Seconde guerre civile irakienne

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Seconde guerre civile irakienne
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La seconde guerre confessionnelle irakienne[29],[30] ou seconde guerre civile irakienne[31] est une phase de la guerre d'Irak qui commence en , après le retrait de la coalition militaire en Irak (2003–2011). Elle fait suite à la première guerre confessionnelle irakienne achevée en 2008.

Le , l'armée américaine achève l'Opération New Dawn et retire ses dernières troupes du pays. Mais avec le début de la guerre civile syrienne, les tensions s'accroissent en Irak, du fait que Bagdad offre un soutien indirect au régime syrien, notamment en ouvrant son espace aérien aux avions iraniens transportant du matériel à destination de l'armée syrienne[32].

À partir de décembre 2013, l'État islamique en Irak et au Levant, mouvement djihadiste implanté en Irak et en Syrie, s'empare d'une partie de l'ouest du pays en profitant de la désorganisation de l'armée irakienne. Entre janvier et août 2014, l'EI étend son territoire sur une grande partie de l'Irak, s'empare de Mossoul et y proclame le califat. Dans le même temps, cette organisation étend son territoire dans l'est de la Syrie.

En août 2014, une nouvelle coalition intervient en Irak. Le , la conférence internationale de Paris s'engage à fournir « une aide militaire appropriée » à l'Irak pour lutter contre l'État islamique[33],[34].

Entre la fin de 2014 et le milieu de 2015, les combats et les violences se poursuivent sans qu'aucun des deux camps ne marque d'avantage décisif.

Continuation des attentats, 2011–2013[modifier | modifier le code]

Article connexe : Attentats de la guerre d'Irak.
Soldats américains et koweïtiens s'unissent pour fermer le portail à la frontière entre l'Irak et le Koweït une fois le dernier convoi militaire passé marquant la fin de l'opération New Dawn, 18 décembre 2011.

Après le retraits des forces américaines, les violences entre sunnites et chiites se poursuivent ; à Bagdad d'abord où 10 attentats font moins 63 morts et 185 blessés le  ; 61 personnes sont tuées dans au moins 6 attentats le  ; et on compte 200 morts dans 14 attentats le . Les attentats poursuivent aussi dans tout le pays ; le , 27 attaques causent la mort de 107 personnes dans l'ensemble de l'Irak[35]. Le , une vague d'attentats fait au moins 108 tués et 370 blessés[36],[37],[38]. Le une série d'attaques coordonnées contre des civils chiites fait 98 morts et 240 blessés à Bagdad et dans les autres villes du nord du pays[39],[40]. Le , plusieurs attentats à la bombe visant des sunnites font au moins 76 morts à travers le pays[41]. Le une série d'attaques coordonnées contre des quartiers chiites font 71 morts et plus de 220 blessés dans plusieurs villes[42],[43].

Soldat irakien à Bagdad, 26 décembre.

En 2012, une « armée irakienne libre » est fondée sur le modèle de l'Armée syrienne libre combattant le régime de Bachar el-Assad en Syrie[44]. Les groupes insurgés sunnites, principalement de l'État islamique d'Irak, concentrent alors leurs attaques contre le gouvernement central et la population chiite[45].

Le , un convoi de l'armée syrienne défendu par des soldats irakiens tombe dans une embuscade à Akachat, tendue par les djihadistes de l'État islamique d'Irak. Le , les forces irakiennes déclenchent l'opération al-Shabah afin de sécuriser les frontières syrienne et jordanienne.

Le la ville de Souleimane Bek, dans la province de Salah ad-Din est prise par une troupe de 175 insurgés — 150 baasistes de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya et 25 djihadiste de l'État islamique d'Irak selon les services de renseignements irakiens — mais le lendemain l'armée irakienne se déploie dans les environs et donnent aux insurgés un ultimatum de 48 heures pour quitter la ville. Ces derniers acceptent et se retirent le matin du 24 avril après avoir conclu un accord sous la médiation de chefs tribaux et de responsables du gouvernement[46],[47].

L'ONU estime que plus de 1 000 irakiens ont péri dans les violences en mai 2013, mois alors le plus sanglant du conflit depuis 2008[48]. En  : Les violences ont fait un total de 964 personnes tuées. 855 civils, 65 policiers et 44 soldats ont été tués, selon des chiffres compilés par les autorités irakiennes. Il s'agit du mois le plus meurtrier depuis 2008.

Agitation des provinces sunnites, 2011–2013[modifier | modifier le code]

Malgré de départ de l'armée américaine en décembre 2011, en Irak les violences continuent. Dès le lendemain du retrait total des forces américaines, Tareq al-Hachemi, chef du Parti islamique irakien, fait l'objet d'un mandat d'arrêt qui relance la crise confessionnelle. La politique sectaire du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki jette ainsi de nombreux sunnites dans l'opposition, les attaques de l'État islamique d'Irak continuent de faire des milliers de morts, et les ambitions indépendantistes des Kurdes, qui ont formé un Gouvernement régional du Kurdistan autonome en 2005, se heurtent de plus en plus au gouvernement central irakien[49].

Article détaillé : en:2012–13 Iraqi protests (en).

De nouveaux troubles éclatent en décembre 2012, après l'arrestation de 120 gardes du corps de Rafa Al-Issaoui, ministre sunnite des Finances. Ce dernier trouve refuge à Falloujah. Des milliers de sunnites manifestent alors et se rassemblent sur un axe du carrefour routier reliant Falloujah à Bagdad. Un camp est établi, surnommé « place de la Dignité » par les manifestants qui réclament la libération des plusieurs milliers de prisonniers sunnites, l'égalité des droits et l'emploi. Le mouvement reçoit le soutien de chefs de tribus et de religieux chiites, et notamment de Moqtada al-Sadr. Cependant lorsque le premier ministre Nouri al-Maliki tente d'engager des réformes, celles-ci sont bloquées par d'autres députés chiites[50].

Les protestataires rassemblés dans le camp viennent cependant de différents mouvements politiques, les témoins observent la présence de drapeaux irakiens de l'époque de Saddam Hussein, d'autres d'après l'invasion, le drapeau syrien de l'Armée syrienne libre, mais aussi le drapeau noir des salafistes sont également relevés[50].

Malgré des heurts avec la police, les manifestations sont globalement pacifiques[50]. Mais le , les forces de l'ordre lancent un assaut contre un campement de manifestants non loin de Hawija (en), près de Kirkouk, qui fait plus de 240 morts[51].

La violence resurgit en décembre. Le quatre policiers sont tués par des insurgés à Falloujah[52]. Le 28, le député sunnite Ahmed al Alouani, est arrêté à Ramadi. Son frère et six de ses gardes du corps sont tués au cours de l'arrestation[50].

La grande offensive de l'EI, décembre 2013-juillet 2014[modifier | modifier le code]

Insurrection d'Al-Anbar[modifier | modifier le code]

Le conflit change d'échelle avec la prise de Falloujah par les Révolutionnaires tribaux d'Al-Anbar et leurs alliés de l'État islamique en Irak et au Levant.

Le 30 décembre 2013, une insurrection de tribus sunnites éclate dans la province d'Al-Anbar. Les djihadistes salafistes de l'État islamique en Irak et au Levant et d'autres mouvements armés participent à ce soulèvement. Le 4 janvier 2014, Falloujah et plusieurs quartiers de Ramadi sont conquis par les rebelles. L'armée irakienne intervient et reprend le contrôle de la plus grande partie de Ramadi mais n'ose lancer l'assaut sur Falloujah, qui reste assiégée.

Offensive des rebelles sunnites dans le nord de l'Irak[modifier | modifier le code]

En juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant lance une grande offensive dans le nord de l'Irak. Elle commence le 5 juin, lorsque les rebelles salafistes prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Samarra, mais ils en sont expulsés le jour même par une contre-attaque de l'armée[53]. Puis le 6 juin, Mossoul est attaquée à son tour, et au bout de quatre jours de combats, les djihadistes prennent cette fois-ci l'avantage et se rendent maîtres de la ville au terme de combats ayant fait plusieurs centaines de morts[54]. La chute de Mossoul suit celle de toute la province de Ninive, abandonnée par les forces gouvernementales en déroute[55].

Quelques heures après la prise de Mossoul, l'Iran intervient et dépêche en Irak Ghassem Souleimani, chef de la Force Al-Qods[56].

Les djihadistes poursuivent leur progression et le 11 juin, ils s'emparent de l'ouest de la province de Kirkouk, et du nord de la province de Salah ad-Din[57]. Le même jour, Baïji, qui possède la plus grande raffinerie pétrolière d'Irak, et Tikrit sont conquises[58],[59]. La progression des rebelles est finalement arrêtée à Samarra, où l'armée irakienne y repousse une deuxième fois les insurgés[60].

Article détaillé : Massacre de Tikrit.

Le 12 juin, l'armée irakienne abandonne Kirkouk, qui est alors prise par les Peshmergas du Gouvernement régional du Kurdistan[61]. Le même jour à Tikrit, les rebelles sunnites et les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant s'emparent du Camp Speicher. Les soldats irakiens se rendent, mais le lendemain les djihadistes fusillent tous ceux qui sont reconnus comme chiites. Le jour même du massacre, l'EIIL revendique la mise à mort de 1 700 prisonniers, selon Human Rights Watch le bilan est d'au moins 560 à 770 victimes[62],[63],[64],[65],[66].

Le 13 juin, l'ayatollah Ali al-Sistani appelle au djihad contre l'État islamique, des milliers de volontaires rejoignent alors les milices chiites[67].

Le 14, l'armée irakienne, soutenue par des tribus loyalistes, parvient à reprendre les villes de Mouatassam et Ishaqi (en), dans le sud de la province de Salah ad-Din, où 12 corps de policiers sont découverts carbonisés. Le lieutenant-général Qassem Atta, porte-parole chargé de la sécurité auprès du premier ministre Nouri al-Maliki, affirme ce jour-là que 279 « terroristes » ont été tués dans les dernières 24 heures[68].

Article détaillé : Bataille de Tall Afar (2014).
Peshmergas kurdes avec un char T-55 près de Kirkouk en juin 2014.

Le 15 juin, les rebelles attaquent Tall Afar. Ils commencent par bombarder la ville, faisant 10 morts et 40 blessés, puis lancent l'assaut. Selon l'armée irakienne, une première attaque est repoussée et 18 insurgés sont tués[64]. Mais le 17 juin, les insurgés avancent victorieusement et s'emparent de la totalité de la ville le 23[69],[70].

Le 16 juin, l'armée américaine déploie 275 soldats pour protéger son ambassade à Bagdad ; de plus, l'USS Mesa Verde, avec à son bord 550 Marines et des V-22 Osprey, est envoyé dans le Golfe Persique afin de disposer de renforts en cas d'évacuation de l'ambassade américaine. Le 18 juin, le gouvernement irakien demande l'aide des États-Unis, en réclamant principalement des bombardements contre les positions de l'EIIL. Le 19, le président américain Barack Obama refuse d'engager des troupes au sol mais annonce l'envoi de 300 conseillers militaires issus des United States Special Operations Command[71],[72],[73]. De son côté, la Russie livre une commande de 12 avions Soukhoï Su-25 au gouvernement irakien. Les cinq premiers appareils gagnent l'Irak le 29 juin[74].

Le 17, l'EIIL attaque Bashir, un village peuplé de Turkmènes chiites. Les habitants tentent de résister, mais mal armés, ils se replient vers le village voisin de Tazeh, tenu par les Peshmergas[75]. Les villages d'Albou Hassan, Birwajli et Bastamli, dans la province de Salah ad-Din, sont également pris par les rebelles sunnites après des combats contre les forces de sécurité et les habitants, au moins 20 civils sont tués[72]. Le même jour, le premier ministre irakien limoge quatre officiers supérieurs des forces de sécurité, dont le commandant de la province de Ninive. À l'est de Samarra, 18 corps de membres des forces irakiennes sont retrouvés après avoir été probablement exécutés par balles. À Bakouba, une attaque de l'EIIL est repoussée. Toutefois, les djihadistes s'emparent brièvement d'une prison et 44 détenus sont tués lors des combats, tant par les insurgés que les militaires[76].

Le 20 juin, des heurts éclatent à Hawija, dans la province de Kirkouk, entre des combattants de deux groupes rebelles sunnites, l'État islamique en Irak et au Levant et l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya. Les combats font au moins 17 morts[77].

Article détaillé : Bataille d'Al-Qaim (2014).

Le 21 juin, les loyalistes abandonnent les villes d'Aanah et Rawa qui sont prises sans combat par les insurgés sunnites. Le même jour, l'EIIL conquiert Rutba et la région d'Albu Haiyat[78], ainsi que la ville d'al-Qaïm, située sur la frontière syrienne[77].

Article détaillé : Massacre de Hilla.

Parallèlement aux combats, les djihadistes continuent de commettre des attentats. Le 8 juin à Jalawla dans la province de Diyala, un attentat-suicide, visant le siège de l'Union patriotique du Kurdistan fait 18 morts ; le lendemain, un double attentat-suicide à Touz Khormatou, ville ethniquement mixte à l'est de Tikrit, frappe le siège local de l'UPK et le quartier général des forces de sécurité kurdes, tuant 24 personnes au total ; le même jour, un autre kamikaze est intercepté alors qu'il visait l'hôpital de cette ville[79]. Le 11 juin, des attaques contre des chiites font une quarantaine de morts à Bagdad[80]. Au moins 15 personnes sont tuées le 4 juillet près de Samarra[81] et 12 personnes, dont quatre policiers, meurent à Bagdad les 7 et 8 juillet dans une attaque commise par deux kamikazes de l'EI[82]. Au moins 28 personnes, dont quatre femmes et deux enfants, sont tuées à Kirkouk le 12 juillet[83].

Les forces de sécurité irakiennes commettent également des exactions. Selon Human Rights Watch, au moins 255 prisonniers, pour la plupart sunnites, sont exécutés par des militaires, des policiers ou des miliciens chiites entre le 9 et le 21 juin à Mossoul, Tall Afar, Bakouba, Jumarkhe et Rawa. La plupart des victimes sont exécutées par balles, plusieurs dizaines d'autres sont brûlées vives ou encore tuées à coups de grenades[84]. Le 23 juin, à Hilla, au sud de Bagdad, 69 prisonniers sunnites sont exécutés par des policiers[85].

Article détaillé : Bataille de Tikrit (2014).

Le 28 juin, l'armée irakienne lance une première offensive contre la ville de Tikrit[86], mais elle est repoussée après deux jours de combats[87].

Le 29 juin, l'État islamique en Irak et au Levant annonce le rétablissement du califat et prend officiellement le nom d'État islamique. Le chef du mouvement, Abou Bakr al-Baghdadi, est proclamé calife et apparaît publiquement pour la première fois à Mossoul au début du mois de juillet 2014[88],[89],[90].

Le soir du 12 juillet, des hommes armés commettent un massacre dans le quartier de Zayouna, à l'est de Bagdad, 29 prostituées et deux proxénètes sont assassinés dans deux immeubles. Les combattants des milices chiites, alors très présents dans la capitale, sont les plus suspectés d'être les auteurs de la tuerie[91]. Le même jour, les forces irakiennes alliées à des combattants tribaux loyalistes repoussent une attaque des insurgés à Haditha, quatre policiers et treize rebelles sont tués dans l'affrontement[92].

Article détaillé : Bataille de Dhoulouiyah.

Le 13 juillet, les djihadistes et les insurgés sunnites prennent le contrôle de la plus grande partie de la ville de Dhoulouiyah, mais ils se heurtent aux combattants tribaux du quartier al-Joubour qui résisent pendant des mois[93]. Le 17, l'explosion d'une bombe fait trois morts en plein cœur de Bagdad et six autres personnes sont tuées et 18 blessés par un attentat suicide dans la périphérie de la capitale irakienne[94]. Le 23, l'attaque d'un autobus de prisonniers fait 60 morts, dont 51 prisonniers et neuf policiers. Le bus transportait des prisonniers d'une base militaire de la ville de Taji à Bagdad quand il a été atteint par une bombe[95].

Article détaillé : Bataille de Jourf al-Sakhr.

Vers fin juillet, les djihadistes attaquent Jourf al-Sakhr, une ville située au sud de Bagdad, avec pour objectif d'isoler la capitale et de couper la route de Kerbala[96]. Tandis qu'à Mossoul, la destruction d'édifices religieux vieux de plusieurs siècles provoque l'entrée en révolte d'habitants de la ville[97].

Élargissement du conflit, août-octobre 2014[modifier | modifier le code]

Offensive de l'État islamique au Kurdistan irakien[modifier | modifier le code]

Situation de l'Irak au  :

Les 2 et 3 août 2014, les forces de l'État islamique lancent une offensive sur le Kurdistan irakien et s'emparent dès les premières heures des villes de Zoumar et Sinjâr[98]. La prise de Sinjâr en particulier provoque la fuite de plusieurs milliers d'habitants, principalement des Yézidis et des Turcomans chiites qui s'étaient réfugiés dans cette ville. Environ 35 000 réfugiés se retrouvent bloqués dans les montagnes, souffrant principalement du manque d'eau. Ainsi, deux jours après la prise de la ville au moins 40 enfants meurent de soif[99],[98],[100].

Le 6 août, venus de Syrie et de Turquie, des combattants kurdes des YPG et du PKK pénètrent dans la région de Sinjar afin de soutenir les peshmergas[101],[102]. Mais le 7 août, l'État islamique s'empare des villes de Tal Kayf, de Bartella, de Karamlesh et surtout de Qaraqosh, la plus importante ville chrétienne d'Irak, dont la prise provoque l'exode d'au moins 100 000 civils, principalement chrétiens mais aussi Turkmènes, Shabaks et Yézidis[103],[104]. Le lendemain, les djihadistes prennent également aux peshmergas le barrage de Mossoul, le plus grand d'Irak, contrôlant ainsi désormais l'approvisionnement en eau et en électricité d'une vaste zone[105].

Article détaillé : Massacres de Sinjar.

Plus à l'ouest, dans les Monts Sinjar, la progression des djihadistes s'accompagne des massacres contre les Yézidis. Au moins 500 Yézidis, dont des femmes et des enfants, sont massacrés par les djihadistes au début du mois d'août selon le gouvernement irakien, et 2 000 femmes sont également réduites en esclavage[106],[107]. Un autre massacre a lieu le 15 août, les djihadistes attaquent le village de Kocho et massacrent au moins 81 hommes[108],[109]. 20 000 réfugiés Yézidis parviennent cependant à s'échapper des montagnes en passant par la Syrie, ils regagnent ensuite le Kurdistan irakien avec l'aide des YPG[107].

Le front se stabilise à une quinzaine de kilomètres de Kirkouk. Le 1er octobre, les peshmergas, appuyés par les frappes aériennes américaines et britanniques, lancent une offensive devant cette ville et reprennent une dizaine de positions[110]

En décembre, Amnesty International comptablise plus de deux millions de déplacés en Irak lors de l'année 2014, dont environ 946 266 déplacés recensés dans le Kurdistan irakien, de janvier à août dans trois vagues de décplacement, soit 48% des réfugiés d'Irak[111]. De plus selon RFI, au moins 100 000 yézidis trouvent refuge en août dans le Kurdistan turc[112].

Intervention et déploiement progressif de la coalition[modifier | modifier le code]

Un F/A-18 Hornet américain à bord de l'USS George H. W. Bush (CVN-77) avant le lancement des opérations en Irak le .

À partir de juillet 2014, plusieurs centaines de soldats américains sont déployés en Irak afin de sécuriser des sites tels que l'ambassade des États-Unis en Irak ou le consulat général d'Erbil, la capitale kurde[113],[114]. Des commandos Delta Force tentent sans succès de secourir l'otage américain James Foley, qui sera exécuté le 19 août par l'État islamique[115].

Depuis le début de l'été 2014, les forces américaines mènent des missions de reconnaissance dans le nord de l'Irak par drones, et chasseurs McDonnell Douglas F/A-18 Hornet[réf. nécessaire].

Dès août 2014, la France entreprend des livraisons d'armes aux Kurdes d'Irak« pour soutenir la capacité opérationnelle des forces engagées contre l'État islamique »[116].

Finalement le 8 août, devant la progression des djihadistes de l'EI au Kurdistan, les États-Unis lancent des frappes aériennes en Irak, trois ans après leur retrait du pays. Les opérations sont dirigées par un état-major de coalition, situé sur la base aérienne Al Udeid au Qatar, servi par le 380e détachement aérien expéditionnaire (Air Expeditionary Wing)[117]. Cependant, l'armée américaine ne donne initialement aucun nom à son opération, les documents du Pentagone ayant pour titre « Opération en Irak et en Syrie »[118]. Ce n'est que le 15 octobre, que le Pentagone baptiste l'intervention Détermination absolue (Inherent Resolve)[119].

Le , la conférence internationale de Paris s'engage à fournir « une aide militaire appropriée » à l'Irak pour lutter contre l'État islamique[120],[121].

Le 19 septembre, la France effectue ses premières frappes aériennes en Irak (Opération Chammal)[122], l'intervention française est baptisée opération Chammal[123]. Le 26 septembre, le Royaume-Uni, la Belgique et le Danemark rejoignent la coalition. Le 27, la Royal Air Force effectue ses premières missions en Irak[124].

Le 4 octobre, des hélicoptères d'attaque Boeing AH-64 Apache de l'US Army sont engagés de nouveau en Irak tandis que des éléments de l'état-major de 1re division d'infanterie américaine sont en cours de déploiement pour coordonner les forces américaines en Irak qui passeront de 1 200 à 1 600 hommes[125].

Le 5 octobre, l'armée belge mène ses premières frappes[126],[127],[128], suivie le 7 par l'armée de l'air royale néerlandaise[126] et le 2 novembre, par le Canada[129].

Selon un rapport de Airwars, un collectif de journalistes d’investigation, du au , les États-Unis mènent 2 022 frappes aériennes en Irak (soit 68% des frappes de la coalition), le Royaume-Uni 226, les Pays-Bas 170, la France 162, le Canada 114, l'Australie 112, le Danemark 103 et la Belgique 41[130],[131].

Intervention iranienne[modifier | modifier le code]

Alliée de l'Irak sans faire partie de la coalition, l'Iran déploie également des troupes en Irak. Le 21 septembre, l'Iran annonce que des soldats d'élite de la force Al-Qods sont déployés en Irak pour aider le gouvernement à lutter contre l'avancée de l'État islamique sur son territoire. Ces forces sont déployées à Samarra, Bagdad, Karbala et sur l'ancienne base américaine appelée Camp Speicher[132],[133],[134],[135]. Les Iraniens agissent sans se coordonner avec les Américains, le vice-commandant en chef des forces armées iraniennes, Seyed Masoud Jazayeri, déclare d'ailleurs que « La République islamique d’Iran tient pour responsables les États-Unis pour les problèmes en Irak et les agissements terroristes de Daech[136] ».

L'Iran fournit par ailleurs des armes et des conseillers à plusieurs milices chiites. L'une d'elles, Saraya al-Khorasani[137], de recrutement uniquement irakien, a pourtant un logo imité de celui des Gardiens de la révolution iraniens.

Le 28 décembre, les Gardiens de la révolution annoncent la mort d'un brigadier-général iranien, Hamid Taghavi (en), tué à Samarra[138].

En février 2015, selon des responsables irakiens et kurdes, le nombre de conseillers iraniens en Irak se situerait entre 100 et quelques centaines alors que les Américains seraient environ 3 000, mais l'influence iranienne serait supérieure[139]. Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi parle de l'Iran comme de sa « seconde patrie »[137].

Début d'engagement russe en 2015[modifier | modifier le code]

Fin septembre 2015, a été annoncé la création d'une cellule de coordination en matière de renseignement et de sécurité entre l’Irak, la Russie, l’Iran et la Syrie contre l’État islamique. Hakim Al-Zamili, président chiite de la commission de la défense du Parlement irakien, et allié de Moqtada al-Sadr, a déclaré « Nous cherchons à voir la Russie jouer un plus grand rôle [dans notre pays], oui, assurément, un rôle plus grand que les États-Unis. »[140]. L'action militaire russe, moins regardante sur les possibles victimes civiles, est jugée plus efficace que celle de la coalition américaine, et les Américains ont notifié leurs « inquiétudes » au ministère de la défense irakienne mais jugent que « Moscou n’a ni les moyens économiques ni les capacités militaires de s’engager dans une campagne aérienne d’envergure contre l’EI en Syrie et en Irak ». Fin septembre 2015, le « ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que son pays était prêt à fournir à l’Irak des armements modernes sans condition politique »[141].

Enlisement des opérations en Irak[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

Deux F-15E Strike Eagle américains au-dessus le l'Irak, le .

De leur côté, soutenus par l'aviation américaine, les peshmergas commencent la contre-attaque. Le 10 août, ils reprennent les villes de Makhmour et de Gwer, situées au sud d'Erbil[142], puis le 17, le barrage de Mossoul est repris[143],[144].

En revanche, ils subissent un revers près de la frontière iranienne, à Jalula, qui est conquise par les djihadistes le 11 août après deux jours de combats[145]. Les Kurdes lancent une contre-offensive le 22 août pour tenter de reprendre la ville[146].

Également le 22 août, à Hamrine près de Bakouba, 70 hommes sont massacrés lors de l'attaque d'une mosquée sunnite commise probablement par des miliciens chiites[147],[148]. Quelques heures plus tard, un attentat-suicide contre un poste de contrôle à Tikrit tue 6 soldats et policiers chiites[149].

Article détaillé : Siège d'Amerli.

Les combats se poursuivent également entre l'armée irakienne et les djihadistes. Fin août, l'armée irakienne organise une offensive pour secourir Amerli, assiégée depuis le 18 juin par l'État islamique, peuplée principalement de Turkmènes chiites. Des milliers de miliciens chiites se rassemblent alors dans les environs de Touz Khormatou et Jabal Hamreen, dans la province de Salah ad-Din. Le 31 août, les forces irakiennes parviennent à briser le siège de ville d'Amerli et à secourir les habitants qui manquaient d'eau et de nourriture[150],[151],[152],[153]. Dans la foulée, les combattants kurdes et les miliciens chiites reprennent la ville de Souleimane Bek aux jihadistes[154].

Le 28 août, les djihadistes abandonnent le champ pétrolier d'Ain Zalah, avant de quitter les lieux ils mettent le feu à trois puits de pétrole[155].

Le 10 septembre, le département de la défense des États-Unis annonce qu'un total de 154 frappes ont été menées par la coalition depuis le début du conflit[156]. À partir du 19 septembre, les frappes françaises de l'Opération Chammal s'ajoutent à celles des Américains.

Article détaillé : Deuxième bataille de Zoumar.

Au nord, les forces kurdes progressent. Le 30 septembre, les Peshmergas lancent une offensive sur trois fronts : au sud de Kirkouk, sur Zoumar et sur Rabia qui est reprise le jour même[157],[158]. Le 25 octobre, Zoumar est reprise par les peshmergas après une semaine de combats[159]. Le 25 octobre, l'armée irakienne et les milices chiites chassent les djihadistes de Jourf al-Sakhr (Jurf al Nasr (en)), au sud-ouest de Bagdad, après trois mois de combats[160].

Les Kurdes avancent et détruisent plusieurs villages arabes. Selon un rapport d'Amnesty International publié le , après une enquête menée d'octobre 2014 à novembre 2015, les peshmergas et les miliciens yézidis détruisent des milliers de maisons et interdisent aux réfugiés arabes de revenir[161],[162].

Mais au sud-ouest, l'État islamique et les rebelles sunnites ne faiblissent pas dans la province d'al-Anbar. Le 21 septembre, les djihadistes prennent d'assaut le camp de Saklaouiya, près de Falloujah. 400 à 600 soldats irakiens sont tués ou faits prisonniers[163]. Le 2 octobre, les djihadistes de l'EI s'emparent de Hit (en)[164], puis douze jours plus tard d'un camp militaire situé près de cette ville. L'EI et les rebelles contrôlent alors 85% de la province d'al-Anbar[165]. Cette progression de l'État islamique s'accompagne, fin octobre, de massacres contre la tribu sunnite des Albou Nimr, qui avait pris le parti du gouvernement irakien. Ces exécutions dans les environs de Hit font environ 300 à 500 morts, dont une cinquantaine de femmes et d'enfants[166],[167],[168].

Le 14 novembre, après plusieurs mois de combats, l'armée irakienne reprend la ville de Baiji à l'État islamique[169]. Mais le 21, dans la province d'al-Anbar, les djihadistes et les rebelles attaquent Ramadi, et s'emparent d'une partie de la ville[170].

Le 23 novembre, l'armée irakienne, les peshmergas et les miliciens chiites finissent par reprendre les villes de Jalula et Saadiyah, près de la frontière iranienne[171],[172].

De son côté, l'aviation iranienne effectue ses premières frappes aériennes en Irak à la fin du mois de novembre. Plusieurs F-4 Phantom sont engagés[173],[174].

Article détaillé : Bataille de Sinjar.


Le 17 décembre, les peshmergas lancent une offensive sur Sinjar et sa région[175]. Dès le lendemain, ils brisent le siège des Monts Sinjar[176] et le 21, ils attaquent la ville de Sinjar[177].

Le 28 décembre, les forces irakiennes lancent une offensive sur la ville de Doulouïya, au nord de Bagdad, dont le contrôle est disputé depuis plusieurs mois[178]. Les combattants loyalistes de la tribu des Al-Joubour sont à la pointe de l'attaque, le 30 décembre les djihadistes abandonnent la ville[179].

2015[modifier | modifier le code]

Janvier-février[modifier | modifier le code]

Le 10 janvier, les djihadistes attaquent la ville de Gwer, mais ils sont repoussés par les peshmergas. 28 Kurdes et 45 djihadistes auraient été tués dans le combat[180],[181]. Le 21 janvier, les peshmergas coupent la route reliant Tall Afar à Mossoul[182].

Malgré la poursuite des offensives, la ligne de front n'évolue guère en Irak. En janvier 2015, le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, déclare qu'il faudra encore plusieurs mois à l'armée irakienne pour être en mesure de lancer une vaste offensive au sol contre les djihadistes[183]. Le 23 janvier, le Pentagone annonce que les djihadistes de l'EI n'ont perdu en Irak que 700 kilomètres carrés de territoire — pris principalement par les Kurdes au nord du pays — soit seulement 1 % des 55 000 km2 conquis en 2014 ; 56 000 km2 sont tenus par les forces du Gouvernement régional du Kurdistan, et 77 000 km2 par les forces gouvernementales irakiennes[184].

Articles détaillés : Bataille de Mouqdadiyah et Massacre de Barwana.

Le 26 janvier, l'armée irakienne reprend la ville de Mouqdadiyah (en) après quatre jours de combats. Elle affirme alors avoir repris le contrôle total de la province de Diyala[185]. Le même jour, des miliciens chiites massacrent au moins 72 civils sunnites dans le village de Barouanah[186],[187].

Le 30 janvier, les djihadistes lancent une offensive en direction de la ville de Kirkouk, mais ils sont repoussés le lendemain par les peshmergas, soutenus par les frappes aériennes américaines, qui reprennent huit villages et un champ pétrolier[188]. Plusieurs commandants des peshmergas sont tués dans l'affrontement dont le général Sherko Fatih Shwani ; un commando-suicide djihadiste se fait exploser près du siège des forces de sécurité dans le centre de Kirkouk[189]. Les hommes de l'EI font 21 prisonniers qu'ils font parader quelques jours plus tard dans des cages en fer dans le district de Hawija (en) au milieu d'une foule hostile[190]. Au total, les peshmergas ont perdu 750 tués depuis le début de l'offensive de l'EI en 2014[189].

Article détaillé : Bataille d'Al-Jubba.

À l'ouest, l'État islamique poursuit sa progression dans la province d'Al-Anbar. Le 6 janvier 2015, ses troupes s'emparent de la ville d'Al-Jubba[191] et le 12 février, elles prennent Khan al Baghdadi (en), assiégée depuis des mois[192]. Le 17, 300 djihadistes attaquent Gwer et Makhmour, au sud-ouest d'Erbil, ils sont repoussés par les peshmergas et laissent 34 morts[193].

Mars-avril[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Tikrit.

Le 2 mars, l'armée irakienne lance une grande offensive sur Tikrit, appuyée par les milices chiites levées par les partisans de Moqtada al-Sadr et par ceux du Conseil suprême islamique irakien, ainsi que par des forces spéciales des Gardiens de la Révolution iraniens[194]. Le 9, les forces irakiennes encerclent les forces de l’État islamique dans le centre de la ville. Elles entrent dans la ville le 11 mars. Le 25 mars, l'US Air Force et la Royal Air Force commencent leurs frappes aériennes sur les forces de l'EI encore dans la ville. La ville est prise par les forces irakiennes le 1er avril.

Selon la Mission d'assistance de l'ONU en Irak (MANUI), un massacre de 300 hommes yézidis pourrait avoir été commis à Tall Afar le 27 avril. La MANUI précise cependant que cette information n'est pas confirmée[195].

Mai-juin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Évasion d'Al Khalis de 2015.

Le 8 mai, un groupe armé de l'EI attaque la prison d'Al Khalis au nord-est de Bagdad. Au moins 10 policiers et 50 détenus sont tués dans l'affrontement. Plusieurs dizaines de détenus s'évadent, mais 60 djihadistes sont tués par des miliciens chiites pro-gouvernementaux venus en renfort[196].

Article détaillé : Bataille de Ramadi (2013-2015).
Combattants du PKK et Peshmergas de l'UPK à Kirkouk en août 2015.

Le succès des forces irakiennes à Tikrit est bientôt suivi d'un sérieux revers. Dans l'ouest, la bataille d'Al-Anbar se poursuit et le , la ville de Ramadi, capitale de la province d'al-Anbar, tombe aux mains des djihadistes de l'État islamique[197].

Le 24, le gouvernement irakien perd Al-Walid, son dernier poste-frontière avec la Syrie, qui est abandonné par ses troupes et pris par l'EI[198].

À la fin de juin 2015, l'armée irakienne annonce avoir reconquis Jubba tandis que la milice chiite Asaïb Ahl al-Haq déclare avoir entièrement "sécurisé" le district de Baïji[199]. Des combats sporadiques se poursuivent autour de Falloujah et de Hit, ces deux villes étant toujours tenues par l'EI[200].

Juillet-août[modifier | modifier le code]

Le 6 juillet, les combattants de l'EI s'emparent du village d'Al-Murra, à 25 km au sud de Kirkouk. Ils en sont chassés par les peshmerga quelques heures plus tard[201].

Mais en Turquie, l'attentat de Suruç relance le conflit kurde. La nuit du 24 au 25 juillet, l'aviation turque engage une offensive aérienne contre le PKK et commence une série de raids aériens dans les montagnes du Kurdistan irakien[202],[203]. Le 25, les HPG, branche militaire du PKK, déclarent que le cessez-le-feu est rompu[204]. Le 1er août, le Gouvernement régional du Kurdistan demanda à la Turquie de cesser ses frappes aériennes, mais il critique aussi le PKK en lui reprochant sa décision de rompre le cessez-le-feu et lui demande de quitter le Kurdistan irakien[205],[206],[207],[208].

Entre le 1er et le 21 août 2015, l'EI lance une cinquantaine d'obus de mortier diffusant du gaz moutarde sur les villes de Gweyr et Makhmur, au sud-ouest d'Erbil. Les gaz rendent 35 peshmergas gravement malades. Il s'agit de la première fois depuis l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo du 20 mars 1995 qu'un groupe terroriste utilise du gaz de combat. Cette utilisation est soupçonnée depuis octobre 2015, mais ne sera confirmée que le 15 février 2016[209].

La nuit du 25 au 26 août, les Kurdes lancent une offensive au sud de Dakouk, dans la province de Kirkouk, et s'emparent de 10 villages alors que la ligne de front n'avait presque pas évolué depuis plusieurs mois. Les combats font cinq morts chez les peshmergas[210],[211].

Septembre-octobre[modifier | modifier le code]

Le 11 septembre, les peshmergas, appuyés par l'aviation de la coalition, reprennent l'offensive dans le secteur de Dakouk et reprennent 10 villages à l'EI. 13 peshmergas sont tués et 47 blessés, principalement par explosifs[212]. Le 29 septembre, 3 500 peshmergas soutenus par l'aviation de la coalition attaquent à nouveau les lignes de l'EI à l'ouest de Kirkouk ; c'est la 4e offensive kurde dans ce secteur depuis mars 2015. Les peshmergas reprennent 12 villages et se rapprochent de Hawija, principale base de l'EI dans la province de Kirkouk[213].

Le 12 octobre, l'armée irakienne commence à bombarder des positions de l'EI grâce à des informations collectées par le nouveau centre de renseignement établi conjointement avec la Russie, l'Iran et la Syrie. Grâce à ces informations, l'aviation irakienne bombarde un convoi de l'EI[214].

Le 22 octobre, l'armée irakienne et les milices chiites reprennent la petite ville de Makhoul, au sud de Mossoul[215]. Le même jour, les peshmergas, soutenus par des hélicoptères et des forces spéciales américaines, mènent une opération à Hawija, au sud-ouest de Kirkouk. 70 prisonniers de l'EI menacés d'exécutions sont délivrés, un soldat américain est tué, tandis que les djihadistes laissent au moins 20 morts et 5 ou 6 prisonniers[216],[217],[218],[219]. Toutefois, selon un responsable du renseignement du Gouvernement régional du Kurdistan, les prisonniers délivrés n'étaient pas des Kurdes, comme il avait été annoncé initialement, mais des membres de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya, groupe armé baasiste qui a longtemps combattu les Américains et les Kurdes[220].

Novembre-décembre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Sinjar.
Combattantes yézidies des YBS.

Le 12 novembre, 7 500 peshmergas, les milices yézidis, les YPG et le PKK, appuyés par l'aviation de la coalition, lancent l'offensive décisive contre l'EI dans la ville de Sinjar. Au même moment en Syrie, les Forces démocratiques syriennes, dont les YPG constituent la force principale, mènent une offensive dans la zone de al-Hol, près de la frontière irakienne. Le 13 novembre, Sinjar est reprises par les Kurdes[221],[222].

Article détaillé : Bataille de Ramadi (2015).

Depuis la perte de Ramadi en mai 2015, qui a été une victoire stratégique et symbolique importante pour l’État Islamique, la reconquête de cette ville devient un objectif important. Au cours du mois de novembre, les Forces armées irakiennes - principalement composées par des soldats sunnites du fait de divergence entre les milice chiites et les États-Unis [223] - entourent la ville, avec l'appuie de frappes de la Coalition Internationale. Le 25 novembre 2015, la prise du Pont Palestine par les forces anti-terroristes irakiennes, permet l'encerclement complet de la ville, et de couper son approvisionnement en eau[224],[225]. Le 7 décembre, les militaires irakiens lancent l'offensive, et dès le 8 décembre, le quartier universitaire de Ta'Mim passe sous le contrôle de l'Armée[226]. Le 9 décembre, les djihadistes sont chassés de leur poste de commandement militaire[227]. Il est à noter que Ta'Mim et ce poste de commandement sont des positions géographiques avantageuses, car ils surplombent la ville[228]. Malgré une avancée des militaires irakiens ralentis par des pièges explosifs et des attentats-suicides - certains ratés certains réussis - l’État Islamique ne contrôle au soir du 10 décembre plus que le centre de la ville, partiellement le nord et l'ouest, et semble manquer de vivres et de munitions[227].

Article détaillé : Offensive de Bachiqa.

Le 16 décembre, environ 500 hommes de l'État islamique mènent une offensive contre des positions kurdes dans la province de Ninive. Les djihadistes progressent dans les zones de Tal Aswad, Bachiqa et Nawaran, mais le 17 les peshmergas contre-attaquent soutenus par les forces spéciales canadiennes, des soldats turcs et appuyés par les forces aériennes des États-Unis et de quatre autres pays de la coalition. Les forces de l'EI sont repoussées après avoir perdu 187 hommes dans les frappes aériennes selon les Américains, 70 selon le GRK[229],[230],[231].

À la fin de décembre 2015, alors que les combats se poursuivent dans Ramadi, l'institut stratégique IHS Jane estime que l'EI a perdu environ 14% de son territoire depuis le début de l'année. Ces pertes se répartissent entre le nord-est de la Syrie (Tell Abyad et les environs de Kobané), le nord-ouest de l'Irak (Tikrit et plusieurs localités autour de Ramadi) et le nord de l'Irak (Sinjar et plusieurs villages proches de Kirkouk)[232].

2016[modifier | modifier le code]

Des militaires irakiens et des miliciens d'Asaïb Ahl al-Haq dans la province de Salah ad-Din en avril 2016.

En janvier 2016, des affrontements éclatent à Bassorah ; des groupes armés chiites s'opposent, certains hostiles à l'Iran, accusant le premier ministre Haïder al-Abadi de lui être trop inféodé, d'autres au contraire pro-Iraniens, et dénonçant un rapprochement du gouvernement irakien avec les États-Unis et l'Arabie saoudite[233].

En janvier 2016, les Hachd al-Chaabi ravagent les environs de Mouqdadiyah (en), dans la province de Diyala ; ils détruisent des maisons et de mosquées, commettent des enlèvements et des pillages et exécutent au moins plusieurs dizaines de civils sunnites[234].

Le 9 février, l'Armée irakienne et les milices sunnites ont liquidé toutes les poches de résistance de Daech à l'intérieur de Ramadi, ont repris les villages aux alentours, et ont sécurisé la route Ramadi-Bagdad qui permet de faire également la jonction avec la base militaire d'Habbaniah. Tout ceci met fin à cette bataille de Ramadi. Stratégiquement, le contrôle de Ramadi permet de positionner plus facilement les troupes en direction de Faloudja et de Mossoul. Cependant, les affrontements laissent au moins 60% de la ville détruite, dont l'artère principale et l'Hôpital Général de Ramadi, ce qui en fait jusque-là la cité qui a souffert du plus lourd bilan matériel de la guerre. D'autant plus que des milliers de ses habitants ont été envoyés dans les camps de réfugiés, déplacés de force et gardés en otage par l’État Islamique, tués au cours des combats, ou au moins 40 ont été exécutés par l'EI parcequ'ils étaient Chiites.

Depuis qu'elle est occupé par l'État islamique, à Falloujah la nourriture est rationnée de manière discriminante par les occupants, ce qui provoque de grandes tensions au sein de la population civile. Le 19 février, la police de l'EI bat une femme voilée mais qui ne portait pas de gants, ce qui est le déclencheur d'une révolte tribale armée contre le groupe terroriste[235]. L'Armé irakienne proche n'intervient pas, hormis quelques bombardements contre les djihadistes. Les combats durent jusqu'au 21 février, date à laquelle Daech reprend le contrôle de la ville. 200 émeutiers auraient été faits prisonniers[236].

Le 1er mars, l'armée irakienne et les Hachd al-Chaabi lancent une offensive contre l'EI avec 7 000 hommes entre Baïji et Samarra[237].

Le 24 mars, l'armée irakienne, les Hachd al-Chaabi, les peshmergas et la coalition lancent depuis Makhmour une offensive sur Mossoul située à 70 kilomètres. Elle provoque la fuite de plusieurs milliers d'habitants[238],[239],[240].

Mi-mars, l'armée irakienne lance l'assaut sur la ville de Hit, mais est contrainte de cesser celui-ci afin de redéployer une partie de ses troupes pour protéger les habitants de Bagdad. Au début d'avril, une nouvelle offensive est lancée par le gouvernement[241]. Le 14 avril, Hit est entièrement reprise par les forces irakiennes[242]. Puis le 19 mai, les forces irakiennes reprennent la ville de Routba[243],[244]. Cependant le 30 mai, l'EI reprend pied à Hit[245].

En avril, de violents combats éclatent à Touz Khormatou entre des peshmergas de l'UPK et des miliciens chiites de l'Organisation Badr. Les affrontements font des dizaines de morts jusqu'à ce qu'un accord soit conclu. Mais les tensions demeurent vives entre les deux groupes pour le contrôle de la ville[246].

Article détaillé : Bataille de Falloujah (2016).

Après près de 3 mois de siège, l'Armée irakienne lance une offensive sur Falloujah le 22 mai. Le 26 mai, elle prend le village de Garma, ouvrant ainsi une brèche dans les défenses ouest de la ville. Au début du mois de juin, elle reprend une partie des quartiers périphériques de Falloujah. Le 26 juin, la ville est considérée comme entièrement sous le contrôle de l'Armée Irakienne.

En réaction à la perte de Falloujah, l’État islamique commet l'Attentat du 3 juillet 2016 à Bagdad, visant les Chiites, civils comme miliciens. Provocant plus de 300 morts et environ 200 blessés, il s'agit du plus grave attentat commis au cours de la guerre civile[247].

Article détaillé : Offensive de Qayyarah.

Pendant l'été, les forces irakiennes progressent au sud de Mossoul. Le 9 juillet, la base aérienne de Qayyarah est reprise[248]. Puis le 23 août, l'armée irakienne pénètre dans la ville de Qayyarah qu'elle reprend entièrement le 25[249]. Le 20 septembre, l'armée irakienne et les milices chiites lancent l'assaut sur la vilel d'al-Charqat, à l'extrême-nord de la province de Salah ad-Din, qui est reprise deux jours plus tard[250],[251],[252],[253],[254].

Le 12 septembre, des avions de combat, des avions d'attaque au sol et un bombardier lourd B-52 de la coalition détruisent un site utilisé par l'EI pour fabriquer des armes chimiques près de Mossoul[255].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Pertes selon le gouvernement irakien[modifier | modifier le code]

Pertes irakiennes Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Total
2011 155 155
2012 151 150 112 126 132 131 325 164 365 144 166 208 2 174
2013 177 136 163 205 630 240 921 356 885 964[256] 948 6 522[257]
2014 +2000 +1600 +15 000[257]
  • Juillet 2014 : plus de 1 600 morts, dont 1 401 civils, 185 soldats et 83 policiers. 2 104 personnes blessées, dont 246 soldats et 153 policiers[réf. nécessaire].
  • Octobre 2014 : 1 725 morts et 2 300 blessés recensés[258].
  • Janvier 2015 : 1 408 morts et 2 008 blessés recensés[259].

Selon le gouvernement irakien, le conflit fait 6 522 morts en 2013[257] et plus de 15 000 personnes sont tuées et 22 000 blessées pour l'ensemble de l'année 2014[260].

Estimations de l'ONU[modifier | modifier le code]

Chaque mois, l'ONU publie un bilan humain des pertes recensées. Cependant le bilan n'est que partiel, la Mission d'assistance de l'ONU en Irak (MANUI) n'étant pas en mesure de comptabiliser les pertes des djihadistes, ni celles de certaines zones d'Irak, notamment la province d'Al-Anbar, presque totalement contrôlée par les insurgés[261]. Selon un rapport des Nations unies publié en 2015, au moins 12 282 civils irakiens ont été tués et 23 126 blessés pendant l'année 2014[262].

  • Juin 2014 : 2 417 morts en Irak lors du mois de juin, dont 1 531 civils et 886 membres des forces de sécurité et 2 287 blessés. Ce bilan ne prend cependant pas en compte la province d'Al-Anbar, totalement hors de contrôle[263].
  • Août 2014 : 1 420 morts et 1 370 blessés recensés[264].
  • Septembre 2014 : 1 119 morts et 1 964 blessés recensés, dont 265 morts chez les forces de l'ordre et 854 civils, dont 352 tués à Bagdad. Ce bilan n'inclut pas les victimes qui ont perdu la vie dans les zones contrôlées par l'État islamique[261].
  • Octobre 2014 : 1 273 morts, dont 856 civils et 417 membres des forces de sécurité, et 2 000 blessés recensés[258].
  • Novembre 2014 : 1 232 morts, dont 936 civils et 296 membres des forces de sécurité, et 2 434 blessés. 402 des victimes sont recensées dans la province d'al-Anbar et 332 à Bagdad[265].
  • Décembre 2014 : 1 101 morts, dont 651 civils et 421 membres des forces de sécurité, et 1 868 blessés[266].
  • Janvier 2015 : 1 375 morts, dont 790 civils et 585 membres des forces de sécurité, et 2 240 blessés[267],[259].
  • Février 2015 : 1 103 morts, dont 611 civils et 492 membres des forces de sécurité, et 2 280 blessés, dont 1 353 civils et 927 membres des forces de sécurité[268].
  • Avril 2015 : 812 morts, dont 535 civils et 277 membres des forces de sécurité, et 1 726 blessés, dont 1 456 civils et 270 membres des forces de sécurité[195].
  • Mai 2015 : 1 031 morts, dont 665 civils et 366 membres des forces de sécurité, et 1 684 blessés[262].
  • Juin 2015 : 1 466 morts, dont 665 civils, 94 policiers et 801 membres des forces de sécurité, et 1 687 blessés, dont 1 032 civils, 104 policiers et 655 membres des forces de sécurité. Ce bilan inclut les victimes dans la province d'al-Anbar[269].
  • Juillet 2015 : 1 332 morts, dont 844 civils, 27 policiers et 488 membres des forces de sécurité, et 2 108 blessés, dont 38 policiers et 492 membres des forces de sécurité[270].
  • Août 2015 : 1 325 morts, dont 565 civils, 20 policiers et 740 membres des forces de sécurité, et 1 811 blessés, dont 1 103 civils et 708 membres des forces de sécurité[271].
  • Décembre 2015 : 980 morts, dont 506 civils, et 474 membres des forces de sécurité, et 1 621 blessés, dont 1 244 civils et 377 membres des forces de sécurité[272],[273].
  • Au total au moins 7 515 civils tués et 14 855 blessés au cours de l'année 2015[272].
  • Au moins 18 800 civils tués et 36 245 blessés entre le et le [23]

Autres estimations[modifier | modifier le code]

Selon Mushing on Iraq, le conflit au cours de l'année 2015 a fait au moins 25 000 morts, dont 3 924 militaires et policiers irakiens, 2 474 miliciens des Hachd al-Chaabi, 640 combattants du PKK, 613 peshmergas, 434 sahwa, 30 assayech, 20 volontaire de la milice du gouverneur de Ninive Atheeel Nujafi, 10 combattants des YPG, 8 miliciens yézidis, 2 combattants du PJAK, 2 Iraniens du Corps des Gardiens de la révolution islamique et 1 soldat américain. Mushing on Iraq souligne cependant qu'il s'agit d'un bilan minimum[24].

Pertes du Gouvernement régional du Kurdistan[modifier | modifier le code]

En juillet, selon le secrétaire général de la présidence kurde Fouad Hussein, 150 combattants kurdes ont été tués et plus de 500 autres blessés dans les combats qui les ont opposés aux djihadistes depuis le début de leur offensive en juin[274].

Le 10 décembre 2014, le Gouvernement régional du Kurdistan déclare que les pertes de ses peshmergas, assayesh et policiers ont été depuis le 9 juin 2014 de 727 tués, 3 564 blessés et 34 disparus[275].

Fin octobre 2015, Saadi Peera, membre du bureau politique de l'Union nationale kurde en Irak, fait état de 1 350 « martyrs » chez les peshmergas[276]. Selon le Gouvernement régional du Kurdistan, 1 813 peshmergas ont été tués en 2014 et 2015[24].

Pertes iraniennes[modifier | modifier le code]

29 soldats iraniens sont tués en Irak au cours du mois de décembre 2014[26].

Pertes de l'État islamique et des rebelles irakiens[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 2015, le Pentagone annonce que la coalition a mené 2 000 frappes aériennes en Irak et en Syrie, dont plus de 1 600 par des avions ou drones américains. Les militaires américains estiment alors qu'environ 6 000 combattants de l'EI ont été tués, mais ce chiffre n'est pas confirmé officiellement par le Pentagone[184].

Le 3 juin 2015, un diplomate américain affirme que l'EI a perdu 10 000 combattants tués en Irak et en Syrie depuis le début des frappes aériennes de la coalition en octobre 2014[277].

Le Royaume-Uni estime avoir tué approximativement 330 combattants de l'EI en Irak entre septembre 2014 et le 31 août 2015, après avoir mené 250 frappes[278].

Pertes selon l'Iraq Body Count (IBC)[modifier | modifier le code]

Pertes annuelles irakiennes civiles et militaires dues à l'insurrection, 2003-2012.
Pertes irakiennes Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Total
2011 388 388
2012 524 356 377 392 304 529 469 422 396 290 239 275 4 573[21]
2013 357 360 403 545 888 659 1 145 915 1 220 1 095 903 9 472[22],[279]

Pertes américaines[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2015, à la demande du Kurdistan irakien, des forces spéciales américaine soutiennent les peshmergas pendant une mission visant à libérer 70 otages de l'EI près de Hawija (en).. Un soldat américain est mortellement blessé dans l'intervention[280],[281],[282],[283],[284].

En mars 2016, un soldat américain est tué par l'EI sur la base de Makhmour[285].

Un soldat, membre des Navy Seals est tué par l'EI le 3 mai 2016 dans la région de Mossoul. Les soldats américains conseillaient et assistaient les peshmergas quand des combattants de l'EI ont lancé l'offensive[286].

Pertes canadiennes[modifier | modifier le code]

En mars 2015, le sergent canadien Andrew Joseph Doiron, un soldat des forces spéciales présentes en Irak est tué par un tir allié. De fait, le 7 mars 2015, des soldats des FOS (Forces des Opérations Spéciales) ont été pris sous les tirs amis de peshmergas alors qu'ils revenaient en territoire allié, visiblement par erreur. Dans l'attaque Andrew Joseph Doiron a été mortellement touché et trois autres soldats blessés[287],[288],[289].

Pertes du PKK[modifier | modifier le code]

Selon Cemil Bayik, chef du PKK, son mouvement a perdu 180 combattants en Irak, de 2014 à janvier 2016[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP : Le Hezbollah est présent dans les combats en Irak, révèle son chef
  2. France 24 : Quand une Kurde iranienne brave les peshmerga pour combattre l'EI
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Cartographie[modifier | modifier le code]