Yquelon

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Yquelon
Yquelon
Église Saint-Pair.
Blason de Yquelon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
Stéphane Sorre
2020-2026
Code postal 50400
Code commune 50647
Démographie
Gentilé Yquelonnais
Population
municipale
1 113 hab. (2018 en augmentation de 6,61 % par rapport à 2013)
Densité 520 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 56″ nord, 1° 33′ 15″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 67 m
Superficie 2,14 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Granville
(banlieue)
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Granville
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Yquelon

Yquelon (prononcer /iklɔ̃/) est une commune du canton de Granville située dans le département de la Manche (région Normandie) en France, peuplée de 1 113 habitants[Note 1] (les Yquelonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 214 hectares, le territoire d'Yquelon est le moins étendu du canton de Granville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Yquelon est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Granville, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[5] et 25 791 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes : Hiquelon en 1172 (Rob. Tor., p.j. XXXIII), Ikelon en 1180-1200 (B.R. Leber, av.19)[10],[11], Yquelont en 1236 - 1244[12].

Formé de deux mots Scandinaves : eik « chêne » et lundr « bois ». D'où : « le bois de chênes »[13].

Les formes les plus anciennes pourrait inciter à voir dans Yquelon, un toponyme en -on, terminaison toponymique issue du gallo-roman -O / -ONE, précédé d'un radical Hiquel- ou Iquel-. Cependant comme les attestations d’Yquelon sont relativement récentes, les toponymistes s'attachent davantage aux formes plus anciennes d’Iclon à Angiens (Seine-Maritime), mentionné dès 1088 sous la forme Ichelunt. En effet, le [t] final était encore prononcé à l'époque et son maintien montre qu'il s'agit en réalité de l'élément -lunt fréquent par ailleurs en Normandie. Il représente selon ces mêmes spécialistes, l'ancien scandinave lundr « bosquet, bois »[14], [15]. Il explique de nombreux toponymes en -lon, -ron, voire -non de Normandie, dont les formes les plus anciennes sont toujours en -lunt ou -lont (exemple : Étoublon à Sotteville, Manche; Stobelont en l'an 1000).

Une désinence -e explique la finale -de que l'on retrouve dans les toponymes terminés par -londe(s) (exemple : Étalondes, Becquelonde, Rollonde, Vindelonde, etc.) et les nombreux la Londe plus récents. Ce terme avait le sens de « bosquet, bois » en dialecte normand encore au XVe siècle. Elle existe aussi en Scandinavie, par exemple dans Skovlunde au Danemark, équivalent du noms de lieu norvégien Skoglund. Il y a au moins sept autres Yclon / Iclon en Haute-Normandie, parfois sans ambiguïté comme le Bois d'Yclon (Critot, Bosc d'Iquelon en 1402).

Le premier élément Yque- est issu de l'ancien scandinave eik « chêne » que l'on retrouve aussi dans Yquebeuf (Seine-Maritime, Ykebo XIIe siècle)[16]. François de Beaurepaire cite le substantif eik « chênes » (au pluriel) pour Yquelon, eiki « chêne » (au singulier) pour Yquebeuf et eiki « chênes » (au pluriel) pour Iclon[17]. Or en vieux norrois, le singulier est eik (sauf au génitif eikar / eikur) et le génitif pluriel est eika (éventuellement eiki). Il s'agit donc, selon tout vraisemblance du pluriel eiki ou eika.

Le sens global de ce toponyme est donc « bois des chênes »[18]. Homonymie avec Eikelund (Télémark) en Norvège, Egelund au Danemark et Eklund en Suède.

Remarque : L'association de l'appellatif lundr avec un nom d'arbre va de soi et il existe plusieurs toponymes en -lon ou -ron dont le premier élément est un nom d'arbre, comme dans les nombreux Bouquelon / Bouquelonde de Haute-Normandie (exemple : Bouquelon), dont le premier élément est bók « hêtre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'affaire Pierre Héry se déroule à Yquelon. Elle a été jugée par la cour d'assises de la Manche le [19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de YQUELON (Manche).svg

Les armes de la commune d'Yquelon se blasonnent ainsi :
D'azur à l'église du lieu d'argent ouverte et ajourée de sable, au chef d'or chargé de trois coquilles de gueules[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1831 1835 Jean-Pierre Pinsonnet    
         
1865 1871 René Aimable Mulot Durivage    
1871 1874 Lambernon Carolins    
1874 1876 Alphonse Le Pelley – Fonteny    
1876 1880 Emmanuel Matté    
1880 1892 Pierre-Olivier Delarue    
1892 1912 Charles Le Pelley – Fonteny    
1912 1929 Paul Bailleul    
1929 1938 Louis Lemonnier    
1939 1945 Jacques Delalande    
1945 1948 ... Travert    
1948 1965 Jacques Delalande    
1965 1971 Jean Ledrans    
1971 1989 Jules Lemains    
1989 mars 2008 Jean-Louis Angelloz SE Retraité de l'EDF
mars 2008 mai 2020 Chantal Tabard[21]   Adjointe administrative
mai 2020 en cours Stéphane Sorre[22] SE Comptable à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP)[23]
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[21].

Administration religieuse[modifier | modifier le code]

Culte catholique : Yquelon relève du diocèse de Coutances et Avranches. Avant 1801 la paroisse relevait de l'ancien diocèse de Avranches puis de l'éphémère diocèse de la Manche.

L'ancienne paroisse catholique d'Yquelon, qui était à l'origine de la commune actuelle, a été supprimée en 1995. Yquelon relève désormais de la nouvelle paroisse de Granville. L'église reste toutefois église paroissiale, au même titre que les autres églises des anciennes paroisses.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2018, la commune comptait 1 113 habitants[Note 4], en augmentation de 6,61 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419497460474505494485479470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
451458449426357403402353302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369302345304312330344389350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3984264916747189589919811 048
2018 - - - - - - - -
1 113--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gisant du seigneur fondateur

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête communale début juillet[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[31].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Granville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 29 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 29 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 29 mars 2021).
  10. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard, 1986. p. 237.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 2. Formations non-romanes, Volume 2. Librairie Droz 1991. p. 1013.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 737a.
  13. René Lepelley, Les noms de communes de l'arrondissement d'Avranches (Manche) : Recueil d'études en hommage à Lucien Musset, vol. 23, Cahier des Annales de Normandie, , p. 560.
  14. François de Beaurepaire, op. cit.
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  16. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 167
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
    .
  17. ibidem
  18. F. de Beaurepaire, op. cit.
  19. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, Paris, 2012.
  20. « GASO, la banque du blason - Yquelon » (consulté le 26 mars 2013).
  21. a et b Réélection 2014 : « Yquelon (50400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 mai 2014).
  22. « Municipales à Yquelon. Stéphane Sorre est le nouveau maire de la commune », sur Ouest-France, .
  23. Fabien Jouatel, « Stéphane Sorre, nouveau président de Granville Terre et mer », sur Ouest-France, .
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Œuvres mobilières à Yquelon », base Palissy, ministère français de la Culture.
  29. Site de la paroisse « Copie archivée » (version du 1 mai 2010 sur l'Internet Archive).
  30. « Ouest-france.fr - Le comité des fêtes prépare la journée du 3 juillet - Yquelon » (consulté le 3 août 2011).
  31. « Yquelon sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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