Usinor

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Usinor
Description de l'image Usinor.gif.
Création 1948
Disparition 2002
Siège social Drapeau de France Denain (France)
Activité Sidérurgie
Produits Fer, Métal
Filiales Sollac, Sacilor

Usinor était un groupe sidérurgique français fondé en 1948. Il a fusionné, en 1986, avec Sacilor et le avec l'espagnol Aceralia et le luxembourgeois Arbed pour former le groupe européen Arcelor.

Au début de l'année 2006, le groupe néerlandais Mittal Steel Company (d'origine indienne) lance une offre publique d'achat sur Arcelor qui aboutit à une fusion des deux groupes en pour former ArcelorMittal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Usinor[modifier | modifier le code]

En 1948, Usinor (Union sidérurgique du Nord de la France) est créé, prenant la suite des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est et des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de Denain-Anzin[1]. En 1967, Usinor fusionne avec Lorraine-Escaut (aujourd'hui AFS Sedan)[2]. A la fin des années 1970, l'entreprise est confrontée à de graves difficultés économiques. Le gouvernement de Raymond Barre intervient massivement pour sauver l'entreprise qui est un gros employeur[3]. En 1977, la direction décide de fermer l'usine ultramoderne de Louvroil. En 1981, Usinor est nationalisé[1]. En 1972[réf. nécessaire], Usinor entre dans le capital de Solmer.

Sacilor[modifier | modifier le code]

En 1948, Sollac est créé avec le financement du plan Marshall, regroupant dans une coopérative de laminage les principaux sidérurgistes lorrains[1]. En 1950, Sidélor, est créé, regroupant les principaux sidérurgistes lorrains hors de Wendel. En 1964, Sacilor est créé pour construire la nouvelle aciérie de l'usine sidérurgique de Gandrage-Rombas, dans la vallée de l'Orne en Moselle. En 1968, Wendel-Sidélor est créé. En 1970, Solmer est créée à Fos-sur-Mer[4]. En 1973, Sacilor est créé par fusion de Sacilor et de Wendel-Sidelor. En 1981, Sacilor est également nationalisé.

Fusion Usinor-Sacilor[modifier | modifier le code]

En 1983, Usinor ferme ses usines de Denain[5].

En 1986, Usinor et Sacilor fusionnent, un plan prévu depuis leur nationalisation en 1981 afin de restructurer leurs capitaux et se refaire une santé financière. L'opération est engagée par Édouard Balladur, devenu ministre de l'économie lors de la première cohabitation. Alain Madelin, alors ministre de l'industrie, nomme Francis Mer à la direction de la nouvelle structure[6]. Entre 1975 et 1987, 100 milliards de francs de subventions publiques ont été absorbés dans les restructurations des deux sociétés, dont 80 milliards pour l'accompagnement social[3].

En 1990, Usinor absorbe Sollac. En 1991, Sacilor absorbe Ugine-ALZ, et le Crédit lyonnais prend une participation de 20% dans le groupe[6]. En 1994, le groupe regroupe les aciers spéciaux au sein de la holding Aster. En 1995, après que la nationalisation a mené à la suppression de 20 000 emplois au sein du groupe, Usinor-Sacilor est privatisé alors qu'il est le troisième groupe sidérurgique mondial et évalué à 17 milliards de francs[6]. En 1997, Usinor-Sacilor devient Usinor. En 1998, le groupe fait l'acquisition de Cockerill-Sambre, propriétaire d'EKO Stahl[7]. En 1999, le groupe Usinor est réorganisé.

Création d'Arcelor[modifier | modifier le code]

En 2001, Usinor fusionne avec le luxembourgeois Arbed et l'espagnol Aceralia. Le nom de la nouvelle entité, Arcelor, est une contraction d'Arbed, Aceralia et Usinor. Le nouveau groupe devient le numéro mondial de l'acier, mais se fait dépasser en 2004 par le groupe Mittal[8].

Acquisition par Mittal[modifier | modifier le code]

En 2006, le groupe Mittal lance une OPA hostile sur Arcelor qui résulte à son acquisition et à la création du premier groupe sidérurgique mondial[8]. Via cette acquisition, le nouveau groupe Arcelor-Mittal récupère tous les actifs d'Usinor, dont le château de Montataire, que le groupe cherche à revendre en 2010[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Notice historique », sur Archivesnationales.culture.gouv.fr
  2. « Historique », sur Afs-sedan.com
  3. a et b «La nationalisation n'a pas stoppé les pertes d'emplois», lefigaro.fr, 28/11/2012
  4. Jacques Corbion (préf. Yvon Lamy), Le Savoir… fer — Glossaire du haut fourneau : Le langage… (savoureux, parfois) des hommes du fer et de la zone fonte, du mineur au… cokier d'hier et d'aujourd'hui, 5,‎ [détail des éditions] (lire en ligne), § Sacilor
  5. Marie Goudeseune, « Usinor Denain : le traumatisme est toujours là », sur Nordeclair.com,‎ 8 aôût 2010
  6. a, b et c Isabelle Mandreau, « Usinor-Sacilor: jour J-1 de la privatisation. Le troisième groupe sidérurgiste mondial est estimé à 17 ou 18 milliards », sur Libération.fr,‎
  7. Michel Capron, « La sidérurgie en Wallonie entre Usinor, Duferco et Arcelor », sur Cairn.info,‎ 2003
  8. a et b Elsa Bembaron, « Pourquoi ArcelorMittal s'appelle ArcelorMittal », sur Lefigaro.fr,‎
  9. Eric de Legge, « ArcelorMittal cherche à se débarrasser du château de Montataire », sur Journaldunet.com,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Freyssenet, La sidérurgie française 1945-1979. L'histoire d'une faillite,‎ (lire en ligne)
  • Où va la sidérurgie ? auteurs J.Y.ROGNANT - C.ROMAIN - F.ROSSO, Éditions Syros - 1977.
  • Les Wendel, Trois siècles d'Histoire, auteur Yves GUENA, Éditions PERRIN, 2004.
  • Laminage Continu, crise d'une région, échec d'un régime. Pierre BELLEVILLE - Éditions JULLIARD - 1968.

Liens externes[modifier | modifier le code]