621 hab. (2011)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 11″ N 6° 52′ 48″ E / 45.2863888889, 6.8845° 17′ 11″ Nord 6° 52′ 48″ Est / 45.2863888889, 6.88  
Altitude Min. 1 356 m – Max. 3 609 m
Superficie 93,61 km2
Localisation

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Lanslebourg-Mont-Cenis est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lanslebourg est située dans la vallée de la Maurienne, au pied du col du Mont-Cenis. Elle se trouve à 23 kilomètres de Modane et à 128 kilomètres de Chambéry.

Une partie du territoire communal de Lanslebourg est située dans le parc national de la Vanoise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lanslebourg-Mont-Cenis
Termignon
Termignon Lanslebourg-Mont-Cenis Lanslevillard, Bessans
Sollières-Sardières, Bramans Moncenisio (Italie)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière l'Arc, lac du Mont-Cenis.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est composé du nom de la paroisse de Lanslebourg et du toponyme Mont-Cenis. Si la commune porte le nom de Lans-le-Bourg puis Lanslebourg au XIXe siècle, elle prend sa forme actuelle de Lanslebourg-Mont-Cenis en 1951[1].

Le nom de la paroisse trouverait son origine dans le patronyme Lanzo, Lanz, Lans d'après le chanoine Gros[2],[3],[4]. Il semble que l'association du titre bourg à celui de Lans ait été réalisée afin de le distinguer de la paroisse de Lanslevillard[2]. Ces deux paroisses n'en formait qu'une seule vers le XIIe siècle[2].

La première mention de la paroisse date de 1025 avec Lanzo dans un acte de donation de toutes les possessions d'un certain Eurerius à l'abbaye de la Novalaise, fait à Turin[2],[5]. On trouve plus tard Lanzlobor vers le XIIe siècle, puis Ecclesia de Lanzo burgo (1129), Ecclesia de Lance (1153)[2],[5],[4]. Plus tard, on a Apud Lanceumburgum (1314), Lanceum Burgum (XIIe siècle), Lainebourg (1518), Laignebourg (1533)[2],[5],[4]. On trouve aussi les formes Lanebourg et Lans-le-Bourg[5],[4].

Le toponyme Mont-Cenis désignerait le « mont des cendres ». Il est ainsi composé des termes mont, une grande élévation naturelle (lat. Montem), et de Cenis, un lieu de « la couleur de la cendre, cendré, gris » (lat. Cinicius)[6],[3].

Selon la tradition, à la suite d'un incendie de forêt, une grande quantité de cendres se serait accumulée sur le sol, d'où le nom. Le sentier de cendres a été retrouvé lors des travaux de construction de la route[7].

Le mont Cenis est ainsi mentionné en 739 par Alpes in Cisinio[6], Monte Ciniso en 756[6]. Le Frédégaire (compilation historiographique de 768) l'indique sous le toponyme Mons Cinisius[3]. Il est par la suite désigné par les toponymes Montem Cinisium ou clusas Montis Cenisii au IXe siècle, Mont Cinis en 1275, Mons Sinisius au XIIIe siècle, Mont de Senis 1518[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

De passage à Lans-le-Bourg au milieu de l'hiver 1643, le secrétaire de l'évêque de Florence atteste de l'existence d'un service de descente du col du Mont-Cenis par ramasses (luges) sur 4 miles jusqu'à Lans-le-Bourg. Il atteste aussi de l'existence d'un « établissement d'instruction fréquenté par une centaine d'écoliers venus de toute la Savoie et même de Turin, le lieu étant propice au travail à cause de l'absence de divertissement »[8].

Lors de la construction de la ligne Paris—Milan du télégraphe Chappe de 1805 à 1807, deux relais sont construits à la Buffaz et au col du Paradis[9].

Le 24 juin 1940, la France signe l'Armistice de la Villa Incisa avec le gouvernement fasciste, après seulement quelques jours de bataille dans les Alpes, et de précaires victoires pour l'armée italienne. Lanslebourg, comme quatre autre villages de Haute-Maurienne (Termignon, Lanslevillard, Bessans, Bramans, Sollière-Sardière) et trois de Haute-Tarentaise (Séez, Montvalezan, Ste-Foy), se trouve maintenant sous le joug italien et de leurs "commissaires civils", nommés par le commandement italien. Le "Bando del Duce" du 31 juillet 1940 fait en effet passer les huit villages occupés sous un régime d'annexion. La souveraineté italienne concerne aussi bien la Mairie que l'école, ou la vie économique. Lanslebourg, comme les autres villages, est coupé du reste du département par une "ligne verte", contrôlée par les Italiens, qui délivrent également les laissez-passez. Comme à Séez et à Ste Foy, les Italiens ouvrent à Lanslebourg une coopérative "La Provida", où le paiement se fait en Lire. Bénéficiant d'un double approvisionnement, à la fois français et italien, les habitants jouissent de conditions globalement un peu meilleure que dans le reste du département. A partir du 11 novembre 1942, les Italiens occupent l'ensemble de la Savoie. Le 8 septembre 1943, l'occupation italienne prend fin à Lanslebourg comme dans le reste du département, les Allemands remplaçant les Italiens.


Après la Seconde Guerre mondiale, le col du Mont-Cenis est cédé par l'Italie à la France en 1947 au traité de Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le monument aux morts

En 2010, la commune de Lanslebourg-Mont-Cenis a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[10].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean-Pierre Jorcin UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
557 1 362 1 038 1 273 1 550 1 584 1 582 1 529 1 470
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 303 1 023 1 033 1 008 914 971 974 953 912
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
634 705 831 797 423 631 570 1 034 526
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
552 647 640 604 589 618 621 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Espace baroque est une lieu d'exposition permanente créé dans une ancienne église inscrite au titre des monuments historiques[13]. Il est conçu pour donner les clés de lecture de l'Art baroque savoyard. Il présente aussi des expositions temporaires sur l'histoire et le patrimoine de la vallée.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, construite en 1830 et classée au titre des monuments historiques[14], possède un décor peint de style néoclassique.
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Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Lanslebourg bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ldh/EHESS/Cassini, « Lanslebourg-Mont-Cenis », Notice communale, sur Des villages cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site cassini.ehess.fr (consulté en juin 2014).
  2. a, b, c, d, e et f Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 247-248, Article « Lanslebourg ».
  3. a, b et c Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ 1918 (lire en ligne), p.150.
  4. a, b, c et d « Article « Lanslebourg » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en juin 2014).
  5. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 708 p., p. 658.
  6. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 708 p., p. 320.
  7. Gianni Bisio, article du quotidien la Stampa du 18 avril 2001, p. 51 chronique de Turin.
  8. Un article de Rémi Mongenet dans l'Essor savoyard du 17 septembre 2009 : Un Florentin en luge, en savoie, en 1643
  9. Alain Peynichou, « Écrire dans l’air », Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe no 42, Automne 2008, p 72
  10. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  13. « Notice no PA00118266 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00118265 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).