Deutsches Afrikakorps

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DAK
Image illustrative de l'article Deutsches Afrikakorps

Période 19 février 1941 – mai 1943
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Wehrmacht
Type Division blindée
Effectif 250 000[Quand ?][réf, nécessaire] personnes
Équipement 560 chars
300 avions
1 000 pièces d'artillerie
[réf. nécessaire]
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Guerre du désert
Commandant historique Erwin Rommel

Le Deutsches Afrikakorps (en abrégé Afrika Korps, Afrikakorps ou DAK) était le quartier général commandant les divisions allemandes de panzers dans les déserts de Libye et d'Égypte occidentale, puis en Tunisie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Peu à peu, le nom Afrika Korps engloba le QG et les unités militaires qui lui étaient rattachées.

Le DAK fut formé le 19 février 1941 après la décision d'envoyer un corps expéditionnaire en Libye italienne[1] pour soutenir les troupes de Mussolini. En effet, les Italiens étaient bloqués par la contre-offensive du VIIIe corps d'armée britannique, contre-offensive appelée Opération Compass. Le corps expéditionnaire allemand était commandé par le général Erwin Rommel et avait à l'origine pour seule mission de reconquérir la Cyrénaïque et la Libye. Le DAK n'a jamais été accusé de crime de guerre.

Organisation[modifier | modifier le code]

Deux chasseurs Messerschmitt Me 109E-4 survolant le ciel de Libye en 1941.
Crédits photo : National Museum of the United States Air Force ; procédé de recolorisation.

Le DAK fut envoyé en Libye pour soutenir l'effort des forces Italiennes face aux Britanniques.

Ceci donnait un total de 45 000 hommes et de 250 chars.

En août 1941, ces divisions sont commandées par le général Cruewell. Le 25 mai 1942, alors que les Allemands lancent leur dernière grande offensive, le DAK compte 320 chars allemands et 240 chars italiens contre plus de 900 chars alliés de la 8e armée britannique.

Erwin Rommel discute avec le major général Georg von Bismarck en juin 1942.
Canon antichar Pak-40 en 1941.

Le 13 juin 1942, les Britanniques ne disposent plus que de 70 chars, alors que Rommel dispose toujours de 150 blindés.

Lors de l'offensive alliée d'El-Alamein du 23 octobre 1942, les Alliés renforcés peuvent compter sur 1 200 chars, alors que les forces de l'Axe ne disposent plus que d'environ 500 chars allemands et italiens. Les renforts arrivant difficilement, le manque de matériel s'accompagne d'un manque de carburant, de soutien aérien et d'artillerie.

Le 3 novembre 1942, le DAK ne dispose plus que de 20 chars, cela sera alors la traversée du désert jusqu'à sa capitulation en Tunisie[2].

Les unités allemandes de la Panzergruppe Afrika, devenues Panzerarmee Afrika puis Heeresgruppe Afrika furent par la suite, outre les trois précitées :

Commandement[modifier | modifier le code]

Début fin Grade Commandant
14 février 1941 15 août 1941 Generalfeldmarschall Erwin Rommel
15 août 1941 1er septembre 1941 Generalleutnant Ferdinand Schaal
1er septembre 1941 15 septembre 1941 General der Panzertruppen Philipp Müller-Gebhard
15 septembre 1941 9 mars 1942 General der Panzertruppen Ludwig Crüwell
9 mars 1942 19 mars 1942 General der Panzertruppen Walther Nehring
19 mars 1942 29 mai 1942 General der Panzertruppen Ludwig Crüwell
29 mai 1942 31 août 1942 General der Panzertruppen Walther Nehring
31 août 1942 1er septembre 1942 Generalleutnant Fritz Bayerlein
1er septembre 1942 2 septembre 1942 General der Panzertruppen Gustav von Värst
2 septembre 1942 13 novembre 1942 General der Panzertruppen Wilhelm Ritter von Thoma
13 novembre 1942 15 janvier 1943 General der Panzertruppen Gustav Fehn
28 février 1943 16 mai 1943 General der Panzertruppen Hans Cramer

Calendrier des opérations[modifier | modifier le code]

Les victoires[modifier | modifier le code]

Quand le DAK arriva en Libye, le maréchal italien Rodolfo Graziani venait de perdre la Cyrénaïque après une tentative d'invasion de l'Égypte qui a rapidement tourné à la déroute. Rommel réussit à reconquérir le terrain perdu jusqu'à Marsa Matruh (Masah Matrouh), qui se situe à 200 km d'Alexandrie, en assiégeant Tobrouk. Il repoussa l'Opération Battleaxe du général Wavell, mais fut vaincu en novembre 1941 par l'Opération Crusader d'Auchinleck et Cunningham. Repoussé à son point de départ, il attaque à nouveau début 1942 après avoir reçu des renforts. Stoppé sur la ligne Gazala, il la tourne en mai 1942, enlève Tobrouk et force les Britanniques à refluer jusqu'à El-Alamein. Il tente vainement de percer en ce lieu en juillet puis août mais doit finalement s'installer sur la défensive.

Les premières défaites[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 1942, la bataille d'El Alamein met un terme aux victoires de l'Axe en Afrique.

En décembre 1942, le maréchal anglais Bernard Montgomery s'empare définitivement de Tobrouk. En janvier 1943, des troupes et de l'aviation françaises font mouvement vers la Tunisie précédant les troupes américaines. Rommel remporte néanmoins la bataille de Kasserine face aux Américains du général Lloyd Fredendall. Mais les troupes américaines changèrent de chef. Patton les concentra en un fer de lance qui commencèrent à enfoncer l'Afrika Korps.

Kasserine fut le dernier succès de Rommel, rappelé en Europe par Hitler, officiellement pour raisons médicales ; Rommel savait que le motif inavoué était de préserver sa réputation militaire auprès de l'opinion publique allemande[3].

Intervention des Forces Françaises libres[modifier | modifier le code]

La 8e armée britannique marchant vers l'ouest à travers la Libye fut rejointe par la colonne de Leclerc. Ce dernier avait lancé le 22 décembre, l'offensive sur le Fezzan et conduit sa colonne, forte de 4 000 Africains et 600 Européens appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le 12 janvier, Mourzouk le 13 et Tripoli le 25. Le 2 février 1943, il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la 8e armée britannique à la campagne de Tunisie. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste à une attaque allemande et sort vainqueur, Leclerc s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes

Les troupes de l'Afrika Korps, sous le commandement de von Arnim, capitulèrent le 12 mai 1943.

Fin de l'Afrika korps[modifier | modifier le code]

Les Alliés retirèrent du théâtre européen les hommes de l'Afrika Korps, devenus prisonniers de guerre. Ils furent embarqués, sous bonne garde, le 16 mai 1943 à cap Bon dans des navires de transport de troupes à destination des États-Unis et du Canada[3].

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

  • Stab des korps
  • 5. Leichte-Division
  • 15e Panzerdivision
  • Korpskartenstelle (mot) 576
  • Oasen-Bataillon zbv 300
  • Panzerjäger-Abteilung (mot) 605
  • I/Flak Regiment (mot) 18
  • I/Flak Regiment (mot) 33
  • Flak-Abteilung (mot) 606
  • Nachrichten-Abteilung (mot) 475
    • Leichte Nachrichtenkolonne
    • Funkleitstand Zug 10
    • Panzer Funk Zug
    • Funk Zug
    • Fernkabel Zug
  • Nachschub-Bataillon (mot) 572
    • Grosse Kraftwagenkolonne
    • Grosse Kraftwagenkolonne für Betriebsstoff
    • Kraftwagenwerkstat Zug
    • Munitionsverwaltung Kompanie 588
  • Wasserversirgungs Bataillon (mot) 580
    • Wasserversorgungs Kompanie (SW) 659
    • Wasserdestillations Kompanie (mot) 655
    • Grosse Wasserkolonne 641
    • Grosse Wasserkolonne 645
    • Grosse Wasserkolonne 651
    • Filterkolonne 877
    • Wehrgeologenstelle (mot) 8
    • Wehrgeologenstelle (mot) 12
  • Aufklärungs Kompanie (mot) 580
  • Feldersatz Bataillon 598
  • Feldersatz Bataillon 599
  • Bäckerei Kompanie (mot) 554
  • Korps-Verpflegungslager (mot)
  • Feldgendarmerie-Trupp (mot) 498
  • Feldpostamt (mot)

Hymne[modifier | modifier le code]

Char d'assaut Tiger I capturé par les Américains près de Tunis en 1943
Heiß über Afrikas Boden die Sonne glüht,
Unsere Panzermotoren singen ihr Lied.
Deutsche Panzer im Sonnenbrand,
Stehen zur Schlacht gegen Engeland.
Es rasseln die Ketten, es dröhnt der Motor !
Panzer rollen in Afrika vor !


Sous le soleil brûlant d'Afrique,
Les moteurs de nos panzers chantent.
Blindés allemands dans le feu du soleil,
Prêts au combat contre l'Angleterre.
Cliquettent les chaînes, grondent les moteurs !
En Afrique, les chars avancent !

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Opération Sonnenblume
  2. Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale et de ses origines - Jean Dumont
  3. a et b Source : Apocalypse, la Seconde Guerre mondiale par Isabelle Clarke et Daniel Costelle ; 5e partie, L'étau (1942-1943).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Carell, Afrika Korps, J'ai lu, coll. « leur aventure », n°A27/28/29
  • Benoît Rondeau, Afrikakorps, l'armée de Rommel, Tallandier, 2013
  • Claus Sylvester, Journal d'un soldat de l'Afrika Korps J'ai lu, coll. « leur aventure », n°A172/173
  • François De Geoffre (photogr. collections privées des pilotes et Capitaine Eichenbaum), Normandie Niemen : Souvenirs d’un pilote, Paris, Editions André Bonne,‎ 1958, 19x14, 288 p.
    L'auteur mentionne un épisode de sa vie où en décembre 1942 (pp. 28-30), il combat en janvier 1943 sur le front de Tunisie (Tebessa et Telept) contre des « chasseurs nazis ».
  • Raymond Dronne (préf. éditeur), Leclerc et le serment de Koufra, Paris, Editions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure / A239 »,‎ 1970, poche, 321 p.
    L'auteur dévoile (pp. 207-291) la campagne à travers le Fezzan, la Libye et la Tunisie.
  • Cédric Mas, Juin-novembre 1942 : la bataille d'El Alamein, Paris & Bayeux, Uniformes & Heimdal,‎ 2012, 1e éd. (ISBN 978-2-84048-341-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]