Jérôme Peyrat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Jérôme Peyrat
Illustration.
Jérôme Peyrat en 2017.
Fonctions
Maire de La Roque-Gageac
En fonction depuis le
(26 ans, 1 mois et 5 jours)
Conseiller régional de de Nouvelle-Aquitaine[1]
En fonction depuis le
(22 jours)
Élection 27 juin 2021
Président Alain Rousset

(5 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président Alain Rousset
Président de la Communauté de communes du Périgord noir

(13 ans, 4 mois et 16 jours)
Prédécesseur Création de la C.C.
Successeur Suppression de la C.C.
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Sarlat (Dordogne)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR
LREM
Diplômé de IEP de Paris

Jérôme Peyrat, né le à Sarlat (Dordogne), est un haut fonctionnaire et un homme politique français.

Élu conseiller régional d'Aquitaine en 2010 et 2015, il est maire de La Roque-Gageac depuis 1995.

Conseiller auprès de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy puis Nathalie Kosciusko-Morizet, il fait partie du cabinet d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, en tant que conseiller politique, de à . Il démissionne à la suite d'une enquête liée à sa vie privée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Il grandit à La Roque-Gageac, la commune de ses parents agriculteurs dans le Périgord. Il va aux écoles communales de La Roque-Gageac et de Vitrac, puis à Sarlat, au collège public La Boétie et au lycée Pré de Cordy. Étudiant boursier à Bordeaux et à Paris, il obtient une licence et une maîtrise en droit et en histoire puis le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Après un service militaire dans l’infanterie, aspirant, puis sous-lieutenant au 46e régiment d’infanterie à Berlin, il passe deux ans à l’École nationale d'administration (ENA) comme élève administrateur de la ville de Paris. Il est stagiaire de l'ENA à l'ambassade de France en Turquie, puis dans une entreprise lors d'un stage dans l’industrie textile, à la Lainière de Roubaix.

Auprès de Jacques Chirac et au RPR[modifier | modifier le code]

À la sortie de l’ENA en 1990, il choisit la direction des relations internationales de la mairie de Paris, où il est notamment responsable des déplacements à l’étranger du maire. Il y travaille alors pendant quatre ans avec Jacques Chirac.

En 1995, Jacques Chirac nouvellement élu président de la République quitte l'hôtel de ville et demande à Jérôme Peyrat de le suivre à l'Élysée comme conseiller chargé de la presse étrangère, puis comme porte-parole adjoint de la présidence de la République.

En 1998, Jean Tiberi, maire de Paris, lui propose de reprendre la direction générale de la communication à la mairie de Paris[2].

En 1999, Michèle Alliot-Marie, présidente nouvellement élue du Rassemblement pour la République l’appelle auprès d’elle afin de diriger son cabinet, sa communication, et piloter les campagnes municipales qui ont lieu début 2001.

Fort du succès des élections municipales et des sénatoriales qui s'ensuivent, il participe à la campagne présidentielle et à celle des élections législatives de 2002, puis à la création de l'Union pour la majorité présidentielle qui aboutit à la fondation de l’UMP.

Parallèlement, il est élu à la mairie de la Roque-Gageac en 1995. Il fonde la communauté de communes du Périgord noir qu'il préside de 1998 à 2010.

Auprès de Nicolas Sarkozy et à l'UMP[modifier | modifier le code]

En 2002, lorsqu'il est élu président de l'UMP nouvellement fondée, Alain Juppé le nomme parmi les trois délégués généraux de l’Union pour un mouvement populaire. Jérôme Peyrat est responsable des fédérations.

Après son élection à la tête de l'UMP en , Nicolas Sarkozy le charge de la direction générale du mouvement. En , il le nomme par ailleurs conseiller pour les affaires politiques au ministère de l'Intérieur [3]. Le , lorsque Nicolas Sarkozy est officiellement investi par le parti pour porter les couleurs de l'UMP à l'élection présidentielle, il lui demande d'assurer la responsabilité opérationnelle de sa campagne entre l'UMP et son QG de campagne.

Le , Nicolas Sarkozy est élu président de la République Française et la proclamation a lieu le . Jérôme Peyrat devient conseiller politique à la présidence de la République, chargé des relations avec le Parlement[4].

Candidat investi par l'UMP pour la députation dans la 1re circonscription de Dordogne (Périgueux et la Vallée de l'Isle), il est battu le par le socialiste Pascal Deguilhem (41,04 % - 58,96 %). Le , il est élu président du comité départemental de la fédération UMP de la Dordogne [5]

Le , il est nommé directeur de cabinet, puis conseiller spécial le auprès d'Alain Joyandet, secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie[6], et parallèlement directeur adjoint de cabinet de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères.

Choisi par Xavier Darcos pour conduire la liste dans le département de la Dordogne, il est élu conseiller régional d'Aquitaine le .

En , il est nommé conseiller auprès de Dov Zerah, directeur général de l'Agence française de développement, de juin à [7].

Auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet[modifier | modifier le code]

En , Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable du Transport et du Logement, le nomme conseiller spécial à son cabinet.

Par décret du président de la République, Nicolas Sarkozy, en date du 26 octobre 2011[8], Jérôme Peyrat, administrateur hors classe de la ville de Paris, est nommé inspecteur général de l'administration du développement durable (IGADD), et se voit affecté, conformément au statut particulier de ce corps (article 1), au Conseil général de l'environnement et du développement durable en qualité de membre permanent. Il reste cependant auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet comme directeur adjoint de son cabinet au ministère de l'Écologie[9].

En , il est suppléant de Nathalie Fontaliran, candidate aux élections législatives dans la 4e circonscription de la Dordogne[10].

Dans le cadre de l'élection municipale de 2014 à Paris, il dirige le « pôle politique et réseau » de la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet[11]. Il est présenté comme son « bras droit » ou son « éminence grise »[12].

Le , Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé de la ruralité[13] puis, le , secrétaire national thématique chargé de la réforme territoriale[14].

Candidat sur les listes de Virginie Calmels lors de l'élection régionale de 2015 en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, il est élu conseiller régional le et démissionne de ce mandat le . Quelques mois plus tôt, il était cité comme favori pour être la tête de liste au niveau régional mais son comportement au sein du parti provoque l'irritation de plusieurs cadres, ce qui joue en sa défaveur[15].

En 2016, en prévision des élections législatives de 2017, Jérôme Peyrat espère que Jean-Jacques de Peretti soutiendra sa candidature dans la 4e circonscription de la Dordogne ; ce dernier indique qu'il donnera sa réponse « après la primaire ». Jérôme Peyrat est néanmoins candidat LR-UDI-MoDem[16] et inaugure son QG de campagne à Sarlat. En 2017, Jean-Jacques de Peretti se lance tout seul, en tant que divers droite[17]. Lors du scrutin, Jérôme Peyrat et Jean-Jacques de Peretti sont éliminés dès le premier tour, et c'est la candidate LREM Jacqueline Dubois qui l'emporte au second tour, face à Émilie Chalard, candidate de La France insoumise.

Le , dans le cadre des affaires qui entachent sa campagne, il décide de retirer son soutien à François Fillon, candidat soutenu par Les Républicains pour l'élection présidentielle[18].

Auprès d'Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

En , après deux années au sein des ministères de l'Écologie et des Territoires, il est recruté à la présidence de la République, où il intègre le pôle politique d'Emmanuel Macron[19]. Faisant l'objet d'une enquête préliminaire pour violences conjugales, il démissionne de son poste de conseiller politique en [20]. Il est renvoyé en correctionnelle en février 2020[21].

Le 5 janvier 2021, Jérôme Peyrat devient conseiller politique à la délégation générale de La République en marche. Il a pour mission de préparer les élections régionales et départementales de 2021, auprès du délégué général Stanislas Guérini[22].

En , il est élu conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jérôme Peyrat est père de quatre enfants, Charles, Claire, Marie-Anne et Clara-Rosa.

Condamnation[modifier | modifier le code]

En septembre 2020, il est reconnu coupable de violences volontaires envers son ancienne compagne par le tribunal correctionnel d'Angoulême, et à une amende de 3 000 euros avec sursis[24].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseiller régional d'Aquitaine de 2010 à 2015.
  2. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 63.
  3. Arrêté du 9 juin 2005 portant nomination au cabinet du ministre d'Etat (lire en ligne)
  4. « Arrêté du 5 juin 2007 portant nomination à la présidence de la République », sur admi.net (consulté le 23 mai 2019)
  5. « Jérôme Peyrat président - UMP 2ème DORDOGNE », sur umpdordognedeux.canalblog.com, (consulté le 23 mai 2019)
  6. Journal Sud Ouest, édition du 8 janvier 2009
  7. Pierre Leberrondo, « AFD : Jérôme Peyrat rejoint Dov Zérah », Acteurs Publics,‎ (lire en ligne)
  8. Décret du 26 octobre 2011 du président de la République
  9. Pierre Laberrondo, « Jérôme Peyrat, directeur adjoint de cabinet de la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet », Acteurs Publics,‎ (lire en ligne)
  10. http://www.dordogne.pref.gouv.fr/sections/les_actions_de_l_eta/elections_et_citoyen/elections_politiques/elections_legislativ/informations_mairies/arretes_fixant_les_l/downloadFile/attachedFile_3/arrete_prefectoral_fixant_la_liste_des_candidats_au_1er_t_4eme_circ.pdf?nocache=1337594577.8
  11. Le Point magazine, « Municipales parisiennes: NKM présente son équipe de campagne », sur Le Point, (consulté le 23 mai 2019)
  12. Julien Arnaud, NKM - L’indomptable, L'Archipel, janvier 2014, pages 75 et 183.
  13. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  14. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 21 janvier 2015.
  15. « Le “NKMiste” qui agace à l’UMP », valeursactuelles.com, 12 mars 2015.
  16. Carl Meeus, « Pourquoi Fillon y croit », Le Figaro magazine, semaine du 14 avril 2017, pages 42-49.
  17. https://www.francebleu.fr/infos/politique/dordogne-decouvrez-les-4-candidats-aux-legislatives-2017-du-parti-les-republicains-1484513924
  18. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  19. Arthur Berdah et Marion Mourgue, « L’élu de droite Jérôme Peyrat rejoint l’Élysée », lefigaro.fr, 12 mai 2019.
  20. Daniel Bozec, « Le conseiller de Macron démissionne », Sud Ouest édition Dordogne, 24 janvier 2020, p. 8.
  21. « Un ex-conseiller de Macron, Jérôme Peyrat, renvoyé en correctionnelle pour violences conjugales », sur leparisien.fr,
  22. Hervé Chassain, « Dordogne : Jérôme Peyrat devient conseiller politique national de LREM », sudouest.fr, 5 janvier 2021.
  23. « Le nouveau Conseil régional », Sud Ouest, , p. 5.
  24. https://www.lefigaro.fr/flash-actu/un-ex-conseiller-a-l-elysee-ecope-de-3000-euros-d-amende-avec-sursis-pour-violence-sur-son-ex-conjointe-20200918

Lien externe[modifier | modifier le code]