Art rupestre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Art rupestre préhistorique de la vallée du Côa
Abri de Chimiachas, Espagne
Gravure du Valcamonica
R'cheg Dirhem, Algérie, bubale et personnage (L : 180 cm)

L'expression « art rupestre » (du latin rupes, « roche ») désigne l'ensemble des œuvres d'art au sens large (sans appréciation esthétique) réalisées par l'Homme sur des rochers, le plus souvent en plein air. La plupart des auteurs l'opposent aujourd'hui à l'art pariétal (du latin parietalis, « relatif aux murs », art sur parois de grottes en intérieur), mais aussi à l'art mobilier (que l'on peut déplacer) et à l'art sur bloc[1]. Cette forme d'art occupe une part majeure dans l'art préhistorique. Sa pratique est restée continue jusqu'à nos jours ; elle n'est pas le fruit d'une ethnie ou d'une culture particulière, mais est relativement universelle.

Selon le préhistorien Emmanuel Anati, il existerait 45 millions de peintures rupestres sur des rochers et dans des grottes, sur 170 000 sites de 160 pays[2].

Techniques[modifier | modifier le code]

L'art rupestre est caractérisé par l'utilisation de plusieurs techniques :

  • la gravure (piquetage et incision) : les artistes martelaient un support rocheux avec une pierre dure. Cette technique était très répandue. Dans ce cas, on parle de pétroglyphe.
  • la peinture : les poudres de couleur utilisées étaient des minéraux broyés. Grâce à un roseau ou un os creux, ils soufflaient les poudres de couleur pour représenter les crinières, les poils, les pelages d'animaux.

Sujets[modifier | modifier le code]

Les sujets sont divers selon les périodes et les régions : essentiellement des représentations animales au Paléolithique supérieur puis, à partir du Néolithique des humains, des représentations humaines de grandes tailles les bras levés, des orants, des armes primitives, des chars, des habitations, des arbres. Les représentations de scènes sont extrêmement rares au Paléolithique, plus fréquentes à partir du Néolithique (scènes de chasse, de guerre ou de pastoralisme).

L'étude des motifs met en évidence une organisation spatiale et un programme iconographique ou décoratif.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Parmi les sites les plus renommés :

En Afrique[modifier | modifier le code]

En Asie[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

Les sites ayant livré des œuvres d'art rupestre datant du Paléolithique supérieur sont rares :

En Océanie[modifier | modifier le code]

En Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

En Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valérie Feruglio, « Les empreintes de mains dans l'art rupestre », in Yannick Beaubatie (dir.), Empreintes, Tulle, Mille Sources, 2004, p. 161-170
  • Luc Hermann, Les pétroglyphes de l'Oughtasar et de Voskehat en Arménie, Paris, 2011
  • Luc Hermann, Les pétroglyphes de Tcholpon-Ata au Kirghizstan, Paris, 2010
  • Luc Hermann et Boris Zheleznyakov, The petroglyphs of Kulzhabasy in Kazakhstan, Paris, 2012
  • Jean Clottes, Le musée des roches, Paris, 2000

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Otte, La préhistoire, De Boeck Supérieur,‎ 2009 (ISBN 9782804104467, lire en ligne), p. 191
  2. Emmanuel Anati, 2003, Aux origines de l'art, 50000 ans d'art préhistorique et tribal, Éditions Fayard, 520 p.
  3. Peinture rupestres de cerfs-volants du Mésolithique
  4. Peintures rupestres du Paléolithique
  5. Sacchi D., « Des gravures animalières paléolithiques à l'air libre dans les Pyrénées méditerranéennes : le rocher de Fornols (Campôme, Pyrénées-Orientales) », Bulletin des amis du Muséum national d'histoire naturelle, 2010, n° 244.
  6. Jean Clottes, « Dernières découvertes de l'art rupestre », http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/dernieres_decouvertes_de_l_art_rupestre.asp, juin 2000, page consultée le 08/03/2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]