Albert Kesselring

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Albert Kesselring
Bundesarchiv Bild 183-R93434, Albert Kesselring.jpg
Surnom Albert le souriant
Naissance 30 novembre 1885
Marktsteft, Allemagne
Décès 16 juillet 1960 (à 75 ans)
Bad Nauheim, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of the NSDAP (1920–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Luftwaffe
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 1906 - 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement Luftflotte 1
chef de l'Oberbefehlshaber Süd
Faits d'armes Bataille d'Angleterre
Campagne d'Italie
Distinctions Croix de fer avec glaives, feuilles de chênes et brillants
Autres fonctions Président de l'association d'anciens combattants

Albert Kesselring (* 30 novembre 1885 à Marktsteft, Bavière ; † 16 juillet 1960 à Bad Nauheim) est un maréchal allemand de l'armée de l'Air durant la Seconde Guerre mondiale. Ayant débuté sa carrière comme officier d'artillerie dans l'armée de terre, il participa entre les deux guerres à la reconstruction de la Luftwafffe. Devenu général de l'armée de l'Air, il combattit lors de la campagnes de Pologne et de l'invasion de l'Union soviétique. En décembre 1941, il prit le commandement de toutes les armées allemandes pour l'Europe du Sud et opposa en 1943 et 1944 une résistance farouche aux Alliés lors de la campagne d'Italie. En 1947, il fut condamné à mort pour crimes de guerre et vit sa peine commué en prison à vie. Il fut libéré en 1952 pour raisons de santé. Il fut surnommé « Albert le souriant ».

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Jeunesse

De 1893 à 1904, Kesselring alla à l'école à Bayreuth, puis il s'enrôla dans l'armée allemande en 1904. En 1905, il devint un officier cadet dans le deuxième régiment d'artillerie à pied bavarois (2. bayerisches Fuß-Artillerie-Regiment) stationné à Metz, la première place forte du Reich allemand[1]. Sur la base de dirigeables de Frescaty, Kesselring reçut la formation d'observateur aérostier. En 1906, il fut nommé au grade de Leutnant (sous-lieutenant).

Après avoir épousé sa femme Pauline en 1910, le couple adopta un fils en 1913.

[modifier] Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, Kesselring servit dans l'artillerie bavaroise. Promu au grade de Hauptmann (capitaine), il remplit des fonctions d'officier d'état major.

[modifier] L'entre deux guerres

Après la guerre Kesselring fut transféré à la Reichswehr en 1919. Il dirigea d'abord la démobilisation du 3e corps d'armée bavarois à Nuremberg puis il devint chef de batterie et officia jusqu'en 1922 en tant qu'instructeur dans le ministère de la Reichswehr. À partir de 1922 et jusqu'en 1931 il travailla au ministère de la Défense à l'état-major du commandant en chef de l'armée.

Avec le grade de lieutenant, Kesselring prit la fonction de chef de section dans le 4e régiment d'artillerie bavarois de 1931 à 1933.

Le 1er octobre 1933, il obtint le grade de colonel (Oberst) et devint membre du haut commandement de l'armée. Il avait sous sa responsabilité la reconstruction de la Luftwaffe. En décembre, il fut muté à la Luftwaffe en tant que Commodore. Il y dirigea l'administration de l'armée de l'air et passa son brevet de pilote. En 1935, il fut promu Generalleutnant (général de division) et en 1936, il devint le chef d'état-major de la Luftwaffe. En 1937, il fut nommé General der Flieger (général de corps d'armée) et commanda la région aérienne de Dresde (Luftkreis 3 Dresden). Un an plus tard il devint le commandant de la région aérienne de Berlin (Luftwaffengruppe 1 Berlin) qui devint plus tard la flotte aérienne n°1 (Luftflotte 1). Il avait à cette époque sous ses ordres l'espace aérien de Berlin et de l'Allemagne centrale vers l'est.

[modifier] Seconde Guerre mondiale

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata le 1er septembre 1939, Kesselring commanda la Luftflotte 1 (Berlin), qui participa de manière significative à la campagne de Pologne. On lui décerna pour cette campagne la croix de chevalier de la croix de fer le 30 septembre 1939.

Le 19 juillet 1940, après la fin de la bataille de France, Kesselring devint tout de suite Generalfeldmarschall (maréchal) sans passer par le grade intermédiaire de Generaloberst (général d'armée).

Le général Kesselring durant la Seconde Guerre mondiale

Kesselring participa ensuite à la préparation de l'invasion de la Grande-Bretagne (opération Seelöwe), opération qui finalement fut abandonnée. À la tête de l'une des flottes aériennes allemandes durant la bataille d'Angleterre, il ordonna alors l'exécution d'attaques aériennes massives sur le sud de ce pays. Sa flotte aérienne comprenait environ 1000 avions.

Après l'attaque de l'Union soviétique en 1941, cette flotte fut déplacée en Pologne, puis, le 1er décembre 1941, l'état-major ainsi qu'une partie de cette flotte aérienne fut redéployée en Italie. Kesselring fut nommé commandant en chef du secteur sud (Oberbefehlshaber Süd), donc commandant en chef de toutes les unités de l'armée (Wehrmacht) en Europe du Sud et en Afrique du Nord. Sa mission principale était de combattre les troupes britanniques stationnées à Malte et d'assurer la protection des navires de ravitaillement de l'Axe, en particulier ceux à destination de l'Afrique du Nord. En reconnaissance pour son commandement efficace et les efforts fournis par sa troupe, Kesselring reçut les feuilles de chêne pour sa croix de chevalier de la croix de fer le 25 février 1942 et les glaives le 18 septembre de la même année.

Après le débarquement des Alliés en Italie, Kesselring organisa la retraite ordonnée des troupes de l'Axe tout en parvenant à maintes reprises à stopper l'avance des alliés. Il avait fait mentir l'affirmation de Churchill que l'Italie était le ventre mou de l'Europe. Il reçut pour cela les brillants pour sa croix de chevalier de la croix de fer un jour avant son quarantième anniversaire de service, le 19 juillet 1944. Vers la fin d'une des plus importantes batailles défensives en Italie, sur le versant nord des Apennins, Kesselring fut grièvement blessé en octobre 1944 lors de l'une de ses visites quotidiennes aux premières lignes. Après un passage à l'hôpital, Kesselring remplaça Von Rundstedt, limogé, le commandement du front de l'Ouest, qui se situait alors déjà en Allemagne du Sud, du 11 mars au 22 avril 1945. Ses premières mesures consistent en de multiples attaques contre la poche de Remagen; ces échecs lui font alors prendre conscience de l'impossibilité de la tâche qu'il doit assumer[2].
Le 3 mai il devint à nouveau commandant en chef du secteur Sud dont il signa la capitulation un jour plus tard. Le 15 mai il fut fait prisonnier par les Américains.

[modifier] L'après-guerre, sa condamnation à mort et sa libération

Fiche de détention de Kesselring

Le 6 mai 1947, il fut condamné à mort, après 57 jours d'audience, par un tribunal militaire britannique à Venise-Mestre (Italie) pour le fait d'avoir eu connaissance et toléré l'exécution d'otages en Italie du Sud. En juillet de la même année sa peine fut commuée en prison à perpétuité sur intervention de Churchill et il fut transféré dans la prison militaire de Werl en Allemagne. En 1948, sa peine fut réduite à 21 ans de prison, mais dès 1952 il fut, suite à son état de santé fragilisé par un cancer, libéré prématurément.

De 1952 à 1960, Kesselring fut le président de l'association d'anciens combattants Der Stahlhelm (le casque d'acier).

En 1953 et 1955, Kesselring publia ses mémoires : Soldat bis zum letzten Tag (Soldat jusqu'au dernier jour) et Gedanken zum 2. Weltkrieg (Réflexions sur la Seconde Guerre mondiale). Durant toute cette période il ne s'est jamais distancé de ses actes ou de sa loyauté inconditionnelle envers Adolf Hitler. Il est par contre sûr qu'il fut mêlé à des crimes de guerre durant la période où il était commandant en chef en Italie. Ainsi il fut au moins informé de l'exécution programmée de 300 civils dans les fosses Ardéatines et peut-être même a-t-il ordonné personnellement ce massacre.

Le 16 juillet 1960, il mourut suite à une crise cardiaque dans un sanatorium de Bad Nauheim et il fut enterré dans le cimetière de Bad Wiessee.

[modifier] Décorations

[modifier] Références

  1. Dossier "Metz en 1900", in L’Express, n° 2937, 18 - 24 octobre 2007.
  2. P.Masson, Histoire de l'armée allemande, p.461.
  3. a, b et c Rangliste des Deutschen Reichsheeres. Mittler & Sohn, Berlin, S. 118
  4. Veit Scherzer: Die Ritterkreuzträger 1939–1945. Scherzers Militaer-Verlag, Ranis, Jena 2007, ISBN 978-3-938845-17-2, S. 438
  5. Jörg Nimmergut: Deutsche Orden und Ehrenzeichen bis 1945. Band 4. Württemberg II – Deutsches Reich. Zentralstelle für wissenschaftliche Ordenskunde, München 2001, ISBN 3-00-00-1396-2, S. 2441

[modifier] Bibliographie

  • (fr) Richard J. Evans, Le Troisième Reich, 1939-1945, Flammarion Collection Au fil de l'Histoire, Paris, 2009, ISBN 978-2-0812-0955-8
  • (fr) Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande. 1939-1945, Perrin, 1994, ISBN 2-262-01355-1

[modifier] Voir aussi

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Fonctions militaires
Précédé par
Generalleutnant Albert Kesselring
Chef d'État-major de la Luftwaffe
(3 juin 1936 - 31 mai 1937)
Suivi par
General der Flieger Hans-Jürgen Stumpff
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aucun
Commandant de la Luftflotte 1
(1er février 1939 - 11 janvier 1940)
Suivi par
Generaloberst Hans-Jürgen Stumpff
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General der Flieger Hellmuth Felmy
Commandant de la Luftflotte 2
(12 janvier 1940 - 11 juin 1943)
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Generalfeldmarschall Wolfram Freiherr von Richthofen
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Aucun
Oberbefehlshaber Süd
(2 décembre 1941 - 10 mars 1945)
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Generaloberst Heinrich von Vietinghoff
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Generalfeldmarschall Gerd von Rundstedt
Oberbefehlshaber West
(11 mars 1945 - 22 avril 1945)
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aucun


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