La Haye-Pesnel

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La Haye-Pesnel
La Haye-Pesnel
Mairie
Blason de La Haye-Pesnel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
Alain Navarret
2020-2026
Code postal 50320
Code commune 50237
Démographie
Gentilé Hayland
Population
municipale
1 294 hab. (2018 en diminution de 5,2 % par rapport à 2013)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 44″ nord, 1° 23′ 48″ ouest
Altitude Min. 62 m
Max. 134 m
Superficie 6,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bréhal
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.lahayepesnel.fr

La Haye-Pesnel est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 294 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en bordure nord-ouest de l'Avranchin. Son bourg est à 15 km au nord d'Avranches, à 16 km au sud-ouest de Villedieu-les-Poêles et à 18 km au sud-est de Granville[1].

Le territoire est bordée par le Thar.

Le point culminant (134 m) se situe à l'est, près du lieu-dit Blin. Le point le plus bas (62 m) correspond à la sortie de l'Airou du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Haye-Pesnel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,5 %), zones agricoles hétérogènes (21,6 %), zones urbanisées (15 %), forêts (3 %), terres arables (0,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Haia Paganelli au XIIe siècle[10].

Le toponyme Haye est dérivé du germanique haga qui avait le sens de « lisière de forêt ». Il a donné le français haie qui originellement pouvait aussi désigner ce qui restait d'un bois essarté[11].
Pesnel est le patronyme des anciens seigneurs de l'« honneur de la Haye », les Paisnel ou Paynel.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de La Haye-Libre[12].

Le gentilé est Hayland.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'affaire criminelle Soulas s'est déroulée dans la commune. Elle fut jugée à Paris, par la chancellerie d' Henri IV d'Angleterre le [13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Haye-Pesnel

Les armes de la commune de La-Haye-Pesnel se blasonnent ainsi :
D'or aux deux fasces d'azur accompagnées de neuf merlettes de gueules ordonnées en orle entre les fasces 5, 2 et 3[14].

Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille Paynel ou Painel (éteinte), anciens seigneurs de la Haye-Pesnel et la baronnie de Hambye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1860   M. Morin[15]    
  mars 1983 Georges Peuvrel[16]    
mars 1983 mars 2001 François Labarrière RPR Médecin
mars 2001[17] mars 2008 Daniel Villain UMP Commerçant
mars 2008[18] mars 2014 Robert Levivier PS[19] Professeur de sciences physiques
mars 2014[20] En cours Alain Navarret EM Vétérinaire, conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[21].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l’académie de Caen. Elle dispose d'un collège — le collège Louis-Beuve — et d'une école publique. S'ajoute à ces deux institutions une école élémentaire privée : l'école Saint-Michel.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2018, la commune comptait 1 294 habitants[Note 4], en diminution de 5,2 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7909577858299631 0101 1011 051968
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9389008849359451 0011 0091 030978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9621 0551 1241 0361 0441 0951 0701 1931 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1251 1931 2881 3551 2841 3171 3671 3541 366
2018 - - - - - - - -
1 294--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Ganne, au nord-est, entre la route de Cérences et l'Airou, motte et basse-cour avec fossés du château de la famille des Paynel. Détruit par les Anglais, il ne fut pas reconstruit et on préféra ériger un nouveau château dans le bourg dont il ne reste aucune trace.
  • Église Sainte-Madeleine. Cette église dépend de la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[25]. La cloche historique avec une inscription révolutionnaire, au pied de l'édifice, fondue en 1793, est classée à titre d'objet aux monuments historiques[26]. Deux confessionnaux sont également classés[27].

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (une fleur) au concours des villes et villages fleuris[28].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive haylande fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[29]. Elle possède aussi une équipe de tennis de table, qui évolue en D1 du comité de la Manche[30].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  11. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 102.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, 2012.
  14. « GASO, la banque du blason - La Haye-Pesnel Manche » (consulté le 30 janvier 2014).
  15. Annuaire du département de la Manche, 33e année, 1861, p 123
  16. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  17. « Daniel Villain se représentera en mars », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 août 2014).
  18. « Le maire Robert Levivier et les quatre adjoints élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 août 2014).
  19. « Appel des élus du département de la Manche pour la victoire de François Hollande le 6 mai 2012 » [PDF] (consulté le 28 janvier 2013).
  20. « Le maire Alain Navarret et les adjoints élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 août 2014).
  21. « La Haye-Pesnel (50320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 mai 2014).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Site du diocèse
  26. « Cloche », notice no PM50000527, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « 2 confessionnaux », notice no PM50000526, base Palissy, ministère français de la Culture.
  28. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris - La Haye-Pesnel » (consulté le 16 août 2014).
  29. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent S Haylande » (consulté le 29 août 2014).
  30. « Site de la Fédération française de tennis de table - Résultats de la poule D du comité de la Manche » (consulté le 27 novembre 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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