Croix de Victoria

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Croix de Victoria
Image illustrative de l'article Croix de Victoria
Avers de la médaille, avec ruban et barrette

Type Médaille militaire
Décerné pour « Acte de bravoure remarquable, ou acte éminent d'audace, de vaillance ou d'abnégation, ou le dévouement ultime au devoir, en présence de l'ennemi[1],[2] »
Statut Toujours décernée
Description Croix pattée en bronze figurant une couronne surmontée d'un lion, avec la devise FOR VALOUR
Chiffres
Date de création 29 janvier 1856
Première attribution 1856
Dernière attribution 2006
Total de récompensés 1 356
Importance
Précédent Conspicuous Gallantry Cross Croix de George Aucune Suivant

Image illustrative de l'article Croix de Victoria
Ruban : 32 mm, cramoisi

La croix de Victoria (Victoria Cross) est la distinction militaire suprême de l'armée britannique et du Commonwealth. Instituée le 29 janvier 1856 par un arrêt royal de la reine Victoria pour récompenser les actes de bravoure pendant la guerre de Crimée, la croix de Victoria vise à ne récompenser que les prouesses militaires accomplies face à l'ennemi en temps de guerre. Elle doit être attribuée de la manière la plus « démocratique » possible en ne prenant en compte ni le grade, ni la religion, ni l'origine ethnique ou la condition sociale du récipiendaire.

La reine insista sur le fait que cette décoration exceptionnelle ne serait en aucune manière un ordre, contrairement à celui de la Jarretière ou du Bain, et ne serait donc point accompagnée d'un titre nobiliaire et ne comprendrait aucune hiérarchie honorifique en son sein. Aux dires de sa créatrice, elle serait la plus prisée des décorations parmi tous les membres, officiers ou simples soldats, des unités tant navales que militaires. Dès 1858, un décret royal inclut les marins ayant pu, par leur seul courage, sauver un navire. Ainsi elle fut aussi accordée dans de rares cas en hommage à d'autres gestes courageux.

Cette décoration en bronze, en forme de croix, porte l'écusson royal et les mots « FOR VALOUR ». Le ruban est rouge pourpre et les récipiendaires peuvent faire suivre leur nom des initiales « VC ». La croix de Victoria canadienne, créée en 1993 est identique à la croix originale, sauf pour l'inscription « PRO VALORE » en latin. Les gouvernements d'Australie et de Nouvelle-Zélande ont également institué leur croix de Victoria, respectivement la croix de Victoria australienne en 1991 et la croix de Victoria néo-zélandaise en 1999.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

En 1854, après 40 ans de paix, la Grande-Bretagne fut entraînée dans une grande guerre contre la Russie. La guerre de Crimée fut l'une des premières guerres avec des rapports modernes, et les dépêches de William Howard Russell (en) décrivaient de nombreux actes de bravoure qui ne furent pas récompensés[3].

Avant la guerre de Crimée, il n'y avait pas de système officiel et standardisé pour la reconnaissance et la récompense des actes de bravoure au sein de l'armée britannique. Les officiers étaient susceptibles d'être récompensés par un bas grade dans l'ordre du bain et par une promotion par brevet tandis qu'une citation militaire (« Mention in Despatches ») pouvait être attribuée pour des actes moins remarquables. Cette structure était très limitée ; en pratique, les récompenses de l'Ordre du bain étaient réservées aux officiers dits « field officers » (équivalents des officiers supérieurs de l'armée française)[4], et les citations militaires se limitaient globalement à ceux qui étaient subordonnés immédiats des commandants du champ de bataille, généralement des membres de l'équipe du commandant[5].

D'autres pays européens disposaient de récompenses qui ne discriminaient pas selon la classe ou le rang : la France décernait la Légion d'honneur et les Pays-Bas l'ordre de Guillaume. Le besoin d'une nouvelle décoration pour reconnaître le courage d'un homme indépendamment de la longueur ou du mérite de son service se faisait sentir parmi le public et à la Cour royale. La reine Victoria émit donc un mandat signé de sa main le 29 janvier 1856[3],[6] (publié le 5 février de la même année dans la London Gazette) qui créa officiellement la croix de Victoria. Le document était antidaté de 1854 afin de pouvoir récompenser des actes de bravoure effectués pendant la guerre de Crimée[7].

La reine avait demandé au ministère de la guerre de concevoir une nouvelle médaille qui ne reconnaîtrait pas la naissance ou la classe sociale. Elle devait être une décoration simple qui serait très prisée et recherchée dans les services militaires[8]. Pour maintenir cette simplicité, la reine Victoria refusa que le prix soit nommé l’« ordre militaire de Victoria » (« The Military Order of Victoria »), préférant l'appellation « croix de Victoria » (« Victoria Cross »). Le mandat original signalait que la croix ne devait être décernée qu'aux soldats qui avaient servi en présence de l'ennemi et qui avaient fait preuve de courage ou de dévouement[9]. La première cérémonie eut lieu le 26 juin 1857 : la reine investit 62 des 111 récipiendaires (soldats de la guerre de Crimée) à Hyde Park[3]. Charles Davis Lucas (en) fut le premier récipiendaire.

Au départ, il était prévu que les croix de Victoria soient fabriquées à partir du bronze extrait des tubes (cascabels) de deux canons pris aux Russes lors du siège de Sébastopol[10],[11],[12]. L'historien John Glanfield a prouvé depuis, grâce à l'utilisation de rayons X sur des anciennes croix, que leur métal provenait en réalité de pistolets chinois, et n'avait donc pas d'origines russes[13],[11],[12].Une autre théorie affirme que les pistolets étaient à l'origine des armes chinoises, mais que les Russes les auraient capturés et réutilisés à Sébastopol. On pensait aussi que certaines médailles fabriquées pendant la Première Guerre mondiale étaient composées de métal extrait de différentes armes chinoises pendant la révolte des Boxers (postérieure à la guerre de Crimée), bien que l'on ait recommencé à utiliser le métal originel après la guerre. D'autres sources de métal ont aussi été probablement utilisées entre 1942 et 1945 pour fabriquer cinq croix de Victoria pendant la Seconde guerre mondiale, car le métal de Sébastopol venait à manquer[13].

Les canons en question sont exposés au musée royal d'artillerie (en), situé à Woolwich. La portion restante du seul tube qui nous soit parvenu, pesant 358 oz (10 kg), est stocké dans une cave gardée par le régiment 15 du Royal Logistic Corps (en) à Donnington. Il ne peut être retiré qu'en présence de gardes armés. On a estimé à 80-85 le nombre de croix de Victoria fabricables à partir de cette source. Une seule entreprise d'orfèvres, Hancocks (en) à Londres, est responsable de la production de chaque croix décernée depuis sa création[14].

Évolution de la Victoria Cross[modifier | modifier le code]

Cette médaille est abandonnée au Canada en 1972 quand on institue des décorations canadiennes pour bravoure. Toutefois, en avril 1987, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney demande au directeur adjoint de la Chancellerie des ordres et décorations du Canada d'en examiner la réinstitution.

En 2005, l'ancien brigadier-général Pierre Senécal a proposé de remplacer la Victoria Cross par la croix de Vimy en souvenir de la bataille de la crête de ce nom au cours de laquelle près de 4 000 soldats canadiens ont été tués en 1917.

Notons qu'une croix semblable, la Victorious Cross (VC) a été créée par Idi Amin Dada, afin de copier la Victoria Cross.

Description[modifier | modifier le code]

L'avers et le revers de la croix de Victoria de Richard Turner, officier canadien durant la guerre des Boers et la Première Guerre mondiale

La croix de Victoria est une croix pattée de bronze, 41 mm de hauteur, 36 mm de large, figurant la couronne de saint Édouard surmontée d'un lion, et l'inscription « FOR VALOUR » (« Pour le courage »)[15]. À l'origine, l'inscription était « FOR THE BRAVE » (« Pour les courageux »), jusqu'à ce qu'elle soit changée sur recommandation de la reine Victoria, impliquant alors que tous les hommes dans la bataille ont été courageux[16]. La croix, la barre à laquelle elle est suspendue et le ruban pèsent environ 27 g.

La croix est suspendue par un anneau à une barre ornée de feuilles de laurier, à travers laquelle passe le ruban. Le revers de la barre de suspension est gravé du nom du récipiendaire, de son grade et de son unité[17]. Sur le revers de la médaille, on trouve un panneau circulaire sur lequel est gravée la date de l'acte pour lequel la croix a été attribuée[17].

La clause 1 du décret original (1856) précise que la « croix de Victoria est composée d'une croix de Malte de bronze »[15]. Néanmoins, elle a toujours été une croix pattée, et la différence d'avec le mandat n'a jamais été corrigée.

Le ruban est rouge, entre le rouge cramoisi et violet et il mesure 38 mm de large. La spécification originale des récompenses déclare que le ruban doit être rouge pour les récipiendaires appartenant à l'armée de terre et bleu pour ceux de la marine[18]. Toutefois, le ruban bleu foncé fut aboli peu après la formation de la Royal Air Force le 1er avril 1918. Le 22 mai 1920, le roi George V, a signé un mandat et déclaré que tous les bénéficiaires recevraient désormais un ruban rouge et que les bénéficiaires en vie de la version navale étaient tenus d'échanger leur ruban pour la nouvelle couleur. Bien que les décrets de la British Army établissent que la couleur du ruban doit être rouge, celle-ci est définie par la plupart des commentateurs comme étant cramoisie ou « vin rouge »[19].

Processus de remise[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria est décernée pour : « acte de bravoure remarquable, ou acte éminent d'audace, de vaillance ou d'abnégation, ou le dévouement ultime au devoir, en présence de l'ennemi » (most conspicuous bravery, or some daring or pre-eminent act of valour or self-sacrifice, or extreme devotion to duty in the presence of the enemy)[2].

Une recommandation pour la croix de Victoria est normalement faite par un officier au niveau du régiment, ou équivalent. Elle doit être appuyée par trois témoins, bien que cela ait été parfois dispensé[20]. La recommandation passe ensuite par la hiérarchie militaire jusqu'à ce qu'elle atteigne le secrétaire d'État à la Défense (Defence Secretary). Elle est ensuite déposée devant le monarque qui approuve la nomination avec sa signature.

Les citations à la croix de Victoria sont toujours promulguées dans la London Gazette, à la seule exception de l'attribution de celle du soldat inconnu américain en 1921[21]. Le décret royal de 1856 relatif à la croix de Victoria ne fait pas état de dispositions spécifiques quant à savoir qui devait remettre les médailles aux récipiendaires. La reine Victoria a indiqué qu'elle souhaitait décerner les médailles en personne (elle en a présenté 185 sur les 472 remises au cours de son règne). Les 62 premières médailles remises lors d'un défilé à Hyde Park le 26 juin 1857 par la reine Victoria comprises, près de 900 croix de Victoria ont été personnellement remises au destinataire par le monarque britannique régnant. Près de 300 ont été décernées par un membre de la famille royale ou par un dignitaire civil ou militaire. Enfin, environ 150 distinctions ont été soit transmises au récipiendaire ou à leurs proches parents par courrier recommandé, soit les détails des remises en sont inconnus[22].

Le décret royal original ne contenait pas de clause spécifique sur les distinctions à titre posthume, bien que la politique officielle fût de ne pas attribuer les croix à titre posthume. Entre la révolte des Cipayes et 1897, avec le début de la guerre des Boers, les noms de six officiers et soldats ont été publiés dans la London Gazette avec une note indiquant qu'ils auraient reçu la croix de Victoria s'ils avaient survécu. Trois avis ont été publiés en septembre 1900 et en avril 1901 pour bravoure durant la guerre des Boers. Dans un renversement partiel de la politique originale, six croix de Victoria à titre posthume, tous pour l'Afrique du Sud, dont les trois officiers et hommes mentionnés dans les avis en 1900 et 1901, ont été décernées le 8 août 1902. Cinq ans plus tard, en 1907, la politique à titre posthume a été complètement inversée et les médailles ont été envoyées aux proches des six officiers et soldats précédemment cités[23]. Le décret royal de la croix de Victoria n'a pas été modifié pour permettre explicitement la remise de récompenses à titre posthume jusqu'en 1920, mais un quart de toutes les récompenses pour la Première Guerre mondiale l'ont été à titre posthume[24],[25]. Bien que le décret de 1920 ait prévu des récompenses pour les femmes qui servent dans les forces armées, aucune femme n'a jamais obtenu de croix de Victoria.

Dans le cas d'un acte de bravoure accompli par un escadron, l'équipage d'un navire ou un détachement de soldats (comme les marines), dans laquelle tous les hommes sont considérés comme tout aussi braves et dignes de la croix de Victoria, une élection a lieu. Les officiers sélectionnent un officier, les sous-officiers sélectionnent un sous-officier et les simples soldats ou marins choisissent deux des leurs[26]. Sur les 46 croix de Victoria qui ont été attribuées après un scrutin, 29 de ces croix l'ont été au cours de la révolte des Cipayes. Quatre croix ont été octroyées à la division Q de la Royal Horse Artillery, pour la bataille de Sanna's Post (ou Korn Spruit) le 31 mars 1900 pendant la deuxième guerre des Boers. Les dernières distinctions pour l'armée de terre remises après un vote ont été les six croix de Victoria décernées aux fusiliers de Lancastre (Lancashire Fusiliers) du Royal Regiment of Fusiliers à W Beach pendant le débarquement à Gallipoli, le 25 avril 1915, bien que trois de ces récompenses n'ait pas été publiées au Journal officiel qu'en 1917. Les sept dernières récompenses remises après un scrutin ont été les seuls prix votés dans la marine, avec trois récompenses pour deux Q-Ships en 1917 et quatre pour le raid sur Zeebruges (Zeebrugge Raid) en 1918. Il n'y a pas eu d'autres récompenses collectives depuis 1918[20].

Entre 1858 et 1881, la croix de Victoria a pu être accordée pour les mesures prises « dans des circonstances de danger extrême » (under circumstances of extreme danger), pas forcément face à l'ennemi[27]. Six ont été décernées au cours de cette période, et cinq d'entre-elles pour un seul incident pendant l'expédition aux îles Andaman (Andaman Islands Expedition) en 1867[28]. En 1881, les critères ont changé à nouveau et la croix de Victoria ne fut attribuée uniquement que pour les actes de bravoure en présence de l'ennemi[28]. Pour cette raison, il a été suggéré par de nombreux historiens, dont Lord Ashcroft, que la nature changeante des guerres se traduira par moins d'attribution de croix de Victoria. La prévalence des techniques de combat éloignées ont induit une baisse de la possibilité de mener des actes de bravoure. Depuis 1940, les militaires s'étant distingués pour acte de bravoure en l'absence de l'ennemi ont reçu la croix de George, qui vient immédiatement après la croix de Victoria de l'ordre de préséance.

Distinctions coloniales[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria a été étendue aux troupes coloniales en 1867. L'extension a été faite suite à une recommandation pour acte de bravoure concernant le major Charles Heaphy, soldat colonial, pour son action lors des guerres maories en Nouvelle-Zélande en 1864[29]. Il a opéré sous commandement britannique et la croix lui a été décernée en 1867. Plus tard cette année, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a assumé la responsabilité complète des opérations, mais aucune nouvelle recommandation pour la croix de Victoria n'a été émise pour les troupes locales s'étant distinguées dans l'action[30]. Après les actes de bravoure accomplis par trois soldats néo-zélandais en novembre 1868 et janvier 1869 pendant les guerres maories, un ordre en conseil du 10 mars 1869 a créé une « décoration séparée » pour les membres des forces locales, décernée sans autorisation du secrétaire d'État aux colonies[31]. Bien que le gouverneur s'est vu reproché d'avoir abusé de son autorité, le décret a été ratifié par la reine. Le titre « décoration séparée » (Distinctive Decoration) a été plus tard remplacé par le titre croix de la Nouvelle-Zélande (New Zealand Cross)[30].

La question de savoir si les nominations pourraient être faites pour les troupes coloniales qui ne servaient pas sous le commandement des troupes britanniques n'a pas été posée en Nouvelle-Zélande, mais en 1881, elle a été posée en Afrique du Sud. Le chirurgien John McCrea, un officier des forces armées sud-africaines a été recommandé pour acte de bravoure au cours d'un épisode d'hostilités qui n'avait pas été approuvé par le gouvernement britannique. Il a reçu la croix de Victoria et le principe a été élargi : le comportement courageux pouvait être récompensé indépendamment de toute considération politique concernant les opérations militaires. Plus récemment, quatre soldats australiens ont reçu la croix de Victoria au cours de la guerre du Viêt Nam, bien que la Grande-Bretagne n'ait pas été impliquée dans le conflit[32].

Les troupes indiennes ne sont à l'origine pas éligibles pour la croix de Victoria, étant déjà admissibles pour l'ordre du Mérite indien depuis 1837, la plus ancienne récompense britannique pour la bravoure en général. Lorsque la croix de Victoria est créée en 1856, les troupes indiennes sont encore contrôlées par la Compagnie anglaise des Indes orientales et ne relèvent pas du contrôle de la Couronne jusqu'en 1860. Les officiers européens et les hommes servant dans la Compagnie des Indes n'étant pas admissibles à l'ordre du Mérite indien, la croix de Victoria a été étendue pour les inclure en octobre 1857. Ce n'est qu'à la fin du 19e siècle que les demandes des troupes indiennes à recevoir la croix de Victoria s'intensifient. Elles sont devenues éligibles à ce prix en 1911. Les premières croix remises aux troupes indiennes sont parues dans la London Gazette le 7 décembre 1914 pour Darwan Sing Negi (en) et Khudadad Khan (en). Negi a reçu avec la croix de Victoria des mains du roi George V lors d'une visite des troupes en France. La cérémonie a eu lieu le 5 décembre 1914 et il est l'un des très rares soldats ayant reçu son prix avant sa parution dans la London Gazette[33].

Distinctions séparées du Commonwealth[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria, gravée sur certaines tombes de la Commonwealth War Graves Commission

À la fin du XXe siècle, plusieurs pays du Commonwealth ont adopté leurs propres systèmes d'honneurs, distinct du système britannique des distinctions honorifiques. Cela a commencé avec l'indépendance de l'Inde en 1947, lorsque les nouveaux pays de l'Inde et le Pakistan ont présenté leurs propres systèmes de distinctions. La croix de Victoria a été remplacée respectivement par la Param Vir Chakra (PVC) et Nishan-e-Haider (NH), bien que les nouveaux pays aient continué d'autoriser les récipiendaires des distinctions britanniques à porter leurs récompenses lors des cérémonies officielles. Plusieurs soldats et officiers pakistanais étaient autorisés à porter à la fois les médailles britanniques et celles acquises plus tard lors des conflits indo-pakistanais.

Trois Royaumes du Commonwealth, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande, ont chacun créé leurs propres décorations pour récompenses la bravoure et le courage, remplaçant ainsi les décorations britanniques, telles que la croix militaire ou la croix de Victoria, par les leurs. Cependant, la plupart des pays du Commonwealth reconnaissent toujours la croix de Victoria comme leur plus haute décoration pour acte de bravoure[34].

L'Australie est le premier Royaume du Commonwealth à créer sa propre croix de Victoria, le 15 janvier 1991. Même si c'est une organisation séparée, son aspect est identique à son homologue britannique[35]. Le Canada a suivi le mouvement quand, en 1993, la reine Élisabeth II a signé des lettres patentes créant la croix de Victoria canadienne, qui est également similaire à la version britannique, à l'exception que la devise « FOR VALOUR » a été remplacée par son équivalent latin « PRO VALORE ». Cette langue a été choisie de manière à ne favoriser ni le français, ni l'anglais, les deux langues officielles du Canada[36]. La Nouvelle-Zélande a été le troisième pays à adapter la croix de Victoria à son propre système de distinctions honorifiques. Alors que la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont techniquement des croix de Victoria distinctes, la médaille est identique à la croix britannique, y compris le fait d'être fabriquées du même métal issu de la guerre de Crimée que la croix de Victoria britannique[37],[35]. La croix de Victoria canadienne est également fabriquée avec le métal des canons, additionné avec du cuivre et d'autres métaux venus de toutes les régions du Canada[38].

Depuis janvier 2009, seuls deux des croix de Victoria distinctes ont été attribuées. Willie Apiata reçu la croix de Victoria néo-zélandaise le 2 juillet 2007, pour ses actes lors de la guerre d'Afghanistan en 2004. Mark Donaldson a reçu la croix de Victoria australienne le 16 janvier 2009 pour des actes lors de l'opération Slipper, opération australienne durant la guerre en Afghanistan[39]. Une version canadienne devait initialement être attribué au soldat inconnu, lors de l'inauguration du nouveau monument du mémorial de Vimy (en France), le 7 avril 2007, date célébrant le 90e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, mais la pression des organisations des anciens combattants a causé l'abandon du projet[40].

Privilèges accordés par la croix[modifier | modifier le code]

Rente[modifier | modifier le code]

Annulation[modifier | modifier le code]

Récipiendaires[modifier | modifier le code]

Le plus grand nombre de VC décernées pour une seule action est de 11 lors de la bataille de Rorke's Drift, le 22 janvier 1879.

Les premiers récipiendaires remontent à la fin de la guerre de Crimée. Un total de 1 356 croix de Victoria ont été décernées depuis 1856 à 1 353 hommes.

Le plus grand nombre de croix de Victoria attribuées pour des actions sur une seule journée était de 24, le 16 novembre 1857, lors du siège de Lucknow durant la révolte des Cipayes et le plus grand nombre obtenu pour une seule action a été de 11 lors de la bataille de Rorke's Drift, le 22 janvier 1879, pendant la guerre anglo-zouloue. Le record pour le nombre de croix de Victoria décernées lors d'un seul conflit était de 628 au cours de la Première Guerre mondiale. Il ne reste que sept titulaires de la croix de Victoria en vie : trois Britanniques, un Australien et trois Gurkhas ; trois d'entre eux pour leurs exploits au cours de la Deuxième Guerre mondiale. En outre, un Néo-Zélandais détient la croix de Victoria néo-zélandaise et un Australien détient la croix de Victoria australienne. Huit des neuf titulaires survivants de la croix de Victoria ont assisté à la cérémonie du 150e anniversaire du souvenir à l'abbaye de Westminster, le 26 juin 2006.

En 1921, la croix de Victoria a été décernée au soldat inconnu américain de la Première Guerre mondiale (le soldat inconnu britannique s'est vu réciproquement attribuer la Medal of Honor américaine). En 1856, la reine Victoria a remis une croix de Victoria à l'hôpital militaire de Netley. Lorsque l'hôpital a été démoli en 1966, la croix, connue comme « The Netley VC », a été récupérée et est désormais exposée dans le Army Medical Services Museum de Mytchett (en), près de Aldershot.

Seconde obtention[modifier | modifier le code]

Trois personnes ont obtenu la croix de Victoria deux fois – ils sont alors autorisés à porter la croix et sa barrette : Noel Chavasse et Arthur Martin-Leake, deux médecins britanniques du Royal Army Medical Corps, pour le sauvetage de blessés sous le feu ennemi, et le Néo-Zélandais Charles Upham, un fantassin, pour ses actions au combat. Upham reste le seul soldat combattant à avoir reçu la croix de Victoria et la barrette.

Un Irlandais, le chirurgien général William Manley, reste le seul bénéficiaire de la croix de Victoria et de la croix de Fer allemande : la VC lui a été décernée pour son action durant l'invasion de Waikato lors des guerres maories, en Nouvelle-Zélande le 29 avril 1864, tandis que la croix de Fer lui a été décernée pour avoir soigné les blessés pendant la Guerre franco-allemande de 1870 à 1871.

Le lieutenant d'aviation néo-zélandais Lloyd Trigg, est le seul militaire à s'être vu attribuer une croix de Victoria uniquement sur des preuves fournies par l'ennemi, pour une action dans laquelle il n'y avait pas de témoins Alliés survivants. La recommandation a été faite par le capitaine de l'U-Boot allemand U-468, coulé par les avions de Trigg. Le capitaine de corvette Gerard Roope a également reçu une croix de Victoria sur la recommandation de l'ennemi, le capitaine de l'Admiral Hipper, mais il a par ailleurs bénéficié de nombreux témoignages de rescapés alliés pour corroborer ses actions.

Distinctions récentes[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale la croix de Victoria originale a été attribué 13 fois : quatre pour la guerre de Corée (1950-1953), une dans la Confrontation indonésio-malaisienne en 1965, quatre à des Australiens ayant pris part à la guerre du Viêt Nam (1959-1975), deux au cours la guerre des Malouines en 1982, une pour la guerre en Irak en 2004, et l'autre dans la guerre en Afghanistan en 2006. La croix de Victoria néo-zélandaise a été décernée une fois, pour des actions en Afghanistan en 2004, et remise en 2007. La croix de Victoria australienne a été décernée une fois, pour des actions en Afghanistan en 2008, et remise en 2009.

Les deux croix décernées au XXIe siècle au personnel militaire britannique l'ont été pour des actions dans les guerres en Afghanistan et en Irak. Le 18 mars 2005, le caporal (alors soldat) Johnson Beharry du 1er bataillon du Princess of Wales's Royal Regiment (régiment royal de la princesse de Galles) est devenu le premier récipiendaire de la croix de Victoria depuis le sergent Ian McKay en 1982. La distinction la plus récente de la croix de Victoria a été attribuée à titre posthume le 14 décembre 2006 au caporal Bryan Budd du 3e régiment parachutiste (en). Elle lui a été attribuée pour deux actes distincts de « inspirational leadership and the greatest valour » qui ont conduit à sa mort, lors des actions contre les talibans en Afghanistan en juillet et en août 2006.

Récipiendaires par nationalité[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les noms et statistiques des récipiendaires de la croix de Victoria proviennent du site des archives nationales britanniques[41].

Britanniques[modifier | modifier le code]

Plus de 776 Britanniques ont reçu la croix de Victoria[42], dont plus de 590 Anglais, 161 Écossais et 25 Gallois.

Irlandais[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria a été remise à 188 membres des forces armées nés en Irlande, de confession catholique ou protestante, et ayant servi sous commandement britannique avant son indépendance en 1921.

30 croix ont été décernées pour des actions au cours de la Guerre de Crimée (1853-1856), 52 pour la révolte des Cipayes, 43 pour les campagnes militaires de l'Empire britannique entre 1857 et 1914, 37 pour des actions au cours de la Première Guerre mondiale et 8 pour la Seconde Guerre mondiale.

Australiens[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria originale a été décernée à 96 militaires australiens, parmi lesquels 91 l'ont reçue pour leurs actions en tant que membres des forces armées australiennes, et les 5 autres pour leurs actions sous commandement sud-africain ou britannique[43].

La majorité des distinctions ont été décernées pour des actions au cours de la Première Guerre mondiale, soit 64 médailles, dont 9 l'ont été pour des actions lors de la bataille de Gallipoli (1915-1916). 20 médailles ont été décernées pour des actions au cours de la Seconde Guerre mondiale, 6 au cours de la Seconde Guerre des Boers (1899-1902), 4 lors de la guerre du Viêt Nam (1959-1975) et 2 lors de la guerre civile russe (1917)[44]. 28 Australiens ont reçu la croix de Victoria à titre posthume. 61 croix de Victoria sont exposées à l'Australian War Memorial, dont les 9 de la bataille de Gallipoli[45].

La croix de Victoria australienne a été décernée une fois depuis sa création en 1991 au soldat Mark Donaldson, membre de l'Australian Special Air Service (en) (forces spéciales australiennes) pour ses actions sous le feu ennemi au cours de la guerre en Afghanistan en 2008. En tant que distinction séparée, il n'est pas inclus dans la liste des récipiendaires australiens.

Canadiens[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria a été décernée à 94 Canadiens (dont des Canadiens intégrés aux forces armées d'autres pays du Commonwealth et certains étrangers servant dans des unités canadiennes) depuis sa création peu après la guerre de Crimée et 1993, date à laquelle la croix de Victoria canadienne a été créée. Cependant, aucun Canadien n'a reçu la croix de Victoria depuis 1945.

La majorité des médailles ont été remises pour des actions au cours de la Première Guerre mondiale, soit 71 croix, alors que 16 ont été décernées pour des actions au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les 8 autres croix ont été décernées pour des actions lors de la bataille de Balaklava (1854), de la révolte des Cipayes (1857-1858), ou de la Seconde Guerre des Boers (1899-1902)[46]. Deux individus ont mérité la Croix de Victoria sans tuer ni blesser personne : dans les années 1860, le soldat Timothy O'Hea a sauvé 800 immigrants allemands lors d'un feu ferroviaire à Danville au Québec, ainsi que le capitaine John Weir Foote (en) du The Royal Hamilton Light Infantry durant le débarquement de Dieppe en 1942. De plus, le lieutenant Alexander Roberts Dunn, a reçu la croix de Victoria pour son héroïsme au cours de la charge de la brigade légère lors de la bataille de Balaklava (1854).

Le dernier récipiendaire canadien vivant de la croix de Victoria originale, Ernest Alvia "Smokey" Smith, est décédé en août 2005[47].

Néo-Zélandais[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria a été décernée à 22 Néo-Zélandais, dont 13 durant la Grande Guerre. Le premier à avoir obtenu la croix de Victoria est Charles Neaphy en 1864 lors des guerres maories. Cyril Ruston Guyton Bassett est le premier des Néo-Zélandais à recevoir la croix lors de la Première Guerre mondiale à Gallipoli. Sous le feu de l'ennemi, il installa des lignes téléphoniques et, non sans humour, affirma « qu'il était si petit par la taille que les balles lui passaient au-dessus ». Henry James Nicholas, récipiendaire de la croix de Victoria en 1917 est tué lors des dernières opérations militaires de la guerre le 23 octobre 1918 à Beaudignies près du Quesnoy, dans le Nord de la France. 8 Néo-Zélandais furent décorés de la VC lors de la Seconde Guerre mondiale pour des opérations en Crête, en Égypte, en Tunisie, aux Pays-Bas, en Allemagne et sur l'Atlantique.

Le Major General Lord Bernard Cyril Freyberg, gouverneur général de Nouvelle-Zélande de 1946 à 1952 reçut la croix de Victoria en 1916 lors de la bataille de la Somme tandis qu'il servait dans l'armée britannique. Il est considéré comme le symbole des liens qui unissent les deux nations, britannique et néo-zélandaise.

Autres[modifier | modifier le code]

Des militaires d'autres nationalités ont été récompensés par la croix de Victoria originale pour leurs actions de bravoure sous commandement britannique :

Valeur[modifier | modifier le code]

Ventes de la médaille[modifier | modifier le code]

Certains récipiendaires ont ressenti le besoin de vendre leurs médailles, souvent pour éviter les disputes entre leurs enfants[49] :

« En vendant leur médaille, ils éliminent le problème. Maintenant, qu'ils la vendent contre une somme si énorme, c'est très difficile de laisser sa médaille à un régiment. Le plus important est qu'elle soit visible quelque part pour servir comme une inspiration future. »

— Didy Grahame, secrétaire de la Victoria Cross and George Cross Association[49]

La valeur des croix de Victoria peut être vue aux sommes croissantes atteintes pour leur vente aux enchères. En 1955, le lot de médailles décernées à Edmund Barron Hartley a été vendu chez Sotheby's pour le prix - qui devint un record - de 300 £ (340 €). En octobre 1966, le régiment du Middlesex acheta pour un prix record de 900 £ (1 000 €) une croix décernée après la bataille de la Somme. En janvier 1969, la collection de médailles de William Rennie se vendit à 1 700 £ (1 900 €)[50]. En avril 2004, la croix attribuée en 1944 au sergent Norman Jackson, soldat de la Royal Air Force, a été vendue aux enchères pour 235 250 £ (268 800 €)[51].

Le 24 juillet 2006, une vente aux enchères chez Bonhams (Sydney) de la croix décernée au capitaine Alfred Shout (en) atteignit la somme d'un million de dollars australiens[52]. Cette croix avait été donnée à titre posthume en 1915 à Alfred Shout pour un combat au corps à corps dans les tranchées de Lone Pine (en) à Gallipoli en Turquie. L'acheteur, Kerry Stokes, a ensuite donné la médaille au mémorial australien de la guerre : elle est exposée avec les huit autres médailles décernées à des Australiens ayant combattu à Gallipoli[51].

Vols[modifier | modifier le code]

Collections[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Ce tableau liste les principaux musées ayantNote 1 au moins dix croix de Victoria[53],[54].

Au Royaume-Uni
Musée Lieu Nombre de croix de Victoria possédées
Imperial War Museum Kennington, Londres 50
National Army Museum Chelsea (Londres) 39
Royal Green Jackets Museum Winchester, Hampshire 34
Royal Engineers Museum Gillingham 26
Army Medical Services Museum Mytchett, Surrey 22
Firepower, The Royal Regiment of Artillery Museum Woolwich, Londres 20
Queen's Own Highlanders Museum Ardersier (en), Inverness-shire 16
South Wales Borderers Museum Brecon, Pays de Galles 16
Green Howards Regimental Museum Richmond, Yorkshire 15
Royal Fusiliers Museum Tour de Londres 12
Gordon Highlanders Museum Aberdeen 12
National Maritime Museum Greenwich, Londres 11
National War Museum of Scotland Château d'Édimbourg 11
RAF Museum Hendon, London 11
Sherwood Foresters Museum Nottingham 11
Gurkha Museum Winchester, Hampshire 10
Royal Marines Museum Portsmouth, Hampshire 10
Royal Welch Fusiliers Museum Caernarfon Castle, Wales 10
Hors du Royaume-Uni
Mémorial australien de la guerre Canberra, Australie 61 Note 2
Musée canadien de la guerre Ottawa, Ontario 33
Musée militaire de Nouvelle-Zélande Waiouru, Nouvelle-Zélande 11

>Note 1.Beaucoup de croix sont prêtées aux musées par des particuliers, et ne leur appartiennent donc pas[53].

Note 2.Il s'agit de la plus grande collection publique de croix de Victoria dans le monde[55], en incluant les neuf croix de Victoria décernées à des Australiens à Gallipoli).

Collections privées[modifier | modifier le code]

L'homme d'affaires et politicien britannique Michael Ashcroft a réuni dans sa collection privée plus de 150 croix. Lord Ashcroft obtint la première en 1986 et la collection contient plus d'un dixième de toutes les croix décernées, ce qui en fait la plus grande collection publique ou privée de ces décorations. Elle est administrée par The Ashcroft Collection Trust. Ashcroft a publié en novembre 2006 un ouvrage intitulé Victoria Cross Heroes (voir la bibliographie)[56]. Il a été annoncé en juillet 2008 qu'il avait donné 5 millions de livres sterling pour une galerie permanente à l'Imperial War Museum, où les 50 croix de Victoria du musée seront exposées à côté de sa propre collection de 162 croix[57].

La croix de Victoria dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Mémoriaux[modifier | modifier le code]

En 2004, un mémorial de la Croix de Victoria et de la Croix de George a été installé dans l'abbaye de Westminster à proximité de la tombe du Soldat inconnu[58]. L'abbaye de Westminster est un monument célébrant l'histoire britannique, et elle contient de nombreux monuments commémoratifs et des mémoriaux célébrant les figures centrales qui ont jalonnés l'histoire du pays, y compris Charles Darwin, Isaac Newton, Charles Dickens ou William Shakespeare, et les tombes de plusieurs des monarques britanniques, tels que Jacques Ier ou Élisabeth I. Ainsi, le choix de construire le mémorial des croix de Victoria et de George à Westminster correspond à un grand honneur[59].

William Lummis MC, est un historien militaire qui a reconstitué une archive sur les états de service et les tombes des titulaires de la croix de Victoria[60]. Son travail a été résumé dans une brochure qui est devenue la source sur la question de la part des autorités. Conscient des limites de son travail, Lummis a encouragé David Harvey à le poursuivre, qui a à son tour publié un ouvrage en 2000, Monuments to Courage: Victoria Cross Monuments and Headstones[61].

Dans l'art[modifier | modifier le code]

Le sujet d'un soldat recevant la croix de Victoria a été fréquemment représenté par les artistes depuis la création de la médaille. On peut citer en particulier les cinquante tableaux de Louis William Desanges, peints entre 1850 et 1860. La plupart étaient exposés à la galerie égyptienne (Egyptian Gallery) de Piccadilly, et ont été déplacés en 1900 par Lord Wantage dans la galerie de la croix de Victoria (Victoria Cross Gallery) dans la ville de Wantage (Berkshire). Plus tard, la collection a été dispersée et la plupart des tableaux ont été remis aux régiments représentés.

Un certain nombre de représentations de la croix de Victoria ont été réalisées dans le cadre d'une brochure de propagande commandée par le Ministère de l'information au cours de la Seconde Guerre mondiale[58].

En 2007, le Royal Mail a utilisé le matériel provenant des archives de William Lummis pour éditer une collection de timbres commémorant les récipiendaires de la croix de Victoria[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Énoncé original : Most conspicuous bravery, or some daring or pre-eminent act of valour or self-sacrifice, or extreme devotion to duty in the presence of the enemy
  2. a et b (en) « Military Honours and Awards », sur le site du ministère de la Défense (consulté le 7 mars 2010)
  3. a, b et c Préface de Ashcroft 2006
  4. Avant-propos du décret : (en) And, whereas, the third class of Our Most Honourable Order of the Bath is limited, except in very rare cases, to the higher ranks of both services, and the granting of Medals, both in Our Navy and Army, is only awarded for long service or meritorious conduct, rather than for bravery in action or distinction before an enemy.
    (fr) Et, alors, la troisième classe de Notre Très Honorable Ordre du Bain est limitée, sauf dans de très rares cas, aux grades supérieurs des deux services, et l'octroi de médailles, tant dans notre marine et notre armée de terre, n'est octroyée que pour un long service ou une conduite méritoire, plutôt que pour un acte de bravoure au combat face à l'ennemi.
  5. Duckers 2001, p. 283
  6. London Gazette: no. 21846. pp. 410–411. 5 février 1856.
  7. Ashcroft 2006, p. 7-10
  8. (en) « The Victoria Cross », Vietnam Veterans Of Australia (consulté le 8 mars 2010)
  9. Décret original, clause 5 : (en) Fifthly. It is ordained that the Cross shall only be awarded to those officers and men who have served Us in the presence of the enemy, and shall have then performed some signal act of valour or devotion to their country.
    (fr) Cinquièmement. Il est décrété que la Croix ne peut être attribuée qu'à ces officiers et soldats qui Nous ont servi en présence de l'ennemi, et qui ont alors effectué un acte de grande bravoure ou de dévouement envers leur pays.
  10. Beharry et Cook 2006, p. 359
  11. a et b (en) « 150 years of the Victoria Cross », sur sur le site du Royal Naval Museum (consulté le 15 mars 2010)
  12. a et b (en) « Hancocks of London History of VC » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Hancocks of London. Consulté le 9 mars 2010
  13. a et b (en) Catronia Davies, « Author explodes myth of the gunmetal VC », Daily Telegraph,‎ 28 décembre 2005 (lire en ligne)
  14. (en) « Hancocks Jewellers », Hancocks of London (consulté le 9 mars 2010)
  15. a et b Décret royal original, clause 1 : (en) Firstly. It is ordained that the distinction shall be styled and designated "The Victoria Cross", and shall consist of a Maltese cross of bronze, with our Royal crest in the centre, and underneath with an escroll bearing the inscription "For Valour".
    (fr) Premièrement. Il est décrété que la distinction doit porter le titre de « croix de Victoria », et se compose d'une croix de Malte de bronze, avec notre Timbre royal dans le centre, et au-dessous, une couronne portant l'inscription « Pour la valeur ».
  16. (en) « 150 years of the Victoria Cross », sur le site du Royal Naval Museum (consulté le 7 mars 2010)
  17. a et b (en) « The Victoria Cross », sur le site des Vétérans australiens de la guerre du Viêt Nam (consulté le 7 mars 2010)
  18. Décret royal original, clause 2 : (en) Secondly. It is ordained that the Cross shall be suspended from the left breast by a blue riband for the Navy, and by a red riband for the Army.
    (fr) Deuxièmement. Il est décrété que la Croix est suspendue à partir de la poitrine de gauche par un ruban bleu pour la Marine, et par un ruban rouge pour l'Armée.
  19. (en) « The Victoria Cross », sur le site de l'Imperial War Museum (consulté le 7 mars 2010)
  20. a et b Crook 1975, ch. 18
  21. (en) « Posthumous VCs », sur le site du National Army Museum (consulté le 7 mars 2010)
  22. Pillinger et Staunton 2000, p. 73
  23. (en) London Gazette: no. 27986. pp. 325–326. 15 janvier 1907.
  24. Crook 1975, ch. 8
  25. (en) London Gazette: no. 31946. pp. 6702–6703. 18 juin 1920.
  26. Décret royal original, clause 13 : (en) Thirteenthly. It is ordained that in the event of a gallant and daring act having been performed by a squadron, ship's company, or detached body of seamen and marines not under fifty in number, or by a brigade, regiment, troop or company in which the admiral, general, or other officer commanding such forces may deem that all are equally brave and distinguished, and that no special selection can be made by them, then is such case the admiral, general, or other officer commanding, may direct that for any such body of seamen or marines, or for every troop or company of soldiers, one officer shall be selected by the officers engaged for the Decoration, and in like manner one petty officer or non-commissioned officer shall be selected by the petty officers and non-commissioned officers engaged, and two seamen or private soldiers or marines shall be selected by the seamen, or private soldiers, or marines engaged, respectively for the Decoration, and the names of those selected shall be transmitted by the senior officers in command of the Naval force, brigade, regiment, troop, or company, to the admiral or general officer commanding, who shall in due manner confer the Decoration as if the acts were done under his own eye.
    (fr) Treizièmement. Il est décrété que dans le cas d'un acte brave et audacieux ayant été effectué par un escadron, une compagnie navale, ou un organisme indépendant de marins ou de Marines ne comptant pas plus de cinquante hommes, ou par une brigade, un régiment, une troupe ou une compagnie dans laquelle l'amiral, le général, ou un autre officier commandant de telles forces jugent que tous sont tout aussi braves et distingués, et qu'aucune sélection spéciale ne peut être faite parmi eux, alors, dans un tel cas, l'amiral, le général ou l'autre officier commandant, peut demander que pour tout corps de marins ou de marines, ou pour toute troupe ou compagnie de soldats, un officier doit être choisi par les officiers engagés pour la décoration, et de même, un sous-officier est choisi par les sous-officiers engagés, et deux matelots, soldats ou Marines sont choisis par les autres marins, soldats ou marines, engagés respectivement pour la décoration, et les noms de ceux qui ont été ainsi sélectionnés sont transmis par les officiers supérieurs commandant les forces navales, la brigade, le régiment, la troupe ou la compagnie en question, à l'amiral ou au commandant général, qui, doit comprendre la situation comme si les actes de bravoure avaient été accomplis sous ses yeux.
  27. Amendement du 10 août 1858 : (en) Subject to the rules and ordinances already made, on Officers and Men of Her Majesty's Naval and Military Services, who may perform acts of conspicuous courage and bravery under circumstances of extreme danger, such as the occurrence of a fire on board ship, or the foundering of a vessel at sea, or under any of the other circumstance in which, through the courage and devotion displayed, life or public property may be saved.
    (fr) Sous réserve des règles et ordonnances déjà faites, les hauts fonctionnaires et les hommes de la Marine de Sa Majesté et des services militaires, qui ont pu accomplir des actes de courage remarquables dans des circonstances de danger extrême, telles que la survenue d'un incendie à bord d'un navire, ou le naufrage d'un navire en mer, ou dans chacune des autres circonstances au cours desquelles, par leur courage et leur dévouement affiché, la vie ou la propriété publique ont pu être sauvées.
  28. a et b (en) « The Victoria Cross (VC) », sur le site du Britich War Memorial (consulté le 7 mars 2010)
  29. (en) « Biographie de Charles Heaphy », sur New Zealand Encyclopedia (consulté le 7 mars 2010)
  30. a et b Abbott et Tamplin 1981, ch. 34, p. 230-236
  31. (en) « The New Zealand Cross », sur New Zealand Encyclopedia (consulté le 7 mars 2010)
  32. Crook 1975, ch. 19, p. 242-251
  33. Crook 1975, ch. 11, p. 117-125
  34. (en) London Gazette: no. 56878. pp. 3351–3352. 17 mars 2003.
  35. a et b (en) « Victoria Cross for Australia - Australia Celebrating Australians », sur le site du gouvernement australien (consulté le 7 mars 2010)
  36. (en) [vidéo] « Top military honour now cast in Canada: report », sur le site de CTV News,‎ 3 mars 2007 (consulté le 7 mars 2010)
  37. (en) « New Zealand Gallantry Awards » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du gouvernement néo-zélandais. Consulté le 7 mars 2010
  38. (fr) « Croix de Victoria canadienne », sur le site du ministère des Ressources naturelles canadien (consulté le 7 mars 2010)
  39. (en) « AUSTRALIA'S newest Victoria Cross medal is to be displayed at the Australian War Memorial in Canberra. », sur le site du quotidien The Australian',‎ 22 janvier 2009 (consulté le 7 mars 2010)
  40. (en) « Vets irate at Victoria Cross proposal », sur le site The Star.com,‎ 7 mars 2007 (consulté le 7 mars 2010)
  41. Il est à noter que seuls 1 236 récipiendaires sont listés dans les bases de données, sur les 1 353 au total.
  42. La liste n'est pas exhaustive, en raison du manque d'informations disponibles.
  43. (en) « List of Australians Awarded the Victoria Cross », sur le site de l'Australian and New Zealand Army Corps (consulté le 17 mars 2010)
  44. (en) « Victoria Cross for Australia », sur le site du Gouvernement australien (consulté le 17 mars 2010)
  45. (en) « Victoria Crosses at the Memorial », sur le site de l'Australian War Memorial (consulté le 17 mars 2010)
  46. (fr) « Décorés canadiens de la V.C. », sur le site des Anciens combattants canadiens (consulté le 17 mars 2010)
  47. (en) « Ottawa pays respects to Smokey Smith », sur le site de CBC News,‎ 9 août 2005 (consulté le 17 mars 2010)
  48. Dominion britannique de 1907 à 1934, et devient la 10e province canadienne en 1949. Ne compte donc pas dans la liste des récipiendaires canadiens.
  49. a et b « The world's most exclusive club », sur le site du ministère de la Défense,‎ 30 avril 2007 (consulté le 16 June 2007)
  50. £1700 World Record...;The Times; 22 janvier 1969; p. 12 col F
  51. a et b (en) « Gallipoli VC medal sets auction record », The Age,‎ 24 juillet 2006 ([url=http://www.theage.com.au/news/National/Gallipoli-VC-medal-sets-auction-record/2006/07/24/1153593264537.html lire en ligne])
  52. (en) Iain Stewart, « The Victoria Cross ... awarded to Captain Alfred Shout have been sold at auction », sur Victoria Cross.org (consulté le 21 mars 2010)
  53. a et b « List of Museums », sur Victoria cross.org (consulté le 7 mars 2010)
  54. « Collections and exhibitions », Gordon Highlanders' Museum (consulté le 7 mars 2010)
  55. (en) Australian War Memorial « List of Australian Victoria Cross », Australian War Memorial (consulté le 7 mars 2010)
  56. (en) « Ashcroft Collection website », Lord Ashcroft (consulté le 10 mars 2010)
  57. (en) Andrew Pierce, « World's largest VC collection to go on show », Daily Telegraph,‎ 8 juillet 2008 (lire en ligne)
  58. a et b (en) « The Art of War », sur le site des Archives Nationales (consulté le 8 avril 2010)
  59. (en) « Westminster Abbey, London », sur Sacred Destinations (consulté le 8 avril 2010)
  60. (en) « Lummis cited as leading VC researcher » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 8 avril 2010
  61. (en) David Harvey, Monuments to Courage: Victoria Cross Monuments and Headstones, Londres, Naval & Military Press Ltd,‎ 2000, 433 p. (ISBN 1843423561)
  62. (en) « Victoria Cross Presentation Pack », sur le site de la boutique du Royal Mail (consulté le 8 avril 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kevin Brazier, The Complete Victoria Cross, Londres, Pen & Sword Military,‎ 2010, 320 p. (ISBN 978-1848841505)
  • (en) Michael Ashcroft, Victoria Cross Heroes, Londres, Headline Book Publishing,‎ 2006, 335 p. (ISBN 0755316320)
  • (en) Johnson Beharry et Nick Cook, Barefoot Soldier: A Story of Extreme Valour, Londres, Sphere,‎ 2006, 370 p. (ISBN 0-316-73321-0)
  • (en) Max Arthur, Symbol of Courage; Men behind the Medal, Londres, Pan Books,‎ 2005, 320 p. (ISBN 978 0 330 49133 4)
  • (en) John Glanfield, Bravest of the Brave, Londres, Sutton Publishing Ltd,‎ 2005, 182 p. (ISBN 0750936959)
  • (en) Peter Duckers, British Gallantry Awards, 1855–2000, Londres, Shire Publications Ltd,‎ 2001, 64 p. (ISBN 0747805164)
  • (en) David Harvey, Monuments to Courage: Victoria Cross Monuments and Headstones, Londres, Naval & Military Press Ltd,‎ 2000, 433 p. (ISBN 1843423561)
  • (en) Dennis Pillinger et Anthony Staunton, Victoria Cross Presentations and Locations, Londres, Woden,‎ 2000, 74 p. (ISBN 0646397419)
  • (en) Nora Buzzell, The Register of the Victoria Cross, Londres, This England,‎ 1997, 3e éd., 352 p. (ISBN 0-906324-03-3)
  • (en) Dennis Graham, Scotland's Forgotten Valour, Londres, MacLean Press,‎ 1995 (ISBN 1-899272-00-3)
  • (en) Peter Edward Abbott et J. M. A. Tamplin, British Gallantry Awards, Londres, Nimrod Dix and Co.,‎ 1981, 316 p. (ISBN 0902633740)
  • (en) M. J. Crook, The Evolution of the Victoria Cross: a study in administrative history, Londres, Midas Books,‎ 1975, 321 p. (ISBN 0 85936 041 5)
  • (fr+en) Défense nationale, Distinctions honorifiques et reconnaissance pour les hommes et les femmes des Forces canadiennes, gouvernement du Canada,‎ 2008, 148 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]