Bombardement de Rotterdam

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Bombardement de Rotterdam
Centre de Rotterdam après le bombardement. La Laurenskerk (Église Saint-Laurent), gravement endommagée et maintenant restaurée) est le dernier monument d'architecture médiévale.
Centre de Rotterdam après le bombardement. La Laurenskerk (Église Saint-Laurent), gravement endommagée et maintenant restaurée) est le dernier monument d'architecture médiévale.
Informations générales
Date 14 mai 1940
Lieu Rotterdam, Pays-Bas
Issue Victoire allemande
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand Drapeau des Pays-Bas Royaume des Pays-Bas
Commandants
Drapeau de l'Allemagne nazie Hermann Göring Drapeau des Pays-Bas Henri Winkelman
Seconde Guerre mondiale,
Bataille des Pays-Bas
Batailles
Bataille des Pays-Bas

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Front d’Europe de l’ouest

Coordonnées 51° 57′ 52″ N 4° 27′ 04″ E / 51.96443056, 4.4512361151° 57′ 52″ Nord 4° 27′ 04″ Est / 51.96443056, 4.45123611  

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bombardement de Rotterdam.

Le bombardement de Rotterdam réfère au bombardement stratégique de Rotterdam par la Luftwaffe le 14 mai 1940, durant la bataille des Pays-Bas de la Seconde Guerre mondiale. L'objectif était de soutenir les armées allemandes combattant dans la ville pour briser les résistances néerlandaises et les pousser à capituler. Bien que les négociations furent fructueuses, la communication défaillante du côté allemand causa la destruction inutile d'une grande partie du centre-ville.

Contexte historique : la bataille des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Situation néerlandaise juste avant le bombardement.
  •      Emplacement des lignes de défense néerlandaises et de la zone où les troupes néerlandaises sont présentes
  •      Forte ligne de défense néerlandaise contre les blindés
  •      Défenses néerlandaises en Zélande
  •      Ligne de défense belge
  •      Défenses françaises aux Pays-Bas
  •      Emplacement des troupes allemandes ainsi que des zones sous contrôle allemand

Le 14 mai à 09h00, un messager allemand franchit le Willemsbrug pour porter un ultimatum du général Schmidt au colonel Pieter Scharroo, commandant néerlandais à Rotterdam, exigeant une capitulation de la ville si une réponse positive n'avait pas été reçue dans les deux heures, « les moyens les plus sévères d'anéantissement » seraient employés. Toutefois, Scharroo n'a pas reçu le message avant 10h00. Ne se sentant pas disposé à se rendre en soi, il demanda à Winkelman des instructions, ce dernier, apprenant que le document n'avait pas été signé, ne contenait pas le nom de l'expéditeur, chargea Scharroo de lui envoyer un émissaire néerlandais pour clarifier les choses et gagner du temps.

À 12h15, un officier néerlandais, le capitaine Bakker, remis cette demande à von Choltitz. Au retour de l'envoyé allemand, à 12h00, Schmidt avait déjà envoyé un message radio pour que le bombardement soit reporté parce que les négociations avaient commencé. Juste après, l'envoyé néerlandais reçu un deuxième ultimatum, désormais signé par Schmidt et avec un nouveau temps d'expiration pour 16h20.

Déroulement du bombardement[modifier | modifier le code]

Autour de 13h20, deux formations de He 111 de la Kampfgeschwader 54[1] arrivaient, n'ayant pas reçu l'ordre de rappel. Cela a été justifié plus tard par les Allemands par le fait qu'ils avaient déjà démonté et rangé dans les remorques leurs antennes. Schmidt ordonna de tirer des feux rouges de signalisation pour indiquer que le bombardement était interrompu, mais seulement l'escadron qui était en train de lâcher ses bombes, venant du sud-ouest, abandonna son attaque, après le largage de leurs bombes par les trois premiers avions. Les 54 autres Heinkel, s'étant approchés de l'est, ont continué à lâcher les leurs pour un grand total de 1308 bombes, détruisant la ville et tuant un millier de civils.

Les incendies qui ont suivi le bombardement de Rotterdam, détruisirent environ 24 000 maisons, laissant près de 80 000 habitants sans abri. À 15 h 50, Scharroo capitula devant Schmidt en personne. Pendant ce temps, Goering avait ordonné un second bombardement de la ville - un groupe d'Heinkel avait déjà décollé - à réaliser à moins qu'un message n'ait été reçu que l'ensemble de Rotterdam soit occupé. Lorsque Schmidt a entendu parler de l'ordre, il s'empressa d'envoyer un message non codé à 17 h 15 signalant que la ville avait été prise, bien que cela n'ait pas encore eu lieu. Les bombardiers furent rappelés juste à temps.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le bombardement force les Pays-Bas à capituler le 15 mai 1940, mettant un terme à la bataille des Pays-Bas et initiant une période d'occupation jusqu'à la libération par les Alliés en 1944-1945.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Killen, La Luftwaffe, Paris, Robert Laffont, 1968, p. 132

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Het bombardement van Rotterdam, 14 mei 1940: Incident of berekening? (Dutch Edition), Het bombardement van Rotterdam, 14 mei 1940: Incident of berekening? (Dutch Edition) P.W.M Hasselton, De Bataafsche Leeuw, 1999, 96 pages. (ISBN 9067075043)

Liens externes[modifier | modifier le code]