Insurrection djihadiste en Tunisie

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Insurrection djihadiste en Tunisie

Informations générales
Date 2012 - en cours
Lieu Tunisie
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Tunisie Tunisie
Soutiens :
Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
ShababFlag.svg AQMI
ShababFlag.svg Ansar al-Charia
Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Kaïs Saïed
Béji Caïd Essebsi
Moncef Marzouki
Lokman Abou Sakhr
Abou Iyadh
Forces en présence
Forces armées tunisiennes :
40 000 hommes

Garde nationale :
15 000 hommes
Plusieurs centaines d'hommes
Pertes
68 morts (de 2015 à 2017)[1]60 morts (en 2015)[1]

Insurrection djihadiste en Tunisie

Batailles

L'insurrection djihadiste en Tunisie est un conflit armé opposant à partir de 2012 le gouvernement tunisien à des groupes salafistes djihadistes[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Formation des groupes djihadistes en Tunisie[modifier | modifier le code]

En février 2011, la révolution tunisienne renverse le président Zine el-Abidine Ben Ali. Parmi les nombreux opposants politiques sortis des prisons du régime, les salafistes djihadistes s'organisent très rapidement[2],[3]. En avril 2011, l'association Ansar al-Charia, dirigée par Abou Iyadh, est fondée[2],[3]. Proche d'al-Qaïda, cette dernière revendique cependant l'action non-violente et la prédication en affirmant que « la Tunisie n'est pas une terre de djihad »[3]. Elle profite alors de la faiblesse de l'État pour mettre en place des actions économiques et sociales et des opérations de charité en faveur des populations les plus démunies[3],[4].

Après 2011, des milliers de djihadistes tunisiens partent également combattre en Syrie ou en Libye[4]. Ainsi, lors de la deuxième guerre civile libyenne, selon un rapport de l'Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient publié en janvier 2018, les Tunisiens forment la très grande majorité des combattants étrangers de l'État islamique en Libye avec 1 500 individus[5]. Selon différentes estimations, environ 3 000 à 6 000 Tunisiens rejoignent aussi des groupes djihadistes en Syrie[6],[7],[8],[9]. En Libye comme en Syrie, la Tunisie forme le premier contingent de volontaires étrangers au sein de l'État islamique[10].

En 2012, basé en Algérie, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) profite du flottement post-révolutionnaire pour s'implanter en Tunisie[1]. La katiba Okba Ibn Nafaa est fondée et devient la branche tunisienne d'AQMI, dont Lokman Abou Sakhr prend le commandement[1]. Les djihadistes s'implantent principalement près de la frontière avec l'Algérie, et notamment dans le Djebel Chambi[1].

Selon Matt Herbert, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix internationale : « Le fait qu'il s'agisse d'une frontière est également un aspect très important. Les djihadistes s'en servent pour échapper aux patrouilles et recevoir un soutien logistique, notamment en armes. Selon un rapport d'International Crisis Group, les taxes sur les trafiquants locaux sont pour eux une source de financement. Enfin, la zone connaît, comme toutes celles de l'intérieur de la Tunisie, de grandes difficultés économiques. AQMI a gagné une partie de ses soutiens grâce à l'argent. Dans une région où le chômage est massif, certains ont pu prendre le risque de vendre des biens et des services à ces groupes »[1].

En 2014, certains combattants de la katiba Okba Ibn Nafaa font scission et fondent le groupe Djound al-Khilafa, qui prête allégeance à l'État islamique[1]. AQMI est alors surtout actif dans le gouvernorat de Jendouba, tandis que l'État islamique est présent dans le gouvernorat de Sidi Bouzid et le gouvernorat de Kasserine[1]. Les deux groupes sont constitués principalement de Tunisiens[1]. Leurs stratégies diffèrent cependant selon Matt Herbert : « Okba Ibn Nafaa évite les attaques contre les civils afin de ne pas se mettre la population à dos, tandis que Jund Al-Khilafa en a fait une cible pour l'intimider et l'empêcher de coopérer avec les forces de sécurité »[1].

Attaques djihadistes de 2012 à 2016[modifier | modifier le code]

Le , en réaction au film L'Innocence des musulmans, un millier de manifestants prennent d'assaut l'ambassade américaine de Tunis, incendiant deux de ses bâtiments et hissant le drapeau noir des salafistes djihadistes[11],[12]. Le rassemblement est finalement dispersé par l'armée, les violences faisant cinq morts et au moins 28 blessés[13],[11],[12]. Suspecté d'être à l'origine de l'attaque, le chef d'Ansar al-Charia, Abou Iyadh, dément mais passe ensuite dans la clandestinité[13],[14],[2].

Fin 2012, les premiers affrontements entre les forces de sécurité tunisiennes et la katiba Okba Ibn Nafaa d'Al-Qaïda au Maghreb islamique éclatent dans le Djebel Chambi[14].

Le , Chokri Belaïd, le secrétaire général du Parti unifié des patriotes démocrates, une formation de la gauche tunisienne, est assassiné par balles devant son domicile[15]. Sa mort provoque une grave crise politique en Tunisie : des dizaines de milliers de personnes sortent dans les rues et accusent Ennahdha, le parti islamiste alors au pouvoir, de porter une part de responsabilité dans la mort de l'un des principaux leaders de l'opposition[16]. Le , Mohamed Brahmi, un leader de la gauche nationaliste, est assassiné à son tour[17].

En avril 2013, l'armée tunisienne commence à mener des opérations militaires contre les djihadistes dans le Djebel Chambi[18],[3]. Seize soldats et gendarmes sont blessés dans la région fin avril et début mai[19]. Le gouvernement commence alors à accuser Ansar al-Charia d'être lié avec les djihadistes du Djebel Chambi, ce qu'Ansar al-Charia dément[3]. Jusqu'alors accusé de laxisme, Ennahdha commence à durcir sa position contre les djihadistes[19],[20]. Le , le chef du gouvernement tunisien, Ali Larayedh, accuse pour la première fois Ansar al-Charia d'être « lié au terrorisme »[20]. Le lendemain, un rassemblement d'Ansar al-Charia a lieu à Kairouan malgré son interdiction par le gouvernement[18]. La situation dégénère à Kairouan et Tunis et les affrontements avec les forces de l'ordre font un mort et plusieurs blessés, tandis que 300 salafistes sont arrêtés[19],[20],[20].

Le , Ansar al-Charia est officiellement classé par le gouvernement tunisien comme « organisation terroriste » ; Ali Larayedh accuse alors le groupe d'être lié à al-Qaïda et d'être responsable des assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi[21],[22]. Cependant, l'assassinant des deux hommes politiques tunisiens est finalement revendiqué par Boubaker El Hakim, dit Abou Mouqatel, un djihadiste franco-tunisien de l'État islamique, dans une vidéo rendue publique le [23],[24],[25].

Vers 2013 et 2014, le groupe Ansar al-Charia se dissout progressivement : bon nombre de ses membres partent en Syrie ou en Libye et rejoignent l'État islamique ou le groupe libyen Ansar al-Charia ; Abou Iyadh lui-même trouve refuge en Libye. Certains combattants restent cependant en Tunisie et rallient la katiba Okba Ibn Nafaa, la branche tunisienne d'Al-Qaïda au Maghreb islamique commandée par Lokman Abou Sakhr[26],[27].

Article détaillé : Bataille de Chaambi.

Le , un groupe de militaires tunisiens tombe dans une embuscade à Sabaa Diar, dans le Djebel Chambi. Leur camion est mitraillé par une trentaine de djihadistes : huit soldats sont tués et plusieurs cadavres sont égorgés[28],[29]. Le 1er août, l'armée lance une offensive sur le Djebel Chambi[30]. Des combats ponctuels se poursuivent pendant plusieurs années, faisant des dizaines de morts de chaque côté, mais l'armée ne parvient pas à éradiquer les djihadistes de la montagne.

En octobre 2013, l'armée attaque un groupe d'une vingtaine de djihadistes dans le Djebel Touayel et en abat treize contre deux morts dans ses rangs[31],[32]. Les 3 et , un groupe de huit djihadistes est repéré à Raoued, puis neutralisé par la garde nationale : sept sont tués, dont leur chef, Kamel Gadhgadhi, et un autre fait prisonnier[33]. Le , Lokman Abou Sakhr, le chef d'AQMI en Tunisie, est tué avec huit de ses hommes dans une embuscade tendue par la garde nationale près de Sidi Aïch[34],[35]. Le , un berger enlevé trois jours plus tôt est retrouvé mort près de Kasserine, tué d'une balle dans la tête. L'assassinat est revendiqué par la katiba Okba Ibn Nafaa qui accuse le berger d'être un informateur de l'armée. Il s'agit du premier enlèvement et de la première exécution en Tunisie d'un civil tunisien par AQMI[36].

En 2015, l'État islamique commet plusieurs attentats : l'attaque du musée du Bardo (), qui fait 24 morts, dont 21 touristes[37], l'attentat de Sousse (), qui fait 38 morts sur une plage touristique[38], et un attentat à Tunis (), qui tue douze soldats de la garde présidentielle[39]. L'organisation vise principalement à déstabiliser l'équilibre démocratique et économique du pays en tentant d'anéantir le secteur du tourisme tunisien[38]. Le , des dizaines de djihadistes entrent en Tunisie depuis la Libye et attaquent la ville de Ben Gardane[40]. L'attaque est sans précédent en Tunisie, jamais les djihadistes n'avaient mené une offensive d'une telle ampleur en pleine ville[41],[42]. Les combats font treize morts parmi les forces de sécurité, sept chez les civils et 49 dans les rangs de l'État islamique[43]. Les assaillants sont finalement repoussés le 10 mars[43].

Diminution des violences à partir de 2016[modifier | modifier le code]

À partir de 2015, les autorités tunisiennes enregistrent des progrès en matière d'antiterrorisme grâce à de meilleurs équipements et une plus grande coordination entre les forces armées, la garde nationale et la police nationale, dont les liens avaient été volontairement affaiblis sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali par crainte d'un coup d'État ou d'une rébellion[1]. À l'été 2018, le tourisme connaît une forte reprise[44].

Les violences diminuent mais continuent de secouer ponctuellement l'ouest du pays[1],[45]. Le , trois soldats sont tués par l'explosion de mines durant une opération contre AQMI au Djebel Sammama[46],[47]. Le , deux chefs d'AQMI — Bilel Kobi, proche conseiller d'Abdelmalek Droukdel, et Hamza Ennimr — sont tués dans le Djebel Sammama lors d'une opération de la garde nationale[48]. Le , six gardes nationaux sont tués par des hommes d'AQMI près du poste-frontière de Ghardimaou[49],[50],[45],[51],[52]. Le , une femme kamikaze se fait exploser en plein centre de Tunis, sur l'avenue Habib-Bourguiba, blessant vingt personnes dont quinze policiers et cinq civils[53]. Le , un double attentat-suicide à Tunis revendiqué par l'État islamique provoque la mort d'un policier et fait huit blessés[54].

Le , trois terroristes dont un émir de la katiba Okba Ibn Nafaa sont abattus par l'armée tunisienne ainsi que l'unité spéciale de la garde nationale lors d'une opération conjointe à Haïdra[55]. Le , Mourad Chaieb, dit Ouf Abou Mouhajer, qui avait succédé à son frère Lokman Abou Sakhr à la tête de la katiba, est abattu par les unités sécuritaires et militaires dans le Djebel Essif, près de Kasserine[56],[57].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l et m Charlotte Bozonnet, « La plus grande menace des djihadistes de l'Ouest tunisien est leur capacité de résilience », Le Monde, 10 juillet 2018.
  2. a b et c Frida Dahmani, « Tunisie : Abou Iyadh, l'ennemi public numéro un », Jeune Afrique, 1er octobre 2012.
  3. a b c d e et f Hélène Sallon, « Ansar Al-Charia, le djihadisme au défi de la Tunisie », Le Monde, 20 mai 2013.
  4. a et b David Thomson, « Tunisie : un rapport pour comprendre la naissance et l'essor du jihadisme », Radio France internationale, 31 janvier 2017.
  5. « Les Tunisiens forment le premier contingent jihadiste de l'EI en Libye », Radio France internationale, 30 janvier 2018.
  6. Catherine Gouëset, « Face au retour des djihadistes sur son sol, la Tunisie frise la crise de nerfs », L'Express, 12 février 2017.
  7. Maxime Bourdier, « Nombre, origine... les affolants chiffres des jihadistes en Syrie ont été publiés », Huffington Post avec l'Agence France-Presse, 8 décembre 2015.
  8. « Le nombre de jihadistes en Irak et en Syrie a doublé depuis juin 2014, selon une étude », France 24, 8 décembre 2015.
  9. « Qui sont les combattants étrangers de l'État islamique ? », I-Télé, 14 décembre 2015.
  10. « Attaque au musée du Bardo : la Tunisie, premier fournisseur de djihadistes à Daesh », 20 minutes, 18 mars 2015.
  11. a et b Frida Dahmani, « Tunisie : deux morts dans l'attaque de l'ambassade américaine par des islamistes », Jeune Afrique, 14 septembre 2012.
  12. a et b « Tunisie : deux morts dans l'attaque de l'ambassade américaine », Radio France internationale, 15 septembre 2012.
  13. a et b Isabelle Mandraud, « Abou Ayad, le chef salafiste qui embarrasse Tunis », Le Monde, 25 septembre 2012.
  14. a et b Samy Ghorbal, « Tunisie : Abou Iyadh, victime collatérale du raid américain en Libye ? », Jeune Afrique, 3 juillet 2015.
  15. Frida Dahmani, « Tunisie : le mystère entoure toujours l'assassinat de Chokri Belaid », Jeune Afrique, 6 février 2018.
  16. Frida Dahmani, « Tunisie : Chokri Belaïd, chronique d'une mort annoncée », Jeune Afrique, 14 février 2013.
  17. Frida Dahmani, « Assassinat de Mohamed Brahmi : la Tunisie plonge dans l'inconnu », Jeune Afrique, 26 juillet 2013.
  18. a et b Benjamin Roger, « Tunisie : le gouvernement interdit le rassemblement d'Ansar al-Charia », Jeune Afrique avec l'Agence France Presse, 15 mai 2013.
  19. a b et c « Heurts entre salafistes et policiers en Tunisie : un mort et des blessés », France 24 avec dépêches, 19 mai 2013.
  20. a b c et d Lilia Blaise, « Ansar al-Charia et Ennahda, la rupture », France 24, 22 mai 2013.
  21. Monia Ben Hamadi, « Ali Larayedh : Ansar Al-Charia est officiellement classée en tant qu'organisation terroriste », Al Huffington Post, 27 août 2013.
  22. « Tunisie : le gouvernement accuse Ansar Al-Charia des meurtres d'opposants », France 24 avec dépêches, 21 novembre 2013.
  23. « Tunisie : Boubaker Al Hakim revendique les assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi », Al Huffington Post, 18 décembre 2014
  24. « Des jihadistes revendiquent les assassinats d'opposants tunisiens de 2013 », France 24, 18 décembre 2014
  25. « Tunisie : des djihadistes ralliés à l'EI revendiquent l'assassinat de deux opposants », Le Monde, 18 décembre 2014
  26. [vidéo] Attaque terroriste à Tunis : "Une attaque jihadiste très bien préparée" sur YouTube
  27. « Qui sont les groupes jihadistes en Tunisie ? », Libération, 18 mars 2015
  28. « Tunisie : 8 martyrs dont 5 égorgés à Djebel Chaambi », Investir en Tunisie, 30 juillet 2013
  29. « Mohamed Ali Aroui : ‘Kamel Gadhgadhi a égorgé l'un des militaires dans l'embuscade de Chaambi' », Tuniscope, 30 août 2013
  30. « Tunisie : vaste opération militaire au mont Chaambi », Jeune Afrique, 3 août 2013.
  31. « Fin de l'opération militaire à Jebel Touayel près de Gbollat », Tunis Afrique Presse, 19 octobre 2013
  32. « « Plusieurs terroristes » tués par les forces de l'ordre en Tunisie », Jeune Afrique, 18 octobre 2013.
  33. « Tunisie : fin des affrontements meurtriers à Raoued », Radio France internationale, 4 février 2014.
  34. « Tunisie. Le chef du principal groupe djihadiste tué », L'Obs, 29 mars 2015
  35. « Tunisie : neuf jihadistes tués par les forces de l'ordre, dans le Sud », Radio France internationale, 29 mars 2015.
  36. « Tunisie : un berger enlevé par des jihadistes retrouvé mort », Agence France Presse, 13 octobre 2015.
  37. « Tunisie : l'État islamique revendique l'attentat du musée du Bardo », Huffington Post, 19 mars 2015.
  38. a et b « Tunisie : l'organisation de l'État islamique revendique l'attaque de Sousse », France 24 avec l'Agence France-Presse, 27 juin 2015.
  39. « Tunisie : l'état d'urgence réinstauré après un attentat », Agence France-Presse, 24 novembre 2015.
  40. « Tunis juge avoir "remporté une bataille" après les attaques près de la Libye », Agence France-Presse, 8 mars 2016.
  41. [vidéo] Attaque terroriste en Tunisie : que s'est-il passé à Ben Guerdane ? sur YouTube.
  42. Frédéric Bobin, « La Tunisie au péril de l'État islamique », Le Monde, 8 mars 2016.
  43. a et b « Tunisie : trois jihadistes tués à Ben Guerdane », Agence France-Presse, 10 mars 2016.
  44. « Tunisie : nette reprise du tourisme trois ans après les attentats », Radio France internationale, 11 juillet 2018.
  45. a et b Mathieu Galtier, « Après une accalmie de deux ans, le terrorisme frappe à nouveau en Tunisie », Libération, 8 juillet 2018.
  46. « Tunisie : 3 soldats tués dans une opération antiterroriste », Le Figaro avec l'Agence France-Presse, 29 août 2016.
  47. « Tunisie : Aqmi revendique l'attaque qui a tué 3 soldats », Le Figaro avec l'Agence France-Presse, 30 août 2016.
  48. « Tunisie : quelle menace représente la katiba Ibn Nafaa pour le pays ? », Radio France internationale, 22 janvier 2018.
  49. « Tunisie : six membres des forces de sécurité tués dans une attaque », Agence France-Presse, 8 juillet 2018.
  50. « Des membres de la garde nationale tunisienne tués dans une explosion à la frontière algérienne », Le Monde avec l'Agence France-Presse, 8 juillet 2018.
  51. Frida Dahmani, « Tunisie : une attaque terroriste à la frontière avec l'Algérie fait six morts », Jeune Afrique, 8 juillet 2018.
  52. « Tunisie : six membres de la garde nationale tués dans une attaque d'Aqmi », Radio France internationale, 9 juillet 2018.
  53. Frédéric Bobin, « Attentat en Tunisie : une femme se fait exploser dans le centre-ville de Tunis », Le Monde, 29 octobre 2018.
  54. Frédéric Bobin et Mohamed Haddad, « Tunisie : un policier tué et huit blessés dans deux attentats-suicides à Tunis revendiqués par l'EI », Le Monde, 27 juin 2019.
  55. « Kasserine : un "émir" de la Katiba Okba Ibn Nafaa parmi les terroristes abattus à Haidra », Kapitalis, 2 septembre 2019.
  56. « Ministère de l'Intérieur : le terroriste abattu dimanche à Kasserine est impliqué dans plusieurs attaques », La Presse de Tunisie, 21 octobre 2019.
  57. « Un haut cadre d'Aqmi en Tunisie éliminé, selon les forces de sécurité », Radio France internationale, 21 octobre 2019.