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Anctoville-sur-Boscq

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Anctoville-sur-Boscq
Anctoville-sur-Boscq
La commune et le passage à niveau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
François Lemoine
2020-2026
Code postal 50400
Code commune 50008
Démographie
Gentilé Anctovillais
Population
municipale
436 hab. (2021 en diminution de 6,03 % par rapport à 2015)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 38″ nord, 1° 31′ 56″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 69 m
Superficie 2,15 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Granville
(banlieue)
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bréhal
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.anctoville-sur-boscq.fr

Anctoville-sur-Boscq (prononcé /ɑ̃ktovilsyʁbo:/) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 436 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 215 hectares, le territoire d'Anctoville-sur-Boscq est le moins étendu de l'arrondissement de Coutances.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée »0[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Cotentin et à l'ouest du département de la Manche, frais, humide et pluvieux, où les contrastes pluviométrique et thermique sont parfois très prononcés en quelques kilomètres quand le relief est marqué[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 937 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Longueville à 2 km à vol d'oiseau[5], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Anctoville-sur-Boscq est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Granville[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[11]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,2 %), zones agricoles hétérogènes (42 %), zones urbanisées (6,4 %), terres arables (0,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Anschetevilla en 1155[15].

Il s'agit d'un toponyme médiéval en -ville, au sens ancien de « domaine rural », précédé de l'anthroponyme norrois Ásketill, dont est issu le nom de personne Anquetil[16], ancien prénom devenu nom de famille normand au XIIIe siècle.

La référence au fleuve côtier le Boscq a été ajoutée en 1947, pour faire la distinction avec Anctoville (Calvados).

Le gentilé est Anctovillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1318, Philippe le Long disposa, en faveur de la Sainte-Chapelle à Paris, de quelques fermes d'Anctoville.

Raoul d'Octonville (fl. XIVe siècle- 1412), né probablement à Anctoville-sur-Boscq, fera assassiner le duc d'Orléans, déclenchant la guerre des Armagnacs et des Bourguignons. Il avait été officier de l'écurie puis des finances de Charles VI, garde de l'épargne de Charles VI qui tombe dans la folie, destitué par le duc d'Orléans, et passé dans le camp du duc de Bourgogne[17].

Jacques Le Campion (Périers, 1767- Anctoville, 1843), négociant et armateur, président de la chambre de commerce de Granville, sauva, en 1830, le prince de Polignac du lynchage en fuite en le conduisant à Saint-Lô. Jacques Edmond Le Campion, son fils, qui fut maire de Granville, dilapida la fortune du père[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1806 Hilaire François Gervais   Curé d’Anctoville
1806 1831 Paul Jacques Desisles    
1831 1836 Pierre François Herpin    
1836 1838 Francois Desdouitils    
1839 1855 Francois Letellier    
1855 1878 Jean Marie Herpin    
1878 1881 François Masselin    
1881 1889 Victor Perrée    
1889 1892 Léon Heleine    
1892 1901 Eugène de la Musse    
1901 1914 Jacques Avril    
1915 1938 François Avril    
1939 1943 André Masselin    
1944 1975 René Hélène    
1976 1983 Serge Martin    
1983 1995 Guy Besnard    
mars 1995 2008 Louis Lagouge   Négociant en carrelage
mars 2008[18] octobre 2009 Sylvain Lebreton    
janvier 2010[19] mai 2020 Nadine Bunel[20]   Mère au foyer
mai 2020[21] En cours François Lemoine   Sapeur-pompier
Une partie des données est issue d'une liste établie par Jean Pouëssel et J-Pierre Lehoussu[17].

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2021, la commune comptait 436 habitants[Note 5], en diminution de 6,03 % par rapport à 2015 (Manche : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259219232243219208219227211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
199206212202199170169135138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
146140132118129125103112119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
11098111178285418498498498
2015 2020 2021 - - - - - -
464439436------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Des carrières, aujourd'hui abandonnées, situées le long du ruisseau du Boscq, exploitaient un filon de quartz[17].

Cidrerie au manoir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
Le manoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 9.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 50.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Granville comprend une ville-centre et huit communes de banlieue.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  5. « Orthodromie entre Anctoville-sur-Boscq et Longueville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Longueville » (commune de Longueville) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Longueville » (commune de Longueville) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  10. « Unité urbaine 2020 de Granville », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  11. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Granville », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1019.
  16. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150).
  17. a b c d et e Gautier 2014, p. 50.
  18. « Anctoville : démission du maire et de 4 élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  19. « Ouest-france.fr - Nadine Bunel : « J'aborde ma fonction avec enthousiasme » - Anctoville-sur-Boscq »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le )
  20. a et b Réélection 2014 : « Anctoville-sur-Boscq (50400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  21. « François Lemoine élu maire de la commune » (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  26. Œuvres mobilières à Anctoville-sur-Boscq.