Kurdistan irakien

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Kurdistan irakien
Heremê Kurdistanê (ku)
Başûrî Kurdistan (ku)
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Kurdistan irakien
Administration
Statut politique Région fédérale autonome d’Irak
Capitale Erbil
(36° 11′ N, 44° 00′ E)
Gouvernement
- Chef d'État
 - Premier ministre
Démocratie parlementaire
Massoud Barzani
Netchirvan Barzani
Démographie
Population 5 210 000 hab. (2010)
Densité 63 hab./km2
Langue(s) kurde, arabe[1]
PIB
 · PIB/hab.
23,6 Mrd. USD (2011 est.)
4.452 USD (2011 est.)
Géographie
Coordonnées 36° 11′ Nord, 44° 00′ Est
Superficie 83 000 km2 [2]
Divers
Monnaie Dinar irakien (IQD)
Fuseau horaire UTC +3
Domaine internet non défini
Indicatif téléphonique +964
Hymne Ey Reqîb
(anglais : Hey Guardian)

Le Kurdistan irakien ou Kurdistan du sud est une entité politique, fédérale et autonome du Nord de l'Irak, reconnue par la constitution irakienne de 2005, et par la communauté internationale. Cette région est bordée par l'Iran à l'est, la Turquie au nord et la Syrie à l'ouest, en étant incluse dans la région du Kurdistan. La capitale du gouvernement kurde est Erbil (ou Arbil).

Étymologie et nom officiel[modifier | modifier le code]

Le mot Kurdistan signifie littéralement « Pays des Kurdes ». La région du Kurdistan est connue par plusieurs termes apparentés au mot Kurde au cours de l'Antiquité. Les Sumériens l'appelaient « KUR.A », « Tritium » ou « pays de Karda », les Élamites « Kurdasu », les Akkadiens « Kurtei », les Assyriens « Kurti », les Babyloniens « Qardu », les Grecs « Καρδοῦχοι » (Kardoûkhoi) et les Romains « Corduene ».

Concernant le nom officiel, la nouvelle constitution irakienne parle de « Région du Kurdistan » (Kurdistan Region en anglais)[3]. Le gouvernement régional parle de « Kurdistan-Iraq » (en anglais : Kurdistan Region)[4], « Kurdistan-Irak » ou « Région du Kurdistan » en français[5]. Le nom du gouvernement est le « gouvernement régional du Kurdistan » ou KRG (en kurde : Hikûmetî Herêmî Kurdistan).

Les Kurdes appellent aussi leur région « Kurdistan du Sud » (en kurde : Kurdistana Başûr) ou « Sud du Kurdistan » (en kurde : Başûrî Kurdistan) en référence à la localisation géographique de la région autonome au sein du Kurdistan dans son ensemble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du peuple kurde.

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit kurde en Irak.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 2014, un référendum sur l'indépendance est annoncé[6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Kurdistan du sud est très largement montagneux, avec un point culminant à 3 611 mètres au Cheekah Dar. Les nombreuses rivières qui coulent depuis ces montagnes et arrosent la région sont à l'origine des terres fertiles et luxuriantes de l'Irak.

Les montagnes, le climat et la qualité des eaux en font une région d'agriculture et de tourisme. De plus, elle possède des matières premières minérales, en particulier du pétrole qui est exploité depuis plusieurs décennies maintenant.

Le plus grand lac de la région est le lac Dukan.

Subdivision territoriale[modifier | modifier le code]

Kurdistan irakien et ses gouvernorats.
Région autonome du Kurdistan.

Le Kurdistan est divisé en six gouvernorats, appelés parêzge en kurde, dont quatre d'entre eux sont sous le contrôle du gouvernement régional du Kurdistan :

D'autres gouvernorats sont revendiqués totalement ou partiellement par le gouvernement régional de l'Irak :

Politique[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Forces armées[modifier | modifier le code]

Article connexe : Peshmerga.

Le gouvernement régional kurde dispose d'une force armée connue sous le nom de Gardes régionaux kurdes ou en anglais : Kurdish Regional Guards, aussi appelés Peshmerga. Ils sont plus de 350 000 actifs[réf. nécessaire], généralement armés de AKMS, M4A1 et Zastava M92 (en). Ils ont à disposition des chars d'assaut T-55, T-62 et T-72 et une centaine de PT-76 avec un grand nombre de véhicules blindés ainsi que, selon le site néerlandais Scramble, quelques hélicoptères Eurocopter EC135 et d'autogires. Une commande a eu lieu en septembre 2013 pour 12 MD 530 F[7] et 2 MD-900[8] livré à partir de 2014 officiellement pour la police, un MD 530 E est livré en avril 2015. La police routière à 4 Eurocopter EC120 Colibri et une quarantaine d'autogires AutoGyro Europe MTOsport. Le Kurdistan dispose également une unité anti-terroriste, la Force tigre kurde équipé depuis mai 2015 de deux hélicoptères AS350B3 Écureuil[9].

Plusieurs soldats kurdes des forces armées irakiennes ont déserté pour rejoindre les Peshmergas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon la loi kurde, toutes langues minoritaires telles que le syriaque, le turkmène et l'arménien sont protégées et les deux premières langues ont un statut de langues officielles avec le kurde dans les zones où une majorité des habitants parlent ces langues.
  2. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/kurdistan.htm CBSR 33, Kurdistan, p. 35, 1998
  3. Full Text of Iraqi Constitution
  4. Site du gouvernement régional du Kurdistan (KRG)
  5. Site de la Représentation du Gouvernement régional du Kurdistan-Irak en France.
  6. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/1933070/2014/07/01/Le-Kurdistan-irakien-annonce-un-referendum-sur-l-independance.dhtml
  7. (en) « MD Helicopters Receives Orders for 12 MD 530F Helicopters from Kurdistan Regional Government », sur MD Helicopters,‎ (consulté le 16 octobre 2015).
  8. (en) « Kurdistan Receives MD530Fs, MD902s », sur Rotor & Wing,‎ (consulté le 18 octobre 2015).
  9. (en) « Kurdistan », sur Scramble / Dutch Aviation Society,‎ (consulté le 16 octobre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]