Massacre des Fosses ardéatines

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Massacre des Fosses ardéatines
Image illustrative de l'article Massacre des Fosses ardéatines
L'entrée des Fosses ardéatines.

Date
Lieu Rome, Drapeau de l'Italie Italie
Victimes Civils italiens
Morts 335
Auteurs Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Motif Représailles à l'attentat de Via Rasella
Participants Régiment de police SS Bozen
Guerre Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 41° 51′ 24″ N 12° 30′ 37″ E / 41.856666666667, 12.510277777778 ()41° 51′ 24″ Nord 12° 30′ 37″ Est / 41.856666666667, 12.510277777778 ()  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Massacre des Fosses ardéatines

Le massacre des Fosses ardéatines désigne le massacre de 335 civils italiens perpétré par les troupes d'occupation nazies à Rome le . Ce massacre fut commis en représailles à un attentat le jour précédent, via Rasella.

Les Fosses sont devenues un monument ouvert au public.

Les faits[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 1944, une attaque à la bombe dans la via Rasella tue 32 soldats allemands, plus un le lendemain. En représailles, Karl Hass, avec le capitaine Erich Priebke et d'autres officiers, prennent en otage 335 hommes. La liste est établie avec l'aide du chef de la police romaine, Caruso. Les quatre premiers otages sont pris dans la prison de Regina Coeli de Rome parmi les condamnés à mort. Leur nombre étant nettement insuffisant, les Allemands prennent en otage plus de 200 détenus. Le nombre de 335 est atteint après une rafle dans le ghetto où des dizaines de Juifs sont arrêtés, avec, parmi eux, un adolescent de 15 ans. Le jour suivant, les otages sont transportés aux Fosses ardéatines dans le quartier d'Ardeatino, en périphérie de Rome. Hass, Priebke et leurs soldats assassinent méthodiquement chacun d'entre eux d'une balle dans la tête (plus de 10 otages par soldat allemand). Ce massacre est un des plus importants de l'histoire italienne de la Seconde Guerre mondiale.

Les responsables du massacre[modifier | modifier le code]

Le massacre est organisé et exécuté par Herbert Kappler, à l'époque commandant de la police militaire allemande à Rome, assisté de son adjoint le capitaine Erich Priebke ainsi que du commandant Karl Hass.

Herbert Kappler est également responsable de la fusillade du Ghetto de Rome d’octobre 1943 et des tortures contre les partisans antifascistes dans la prison de la via Tasso.

Herbert Kappler est arrêté par les Anglais à la fin de la guerre, puis remis aux autorités italiennes en 1947. Il est condamné à la prison à vie. En 1977, malade du cancer, il profite d'une hospitalisation pour s'évader. Il meurt l'année suivante dans sa ville natale, en Allemagne, âgé de 70 ans.

Erich Priebke et Karl Hass sont rattrapés sur le tard par la justice italienne. Leur procès a dans un premier temps débouché sur un verdict plutôt clément, comme le souligne L'Humanité en 1997[1]. Néanmoins, un second procès a lieu en 1998, au cours duquel ils sont condamnés à la prison à vie, peine qui, en raison de leur grand âge (plus de 85 ans), est commuée en internement à domicile[2] ou résidence surveillée. Hass meurt en 2004 à 91 ans, Priebke fin 2013 à 100 ans révolus.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alessandro Portelli, L'ordine è già stato eseguito, Donzelli, Roma, 1999.
  • Ascanio Celestini, Radio clandestine - Mémoire des Fosses ardéatines, traduit par Olivier Favier avec le soutien de la maison Antoine Vitez, Espaces 34, Montpellier, 2009.[1] Dans ce récit inspiré par le livre d'Alessandro Portelli, Ascanio Celestini montre, à l'instar de l'historien romain, comment la mémoire commune a par endroit, rejoint le révisionnisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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