Guerre du Mali

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Guerre du Mali
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de l'extension maximale (courant janvier 2013) des territoires contrôlés par les rebelles touareg et les djihadistes (contour rose).

Informations générales
Date - en cours
(5 ans, 6 mois et 6 jours)
Lieu Mali
Issue

En cours

Belligérants
Drapeau du Mali Mali
Drapeau de la France France (depuis 2013)
Drapeau du Tchad Tchad (depuis 2013)
MISMA (2013) :

Drapeau du Mali CM-FPR

GATIA GATIA (depuis 2014)
MAA MAA loyaliste (depuis 2014)
MPSA MPSA (depuis 2014)
FPA
MDP (depuis 2016)


Drapeau des Nations unies MINUSMA (depuis 2013)


EUTM Mali EUTM Mali (depuis 2013)

Shabab Ansar Dine Ansar Dine (2012-2017)
Shabab AQMI
Shabab MUJAO (2012-2013)
Shabab Les Signataires par le sang (2012-2013)
Flag of Jihad.svg Al-Mourabitoune (2013-2015)
Shabab Boko Haram (2012-2013)
Shabab Ansarul Islam (depuis 2016)
Shabab Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (depuis 2017)
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara (depuis 2015)
MNLA MNLA
MIA (2013)
HCUA HCUA (depuis 2013)
MAA MAA
CPA CPA (depuis 2014)
CM-FPR2 (depuis 2014)
Mouvement pour le salut de l'Azawad.jpg MSA (depuis 2016)
CJA (depuis 2016)
ANSIPRJ (depuis 2016)
Commandants
Drapeau du Mali Amadou Toumani Touré

Drapeau du Mali Amadou Haya Sanogo
Drapeau du Mali Dioncounda Traoré
Drapeau du Mali Ibrahim Boubacar Keïta
Drapeau du Mali Yamoussa Camara
Drapeau du Mali Soumeylou Boubèye Maïga
Drapeau du Mali Tiéman Hubert Coulibaly
Drapeau du Mali Didier Dacko
Drapeau du Mali El Hadj Ag Gamou
Drapeau du Mali Mohammed Ould Meydou
Drapeau de la France François Hollande
Drapeau de la France Emmanuel Macron
Drapeau de la France Jean-Yves Le Drian
Drapeau de la France Florence Parly
Drapeau de la France Édouard Guillaud
Drapeau de la France Pierre de Villiers
Drapeau de la France François Lecointre
Drapeau de la France Grégoire de Saint-Quentin
Drapeau de la France Bernard Barrera
Drapeau de la France Marc Foucaud
Drapeau de la France Jean-Pierre Palasset
Drapeau de la France Patrick Brethous
Drapeau de la France Xavier de Woillemont
Drapeau du Nigeria Shehu Abdulkadir
Drapeau du Tchad Idriss Déby
Drapeau du Tchad Oumar Bikimo


Drapeau du Mali Djibril Diallo
Drapeau du Mali Amadou Diallo †
Drapeau du Mali Ibrahim Dicko
GATIA Fahad Ag Almahmoud
texte= Ahmed Ould Sidi Mohamed


Drapeau des Nations unies Bert Koenders
Drapeau des Nations unies Mongi Hamdi
Drapeau des Nations unies Mahamat Saleh Annadif
Drapeau des Nations unies Jean Bosco Kazura
Drapeau des Nations unies Michael Lollesgaard

Drapeau des Nations unies Jean-Paul Deconinck
Shabab Iyad Ag Ghali

Shabab Nabil Abou Alqama
Shabab Djamel Okacha
Shabab Hamada Ould Mohamed Kheirou
Shabab Mokhtar Belmokhtar
Shabab Abou Bakr Al-Nasr
Shabab Cheikh Ag Aoussa
Shabab Abou Zeïd
Shabab Mohamed Lemine Ould El-Hassen
Shabab Abdelkrim al-Targui
Shabab Omar Ould Hamaha
Shabab Sedane Ag Hita
Shabab Abderrahmane Talha
Shabab Saïd Abou Moughatil
Shabab Ahmed al-Tilemsi
Shabab Bilal Hicham White flag icon.svg
Shabab El-Hassen Ould Khalill Jouleibib
Shabab Sultan Ould Bady
Shabab Haroune Ag Saïd
Shabab Abdelkrim Kojak †
Shabab Ibrahim Ag Inawalen
Shabab Souleymane Keïta White flag icon.svg
Shabab Amadou Koufa
Shabab Abou Yehiya White flag icon.svg
Shabab Ibrahim Malam Dicko

Shabab Adnane Abou Walid Al-Sahraoui
texte= Bilal Ag Acherif

MNLA Mahamadou Djéri Maïga
MNLA Mohamed Ag Najem
MNLA Bouna Ag Attiyoub †
MNLA Machkanani Ag Balla
MNLA Hassan Ag Fagaga
MNLA Mouvement pour le salut de l'Azawad.jpg Moussa Ag Acharatoumane
MNLA Mouvement pour le salut de l'Azawad.jpg Assalat Ag Habi
HCUA Mohamed Ag Intalla
HCUA Alghabasse Ag Intalla
HCUA Mossa Ag Jikod
HCUA Cheikh Ag Aoussa
HCUA Achafghi Ag Bohada
texte= Sidi Ibrahim Ould Sidatt
texte= Housseine Ould Ghoulam
MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh
MNLA Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun


• Oumar al-Janah
Forces en présence
Drapeau du Mali 22 000[1],[2]

Drapeau de la France 4 600[3]
Drapeau du Tchad 2 400[4]
MISMA : 6 000[5]


CM-FPR : 1 000 à 3 500[6],[7]
Flag of the Arab Movement of Azawad.svg 2 000[6]
GATIA 500 à 1 000[6],[8]
MPSA 300[9]


Drapeau des Nations unies 10 300[10]

EUTM Mali 450
Shabab Ansar Dine
3 000 à 6 500[11],[12]
MNLA 2 000 à 10 000[6],[13],[14]
HCUA 400 à 600[6]
MAA 500 à 1 000[15],[16],[6]
CPA 500[6]
CM-FPR2 : 700 à 800[6]
ANSIPRJ : 700[17]
Pertes
Drapeau du Mali ~ 500 morts[19],[20],[21]
Drapeau de la France 20 morts[22]
Drapeau du Tchad 73 morts
Drapeau du Niger 10 morts
Drapeau du Burkina Faso 11 morts
Drapeau de la Guinée 13 morts
Drapeau du Togo 8 morts
Drapeau du Sénégal 3 morts
Drapeau des Pays-Bas 4 morts
Drapeau du Bangladesh 1 mort
Drapeau de la République populaire de Chine 1 mort
Drapeau du Libéria 1 mort
texte= Ansar Dine
~ 700 à 1 000 morts[23],[24],[25]
~ 600 à 700 prisonniers[26],[27],[25],[24]
MNLA~ 100 à 500 morts
HCUA inconnues
texte=~ 10 à 100 morts
Civils :
plusieurs centaines de morts
~ 700 000 réfugiés et déplacés internes[18]

Batailles

Rébellion touarègue de 2012
Ménaka (1re) · Tessalit · Aguel'hoc · In Emsal · Andéramboukane · Niafunké · Tinzawatène · Tinsalane · Goumakoura · Tessit · Soudere · Tin-Hama (1re) · Kidal (1er)


Conflit des bérets verts et des bérets rouges
Coup d'État militaire de 2012 au Mali · Contre-coup d'État à Kati et Bamako · Djicoroni


Conflit entre les islamistes et le MNLA

Tombouctou (1re) · Gao (1re) · Tagarangabotte · Idelimane (1re) · Ménaka (2e)

Intervention militaire au Mali
(Opération Serval, puis Opération Barkhane
MISMA, puis MINUSMA)

Konna · Gao (bombardement) · Diabaly · Gao (2e) · Gao (3e) · Gao (4e) · In Khalil · Tigharghâr · Timétrine · Imenas · Tin Keraten · In Zekouan et Teurteli · Tombouctou (2e) · Gao (5e) · Teghboubinene et In Arab · Tombouctou (3e) · Ber · Anéfis (1re) · Anéfis (2e) · Bordj Badji Mokhtar et In Farah · Fooïta · Douaya · Amazragane · Tin-Hama (2e) · Araouane · Kondaoui · Tamkoutat (massacre) · Ametettaï (bombardement) · Dayet en Maharat · Inabohane-Ebahlal · Kidal (2e) · Kidal (3e) · Anéfis (3e) · Tabankort (1re) · Idelimane (2e) · N'Tillit · Ametettaï · Tabankort (2e) · Nampala (1er) · Ténenkou (1er) · Tabankort (3e) · Tabrichat · Abeïbara · Léré · Ténenkou (2e) · Tin Telout · Nara · Takoumbaout · Sama · Gourma-Rharous (1er) · Sévaré · Anéfis (4e) · Inafarak · Talahandak · Nampala (2e) · Kidal (4e) · Boulikessi · Gourma-Rharous (2e) · Foulsaré · Dogofry · Serma

Attentats de la guerre du Mali
Coordonnées 12° 39′ 00″ nord, 8° 00′ 00″ ouest

La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu au Mali depuis 2012, à la suite d'une insurrection de groupes salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad. Elle est un épisode de la guerre du Sahel et des rébellions touarègues contre l'État malien.

Le conflit est une des conséquences de la guerre civile libyenne : après le renversement du régime de Kadhafi, des arsenaux militaires sont pillés par des groupes armés, tandis que des mercenaires touaregs au service de la Jamahiriya arabe libyenne fuient vers le Sahara et rejoignent des mouvements rebelles avec armes et bagages.

Le 17 janvier , les rebelles touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ansar Dine (salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les djihadistes d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne tente un coup d'État en mars qui provoque des affrontements entre « bérets verts » et « bérets rouges » et désorganise les opérations au nord. Les rebelles en profitent et s'emparent de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 6 avril, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad. Les combats ont alors fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Cependant les groupes armés se déchirent à leur tour. Les divergences entre le MNLA et Ansar Dine brisent leur alliance et en juin, les indépendantistes sont chassés de Gao par le MUJAO et AQMI et doivent abandonner Tombouctou. En novembre, le MNLA tente une contre-attaque, mais il est repoussé près d'Ansongo, puis il perd le contrôle de Ménaka.

Fin 2012, les négociations échouent et en janvier 2013, les djihadistes lancent une offensive sur Ségou et Mopti au sud du Mali. Cette attaque provoque l'entrée en guerre de la France, avec le lancement de l'opération Serval, et de plusieurs pays africains de la CEDEAO dans le cadre de la MISMA. En quelques jours, les islamistes sont repoussés à Konna et Diabaly, puis Gao et Tombouctou sont reprises. Les forces djihadistes en déroute abandonnent les villes, dont certaines comme Kidal sont reprises par le MNLA, et se retranchent dans l'Adrar Tigharghar, situé dans l'Adrar des Ifoghas. En mars, Tigharghar, la principale base djihadiste au Mali, est conquise au terme d'une offensive franco-tchadienne.

De nombreux combattants islamistes désertent, changent de camp ou fuient à l'étranger, d'autres en revanche poursuivent la guérilla, posent des mines et mènent des attentats. Des affrontements ponctuels opposent également le gouvernement malien aux indépendantistes qui refusent la venue de l'armée malienne dans la région de Kidal. Le 18 juin 2013, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA signent un accord de cessez-le-feu qui permet le retour des autorités maliennes à Kidal et la tenue de l'élection présidentielle le dans le nord du pays

De son côté l'ONU prend le relais de la MISMA et met en place la MINUSMA, tandis que l'Union européenne engage la mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Les affrontements entre l'armée malienne et les rebelles touaregs et arabes reprennent en mai 2014. Les Maliens sont vaincus à Kidal et chassés de la ville par les rebelles qui reprennent le contrôle de la quasi-totalité de la région de Kidal et de la plus grande partie de la région de Gao. Rassemblées au sein d'une alliance appelée la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, des milices loyalistes passent alors à l'offensive contre les rebelles, désormais regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Après plusieurs mois de combats, un accord de paix, l'Accord d'Alger, est conclu et signé le 15 mai et le . Cependant les djihadistes poursuivent leurs attaques.

Sommaire

Contexte[modifier | modifier le code]

Géographie humaine et rébellions touarègues[modifier | modifier le code]

Les Touaregs appartiennent à l'ensemble ethno-linguistique amazigh (Berbères). Leur population générale est difficile à évaluer et serait aux alentours de 1,5 million, dont 550 000 au Mali, (soit à peine 8,6 % de la population totale[De quoi ?]) 800 000 au Niger, 50 000 en Algérie et au Maroc, le reste au Burkina Faso et en Libye[28].

Ce conflit s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rébellions touarègues », qui a non seulement opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger, mais aussi les Touaregs entre eux et les Touaregs avec les autres populations (Songhaï, Peul, Sahraoui, Arabe…).

Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :

  • La rébellion touarègue de 1916-1917 au Niger.
    À partir de 1958, le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), revendique la constitution d'un État touareg[28].
  • La rébellion touarègue de 1962-1964 au Mali, généralement appelé "première rébellion touareg", qui fut très durement réprimée par l'armée malienne[28].
    Frappés également par la sécheresse des années 1970, les Touaregs se réfugient en Algérie et en Libye où dans les camps les jeunes sont entraînés et enrôlés par l'armée[28].
    En 1988, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé[28].
  • La rébellion touarègue de 1990-1996 au Mali et au Niger. Elle débuta en 1990, deux ans après la création du Mouvement populaire de libération de l'Azawad. Au Mali, une première période de conflit (octobre-décembre 1990) aboutit à la signature des Accords de Tamanrasset en 1991 et du Pacte national en 1992[29], mais qui ne marqua pas la fin définitive des hostilités. Des conflits réapparurent en 1994-1995 et la paix fut finalement scellée le 27 mars 1996 à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
  • La rébellion touarègue de 2006 au Mali, aboutissant aux accords d'Alger (signés le 4 juillet 2006)[28].
  • La rébellion touarègue de 2007-2009, au Niger et au Mali.

Des affrontements inter-communautaires se greffent également au conflit malien, surtout à partir de 2013. Des combats ont ainsi lieu à In Khalil et Bordj Badji Mokhtar entre Touaregs idnanes (proches du MNLA) et Arabes bérabiches (proches du MUJAO, puis du MAA), à Anéfis et Tabankort entre Arabes lamhar (proches du MUJAO, puis du MAA) et Arabes kountas (proches du MNLA) et à Tin-Hama et Anchawadi entre Touaregs imghad (généralement loyalistes maliens) et Peuls (en partie proches du MUJAO)[30].

Le nord du Mali est également un important lieu de transit du trafic de drogue, dans lequel sont impliqués de nombreux membres des divers groupes armés. Des affrontements ont parfois lieu entre ces groupes pour le contrôle de certains axes de circulation[31],[32],[33].

Conséquences de la guerre civile libyenne[modifier | modifier le code]

Dans les mois suivant la guerre civile libyenne, le Niger et le Mali voient revenir 2 000 à 4 000 soldats touaregs ayant servi dans l'armée de Khaddafi. Certains rejoignent l'armée malienne mais d'autres contribuent à la formation du MNLA[34]. Natie Pléa, alors ministre malien de la Défense, précise que le risque qu'une organisation comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) se saisisse d'un arsenal pouvant servir à des fins terroristes était une « vraie source d'inquiétude » pour les pays de la région, inquiétude partagée par l'envoyé des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest[35],[36].

Forces en présence lors du conflit[modifier | modifier le code]

Les rebelles indépendantistes de l'Azawad[modifier | modifier le code]

Combattants du MNLA, vers fin 2011, peu avant la rébellion.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est le premier groupe armé indépendantiste créé peu avant le début du conflit. Il se forme le par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA) et de l'Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM). Des soldats touaregs, déserteurs de l'armée libyenne, rejoignent le mouvement après la chute de Kadhafi[28]. L'objectif du MNLA est la création d'un état indépendant au nord du Mali, appelé l'Azawad, qui correspond à trois régions administratives maliennes, celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal[28],[37],[38].

Le MNLA a installé son quartier général dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal. En janvier 2012, il revendique un millier d'hommes dont 400 anciens soldats de Kadhafi, six mois plus tard, il revendique 10 000 combattants[13]. Le secrétaire-général du mouvement est Bilal Ag Cherif et Mohamed Ag Najem est le chef de la branche militaire[39],[40],[34],[41]. La majorité des combattants du groupe sont des Touaregs issus de la tribu des Idnanes, des Chamanamasses et d'une partie des Ifoghas[42],[43].

En janvier 2013, à la suite de l'opération Serval, un groupe de transfuges d'Ansar Dine fonde le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Il se démarque des djihadistes et se rapproche du MNLA. Le 19 mai, le mouvement est dissous et rallie le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), fondé par Mohamed Ag Intalla. Alghabasse Ag Intalla devient par la suite secrétaire-général du mouvement et Cheikh Ag Aoussa, le chef de la branche militaire. La majorité des combattants du HCUA sont issus de la tribu touarègue des Ifoghas[42].

Le , des combattants arabes forment le Front de libération nationale de l'Azawad (FNLA), qui change de nom quelques mois plus tard et devient le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA). Initialement lié au MNLA, des affrontements opposent cependant les deux groupes au début de l'année 2013. Ils se réconcilient en mai au moment de l'accord de Ouagadougou, mais à l'été 2014, le MAA se sépare en deux tendances, l'une proche des rebelles et l'autre loyaliste, qui se rapproche du gouvernement malien.

À l'été 2014, le MNLA, le HCUA et le MAA rebelle forment une alliance baptisée la « Coordination des mouvements de l'Azawad » (CMA).

Les djihadistes[modifier | modifier le code]

Combattants d'Ansar Dine, début 2012.

Plusieurs groupes armés jihadistes sont actifs pendant la guerre du Mali : Ansar Dine, AQMI, le MUJAO. Le nombre total des djihadistes est estimé à 6 500 hommes par l'Union africaine[12] et environ 3 000 par l'état-major de l'armée française[11]. Leur objectif est d'établir un État islamique au Mali régi par la charia.

Ansar Dine est créé par Iyad ag Ghali, une ancienne figure des rébellions touarègues maliennes des années 1990. Abou Mohame, dit « Cheikh Aoussa » et Haroune Ag Saïd dit « Abou Jamal », sont considérés comme faisant partie de ses plus proches lieutenants[44],[45]. Alghabasse Ag Intalla, fils de l'amenokal des Ifoghas, est le principal responsable diplomatique d'Ansar Dine[46]. Celui-ci rompt cependant avec Ansar Dine, en janvier 2013 pour fonder le MIA[47]. Le principal porte-parole du mouvement est Senda Ould Boumama[48]

Les forces d'AQMI au Sahara sont initialement dirigées par Nabil Abou Alqama, émir d'AQMI pour le Sahara et le Sahel, cependant ce dernier trouve la mort le 9 septembre 2012 dans un accident de voiture dans la région de Gao au Mali[49]. Djamel Okacha, dit Yahia Abou el Houmâm lui succède. Celui-ci dispose sous ses ordres d'environ 1 000 hommes[50] répartis dans quatre à cinq brigades[51] : la katiba Al Ansar, commandée par Hamada Ag Hama ; la katiba Tarik Ibn Ziyad, commandée par Abou Zeid ; la katiba Al Fourghan, commandée initialement par Djamel Okacha, puis par Mohamed Lemine Ould El-Hassen ; la katiba Al-Mouthalimin, commandée par Mokhtar Belmokhtar, qui rompt cependant avec AQMI en décembre 2012 pour former le mouvement indépendant des Signataires par le sang ; et la katiba Youssef Ibn Tachfin, créée plus tardivement en novembre 2012, commandée par Sedane Ag Hita, dit « Abou Abdel Hakim al-Kidali »[52],[53].

Le haut commandement du MUJAO n'est pas connu avec précision, le fondateur et chef du mouvement est Hamada Ould Mohamed Kheirou, son porte-parole est Adnane Abou Walid Al-Sahraoui[54] et Abdel Hakim est présenté comme le chef du MUJAO à Gao[55]. Le mouvement compte de son côté environ 500 à 1 000 combattants[50],[56] répartis dans quatre brigades[57],[40],[12] : la katiba Oussama ben Laden, commandée par Ahmed al-Tilemsi[58] ; la katiba Ousmane Dan Fodio, commandée par Bilal Hicham, puis remplacé par un Béninois nommé Abdoullah[59],[60] ; la katiba Salah Dine, commandée par Sultan Ould Bady ; et la katiba Ansar Suna, créée vers fin décembre 2012.

Le mouvement nigérian Boko Haram est également présent à Gao avec 100 à 200 combattants[61],[56]. Par ailleurs des soldats du Front Polisario sont venus servir parmi les jihadistes en tant que mercenaires. Leurs forces sont estimées être de 300 à 700 hommes[56].

Le , le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement qui prend le nom d'Al-Mourabitoune[62].

Forces armées maliennes[modifier | modifier le code]

Soldats maliens à l'entrainement à Tombouctou en 2007 lors de l'Opération Enduring Freedom - Trans Sahara.

L'armée malienne a installé son quartier général à Gao. Le général Poudiougou, chef d'État-major général des armées, installé à Bamako coordonne la lutte contre la rébellion. Fidèle du président Amadou Toumani Touré, il connaît bien la région de Kidal pour y avoir été en poste. Les généraux Kalifa Keïta, chef d'état-major de l'armée de terre, et Wali Sissoko, adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air sont sur place à Gao, ainsi que les colonels-majors Didier Dacko, El Hadj Ag Gamou, Touareg de la tribu Imghad qui a été commandant de la région militaire de Gao et Mohamed Ould Meidou, Maure, ancien commandant de la région militaire de Mopti.

Un millier d'hommes déployés fin décembre sont sous leurs ordres. Ils ont le soutien de milices arabes et touarègues ralliées aux autorités maliennes. L'armée est équipée de 4×4, de blindés de reconnaissance de type BRDM, de véhicules de transport de troupes de fabrication sud-africaine (RG-31 Nyala) et de blindés légers ainsi que de deux hélicoptères de combat Mil Mi-24, entretenus et pilotés, pour certains, par des Ukrainiens, et d'avions de reconnaissance. Les États-Unis fournissent un léger soutien logistique aux forces armées et à la population civile. Certains militaires maliens touaregs ont déserté et ont rejoint le MNLA, comme le lieutenant-colonel Mbarek Ag Akly, le colonel Iba Ag Moussa ou le colonel Hassan Ag Mehdi, haut fonctionnaire au ministère malien de la Défense[13].

Au début de l'année 2012, les effectifs de l'armée malienne, en incluant les paramilitaires et les milices d'auto-défense, sont d'environ 22 000 à 26 000 hommes[1],[63],[2].

Au début du conflit l'armée de terre compte 7 000 à 7 800 hommes[63],[2]. Concernant les chars et les blindés, l'armée stocke bon nombre de vieux véhicules inutilisables et hors de service comme des T-34/85, des Type 62, des BTR-40 et des BTR-152. Elle possède 14 chars moyens T-54/T-55, handicapés cependant par de nombreux problèmes techniques, 18 chars légers PT-76, 55 automitrailleuses BRDM-2, 44 véhicules de transport de troupes BTR-60PB, 18 camions Lance-roquettes multiples BM-21, trois ou quatre ZSU-23-4, 800 à 1 000 pick-up, dont 192 avec mitrailleuses, 140 camions militaires pour le transport des troupes et peut-être un BTR-152 en état de marche[63],[2]. Pour les pièces d'artillerie, elle compte 8 canons tractés de 122 mm, 60 canons-mitrailleurs bitubes 23 mm sur camionnettes et 92 mortiers[63].

Plusieurs des blindés BRDM-2 et BTR-60 et 11 chars PT-76 sont capturés par la rébellion en 2012[1],[64].

L'armée de l'air est forte de 1 000 hommes, en comptant les pilotes, les techniciens, le personnel administratif, une ou deux compagnies de fusiliers commandos de l'air et le groupe de défense aérienne[2]. Sa force principale est ses quatre hélicoptères Mi-24, cependant l'un d'eux sert de stock pour pièces de rechanges. Un autre hélicoptère est capturé par les rebelles à Gao en avril 2012. Fin 2012, seul deux des quatre hélicoptères Mi-24 sont utilisables mais sans pilote depuis le départ des Ukrainiens qui les pilotaient, dans le contexte du coup d'État du 22 mars 2012[1]. Par la suite des Maliens sont formés, bien qu'inexpérimentés, et les Mi-24 sont à nouveau engagé en janvier 2013.

Pour l'aviation, le Mali possède trois chasseurs MiG-21, deux avions SIAI Marchetti SF.260 offerts par la Libye en 2010, mais aucun n'est opérationnel[1],[2]. L'armée de l'air a également 11 avions légers Tetras, un avion léger Cessna 185 et d'un avion de transport Basler BT-67[63].

Le Mali dispose également d'environ 13 500 à 14 600 paramilitaires, dont 3 500 à 4 600 gendarmes, 3 000 gardes nationaux et 7 000 policiers[2]. Des groupes d'auto-défense, comme Ganda Izo, avaient également été constitués avant le conflit, ses membres sont estimés au nombre d'environ 3 000[2].

Trois ans plus tard, au 1er janvier 2015, l'armée de terre malienne compte entre 8 000 et 8 200 soldats dont 3 400 ont suivi le programme de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali[65].

Les autorités maliennes cherchent alors à moderniser l'armée et débloquent 1 230 milliards de francs CFA — soit 1,9 milliard d'euros — pour la période 2015-2019. Début 2016, l'armée malienne compte désormais 13 000 soldats et a passé commande de semi-blindés Renault Trucks Defense, de six hélicoptères Super Puma et de six avions A-29 Super Tucano, pour remplacer ses MiG-21 depuis longtemps inutilisables[66].

Mais cette armée souffre d'importants dysfonctionnements, qui ont eu une importance majeure dans le déclenchement de la guerre, et actuellement son incapacité à l'emporter. Il s'agit de la corruption, des incompréhensions entre officiers et sous-officiers, de la discipline et de la cohésion. La corruption brouille la situation sur le terrain, et suscite une sorte d'armée fantôme. Ainsi, à la bataille d'Aguel'hoc en 2012 ou à celle de Nampala en 2016, des effectifs et des armes qui devaient être sur le terrain n'y étaient pas en réalité. Les incompréhensions entre officiers et les sous-officiers nuisent gravement à la chaîne de commandement. La discipline est pratiquement absente ; une désertion ne reçoit aucune sanction, il n'y a pas de système de punition strict. Enfin, la cohésion entre les forces armées et elle aussi absente ; les soldats ne connaissent pas ceux qui combattent à leur coté, les mutations se font sans logique apparente, les unités sont défaites et refaites, et l'institution n'arrive pas à s'affirmer, empêchant l'émergence d'esprit de corps. Par rapport à ces problèmes, ses alliés aident cette armée en travaillant sur deux axes : la gestion des ressources humaines, et l'élaboration d'une doctrine.[67]

Forces internationales[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

La France intervient militairement au Mali à partir de janvier 2013, ses objectifs sont de sécuriser les 6 000 ressortissants français au Mali et de protéger les exploitations françaises des mines d'uranium, à Arlit au Niger[68],[69],[70].

Du 11 janvier 2013 au 1er août 2014, la France intervient, dans le cadre de l'opération Serval, sous mandat de l'ONU (résolution 2085 de l'ONU)[71],[72],[73],[74].

L'armée française engage 1 448 véhicules, dont plus de 450 blindés avec notamment : 216 VAB, 36 VBCI, 25 AMX-10 RC, 9 ERC-90 Sagaie, 58 PVP, 127 VBL[63]. Les effectifs en véhicules non blindés sont de : 12 PEB, 16 CLD, 22 LOT 7, 9 KERAX, 79 VTRL, 36 TRM 10000, 22 CCP 10, 305 GBC 180, 36 TRM 2000, 13 VLRA, 205 P4, 20 SURFELD, 37 VLTT[63]. Pour les pièces d'artillerie, 4 CAESAR et 8 MO 120 sont engagés[63]. Pour les aéronefs, l'armée déploie 6 hélicoptères Gazelle, 6 hélicoptères Puma, 4 hélicoptères Tigre et 1 Pilatus[63].

Tchad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée nationale tchadienne.

Une force tchadienne prépositionnée au Niger, qui compte 550 hommes le 24 janvier[75], intervient au Mali en ouvrant une route par l'Est vers Gao. Elle a pour commandant en chef le général Oumar Bikimo, basé à Bamako, où il assure la coordination avec la MISMA[76]. Elle se compose de l'unité antiterroriste commandée par le général Abdérahmane Youssouf Meïry, de la force de la direction générale des services de sécurités des institutions de l’État (DGSSIE) dirigée par le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby, et de la garde présidentielle[76]. Cette force, commandée par le général Oumar Bikimo, est nommée « forces armées tchadiennes d'intervention au Mali » (FATIM)[77].

Les forces militaires occupant Kidal le 30 janvier 2013 sont composées, outre des forces françaises, de 1 800 soldats tchadiens, soit la quasi intégralité du contingent fourni par N'Djamena[78]. Partis de Kidal le 7 février 2013, ces derniers renforcent le dispositif français à la suite de la prise de Tessalit et participent aux opérations françaises dans le nord-est du Mali, à proximité de l'Adrar des Ifoghas[79].

Le 9 mars 2013, ce contingent intègre la MISMA et obtient une de ses deux vice-présidences[80]

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

La Force internationale africaine[81],[82],[74] de l'Union africaine[83] et de la CEDEAO, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), comprend des contigents du Sénégal[72],[73], du Nigeria[72],[73], du Niger[84], du Burkina Faso[85],[86], de Togo[81],[87] et du Bénin[81],[87].

Outre son soutien logistique avec l'envoi d'un appareil C-130 au Mali[71],[88],[82],[74], le Royaume-Uni a annoncé l'envoi de 240 soldats pour former l'armée malienne et aider les troupes françaises[89].

Fin janvier 2013, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest décide d'engager plus de 4 000 hommes dans le cadre de la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012 pour la création de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA)[90] : avec notamment 1 200 hommes pour le Nigeria[91], 650 pour le Bénin[91], 500 pour le Sénégal[92], le Niger[93], le Togo[93], le Burkina Faso[93], 144 pour la Guinée[94], 120 pour le Ghana[94], une section pour le Liberia[95] et une compagnie de maintenance pour la Sierra Leone[96].

Au , les contingents africains atteignent l’effectif de 2 900 hommes déployés au Mali avec notamment plus de 500 Nigériens, près de 400 Togolais, près de 200 Nigérians, plus de 150 Burkinabés, une centaine de Béninois et une cinquantaine de Sénégalais. La MISMA doit à terme mettre sur pied une force de 4 bataillons de 500 hommes chacun ainsi que les appuis et soutiens associés.

Le 10 mars 2013, avec l'intégration du contingent tchadien de 2 000 hommes, les effectifs sur place se montent à 6 300 hommes.

Depuis le , la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine est devenue une force de maintien de la paix des Nations unies[80] sous le nom de Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

En septembre 2013, la Mission engage 6 010 personnels (5 201 militaires et 809 policiers) provenant de trente pays. Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 367 millions de dollars américains[97]

Union européenne[modifier | modifier le code]

Une mission de formation de l'Union européenne au Mali a été lancée en décembre 2012 pour former les militaires maliens. Cette mission est commandée par un général français.

Soutien international[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays ont confirmé leur soutien logistique, d'informations, médical et/ou humanitaire. Parmi ceux-ci, les États-Unis[71],[98],[99],[74] ont annoncé qu'ils partageraient leurs informations et participeront aux ravitaillements aériens des appareils français[100],[88],[100],[82]. L'Allemagne[71],[74] a confirmé son soutien logistique et médical. La Belgique a annoncé la mise à disposition de deux avions de transport C-130 Hercules et deux hélicoptères Agusta A109 médicalisés (dont un de réserve)[101]. Le Canada[74] a annoncé l'envoi d'un avion de transport C-17 et le Danemark[74] l'envoi d'un avion C-130. Le ministère des affaires étrangères français affirme que l'Algérie a ouvert son espace aérien aux appareils français[88],[102] mais selon le journal Jeune Afrique les avions français sont en réalité passé par le Maroc et ces déclarations n'ont eu pour but que de forcer la main aux autorités algériennes[103].

D'autres pays fournissent une aide logistique, comme le Royaume-Uni, le Canada, la Côte d'Ivoire[104], le Maroc[105], la Turquie[106], l'Espagne[107],[108],[109] et la Russie[71],[110].

Le Conseil de sécurité de l'ONU et Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, ont également soutenu l'action française selon Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies[111].

Déroulement du conflit[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

Attaque de Ménaka, massacre d'Aguel'hoc et siège de Tessalit[modifier | modifier le code]

Une colonne de rebelles touaregs en 2012.

L'attaque de Ménaka le 17 janvier 2012 marque le début du conflit au Mali. Des combattants du MNLA s'emparent de la ville et de la caserne de l'armée malienne, puis attaquent le camp de la garde nationale. Ils sont sur le point de s'en emparer lorsqu'un hélicoptère malien intervient et les force à se replier[112],[113],[34],[114]. Mais fin janvier, Ménaka est sous le contrôle du MNLA[115].

Le 18 janvier, les forces du MNLA, d'Ansar Dine et d'AQMI attaquent simultanément les villes de Tessalit et Aguel'hoc. Tessalit est rapidement conquise et sa population évacuée, en revanche les djihadistes et les rebelles se heurtent aux 800 soldats retranchés dans le camp militaire d'Amachach, situé près de l'aéroport à une quinzaine de kilomètres de la ville. Un long siège de deux mois commence alors[116],[117],[118],[119].

Articles détaillés : Bataille d'Aguel'hoc et Bataille d'In Emsal.

De son côté Aguel'hoc, défendue par une garnison de 200 soldats, tient six jours. Le 19 janvier, le colonel Mohammed Ould Meydou sort de Gao avec une colonne de militaires maliens et de miliciens arabes pour tenter de secourir les assiégés. Mais le 20 janvier, les Maliens tombent dans une embuscade au sud d'Aguel'hoc, près de l'oued d'In Emsal, ils battent en retraite après avoir perdu environ 10 hommes d'après le gouvernement malien, 50 à 100 selon les rebelles. Le 24 janvier, à court de munitions, les défenseurs d'Aguel'hoc se rendent mais ils sont presque tous exécutés, égorgés ou tués d'une balle à la tête. Selon l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) et Human Rights Watch, 153 militaires maliens ont été massacrés. Le 25 janvier, le colonel Ag Gamou arrive depuis Kidal avec plusieurs centaines d'hommes soutenus par des hélicoptères, les djihadistes et les rebelles préfèrent se retirer et les Maliens reprennent provisoirement le contrôle de la ville[120],[21],[121],[122],[123],[124],[125].

Le 26 janvier, le MNLA s'empare de la commune d'Andéramboukane, située sur la frontière nigérienne et défendue par une quarantaine de soldats maliens qui sont pour la plupart faits prisonniers[126],[127],[125]. Le même jour, près de la frontière mauritanienne, Léré est également prise sans combat par le MNLA[128], qui le 31 janvier, attaque Niafunké, mais cette fois les Maliens repoussent les assaillants[129],[130].

Le 4 février, le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lancent depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. L'offre est rejetée par Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du MNLA[131].

Combattants du MNLA avec le drapeau de l'Azawad.
Article détaillé : Bataille de Tinzawatène.

Le 7 février, les rebelles attaquent Tinzawatène et s'emparent le lendemain de la ville, abandonnée par les soldats maliens qui s'enfuient en Algérie. La prise de la localité est revendiquée tant par Ansar Dine que par le MNLA[132],[133],[134],[135],[136].

Article détaillé : Bataille de Goumakoura.

Le 12 février, l'armée malienne reprend sans combattre le contrôle de Léré[137], mais quatre jours plus tard, les rebelles du MNLA reprennent à leur tour la ville et l'armée malienne se replie en direction de Nampala[138]. En février, les forces du MNLA mènent également quelques raids au sud du Mali. Le 18, des combattants du mouvement indépendantiste pillent la gendarmerie de Hombori et sabotant le réseau téléphonique à Youwarou[138]. Le 24 février, le MNLA attaque le camp militaire de Goumakoura, près de Ségou. La victoire est revendiquée par les deux camps mais les Maliens conservent leurs positions[139],[140].

Articles détaillés : Combat de Tinsalane et Bataille de Tessalit.

Cependant les principaux combats de février et mars ont lieu dans les environs de Tessalit. Le 10 février, un convoi militaire commandé par le colonel Ag Gamou sort de Kidal et se porte sur Tessalit pour tenter de briser le siège du camp militaire d'Amachach. En chemin, le 11 février, les Maliens se heurtent aux forces rebelles à Tinsalane. Une fois encore les bilans sont contradictoires et la victoire est revendiquée par les deux camps[141],[142],[143]. Cependant l'armée malienne parvient à atteindre la périphérie de Tessalit et le 14 février, elle affirme être entrée dans la ville et avoir ravitaillé le camp d'Amachach, ce que les rebelles démentent[144],. Du 28 février au 4 mars, les combats se poursuivent près de Tessalit mais les Maliens ne parviennent par à déloger les rebelles de la zone[145],[146],[147],[148]. Finalement, le 11 mars, le camp d'Amachach est abandonné aux rebelles après près de deux mois de siège. Les 800 soldats de la garnison malienne se replient sur Gao. Les hommes d'Ansar Dine s'emparent d'armes, de munitions, de blindés et capturent une soixantaine de militaires maliens[117],[149],[116].

Par la suite, des escarmouches ont lieu près de la frontière burkinabè[150]. Le 15 et le 25 mars, deux combats opposent le MNLA et la milice loyaliste de Ganda Izo à Soudere, près de Tessit, puis à Tin-Hama, les bilans communiqué par les deux camps sont contradictoires mais le chef de Ganda Izo est tué au cours du deuxième affrontement[151],[152],[153],[154].

Le 22 mars, le MNLA prend possession du camp militaire d'Anéfis, abandonné par l'armée malienne qui s'est retirée à Gao[155]et le 25, le colonel de l’armée malienne Malick Ag Acherif et trente de ses hommes désertent pour rejoindre le MNLA[156].

Coup d'État militaire et tentative de Contre-coup d'État[modifier | modifier le code]

Militaires maliens à Bamako en 2012.

Dans la nuit du 21 au 22 mars, un coup d'État militaire renverse le président malien Amadou Toumani Touré. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), présidé par Amadou Sanogo, annonce la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la République[157]. Il justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national »[158].

Une médiation, menée sous l'égide de la Cédéao par le Burkina Faso, aboutit à un accord le 6 avril : le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président de la République par intérim[159].

Le 30 avril, les « bérets rouges », des membres du 33e régiment des commandos parachutiste, l'ancienne garde présidentielle d'Amadou Toumani Touré, tentent un contre-coup d'État à Bamako et Kati. La tentative se solde par un échec, les affrontements font 14 à 30 morts et 83 parachutistes et civils sont arrêtés par les « bérets verts » de Sanogo. Détenus à Kati, les prisonniers sont torturés, au moins 26 bérets rouges sont exécutés sommairement et enterrés dans des fosses communes[160],[161],[7],[162],[163].

Deux mois après le coup d'État, les autorités de transition peinent à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Le 21 mai, le président de transition Dioncounda Traoré est agressé et blessé à Bamako par des manifestants. Il est temporairement conduit à Paris pour des examens médicaux.

Prise de Kidal, Gao et Tombouctou par les rebelles et les djihadistes[modifier | modifier le code]

Pick-up d'Ansar Dine à Tombouctou, en août 2012.
Article détaillé : Bataille de Kidal (2012).

Le 26 mars, les rebelles d'Ansar Dine et du MNLA menés par Iyad Ag Ghali attaquent Kidal tenue par les forces du colonel Gamou. Le 30 mars, ce dernier abandonne la ville qui est conquise par les rebelles. Encerclé au cours de sa retraite par les hommes du MNLA, Gamou ruse en faisant croire qu'il se rallie au mouvement indépendantiste, puis il se réfugie au Niger avec ses 500 hommes[164],[165],[166],[167].

Le 31 mars, la junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser Gao « ville ouverte »[168],[169]. Sans rencontrer de résistance, les groupes rebelles et djihadistes s'emparent de Gao le 31 mars, puis de Tombouctou le 1er avril[170],[171],. Le MNLA fait de Gao sa « capitale » et occupe les bâtiments officiels et l'aéroport, mais le reste de la ville passe sous le contrôle du MUJAO et de la katiba de Belmokhtar[172]. À Tombouctou, les rebelles touaregs et arabes du MNLA et du FLNA sont les premiers à occuper la ville, mais dés le lendemain les djihadistes d'Ansar Dine et d'AQMI menés directement par Iyad Ag Ghali, Djamel Okacha, Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar arrivent en force dans la cité. Iyad Ag Ghali prend le contrôle de la ville et expulse les rebelles touaregs et arabes, il réprime les pillages, distribue des vivres et fait aussitôt appliquer la charia[173],[174].

Le 4 avril, le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)[175]. Le 6, par un communiqué publié sur son site, il déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »[176],[177],[178].

Application de la charia par les djihadistes[modifier | modifier le code]

Manifestation à Tombouctou, alors tenue par les djihadistes, dénonçant l'inaction du gouvernement malien au nord du pays.

Véritables maîtres du nord du Mali, les djihadistes mettent en place l'application de la charia. La vente et la consommation d'alcool, de cigarettes ou de drogues est interdite, de même que la musique. Le port du voile islamique est rendu obligatoire pour les femmes et des tribunaux islamiques sont instaurés. Les peines prévues sont le fouet en cas de consommation d'alcool ou de relations sexuelles hors mariage, l'amputation d'une main ou d'une jambe en cas de vol et la lapidation en cas d'adultère[179],[180].

De avril 2012 à janvier 2013, à Gao, neuf hommes accusés de vols sont condamnés à l'amputation d'une main ou d'une jambe par le MUJAO[181],[182]. Selon Human Rights Watch, deux hommes sont également exécutés dans cette ville début avril et des djihadistes coupent l'oreille d'une femme pour avoir porté une jupe courte[180]. Une autre personne est amputée de la main droite à Ansongo le 8 août[7].

À Tombouctou, une peine d'amputation est prononcée et en octobre Ansar Dine exécute par balle un de ses combattants, condamné à mort pour le meurtre d'un pêcheur[183],[184]. À Kidal, un homme du MNLA a la main tranchée par des hommes d'Ansar Dine[180]. Fin juillet 2012, à Aguel'hoc, un couple est mis à mort par lapidation pour avoir conçu plusieurs enfants hors mariage[185],[186].

Les chrétiens ne font pas l'objet de menaces directes, cependant trois églises, une station de radio chrétienne et une école biblique sont pillées à Tombouctou et Gao au moment de la prise de ces deux villes[180].

Le 28 juin 2012, l'UNESCO classe Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril à la demande du gouvernement malien[187]. Visiblement en représailles contre cette décision, au moins une trentaine de membres armés d'Ansar Dine et d'AQMI commencent le 30 juin à détruire trois mausolées qu'ils jugent impies, devant une population non armée déconcertée. Le 1er juillet, sept des seize mausolées érigés pour certains des 333 saints que compte la ville sont déjà détruits[187]. La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda qualifie les faits de « crime de guerre »[187]. L'islamologue Roland Marchal commente : « dans un moment de crispation, mettre l’accent sur la préservation des mausolées n’était peut-être pas la méthode la plus habile pour protéger ces sites »[188],[189],[187]. Au total, 14 des 16 tombeaux sont détruits[190].

Conflit entre les djihadistes et le MNLA à partir de juin[modifier | modifier le code]

Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012. (De gauche à droite au premier rang : Alghabass Ag Intalla, fils du chef des Ifoghas, représentant d'Ansar Dine et futur chef du MIA, Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA.

Le 24 mai 2012, des rencontres sont organisées à Tombouctou entre les principaux responsables d'Ansar Dine et d'AQMI. Depuis les montagnes de Kabylie, Abdelmalek Droukdel, le chef d'AQMI conseille à ses combattants, dans un message rendu public, d'imposer « graduellement » la charia pour y « réussir la création d'un État islamique »[191].

Le 27 mai, Ansar Dine et le MNLA annoncent leur fusion dans un « protocole d'accord » signé la veille et transmis à l'AFP. Celui-ci indique que « le mouvement Ansar Dine et le MNLA proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad »[191]. Mais 24 heures après sa signature, l'accord est rompu par les cadres du MNLA[192].

Article détaillé : Combat de Tombouctou (2012).

Le premier incident entre Ansar Dine et le MNLA a lieu dans la nuit du 7 au 8 juin, à quelques kilomètres de Kidal, lorsque des combattants de deux véhicules se fusillent, faisant au moins trois blessés graves[193],[194]. Puis le 13 juin, une querelle éclate entre des hommes du MNLA et d'Ansar Dine à un poste de contrôle de Tombouctou, elle dégénère en fusillade et fait au moins deux morts et plusieurs blessés[195].

Article détaillé : Bataille de Gao (2012).

La situation bascule le 25 juin 2012 à Gao, lorsqu'un élu local et enseignant de la ville est abattu à bout portant par des inconnus à moto. Le lendemain, des centaines de personnes, excédées, manifestent en ville. La colère de la population de Gao, majoritairement hostile à l'indépendance du nord pays, accablée par les privations régulières d'eau et d'électricité et par l'insécurité, se tourne aussitôt contre le MNLA. Un combattant touareg ouvre le feu pour disperser les émeutiers, il tue une personne et fait plusieurs blessés[196],[197],[198]. Le 27 juin, les forces du MUJAO et d'AQMI menées par Mokhtar Belmokhtar attaquent les positions du MNLA à Gao. Au cours d'une violente bataille qui fait des dizaines de morts, les islamistes prennent d'assaut le gouvernorat et chassent les rebelles touaregs de la ville, à la satisfaction des émeutiers pro-Mali qui prennent le parti des djihadistes. Bilal Ag Acherif, le secrétaire-général du MNLA, est blessé au cours de la retraite. Le 28 juin, alors que les combats se poursuivent près de l'aéroport, Iyad Ag Ghali arrive à la tête de soixante véhicules. Le 30 juin, il rencontre les chefs du MNLA et parvient à conclure un cessez-le-feu[197],[199],[200],[201]. Le MNLA abandonne ses positions à Tombouctou le 29 juin et se retire également de Gao[202].

Douentza est également abandonnée par le MNLA et brièvement occupée par les miliciens de Ganda Izo. Mais le 1er septembre les hommes du MUJAO menés par Omar Ould Hamaha viennent occuper la ville. Les miliciens n'opposent aucune résistance et sont désarmés[203],[204],[205].

Les affrontements reprennent le , lorsque le MNLA, basé à Ménaka, lance une offensive sur Ansongo tenue par le MUJAO. Les rebelles touaregs remportent d'abord un succès lors d'une embuscade à Tagarangabotte, mais le MUJAO contre-attaque et reçoit le renfort de la katiba de Mokhtar Belmokhtar. Le MNLA cède du terrain et le 19 novembre, la ville de Ménaka est prise par les djihadistes au terme de combats ayant fait, selon les déclarations, plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de morts[206],[207],[208],[209]. Les djihadistes contrôlent alors l'essentiel du nord du Mali, le MNLA est marginalisé et ne tient plus que des localités mineures, principalement dans le Nord-Est et près des frontières[63],[210].

2013[modifier | modifier le code]

Offensive des djihadistes au sud du Mali et début de l'Opération Serval[modifier | modifier le code]

Rafale B 113-HO de l'Escadron 2/92 "Aquitaine" de l'armée de l’air française à la sortie d'un ravitaillement en vol lors d'une opération au Mali le 17 mars 2013.

Le , un communiqué d'Ansar Dine signé par Iyad Ag Ghali annonce la rupture des négociations et déclare suspendre son offre de cessation des hostilités[211]. Depuis le 2 janvier, venus des régions de Gao et de Tombouctou, les djihadistes d'Ansar Dine, du MUJAO, d'AQMI et de Boko Haram se rassemblent à Bambara Maoudé[212],[213]. Le 7, ils dépassent Douentza[214], le 9 ils franchissent la ligne de démarcation à Dangol-Boré et engagent le combat avec l'armée malienne dans les envions de Konna[215]. Le 10 janvier, les djihadistes prennent l'avantage sur les soldats maliens qui se replient sur Sévaré, la ville de Konna est prise[216],[217],[218].

Les djihadistes, forts d'environ 1 200 hommes, menacent alors Mopti et Sévaré, dernier verrou avant la capitale, Bamako. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, et lui demande une aide immédiate. Le président français décide dès le 11 janvier dans l'après-midi d'engager l'armée française : c'est le début de l'opération Serval. De l'aide logistique venant de plusieurs nations arrivent au fil des jours pour appuyer cette mission et le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine.

Dès le premier jour de l'opération, des commandos des forces spéciales transportés par avions sont déposés à Sévaré[219],[220],[221] tandis que quatre hélicoptères français Gazelle du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales sont engagés au combat. Les djihadistes se replient sur Konna après avoir perdu quatre véhicules, un pilote français est cependant mortellement touché[222]. Puis, dans la nuit du 11 au 12, les Mirages 2000D basés à N'Djamena bombardent les jihadistes entre Konna et Léré[223],[224].

Les moyens aériens français poursuivent leurs frappes dans les environs de Konna, Léré et Douentza. Des Rafale venus de France bombardent plusieurs camps islamistes à Gao, où plus d'une soixantaine de rebelles islamistes sont tués. Le 13 janvier, les djihadistes commencent à abandonner Konna, leurs derniers combattants quittent la ville le 18 janvier. Le lendemain les soldats maliens et des Français des forces spéciales reprennent possession de la ville sous les acclamations de la population[225],[226]. Les combats à Konna ont fait une centaine de morts chez les djihadistes, une douzaine de victimes civiles et officiellement onze tués du côté des militaires maliens[227].

Article détaillé : Bataille de Diabaly.

Cependant plus à l'ouest, le 14 janvier, une autre colonne islamiste contourne les lignes maliennes en passant par la Mauritanie et prend d'assaut la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako. La riposte est rapide, quelques heures après la prise de la ville, les djihadistes subissent les frappes de l'aviation française. Pendant trois jours, leurs positions sont bombardées par des avions Rafale et Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre et Gazelle[228].

Au sol, les forces maliennes se sont repliées à Markala, près de Ségou. Le 15 janvier, un premier sous-groupement tactique interarmes motorisé français de 180 hommes et 18 chars et blindés ERC-90 Sagaie et VAB quitte Bamako et se positionne à Markala[229],[230],[231],[232],[233],[234],[235].

Impuissants contre les frappes aériennes, les islamistes abandonnent Diabaly le 17 janvier et se replient sur Sokolo. Ils laissent derrière eux une cinquantaine de morts et plusieurs dizaines de leurs véhicules ont été détruits. Après quelques missions de reconnaissance, les forces franco-maliennes se mettent en mouvement. Dans la nuit du 19 au 20, une colonne de 30 blindés avec 200 soldats maliens et français quitte Markala et entre dans Niono. Le 21, les militaires reprennent Diabaly sans rencontrer de résistance. Douentza est également reconquise le même jour. Partout, les soldats maliens et français sont acclamés par la population[236],[237],[238],[239],[240].

Progressivement, les forces militaires se déploient au Mali. Du côté des Français, si les forces spéciales sont engagées très rapidement sur le front, les soldats de la brigade Serval se rassemblent à Bamako transportés par avions depuis la France ou bien venus par la route depuis la Côte d'Ivoire. Le 15 janvier, 800 soldats français sont déployés au Mali, ils sont 1 400 le 17, 2 000 le 19, 3 500 le 30, début février ils sont près de 4 000. Le déploiement de la MISMA et de l'armée tchadienne se met également en place. Les forces africaines décident d'engager 7 700 hommes, ses premiers contingents arrivent au Mali le 17 janvier. Le 24 janvier 1 900 soldats sont déployés, mi-février 1 800 Tchadiens et 2 300 hommes de la MISMA sont au Mali, début mars, les forces africaines ont près de 6 000 soldats, dont 2 400 Tchadiens[241].

Reprise des villes du nord du Mali en janvier et février[modifier | modifier le code]

L'offensive jihadiste sur Mopti ayant été repoussée, l'état-major-français pense attendre l'arrivée des renforts et de toute la logistique avant de poursuivre vers le nord. Mais François Hollande, obsédé par le risque d'enlisement, ordonne que Tombouctou et Gao soient reprises avant fin janvier[23].

Article détaillé : Bataille de Gao (janvier 2013).

Les forces franco-maliennes poursuivent donc l'offensive, deux colonnes font mouvement sur Tombouctou et Gao. Le 25 janvier Hombori est reprise[242]. Dans la nuit du 25 au 26, les forces spéciales prennent le pont de Wabaria aux jihadistes du MUJAO, puis les Français s'emparent de l'aéroport de Gao sans rencontrer de résistance. Les islamistes prennent la fuite poursuivis par des hélicoptères qui leurs tuent quelques hommes. Environ 25 au total sont tués dans les combats près de Gao[243].

À l'extrême est, le colonel Gamou franchit la frontière nigérienne avec 500 soldats, 77 pick-up et 8 blindés BRDM-2. Il prend Ménaka sans combat le 15 janvier, puis il poursuit sur Gao[244].

Plus à l'ouest, une autre colonne forte de plusieurs centaines de soldats maliens et de 600 Français de l'infanterie de marine quitte Diabaly avec pour objectif de prendre Tombouctou. Le 25, elle réoccupe Léré[245]. Dans la nuit du 27 au 28, des parachutistes de la Légion étrangère sautent au nord de Tombouctou. Le 28 les forces franco-maliennes entrent dans la ville abandonnée par les djihadistes[246]. Quelques jours plus tard, le 2 février, accompagné du président malien par intérim Dioncounda Traoré, le président français François Hollande se rend à Tombouctou où il est accueilli en héros[247].

Le 28 janvier, les forces tchadiennes et nigériennes prennent le contrôle des villes d'Andéramboukane et Ménaka[248]. Ansongo est reprise le 29 janvier par des troupes nigériennes et maliennes venues du Niger[249].

Les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine reculent sans opposer de résistance et se réfugient dans l'Adrar des Ifoghas. Le 27 janvier, l'aviation française bombarde des positions stratégiques islamistes sur Kidal et sa région, dans l'extrême Nord-Est du Mali[250]. De son côté, le MNLA se met également en mouvement et profite de la déroute des islamistes pour prendre le contrôle de plusieurs villes du Nord. Le 28 janvier, le mouvement indépendantiste déclare avoir pris sans combat les villes de Tessalit, Tessit, In Khalil, Tinzawatène, Léré, Anéfif, Talataye et Kidal. Il propose son alliance aux Français et aux Tchadiens, mais déclare qu'il s'opposera par les armes à la venue de l'armée malienne[251],[252],[253].

La progression se poursuit à l'extrême nord du Mali. Dans la nuit du 29 au 30 janvier, au cours d'une opération aéroportée, les forces spéciales françaises prennent position sur l'aérodrome de Kidal, situé au sud-est de la ville. Les militaires prennent contact avec le MNLA[254],[255],[256]. Le 3 février, une petite colonne du MNLA accompagnée de forces spéciales françaises prend le contrôle de la ville d'Aguel'hoc[257]. Le même jour, l'armée tchadienne entre à Kidal[258],[259]

Le 1er février, un hélicoptère Tigre de forces spéciales détruit trois pick-up et tue une douzaine de djihadistes près d'Anéfis[260]. Le 9, deux Tigre, un Puma et une patrouille de Mirages attaquent un groupe de quatre véhicules entre Gao et Gourma-Rharous et en détruisent deux[261].

Le 5 février, les troupes maliennes et françaises à Gao sont renforcées par les forces nigériennes de la MISMA venues de Ménaka. Cependant une quarantaine de combattants du MNLA profitent du départ des Nigériens pour prendre le contrôle de la ville[262],[263].

Enfin, dans la nuit du 7 au 8 février, les forces spéciales françaises s'emparent de l'aéroport de Tessalit. Elles sont renforcées le lendemain par une cinquantaine de chasseurs parachutistes avec qui elles prennent le contrôle de la ville, là encore sans rencontrer de résistance. Dans les heures qui suivent, l'armée tchadienne et un sous-GTIA français formant une colonne de 90 véhicules arrivent ensuite sur les lieux[264],[265].

Bataille dans l'Adrar des Ifoghas, en février et mars[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Tigharghâr.
Tireur de précision français armé d'un FR-F2 pendant la bataille du Tigharghâr.

Ansar Dine est affaibli par des défections. À la fin du mois de janvier une partie de ses combattants, menés par Alghabasse Ag Intalla et Cheikh Ag Aoussa, font scission et créent le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Ils se détournent des djihadistes et espèrent négocier une paix avec le gouvernement malien et les Français[266],[267]. D'autres combattants fuient à l'étranger, certains gagnent même le Soudan[268],[269]. Enfin, les fidèles d'Iyad Ag Ghali restent sur place et continuent de combattre[270]. Après leur défaite à Konna et Diabaly, les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine se replient à l'extrême nord du Mali dans l'Adrar des Ifoghas, et principalement dans l'Adrar Tigharghâr et la vallée de l'Ametettaï, situés à l'est d'Aguel'hoc, entre Kidal et Tessalit. Cette zone fortifiée, déjà utilisée comme refuge par les rebelles touaregs lors de la rébellion de 1990-1995, est alors le principal sanctuaire des djihadistes au Mali[23].

De la mi-février à la fin mars, près de 3 000 soldats français et tchadiens commandés par les généraux Barrera et Bikimo mènent une grande offensive dans l'Adrar Tigharghâr, où sont retranchés environ 500 djihadistes[271],[272]. Le 18 février, 150 soldats français font une première incursion à l'ouest de l'Adrar pour reconnaître les positions adverses[273],[274]. Des combats ont lieu pendant deux jours, un légionnaire et une trentaine de djihadistes sont tués, les Français se retirent sur Tessalit le 20 février[275],[276],[273].

Le 22 février, les Tchadiens attaquent à leur tour, cette fois-ci à l'est de l'Adrar Tigharghâr. En fin de matinée, ils se heurtent aux djihadistes retranchés dans les grottes et sur les hauteurs, à l'entrée est de la vallée de l'Amettetaï. Les combats, confus, durent jusqu'à la tombée la nuit. Le bilan est particulièrement lourd, les Tchadiens ont 26 tués et environ 70 blessés tandis que les djihadistes laissent au moins 93 morts. Mais l'entrée de la vallée est prise[277],[278],[279].

Le 24 février, les Français reprennent l'offensive avec cette fois-ci deux GTIA forts de 700 hommes chacun[280]. Le GTIA 3 reprend l'attaque à l'entrée ouest de la vallée de l'Amettetaï, afin de resserrer l'étau et de faire sa jonction avec les Tchadiens qui avancent à l'est. Pendant ce temps, le GTIA 4 se déploie au nord et avance à pied à travers le terrain montagneux pour surprendre les djihadistes[281]. Les combats sont acharnés et se livrent souvent à de courtes distances, parfois jusqu'au fond des grottes. Abou Zeïd, un des principaux chefs d'AQMI, est tué entre le 22 et le 27 février dans des circonstances obscures[282],[283],[284]. Le 3 mars, la vallée de l'Amettetaï est prise, les djihadistes commencent à battre en retraite[285],[286].

Les combats baissent alors en intensité, tandis que les militaires français et tchadiens fouillent les autres vallées du Tigharghâr. Des missions de reconnaissance sont également menées jusqu'à Boghassa, Abeïbara et Tinzawatène[287],[288],[289]. Les opérations s'achèvent le 31 mai. Le bilan est de trois morts et 120 blessés du côté des Français[290], tandis que les Tchadiens déplorent 30 tués[291]. Les pertes des djihadistes sont estimées entre 200 et 300 morts[292],[293]. 80 tonnes de matériel militaire ont été découverts par les Français[294].

Article détaillé : Combat du Timétrine.

Alors que les combats font rage dans le Tigharghâr, les forces spéciales françaises mènent également une opération le 24 février dans le Timétrine, à l'ouest de la région de Kidal. Une quinzaine de djihadistes sont repérés et se font tuer jusqu'au dernier. Mohamed Lemine Ould El-Hassen, chef de la katiba al-Fourghan d'AQMI, est reconnu parmi les morts[295]

Le 21 février, un premier attentat-suicide frappe la ville de Kidal, deux personnes sont blessés. Le 26 février, un autre kamikaze se fait exploser avec son véhicule à un poste du MNLA, tuant sept rebelles touaregs et blessant onze autres. Enfin le 12 avril, quatre soldats tchadiens sont tués et trois blessés par un homme équipé d'une ceinture explosive. Ces trois attentats commis à Kidal sont revendiqués par le MUJAO[296],[297],[298].

Guérilla dans la région de Gao, entre février et avril[modifier | modifier le code]

Soldats français en patrouille à Gao en mars 2013.

Après la reconquête des villes du Nord du Mali les combats se poursuivent parallèlement sur deux fronts ; l'Adrar des Ifoghas, où se sont repliés Ansar Dine et AQMI, et la région de Gao, où le MUJAO reste actif et bénéfice en certains endroits, d'un soutien d'une partie de la population. Début février, ce mouvement annonce son intention de créer une « nouvelle zone de conflit », il promet d’attaquer des convois, de poser des mines, d’envoyer des kamikazes et « d’augmenter les attaques contre la France et ses alliés »[299]. Le 30 janvier, quatre soldats maliens sont tués et cinq autres blessés par l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori[300]. Le 6 février, un véhicule saute sur une mine entre Douentza et Gao, tuant quatre civils[301],[302]. Le 8 février, un soldat malien est légèrement blessé par un kamikaze touareg[303].

En février et mars, la ville de Gao est visée par trois attaques du MUJAO, la première a lieu le 10 février, la deuxième le 20 février, et la dernière le 24 mars. Parfois précédés par des kamikazes, des commandos de quelques dizaines de combattants tentent de s'infiltrer dans la ville pourtant tenue par plus d'un millier de soldats. Les islamistes sont à chaque fois détruits ou repoussés lors de ces attaques presque suicidaires. Une dizaine de civils, un soldat malien et environ 30 assaillants sont tués lors de ces combats[304],[305].

La progression des troupes alliées n'est cependant pas entravée. Le 12 février 2013, les Maliens et les Français prennent le contrôle de la ville de Ménaka sans livrer de combats avec le MNLA qui abandonne la ville[263]. Le 17 février, des troupes françaises, nigériennes, et maliennes entrent sans combattre à Bourem[306], des patrouilles sont organisées pour réduire les poches de résistance des groupes islamistes dispersés dans la région[307].

Le 27 février, les Français et les Maliens lancent l'Opération Doro dans la région à l'est de Gao. Leur objectif est de détruire les forces djihadistes dans cette zone et de trouver leurs caches d'armes. Le 2 mars, 100 à 200 hommes du MUJAO sont attaqués par 400 soldats français et maliens dans le village d'Imenas. Le combat est acharné et les djihadistes laissent 52 morts contre un blessé chez les militaires maliens[308],[309],[310]. Les forces franco-maliennes affrontent encore les djihadistes à Tin Keraten le 6 mars, puis à In Zekouan et Teurteli du 12 au 17 mars, plus d'une trentaine d'islamistes sont tués dans ces combats, ainsi qu'un soldat malien et un soldat français[311].

Soldats maliens à Gao, en avril 2013.

Après Gao, Tombouctou est visée à son tour par des incursions de commandos djihadistes, une première attaque a lieu le 20 mars, une seconde le 30. Elles sont menées cette fois par des hommes d'AQMI, mais comme à Gao, les djihadistes ne remportent aucun avantage. Ils laissent entre 20 et 30 morts, les Maliens ont trois tués et 18 blessés, les Français un blessé et cinq civils sont tués[312],[313],[314],[315].

Article détaillé : Combat de Teghboubinene et In Arab.

Entre le 24 et le 30 mars, des affrontements ont également lieu entre Bourem et Anéfis, opposant le MNLA au MUJAO et aux Signataires par le sang. Le MNLA affirme avoir tué 17 djihadistes, contre cinq morts dans ses rangs[316],[317].

Le 7 avril, l'armée française lance une vaste opération au nord de Bourem baptisée Gustav. 779 soldats et 150 blindés appuyés par l'aviation encerclent la vallée d'Inaïs, repérée comme étant un sanctuaire du MUJAO. L'offensive est menée trop tard pour intercepter les djihadistes qui parviennent à s'enfuir, mais 18 tonnes de munitions sont saisies lors des fouilles, dont 700 obus, 51 roquettes, 16 bombes d’avion et 17 caisses[318],[319],[320].

Le 12 avril, cinq militaire maliens, dont un colonel, sont tués lors d'un accident d’hélicoptère[321]. Les 4 et 10 mai, une dizaine de kamikazes du MUJAO mènent des attaque-suicides à Tilemsi, Gossi et Ménaka contre des militaires maliens et nigériens, deux soldats maliens sont tués et une dizaine blessés[322],[323],[324]. Le 25 avril, AQMI appelle au djihad contre la France[325]. Fin avril, une cellule djihadiste du MUJAO est démantelée à Bamako et sept personnes sont arrêtées[326]. Le 29 avril, un VBL de l'armée française saute sur une mine ou un engin explosif entre Tinzawatène et Boghassa, un soldat des forces spéciales est tué et deux autres sont grièvement blessés[327].

Conflit entre le MNLA et le MAA, de février à mai[modifier | modifier le code]

Parallèlement aux affrontements contre des islamistes, un conflit éclate en février 2013 entre les Touaregs du MNLA et les Arabes du MAA. Les incidents commencent à In Khalil, près de la frontière avec l'Algérie, où les Arabes accusent les Touaregs de la tribu des Idnanes d'exactions et de pillages[328]. Le 22 février, un double attentat-suicide à In Khalil revendiqué par le MUJAO fait trois morts dans les rangs du MNLA[329]. Le lendemain, In Khalil est attaquée par une trentaine de pick-up du MAA. Le MNLA accuse aussitôt le MAA d'être lié au MUJAO, ce que le groupe rebelle arabe dément bien que certains de ses combattants aient effectivement combattus dans les rangs djihadistes en 2012[330],[331],[332]. L'aviation française intervient et bombarde les positions du MAA, en croyant peut-être avoir affaire à un groupe djihadiste[333],[331]. Les hommes du MAA se replient, In Khalil reste aux mains des Touaregs[334].

Le 21 avril, les combats reprennent, le MAA attaque Ber, dans la région de Tombouctou, et chasse le MNLA de la ville. Le combattants arabes se retirent le 6 mai et des militaires du Burkina Faso et de l'armée malienne prennent le contrôle de la ville le lendemain[335],[336],[337]. Plus au nord, la ville d'Anéfis est également le théâtre de violences communautaires les 24 et 25 avril qui font au moins six morts[338]. Le 17 mai, le MAA attaque Anéfis, mais cette fois le MNLA repousse les assaillants[339],[340]. Là aussi certains responsables font état de frappes aériennes françaises en soutien au MNLA, mais l'armée française dément[341],[342].

Accord de Ouagadougou et déploiement de la MINUSMA[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).
Ravitaillement de deux avions Rafale au-dessus du Mali, le 23 avril 2013.

Malgré l'annonce de négociations les tensions restent très vives entre l'armée malienne et le MNLA basé à Kidal[343],[344]. Des personnalités politiques et une partie de la population malienne reprochent à la France d'empêcher l'armée malienne d'attaquer les rebelles à Kidal[345]. Le 30 mai, 3 000 Maliens manifestent à Gao pour dénoncer l'attitude jugée trop conciliante de la France vis-à-vis du MNLA[346]. Afin de négocier avec les rebelles de Kidal, le président malien par intérim Dioncounda Traoré nomme Tiébilé Dramé conseiller spécial[347].

Afin de favoriser les pourparlers, des représentants touaregs menés par Mohamed Ag Intalla décident de rejeter la lutte armée et de former le Haut Conseil de l'Azawad (HCA), bientôt renommé Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Mohamed Ag Intalla bénéficie rapidement du soutien de son père, l'Amenokal Intalla Ag Attaher, chef coutumier des touaregs Ifoghas qui quitte le MNLA pour rejoindre le HCUA, et de son frère, Alghabass Ag Intalla, qui le 19 mai, annonce la dissolution du MIA et son ralliement au HCUA. Le MNLA n'ose critiquer la décision de l'Amenokal et apporte son soutien au HCUA[348],[349],[350].

Les négociations s'ouvrent en mai à Ouagadougou, sous la médiation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso[351]. Fin mai, le MAA s'engage à son tour à prendre part aux pourparlers[352].

D'abord hostile à la tenue d'élections maliennes à Kidal, le MNLA accepte finalement de permettre la tenue de la présidentielle en juillet, cependant il refuse de laisser entrer l'armée malienne et propose que la sécurité des élections soit assurée par les troupes de l'ONU aussi bien à Kidal que dans l'ensemble de l'Azawad[353]. Cette proposition est rejetée par le gouvernement malien qui exige la présence de l'armée à Kidal[354].

Le général français François Lecointre et des militaires maliens lors de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali (RUYM Mali) de Koulikoro, le 10 avril 2013.

Cependant le 2 juin, la situation s'aggrave à Kidal où le MNLA arrête 180 personnes, une trentaine est relâchée le lendemain mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison . De son côté, le gouvernement malien accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plus habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacué vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza[355],[356],[357]. Le 4 juin, l'armée malienne se met en mouvement et s'empare d'Anéfis après un combat contre le MNLA[358]. La France intervient après le combat, elle envoie une centaine d'hommes à Anéfis et freine l'offensive malienne sur Kidal[359]

Le 18 juin, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA et du HCUA (Haut conseil pour l'unité de l'Azawad) signent un accord de cessez-le-feu qui doit permettre la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet[360].

Afin d'éviter tout débordement entre les soldats maliens et les rebelles, des forces de l'ONU et de la MISMA sont également déployées à Kidal, ainsi le 4 juillet, une trentaine de véhicules guinéens gagne la ville[361].

Le 5 juillet, conformément aux accords signés, les forces du MNLA et du HCUA commencent leur retrait sur trois cantonnements, dont deux situés à Kidal, le troisième en périphérie. Le lendemain, 150 soldats maliens font leur entrée dans Kidal. La réaction de la population n'est pas unanime, des échauffourées opposent manifestants pro-Mali et manifestants pro-Azawad, elles font plusieurs blessés[362],[361],[363]. Le 18 juillet, de nouvelles émeutes éclatent entre des pro-Mali, en majorité des Songhaï et des pro-Azawad, majoritairement touaregs, elles font un mort et 7 blessés[364]. Le 20 juillet, cinq agents électoraux et un élu sont enlevés par des hommes armés à Tessalit[365]. Capturés par des hommes de Baye Ag Diknane, un officier du MNLA hostile à la tenue des élections, ils sont finalement relâchés le lendemain dans des circonstances mal éclaircies[366].

Le 31 juillet, un militaire français du 515e régiment du train est tué et un autre est blessé dans un accident de la route près de Douentza[367].

Les deux tours de l'élection présidentielle se déroulent sans incidents le 28 juillet et le 11 août. Ibrahim Boubacar Keïta est élu président avec 77,61 % des voix, contre 22,4 % pour Soumaïla Cissé, avec une participation de 48,98 % au premier tour, 45,78 % au deuxième[368].

Lors des négociations de Ouagadougou, les différents mouvements rebelles autonomistes parviennent à se réconcilier. Le 8 août, le MNLA, le HCUA et le MAA publient une déclaration commune où ils réclament l'autonomie des peuples de l'Azawad[369].

Le , selon un communiqué signé par Ahmed al-Tilemsi et Mokhtar Belmokhtar, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement[62]. Celui-ci prend le nom d'Al-Mourabitoune ("Les Almoravides")[370].

Le 19 septembre, au Stade du 26 mars à Bamako, une cérémonie est organisée pour marquer le début du mandat d'Ibrahim Boubacar Keïta et la victoire sur les forces jihadistes. Plusieurs chefs d'états sont invités, dont le président français François Hollande, le président tchadien Idriss Déby, le roi du Maroc Mohammed VI et le président ivoirien Alassane Ouattara, également président de la Cédéao[371].

Incidents entre l'armée malienne et le MNLA après l'accord de Ouagadougou[modifier | modifier le code]

À partir de l'été 2013, les affrontements baissent en intensité mais des combats ponctuels continuent d'avoir lieu. Malgré la signature des accords de Ouagadougou, quelques incidents sanglants opposent l'armée malienne aux combattants du MNLA. De plus des affrontements intercommunautaires entre Touaregs et Arabes à l'extrême nord et Touaregs et Peuls dans la région de Gao éclatent occasionnellement et des combattants des divers groupes armés y prennent parfois part. Ainsi du 14 au 20 août à Bordj Badji Mokhtar, en Algérie, des combats entre Arabes berabiches et Touaregs idnanes font plusieurs morts, et selon des témoins, des hommes du MAA et du MNLA prennent part aux affrontements bien que leurs commandements aient officiellement condamnés les violences[372],[373]. De plus, des habitants affirment que les brigandages des « coupeurs de routes » sont réapparus depuis le départ des islamistes, plusieurs convois ont été dévalisés principalement sur les routes Anéfif-Kidal, Anéfif-Djebok et Kidal-Gao[374]. Le 11 septembre, à Foïta, près de Léré, un accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA, les deux camps se rejettent respectivement la responsabilité de l'attaque[375]. Le MNLA dénonce une violation des accords de Ouagadougou et déclare que les engagements n'ont pas été respectés, selon lui le cantonnement des combattants n'a pas été pris en charge par l'ONU, la MINUSMA est jugée « incompétente », les prisonniers de guerre n'ont pas été libérés et la commission d'enquête de la communauté internationale n'a pas été mise en place. Plusieurs membres du MNLA feraient pression sur Bilal Ag Acherif pour reprendre les armes[376]. De son côté, la presse malienne dénonce l'indiscipline des combattants du MNLA et affirme que plusieurs d'entre eux se livrent au banditisme[377].

Le 17 septembre, des représentants de différents groupes armés ; le MNLA, le HCUA et le MAA et la Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR, réunissant principalement Ganda Koy et Ganda Izo), signent un accord à Bamako, ils annoncent « mettre en commun leurs efforts » pour mettre fin à la crise au nord du Mali. Cet accord est cependant critiqué par des responsables du MNLA et du MAA qui déclarent que les délégués n'avaient pas été mandatés par leurs hiérarchies[378]. Le 26 septembre, le MNLA, le HCUA, le MAA publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent suspendre les négociations avec le gouvernement malien à la suite du refus du président d'Ibrahim Boubacar Keïta de négocier l'autonomie du nord du Mali[379],[380],[381]. Les violences se poursuivent. Le 27, deux militaires maliens sont blessés à Kidal par des jets de grenades[382]. Le 29, dans la soirée, une escarmouche oppose des soldats maliens à des combattants du MNLA, près du marché et du camp militaire à Kidal. La fusillade dure près d'une heure, mais finalement, les belligérants se replient sur leurs bases alors que Français et les casques bleus de la MINUSMA organisent des patrouilles[383]. Le lendemain, une nouvelle fusillade éclate à Kidal, plusieurs combattants sont blessés dans ces affrontements, les Français et les Casques bleus de la MINUSMA interviennent pour séparer les belligérants[384],[385]. Le 2 octobre, un homme du MNLA est tué par des habitants à Aguel'hoc[386]. Le 5 octobre, les groupes armés autonomistes reprennent les négociations avec le gouvernement malien[387]. Pourtant le 8 novembre, un nouvel accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA à Amazragane, près de Ménaka, faisant au moins trois morts[388]. Le 16 novembre, à Kidal, le MNLA abandonne les bâtiments publics aux autorités maliennes, mais le 27 et le 28 alors que la visite du premier ministre Oumar Tatam Ly est attendue, l'aéroport de Kidal est envahi par des manifestants pro-Azawad malgré la présence de militaires maliens. Des coups de feu sont tirés, trois personnes sont blessées selon le gouvernement malien, d'après le MNLA un manifestant est tué et cinq autres sont blessés. Le 29 novembre, certains représentants du MNLA annoncent que le mouvement reprend la guerre contre le gouvernement malien, ces déclarations sont cependant contestées par d'autres responsables du mouvement[389],[390],[391]. En janvier 2014, l'Algérie propose sa médiation pour négocier avec les groupes armés. Une plate-forme est signée à Alger, mais cet accord est dénoncé par des membres du HCUA et du MAA, alors que le MNLA avait boycotté la rencontre[392],[393],[394].

Pendant ce temps, la MINUSMA se déploie au Mali; Cependant le 16 septembre 2013, 167 casques bleus tchadiens désertent à Tessalit et regagnent Gao. Ces derniers se plaignent de pas avoir reçu leurs primes et leurs salaires et de ne pas avoir été relevés après 9 mois de présence au Mali[395],[396]. Au moins quatre de ces soldats sont accusés de viols à Gao[397].

Guérilla des djihadistes[modifier | modifier le code]

Des combattants d'AQMI

De leur côté, les forces françaises continuent de traquer les groupes djihadistes qui tentent d'organiser une guérilla. Le 12 septembre, elles découvrent et détruisent un camion contenant une tonne d'explosifs dans une forêt à 100 kilomètres à l'ouest d'Anéfis[398]. Le 1er octobre, les Français tuent onze djihadistes près de Douaya, dans la région de Tombouctou[399],[400]. Le 20 octobre, 700 soldats maliens et 500 à 600 soldats français du GTIA Désert lancent l'Opération Hydre dans le nord-est du Mali[401]. Aucun combat n'a lieu, car les djihadistes évitent le forces militaires. L'opération s'achève le 3 novembre[402], son principal bilan est la destruction d'un important dépôt logistique au nord-est de Tombouctou[403]. La nuit du 13 au 14 novembre, un pick-up est surpris dans le désert par les Français à 200 kilomètres à l'ouest de Tessalit, trois djihadistes sont tués, dont El-Hassen Ould Khalill, dit Jouleibib, lieutenant de Belmokhtar et ancien porte-parole des Signataires par le Sang[404],[405]. Le 10 décembre, l'armée française mène une opération dans les environs d'Araouane, dans le désert au nord de Tombouctou, tue 19 djihadistes et fait huit prisonniers. Les Français se portent ensuite jusqu'à Taoudeni, où il découvrent un camp, mais cette fois les islamistes parviennent à s'enfuir[406],[407]. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 22 au 23 janvier, onze djihadistes sont tués dans un raid des forces spéciales près du village de Kondaoui, non loin d'Araouane[408].

Très affaiblis, les djihadistes continuent cependant de mener des attaques. À Tombouctou, le 28 septembre 2013, quatre kamikazes conduisant un véhicule piégé se font exploser devant une caserne, tuant deux civils et blessant six militaires[409],[410]. L'attentat est revendiqué le lendemain par AQMI[411],[412]. Le 10 octobre, le MUJAO tire cinq obus sur la ville de Gao, quelques civils et deux soldats maliens sont blessés, dont un mortellement[413],[414],[415],[416],[417]. Le lendemain, un petit pont est dynamité à Bentia[418],[419]. Le 23 octobre, des kamikazes islamistes attaquent la garnison tchadienne à Tessalit, deux soldats tchadiens et cinq jihadistes sont tués[420]. Le soir du 30 novembre, sept djihadistes sont repérés par des soldats français à Ménaka, près d'un camp où 500 à 700 soldats nigériens et 24 soldats français sont présents. L'un d'eux se fait exploser sans faire de victimes et les autres prennent la fuite[421],[422],[423]. Le 14 décembre, deux casques bleus sénégalais sont tués par un kamikaze à Kidal[424],[425].

Mutinerie des bérets vert à Kati[modifier | modifier le code]

Des troubles éclatent aussi à Kati où d'ancien putschistes bérets vert manifestent leur colère contre Amadou Haya Sanogo, promu général de corps d'armée le 14 août. Le 30 septembre et le 1er octobre, une trentaine de mutins réclament à leur tour des grades et des primes et tirent plusieurs coups de feu. Un lieutenant-colonel proche de Sanogo est blessé et retenu prisonnier pendant plusieurs heures[426],[427],[428]. Le 4 octobre, l'armée malienne reprend le contrôle du camp de Kati, une vingtaine de mutins sont arrêtés dont le capitaine Amadou Konaré et le colonel Youssouf Traoré[429],[430]. Quatre militaires maliens trouvent la mort dans ces événements[431]. Plusieurs autres sont portés disparus, dont le colonel Youssouf Traoré, ancien numéro quatre des putschistes, dont le corps est retrouvé près de Kati quelques semaines plus tard[432],[433],[434]. Le 27 novembre, le général Amadou Haya Sanogo, accusé de meurtre contre des prisonniers bérets rouges après le coup d'état de 2012, est arrêté à Kati[435].

Conflit communautaire entre Peuls et Touaregs imghad dans la région de Gao[modifier | modifier le code]

La région de Gao est également secouée par des conflits communautaires. À la fin du mois de novembre 2013, dans les environs de Tin-Hama et Djebok, des violences opposent les Touaregs imghad du général loyaliste El Hadj Ag Gamou à des Peuls insurgés accusés par les Imghad de faire partie du MUJAO. La nuit du 18 au 19 novembre dans le village d'Intakabar, près de Djebok, deux membres de la famille du général Gamou, un vieillard de 70 ans et une petite fille de 3 ans, sont assassinés par des Peuls[436]. Du 18 au 25 novembre, les combats font plusieurs morts chez les Touaregs et 53 tués du côté des Peuls[437],[438],[439]. Le 6 février 2014, une trentaine de civils, majoritairement des Touaregs imghad, sont massacrés près de Tamkoutat. Le gouvernement malien et le MNLA accusent le MUJAO d'être responsables de cette tuerie, d'autres témoins évoquent un conflit communautaire entre Touaregs et Peuls[440]. En représailles, le MNLA attaque deux jours plus tard les auteurs présumés du massacre près de la frontière nigérienne, après le combat, le mouvement azawadien déclare que six djihadistes et un de ses combattants ont été tués[441].

2014[modifier | modifier le code]

Opérations contre les djihadistes entre janvier et mai[modifier | modifier le code]

Le 20 février, les 600 à 700 mineurs des mines de sel de Taoudeni sont chassés des lieux par des hommes armés et s'enfuient vers Tombouctou. Le groupe armé auquel ces derniers appartiennent n'est pas identifié. Accusés par certains, le MAA et le MNLA démentent et accusent les djihadistes[442]. Cependant quelques mois plus tard, le MAA affirmera contrôler les mines de Taoudeni[443].

Article détaillé : Bombardement de l'Ametettaï.

En février, des habitants signalent de nombreux mouvements djihadistes au nord du Mali. Des familles abandonnent leurs villages, une dizaine de cadres du MNLA ont également été assassinés par des hommes d'AQMI. Le 20 février, près de Tessalit un hélicoptère français Tigre est la cible de tirs qui blessent légèrement un pilote. Le retour de combattants d'Ansar Dine est également signalé à Abeïbara, où ils distribuent de l'argent à des habitants, et à Boghassa, où ils forcent les villageois qui ne leur sont pas favorable à s'exiler[444],[445]. Quant à AQMI, des témoignages indiquent son retour dans les environs de l'Adrar Tigharghar, notamment à Telakak, Bakasso et dans la vallée de Dorayat[444]. Le 4 mars, des drones Reaper repèrent un groupe de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï. Les Français engagent des Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre qui tuent 11 rebelles salafistes[446], dont Omar Ould Hamaha[447].

Article détaillé : Combat de Dayet en Maharat.

Le , Abou Dardar, un chef djihadiste du MUJAO se rend aux Français qui le remettent aux autorités maliennes[448]. Le 20 mars, le ministre français Jean-Yves Le Drian annonce que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013, il déclare : « La guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée »[449],[450]. Pourtant les combats continuent. Le 17 avril, les forces spéciales françaises repèrent et attaquent deux pick-up djihadistes au nord de Tombouctou, tuent une dizaine de combattants et délivrent cinq humanitaires maliens pris en otages par le MUJAO depuis le 8 février[451],[452]. Selon RFI, une trentaine de rebelles islamistes auraient été tués par les Français dans les trois première semaines du mois d'avril[453], dont Abou Bakr Al-Nasr, le chef de Al-Mourabitoune[454],[455]. Dans la nuit du 24 au 25 avril, un important chef d'Ansar Dine, Haroune Ag Saïd, dit Abou Jamal est tué au nord de Kidal par les forces spéciales française[45],[456].

Article détaillé : Combat d'Inabohane et Ebahlal.

Le 29 et le , un affrontement oppose des combattants du MNLA et d'Al-Mourabitoune qui se seraient rencontrés par hasard près de Bourem. Selon le MNLA, le combat fait quatre morts dans ses rangs contre sept tués et neuf prisonniers chez les djihadistes[457],[458].

La nuit du 6 au 7 mai, un légionnaire français est tué et deux autres blessés lorsque leur véhicule est touché par l'explosion d'un engin explosif improvisé lors d'une opération dans l'Adrar Tigharghar[459],[460].

Batailles à Kidal entre l'armée malienne et les rebelles touaregs, formation de la CMA et de la Plateforme[modifier | modifier le code]

Le , la visite du Premier ministre malien Moussa Mara à Kidal est retardée par des affrontements entre l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. Les rebelles prennent l'avantage et s'emparent du gouvernorat après des combats qui font plusieurs dizaines de morts. La MINUSMA et les Français de l'opération Serval interviennent et parviennent à obtenir un accord de cessez-le-feu entre l'armée malienne et les rebelles[461],[462]. Le 19 mai, les groupes armés appellent à l'apaisement et « la relance du processus de paix »[463], mais le 18 à Gao, le Premier ministre Moussa Mara déclare que « La république du Mali est en dorénavant en guerre »[462].

Quatre jours plus tard, sans en avertir la France et la MINUSMA, l'armée malienne lance une offensive sur Kidal avec près de 2 000 hommes. Mais en quelques heures, les groupes armés du nord repoussent l'attaque malienne et s'emparent du camp malien. Les forces gouvernementales sont mises en déroute et se replient sur Gao, en laissent au moins 50 morts et un même nombre de prisonniers. Le même jour, les rebelles occupent sans combattre Ménaka, Andéramboukane et Anéfis[464],[465],[466].

Le 22 mai, des négociations sont organisées à Kidal avec la médiation de Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie et de l'Union africaine. Un accord de cessez-le-feu est conclu entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord en vue de revenir à l'accord préliminaire de Ouagadougou. Les rebelles conservent toutefois leurs positions à Kidal et Ménaka[467],[468].

Après la chute de Kidal et la reprise d'Anéfis par les rebelles, des groupes armés loyalistes s'organisent et forment un rassemblement appelé la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, comprenant le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), l'aile loyaliste du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination des Mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR) et le Mouvement populaire pour le salut de l'Azawad (MPSA)[469]. Ils s'opposent alors aux rebelles regroupés sous la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui comprend le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une aile du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA)[470].

Le 24 mai, une première escarmouche éclate entre les deux branches du MAA et fait sept morts à Tabankort, dans la région de Gao[471],[472],[473],[474],[475]. Quelques jours plus tard, un nouveau combat éclate à Tabankort, le 2 juillet, entre le MNLA et la faction loyaliste du MAA[476]. Le 11 juillet, les combats reprennent à Tabankort mais aussi à Anéfis que les loyalistes tendent de prendre sans succès, les affrontements font plusieurs dizaines de morts[477]. Du 19 au 22 juillet la bataille s'engage à nouveau entre les groupes armés dans les environs de Tabankort, au sud-est d'Anéfis, faisant encore des dizaines de victimes[478].

Finalement, le 16 juillet, les négociations s'ouvrent à Alger entre le gouvernement malien, les loyalistes de la Plateforme et les rebelles de la CMA[479],[480],[481],[482].

Fin de l'opération Serval et début de l'opération Barkhane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Barkhane.

Le soir du 9 juin, un Mirage 2000D de l'armée française de retour d'une mission au Mali s'écrase accidentellement au Niger à cause d'un problème technique alors qu'il regagnait sa base à Niamey. Les deux pilotes parviennent cependant à s'éjecter[483].

Article détaillé : Attentat d'Aguel'hoc.

Le 11 juin, quatre militaires tchadiens de l'ONU sont tués lors par un attentat à la voiture piégée à Aguel'hoc[484].

Le 13 juillet 2014, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce la fin de l'opération Serval et la mise en place dans les jours suivants de l'opération Barkhane. Celle-ci prévoit le déploiement de 3 000 soldats dans l'ensemble du Sahel et du Sahara afin de mener des opérations de « contre-terrorisme »[485],[486].

Le 14 juillet en fin d'après-midi, un pick-up piégé conduit par un kamikaze attaque une patrouille blindée française près d'Almoustarat, entre Bourem et Anéfis. Sept soldats français sont blessés dans l'explosion, dont un mortellement et deux autres grièvement[487],[488].

Le , la France lance l'Opération Barkhane qui n'est plus basée au Mali mais qui vise à lutter contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel[489],[490].

Des soldats néerlandais de la MINUSMA au Mali, le 11 septembre 2014.

Le 25 juin 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au 30 juin 2015, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays[491]. Le 30 juin, un véhicule de la MINUSMA saute sur une mine entre Goundam et Tombouctou. Sept casques bleus du contingent Burkinakè sont blessés, dont trois grièvement et un mortellement[492].

Le 9 août, une escarmouche a lieu à Lerneb, près de la frontière mauritanienne, opposant les deux branches du MAA[493],[494]

Le 16 août, à Ber, deux soldats burkinabè sont tués et quatre autres blessés par l'explosion d'un pick-up conduit par deux kamikazes[495],[496],[497],[498]. Le 18 août, deux soldats maliens sont tués accidentellement à Tessalit par l'effondrement d'un mur[499]. Le 2 septembre, quatre soldats tchadiens sont tués et quinze blessés, dont six grièvement, par l'explosion d'une mine entre Aguel'hoc et Kidal[500]. D'autres attaques suivent ; le 14 septembre, un véhicule saute sur une mine près d'Aguel'hoc, un soldat tchadien est tué et quatre autres sont blessés[501]. Puis le 18 septembre, cinq soldats tchadiens sont tués et trois blessés entre Aguel'hoc et Tessalit par un engin explosif[502]. Deux civils maliens sont également tués presque au même endroit la nuit du 18 au 19[503].

Le 16 septembre, cinq Touaregs sont enlevés à Zouéra, au nord de Tombouctou par des hommes d'AQMI. Quatre des otages sont par la suite relâchés mais le cinquième, accusé par les djihadistes d'être un informateur de l'armée française, est retrouvé décapité le 23 septembre à Zouéra[504],[505],[506],[507].

Article détaillé : Embuscade d'Idelimane.

Le 3 octobre, deux djihadistes équipés de lance-roquettes RPG-7, tendent une embuscade à un convoi de la MINUSMA près d'Idelimane entre Ansongo et Ménaka. Neuf casques bleus nigériens sont tués dans l'attaque et deux véhicules sont détruits, ainsi qu'une citerne[508],[509],[510],[511]. Le 7 octobre, des islamistes tirent quatre ou cinq roquettes sur le camp de la MINUSMA à Kidal, un casque bleu sénégalais est tué et un autre blessé[512].

Recrudescence des affrontements entre loyalistes et rebelles et échec des pourparlers d'Alger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat de N'Tillit.

Le 16 octobre, des Imghad du GATIA attaquent des Imghad du MNLA à N'Tillit, l'affrontement fait au moins sept morts et les loyalistes s'emparent de la commune[513],[514]. Le 26 octobre, les forces rebelles du MNLA, HCUA et MAA s'emparent de la localité d'In Afarak ou In Farah, près d'In Khalil, les miliciens loyalistes prennent la fuite sans combattre[515],[516].

Article détaillé : Combat de l'Ametettaï (2014).

La nuit du 28 au 29 octobre, les Français attaquent un campement d'une trentaine de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï, près de l'Adrar Tigharghar, au moins 20 djihadistes sont tués, ainsi qu'un soldat français[517],[518].

Le 2 novembre, deux soldats maliens sont tués et quatre autres blessés par un engin explosif près d'Almoustarat, au nord de Gao[519]. Le même jour à Boulekessi, un accrochage entre l'armée malienne et le HCUA fait au moins un mort chez les rebelles tandis que plusieurs autres sont faits prisonniers, ainsi que des civils[520],[519],[521],[522],[523],[524]. Le 20 novembre, les corps de deux Touaregs proches du HCUA sont retrouvés égorgés près de Kidal[525],[526]. Le 22 novembre, selon l'armée malienne, des combattants islamistes enlèvent 12 enfants entre Kidal et Aguel'hoc afin d'en faire des enfants-soldats et deux d'entre eux sont tués en essayant de s'échapper[527]. Le 25 novembre, un véhicule de l'armée malienne saute sur une mine entre Gao et Bourem, faisant deux morts et cinq blessés, dont un mortellement[528],[529]. Le 30, un homme du MNLA est tué dans une embuscade au nord de Kidal[530].

Article détaillé : Combat de Tabankort.

La nuit 10 au 11 décembre 2014, l'armée française attaque un groupe de djihadistes dans la région de Gao. Ces derniers perdent une dizaine d'hommes dont Ahmed al-Tilemsi, un des principaux chefs d'Al-Mourabitoune[531].

Le 26 décembre, des hommes du GATIA et du MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Bamba[532]. Trois jours plus tard ils attaquent un véhicule du MAA rebelle, les loyalistes revendiquent 5 ou 6 morts et 2 prisonniers chez les rebelles contre aucune perte dans leurs rangs, le MAA rebelle parle quant à lui d'un mort et un disparu parmi ses hommes[533],[534],[535],[536]. Le 2 janvier, les forces du MAA loyaliste et du GATIA arrivent en vue de la ville de Ber, tenue par le MAA rebelle et le MNLA. Les deux camps se font face et tiennent leurs positions[537]. Mais la MINUSMA menace d'ouvrir le feu si les loyalistes décident de lancer l'assaut, ces derniers prennent la menace au sérieux et se replient[538].

2015[modifier | modifier le code]

Attaques djihadistes de janvier à mai[modifier | modifier le code]

Le 5 janvier, la ville de Nampala est attaquée et prise pendant quelques heures par les djihadistes, onze militaires maliens sont tués, les autres prennent la fuite[539],[540]. Puis la nuit du 6 au 7 janvier, des djihadistes attaquent la localité de Djoura, dans la région de Mopti, ils incendient la mairie, tuent un civil, puis se replient[541]. Le 16 janvier, ils attaquent Ténenkou mais ils sont repoussés après un combat qui fait une dizaine de morts[542],[543],[544]. Plus au nord, à Kidal, la base de la MINUSMA est attaquée le 17 janvier par un camion-suicide et des djihadistes armés mais les casques bleus Tchadiens repoussent l'attaque, quelques assaillants sont tués, un militaire tchadien est tué et un autre blessé[545],[546],[547]. Le 25 janvier, trois soldats maliens sont tués lors d'un échange de tirs avec des hommes armés entre Tombouctou et Goundam[548]. Le 26, à Bamako, le général malien Mohamed Abderrahmane Ould Meydou échappe à une tentative d'assassinat commise par deux hommes d'Al-Mourabitoune, il est cependant blessé par les tirs[549],[550].

Du 26 février au 26 mars, 770 soldats français ratissent à nouveau l'Adrar Tigharghar. Le 2 mars, ils ont un accrochage avec un groupe de huit à dix djihadistes. Quatre sont tués, les autres parviennent à s'enfuir. Des stocks d'obus et de munitions sont saisis et détruits[551],[552].

Article détaillé : Attentat de Bamako du 7 mars 2015.

Le 7 mars, à Bamako, un commando de deux hommes ouvre le feu dans bar-restaurant-boîte de nuit, tuant cinq personnes, dont trois Maliens, un Français et un Belge, et faisant huit blessés. L'attaque est revendiquée par Al-Mourabitoune[553],[554],[555]. Le même jour à Gao, deux jeunes Arabes suspectés d'être des poseurs de bombes sont surpris par des habitants et lynchés à mort par la foule qui brûle ensuite leurs corps[556]. Le 8 mars, des tirs de roquettes et d'obus de mortier à Kidal, tuent un casque bleu tchadien et deux enfants[557]. Le 17 mars, un hélicoptère Apache néerlandais s'écrase accidentellement au nord de Gao, les deux pilotes sont tués[558],[559]. Le 19, un véhicule malien saute sur une mine près de Diabaly, deux soldats sont tués et cinq blessés[560]. Le même jour, à la foire de Tichift, au nord de Tombouctou, des hommes d'AQMI tuent puis décapitent publiquement un Touareg accusé d'être informateur au service des Français[561],[562]. Le 28 mars, cinq rebelles de la CMA un nombre inconnu de djihadistes d'Al-Mourabitoune sont tués dans un combat à Inazol, au sud-ouest de Ménaka[563]. Le 30 mars, un employé du CICR est tué dans une attaque d'Al-Mourabitoune au nord de Gao[564],[565]. Le 1er avril, l'armée malienne affirme avoir tué trois « bandits armés » près de la frontière avec le Burkina Faso[566],[567],[568]. Le matin du 6 avril 2015, les forces spéciales françaises mènent une opération dans la région de Tessalit. Deux djihadistes sont tués, deux autres faits prisonniers et l'otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé par AQMI à Tombouctou en 2011, est délivré[569],[570],[571],[572]. Le 12 avril, deux soldats maliens sont tués par une mine à Diabaly[573]. Le 15, un attentat-suicide à Ansongo tue trois civils et fait 16 blessés, dont neuf casques bleus nigériens[574]. Le 17 et le 20, des djihadistes assassinent trois chauffeurs civils de la MINUSMA près de Gao[575],[576]. Le 21, des hommes d'AQMI attaquent un poste du MNLA à Talabit, à 40 kilomètres d'Aguel'hoc, les rebelles ont deux tués et trois blessés tandis que les djihadistes se replient sans avoir eu de pertes[577],[578]. Le 30 avril, à Gao, un minibus saute sur une mine, trois civils sont tués et 28 blessés[579].

Le , une des deux composantes d'Al-Mourabitoune, celle du MUJAO, annonce prêter allégeance à l'État islamique dans un communiqué signé de l'émir Adnane Abou Walid Al-Sahraoui[580],[581],[582]. Mais deux jours plus tard, Mokhtar Belmokhtar dément l'allégeance d'Al-Mourabitoune à l'EI et déclare que le communiqué d'Al-Sahraoui « n'émane pas du Conseil de la Choura »[583].

Quatre djihadistes sont tués par les Français la nuit du 18 au dans la région de Kidal. Parmi eux deux chefs : Hamada Ag Hama, dit « Abdelkrim al-Targui », chef d'une katiba d'AQMI et Ibrahim Ag Inawalen, dit « Bana », un chef d'Ansar Dine[584],[585].

La nuit du 25 au 26 mai, pour la première fois à Bamako, la MINUSMA est la cible d'une attaque meurtrière ; des hommes d'Ansar Dine ouvrent le feu sur des casques bleus bangladais, l'un d'eux est tué, un autre blessé[586],[587].

Prise de Ménaka par la Plateforme, représailles de la CMA et signature de l'accord d'Alger[modifier | modifier le code]

Le 16 et le 17 janvier, des escarmouches opposent loyalistes et rebelles à Tabankort, les échanges de tirs ne font cependant pas de victimes[588],[589]. Les rebelles maintiennent leurs forces près de la localité et demandent à la MINUSMA de se retirer, ce qu'elle refuse[590]. Le 20 janvier, un hélicoptère néerlandais de la MINUSMA intervient et ouvre le feu sur un véhicule du MNLA qui transportait de armes lourdes près de Tabankort, au moins onze rebelles sont tués et une vingtaine blessés[591],[592],[593]. La MINUSMA déclare dans un communiqué avoir été « contrainte de recourir à la force en réponse à des tirs directs à l'arme lourde sur ses Casques bleus » et précise avoir procédé à des tirs de sommation[594]. De son côté la coordination des Mouvements de l'Azawad accuse les forces de l'ONU d'« absence de neutralité », déclare « suspendre toute collaboration sur le plan sécuritaire » mais affirme demeurer « attachée au respect du cessez-le-feu »[595]. Le 24 janvier, la MINUSMA et les rebelles concluent un accord pour l'établissement d'une zone temporaire de sécurité près d'Anéfis et d'Almoustarat[596]. Cet accord est dénoncé par au moins un millier d'habitants de Gao qui manifestent violemment contre la MINUSMA le 27, des casques bleus rwandais ouvrent le feu, tuent trois manifestants et en blessent quatre autres[597],[598],[599],[600],[601]. Le 28, la MINUSMA annonce retirer son projet de sécurisation à Tabankort[602]. Le même jour, les loyalistes attaquent une position rebelle près de Tabrichat, les combats font une dizaine de morts. Des kamikazes auraient notamment pris part à l'attaque aux côtés des loyalistes[603],[604],[605].

Le 19 février, le gouvernement malien et les rebelles de la coordination des Mouvements de l'Azawad valident un nouveau document de cessation des hostilités alors que les négociations pour un accord de paix se poursuivent à Alger[606]. Le 1er mars, un accord de médiation est proposé par l'Algérie, le document est paraphé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes mais les représentants de la CMA hésitent et demandent un délai avant de parapher le texte en raison de l'hostilité d'une large partie de la base des mouvements rebelles à un texte qui ne prévoit ni autonomie ni fédéralisme pour le nord du Mali[607],[608],[609],[610],[611],[612],[613],[614],[615],[616]. Finalement, le 10 avril, la CMA annonce qu'elle refuse de parapher l'accord en l'état[617],[618].

Les heurts reprennent fin avril entre les rebelles de la CMA et les forces gouvernementales. Le 27 avril, le GATIA et le MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Ménaka. Peu nombreuses, les forces du MNLA se replient presque sans combattre, laissant au moins cinq prisonniers[619],[620],[621],[622],[623],[624]. Les rebelles ne tardent pas à mener plusieurs attaques en représailles. Le matin du 29 avril, à Goundam, deux gardes nationaux maliens et un enfant sont tués dans une attaque commise par des hommes du MNLA et du HCUA. Dans l'après-midi, les rebelles touaregs assaillent ensuite Léré. Les Maliens reçoivent des renforts et repoussent les assaillants après des combats ayant fait au moins une vingtaine de morts de part et d'autres[625],[626]. Le 30 avril, une cinquantaine de combattants de la CMA font un raid sur Bintagoungou, des pillages sont commis, une personne tuée et huit membres du GATIA sont capturés[627],[628],[624]. Le 2 mai, les hommes de la CMA prennent Diré avant d'en être chassé par une contre attaque de l'armée malienne, les rebelles auraient laissé deux tués et cinq prisonniers[629],[630]. Le 5 mai, Ténenkou est attaquée a son tour, mais là encore les rebelles sont repoussés, laissant 10 morts selon l'armée malienne[631]. Cependant le 11 mai, neuf soldats maliens sont tués dans une embuscade rebelle près de Tin Telout, entre Goundam et Tombouctou[632]. Malgré ces combats, la Coordination des mouvements de l'Azawad paraphe l'accord d'Alger le 14 mai[633], mais refuse de signer le texte[634].

Le 15 mai à Bamako, l'accord de paix est signé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes ainsi que plusieurs états et organisations au nom de la médiation internationale : l'Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, l'Union africaine, l'ONU, la Cédéao, l'OCI, l'Union européenne et la France, mais sans la présence des représentants de la CMA[635],[636],[637],[638].

Les violences se poursuivent entre les loyalistes et la CMA. Le 18 mai, le MAA rebelle tue trois soldats maliens à Bambara Maoudé[639],[640],[641]. Le 21, la ville de Tin-Hama est attaquée par le MNLA, 3 à 16 civils sont tués. L'armée malienne et les rebelles s'accusent mutuellement d'être responsables de leur exécution[642],[643],[644],[645],[646],[647]. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme attribuera cependant au GATIA la responsabilité de la tuerie à Tin Hama et l'exécution de six personnes dans un rapport publié en décembre 2015[648],[649]. Le 22 mai, les rebelles s'emparent de Tessit, capturent 19 soldats maliens, puis se retirent du village le lendemain[650],[651],[652]. Le 23, les combattants de la CMA relâchent 10 prisonniers de Ganda Koy et les remettent à la MINUSMA à Ber[653],[652]. Le 26 mai, une importante manifestation a lieu à Bamako pour soutenir les accords de paix[654].

Article détaillé : Accord d'Alger (2015).

L'accord de paix est finalement signé par la Coordination des mouvements de l'Azawad le 20 juin à Bamako après trois ans et demi de conflit et plus d'une année de négociations[655],[656],[657].

« Pactes d'honneurs » entre la CMA et la Plateforme[modifier | modifier le code]

Le 20 juillet, des combats ont lieu Talataye et Idelimane, près d'Ansongo selon la CMA qui affirme avoir eu deux tués dans ses rangs contre 12 morts et 15 blessés chez les milices pro-gouvernementales qu'elle accuse également de la mort de trois civils[658].

Articles détaillés : Bataille d'Anéfis (2015) et Combat d'Inafarak.

Le 15 août, des accrochages opposent la CMA et les mouvements de la Plateforme au sud de Kidal, pour la première fois depuis la signature de l'accord d'Alger[659],[660]. Le 17, le GATIA viole le cessez-le-feu en attaquant les forces de la CMA à Anéfis et en s'emparant de la ville[661],[662]. Cependant, à la suite des pressions de la médiation internationale, de la MINUSMA et même du gouvernement malien, les loyalistes commencent à se retirer le 5 septembre, et le 18 la CMA reprend le contrôle d'Anéfis[663],[664],[665].*

Un nouvel affrontement entre loyalistes et rebelles éclate le 17 septembre à Inafarak, près d'In Khalil[666],[667]. Cependant dans les semaines qui suivent une phase de « décrispation » est observée, un échange de prisonniers a lieu début octobre, le Mali libère 30 rebelles et la CMA 16 miliaires maliens[668]. Le 16 octobre, après trois semaines de discussions, la Plateforme et la CMA scellent la paix lors de « pactes d’honneur »[669],[670].

Les 1er et 2 février 2016, entre plusieurs centaines et un millier d'hommes du GATIA menés par Ag Gamou entrent à Kidal avec le « consentement » de la CMA. Des tensions ont cependant lieu, certains membres de la CMA dénonçant une démonstration de force du GATIA, mais le 6 février un accord est conclu entre les deux factions et le GATIA s'engage à alléger son dispositif militaire à Kidal. Certains combattants se retirent vers Gao ou Ménaka dans les jours qui suivent[669],[671],[672],[673],[674],[675],[676],[677],[678].

Cependant des affrontements éclatent entre deux tribus touarègues à Inékar, à 50 kilomètres à l'ouest de Ménaka, après l'assassinat le 16 février d'un vieux chef. Du 16 au 23, les combats font une dizaine de morts[679],[680]. Six autres personnes sont tuées dans les derniers jours de février à Inekar dans des circonstances obscures[681].

Attaques djihadistes de juin à décembre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat de la forêt de Sama.

À partir de juin 2015, les djihadistes se signalent pour la première fois à l'extrême sud du Mali, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire. La première attaque a lieu le 10 juin à Misséni, les assaillants tuent un gendarme, incendient des véhicules et hissent leur drapeau noir dans le camp militaire avant de disparaître[682]. Le 28 juin, une nouvelle attaque a lieu près de la frontière ivoirienne, des hommes armés se réclamant de la branche sud d'Ansar Dine prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Fakola sans rencontrer de résistance, avant de se replier[683],[684],[685]. Le 16 juillet, l'armée malienne attaque et démantèle un camp djihadiste dans la forêt de Sama, près de Fakola. Une vingtaine d'islamistes sont tués ou capturés[686],[687],[688],[689],[690].

Article détaillé : Combat de Nara.

Des affrontements ont également lieu dans le centre du Mali, le 16 juin cinq combattants de la Force de libération du Macina sont tués et un soldat malien blessé près de Mopti[691]. Le 27 juin, une attaque djihadiste est repoussée par l'armée malienne à Nara, trois soldats maliens et neuf islamistes sont tués[692].

Le 2 juillet, AQMI tend une embuscade à Takoumbaout, entre Goundam et Tombouctou, à un convoi de casques bleus du Burkina Faso, ces derniers laissent six morts et cinq blessés[693],[694],[695],[696]. Le 1er août, deux soldats maliens sont tués et quatre blessés dans une embuscade près de Toulé, entre Nampala et Diabaly. Puis le 3, un groupe de djihadistes attaque Gourma-Rharous et tue onze gardes nationaux[697],[698]. Le 7, un petit commando djihadiste fait un incursion à Sévaré et tue cinq contractuels de la MINUSMA, quatre soldats maliens et quatre assaillants sont également tués dans les affrontements qui suivent[699].

Le 9 août, 10 à 12 civils sont tués par des hommes armés dans le village de Gaberi, près de Gourma-Rharous[700],[701],[702].

Le 1er septembre, un check-point de l’armée malienne est attaqué près de Tombouctou, deux soldats sont tués, un blessé et un porté disparu[703]. Le 20, une dizaine d'hommes de la Force de libération du Macina entrent à Bi et tuent deux policiers et deux civils[704]. Le 13 octobre, entre Gao et Gossi, des djihadistes attaquent un convoi de sous-traitants de l'ONU, six civils sont tués[705]. Le 27 octobre, l'armée malienne commence une opération anti-djihadiste baptisée Seno, et quadrille les environs des communes de Mopti, Koro et Bandiagara dans le pays Dogon[706]. Douze djihadistes présumés sont arrêtés le premier jour[707]. Le soir du 28, un affrontement éclate dans la forêt de Tiébanda, à une trentaine de kilomètres du Burkina Faso, sept djihadistes sont tués et dix blessés par l'armée malienne qui affirme n'avoir eu aucune perte[708],[709].

Article détaillé : Attentat du Radisson Blu de Bamako.
Vue du Radisson Blu de Bamako lors de l'attaque du 20 novembre.

En octobre, AQMI assassine deux Touaregs accusés d'« espionnage » pour le compte des Français[710],[711]. Le 20 novembre, deux hommes d'Al-Mourabitoune pénètrent dans l'hôtel Radisson Blu de Bamako et massacrent 20 personnes, principalement des clients étrangers, avant d'être abattus par les forces françaises et maliennes[712]. Le 28 novembre, le camp de la MINUSMA à Kidal est frappé par des tirs de mortiers revendiqués par Ansar Dine, deux casques bleus guinéens sont tués, ainsi qu'un civil contractuel, et 14 à 20 personnes blessées[713],[714],[715].

Le 4 décembre, Abdelmalek Droukdel annonce officiellement le ralliement à Al-Qaïda au Maghreb islamique d'Al-Mourabitoune et de son émir Mokhtar Belmokhtar[716],[717].

Le 13 décembre, des militaires maliens sont attaqués par des djihadistes d'Ansar Dine à Niono, un d'entre eux est tué, un autre blessé, deux sont portés disparus et un véhicule est emporté[718],[719],[720]. Le 17 décembre à Tombouctou, trois personnes, dont un animateur, sont assassinées par un homme armé devant la radio Tahanite[721],[722].

En décembre 2015, plusieurs centaines de réfugiés syriens sont signalés dans le nord du Mali. Après être arrivés en Mauritanie par avion, ces derniers cherchent alors à gagner l'Algérie en passant par le Mali qui ne réclame pas de visa. La plupart franchissent la frontière à Bassikounou en passant par le camp de réfugiés de M'bera, puis ils gagnent la ville de Ber, pour ensuite se rendre à In Khalil[723],[724],[725],[726].

La nuit du 19 au 20, l'armée française attaque un groupe de combattants près de Ménaka. Selon l'armée française une dizaine de djihadistes du groupe Al-Mourabitoune sont tués[727],[728]. Cependant le 22 décembre, le MAA loyaliste, de la Plateforme pro-Bamako, affirme que l'attaque française a été menée en réalité contre ses forces à In Araben et que douze de ses hommes ont été tués. L'armée française dément[729],[730],[731],[732],[733],[734],[735].

Article détaillé : Combat de Talahandak.

Le 19 décembre, le MNLA mène un raid du côté de Boghassa dans lequel quatre djihadistes sont tués et quatre autres faits prisonniers. En représailles, le 24 décembre, Ansar Dine prend d'assaut le poste du MNLA à Talahandak, tue une dizaine de combattants et délivre les prisonniers, puis tend une embuscade le lendemain à des forces envoyées en renfort. Au total, 21 combattants du MNLA et 15 hommes d'Ansar Dine auraient été tués dans ces combats[736],[737],[738].

2016[modifier | modifier le code]

Attaques djihadistes de janvier à juillet[modifier | modifier le code]

Des militaires français du 126e régiment d'infanterie et des militaires maliens, le 17 mars 2016.

Le 15 janvier 2016, une embuscade près de Goundam contre un convoi de vivres fait deux morts et trois blessés parmi les soldats maliens, quatre assaillants sont tués et trois autres blessés et capturés. Un paramilitaire est également tué le même jour par des djihadistes dans une autre attaque à Dioura[739],[740],[741]. La CMA accuse l'armée malienne d'avoir en représailles assassinée six personnes dans le village de Zenzene et près du camp militaire de Goundam[742]. Trois gendarmes sont tués la nuit du 19 au 20 janvier dans une embuscade près de Mopti[743]. Quatre soldats maliens sont tués le 28 janvier, un par balles près de Tombouctou et trois autres par l'explosion d'une mine près de Douentza[744]. Le 5 février, un petit groupe de combattants d'AQMI attaque un camp de policiers de la MINUSMA, à l'ancien l'hôtel La Palmeraie à Tombouctou, quatre assaillants sont tués, dont un kamikaze, tandis que l'armée malienne déplore un officier tué et trois soldats blessés[745],[746],[747]. Le 9 février, l'explosion d'une mine à Mondoro dans la région de Mopti fait trois morts et deux blessés dans les rangs de l'armée malienne[748],[749]. Non loin de là, le 11 février, un douanier et deux civils sont tués à Hombori par trois hommes armés[749]. Le matin du 12 février, une pluie de roquettes s'abat sur le camp de la MINUSMA à Kidal et un véhicule conduit par un kamikaze mauritanien se fait exploser, sept soldats guinéens sont tués, dont une femme, et 35 autres casques bleus sont blessés, l'attaque est revendiquée par Ansar Dine[750],[751],[752],[753],[754],[755],[756],[757],[758]. Le même jour, une embuscade revendiquée par AQMI entre Tombouctou et Goundam coûte la vie à trois soldats maliens et fait deux blessés[759],[760]

Le 25 février et le 12 mars, à Kidal et Tessalit des incidents éclatent au sein de l'armée tchadienne et font quatre morts. Les soldats se plaignent de leurs difficiles conditions de vie, certains n'ayant pas été relevés du front malien depuis 2013[761].

Le soir du 21 mars, au moins deux djihadistes attaquent l'hôtel de l'EUTM Mali à Bamako, après quelques minutes de fusillades avec des soldats Tchèques, un des assaillants est tué et l'autre prend la fuite après avoir été blessé. L'attaque est revendiquée le lendemain par AQMI[762],[763],[764],[765],[766]. Le 28 mars, deux soldats maliens sont tués par un engin explosif à Bambara Maoudé[767]. Pendant le mois de mars, les armées française et malienne mène une opération baptisée « Ossau » dans la région de Gao dans laquelle une dizaine d'insurgés sont « neutralisés »[768],[769],[770]. Le 29 mars, Souleymane Keïta, chef d'Ansar Dine dans le sud du Mali, est arrêté près de Sokolo par les forces spéciales des services de renseignements maliens[771]. Cinq autres djihadistes sont arrêtés par les Maliens le 7 avril près de la frontière mauritanienne[768]. Le 12 avril, trois soldats français sont tués ou mortellement blessés par l'explosion d'une mine près de Tessalit[772],[773],[774]. Le 13 avril, des djihadistes attaquent la localité de Boni ; un assaillant est tué et cinq autres sont arrêtés selon des militaires maliens, Ansar Dine revendique l'attaque et affirme avoir tué cinq soldats maliens[775]. Le 23 avril, deux soldats maliens sont tués dans une embuscade entre Goundam et Acharane[776].

Le 18 avril, des femmes et des jeunes manifestent à l'aéroport de Kidal contre les forces étrangères en dénonçant des arrestations « arbitraires », deux manifestants sont tués par des tirs venus des casques bleus[777],[778],[779],[780],[781],[782].

Le mois de mai 2016 est particulièrement meurtrier. Le 11 mai, des soldats maliens tombent dans une embuscade entre Hombori et Gossi, deux militaires sont tués dont le colonel Salif Baba Daou, chef adjoint de la région militaire de Gao[783],[784]. La nuit du 13 au 14 mai, un médecin militaire malien est assassiné à Gao[785]. Le 18 mai, cinq casques bleus tchadiens sont tués et trois blessés, dont un mortellement, dans une embuscade tendue près d'Aguel'hoc par des hommes d'Ansar Dine[786],[787],[788]. Le soir du 21 mai, des hommes armés à bord de deux véhicules attaquent un groupe de soldats maliens près de Goundam, ils leur tuent un homme et font quatre blessés[789]. Le 27 mai, cinq soldats maliens sont tués et quatre blessés par l'explosion d'une mine, suivie d'une embuscade, entre Ansongo et Idelimane[790],[791]. Le 29 mai, cinq casques bleus togolais sont tués, et un autre grièvement blessé, dans une embuscade entre Ténenkou et Sévaré[792],[793],[794],[795]. La nuit du 31 mai au 1er juin, une attaque menée par quatre djihadistes de la katiba Al-Mourabitoune d'AQMI vise le camp de la MINUSMA et le service de lutte antimines à Gao, trois assaillants, un casque bleu chinois et un employé contractuel Français sont tués, tandis que 11 travailleurs civils de la MINUSMA, quatre casques bleus et deux gardes de sécurité Maliens sont blessés[796],[797],[798],[799]. Fin mai, l'armée française mène des opérations dans les régions de Kidal et Gao[800],[801]. Dans un communiqué publié le 4 juin, AQMI reconnait la mort de quatre de ses hommes dans des combats contre les Français[801]. Le 29 juin, quatre militaires maliens sont tués dans une embuscade tendue par AQMI entre Goundam et Tombouctou[802]. La nuit du 30 juin au 1er juillet, deux gendarmes sont tués à Ménaka par deux hommes armés[803],[804]. Le 9 juillet, deux soldats maliens sont tués lors d'un combat à Dinangourou[805], ainsi qu'un chef d'AQMI, le Mauritanien El Arbi Ould Dah, dit Aboubakar Al-Chinguetti[806],[807]

Le 12 juillet, malgré l'interdiction plusieurs centaines de jeunes manifestent contre la création d'autorités intérimaires prévu par l'Accord d'Alger. Les forces de sécurité maliennes tirent à balles réelles, faisant quatre morts et 31 blessés[808],[809],[810],[811],[812],[813].

Article détaillé : Combat de Nampala (2016).

Le 19 juillet, les djihadistes d'Ansar Dine et des rebelles peuls de l'ANSIPRJ attaquent la ville Nampala. La garnison malienne est mise en déroute, 17 soldats sont tués, 37 blessés et six sont portés disparus. Les assaillants incendient le camp militaire et des bâtiments publics avant de se replier[814],[815].

Le 21 juillet, quatre hommes de la CMA sont tués par des djihadistes dans l'attaque d'un camp à une trentaine de kilomètres au nord de Ber[816],[817].

Troubles communautaires et insurrections peules dans le centre du Mali[modifier | modifier le code]

Des troubles communautaires secouent également la région de Mopti avec l'émergence du Front de libération du Macina, un groupe mystérieux à dominante peule[818],[819]. L'association « Kawral poulakou » (« L'Union des Peuls ») accuse l'armée malienne d'avoir tué environ 15 civils peuls pendant le mois d'avril 2016[820],[821],[822]. Cette association, regroupant responsables gouvernementaux, élus locaux, chefs religieux, associations et notables, avait affirmé le 8 mars 2016, être parvenue au cours de plusieurs semaines de négociations et d'une « campagne de sensibilisation », à convaincre 200 jeunes hommes de quitter les rangs des djihadistes. Il s'agirait selon eux essentiellement de membres du Front de libération du Macina dans la région de Mopti[823],[824],[825].

Le 1er mai, des affrontements communautaires éclatent dans le centre du Mali, opposant Peuls et Bambaras dans les localités de Koroguiri, Djoura et Maléimana, dans le Cercle de Ténenkou, et faisant 30 à 60 morts. Les miliciens bambaras affirment avoir affronté des djihadistes liés au Front de libération du Macina, tandis que les Peuls dénoncent des amalgames. Le calme revient au bout de quelques jours[826],[827],[828],[829],[830],[831].

Des affrontements communautaires opposent également des Peuls de Ganda Izo à des Touaregs imghad du GATIA. Le 14 mai, un incident entre les deux groupes à Ndaki, dans la commune de Gossi, fait trois morts[832],[833]. La nuit du 11 au 12 juin, de nouveaux combats ont lieu à Gandamia et dans le village de Tiofol Ngoradji[834]. Le 12 juin, des responsables des deux groupes se rencontrent à Bamako pour faire la paix[835],[836],[837].

Le 21 juin, une milice d'autodéfense peule est fondée : l'Alliance nationale pour la sauvegarde de l'identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), qui tout en s'opposant au djihadisme et à l'indépendantisme affirme que son « premier ennemi sur le terrain est l’armée malienne »[17]. Quelques mois plus tard, en novembre, elle annonce cependant déposer les armes et s'inscrire dans le processus de paix[838],[839]. Un autre groupe peul, le Mouvement pour la défense de la patrie (MDP), est formé en juin, mais il intègre quant à lui la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger[840],[841].

Rupture des « pactes d'honneur »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Kidal (2016).

À Kidal, la situation se dégrade en juin entre les Touaregs imghad du GATIA et les Ifoghas du HCUA en lutte d'influence pour la gestion administrative et sécuritaire de la ville. Le 21 juillet, les combats éclatent entre les deux groupes, faisant plusieurs dizaines de morts. Le GATIA se retire de la ville le 22[842],[843],[844]. Le 30 juillet, le GATIA et la CMA s'affrontent à nouveau à Edjerère, à 65 kilomètres au nord-est de Kidal, faisant de nouvelles victimes dans les deux camps[845],[846],[847],[848]. Les combats reprennent au même endroit les 9 et 10 août[849],[850],[851],[852]. Le 16 septembre, un nouvel accrochage à Intachdayte, à 85 kilomètres au nord-est de Kidal, fait une dizaine de morts[853],[854]. Après avoir échoué à prendre Kidal, le GATIA cherche alors à isoler la ville en prenant d'autres localités de la région et en coupant les axes routiers, il prend ainsi sans rencontrer de résistance le contrôle de In Khalil et Inekabawatane[855],[856],[857],[858],[859]. Le 21 septembre la médiation internationale exige la fin des affrontements et menace les belligérants de sanctions[860],[858],[861],[862]. À cette période, les relations entre l'armée française et les groupes de la CMA se tendent également[863].

En septembre 2016, une partie de forces de la CMA font scission dans la région de Ménaka et fondent le Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), qui sans vouloir rompre avec la CMA, se montre plus conciliant avec le GATIA[864],[865],[866]. En octobre, un autre groupe, le Congrès pour la justice dans l'Azawad (CJA), est fondé pour représenter la tribu touarègue des Kel Ansar, il ne se déclare pas en guerre contre le gouvernement malien et affirme vouloir intégrer le processus de paix[867].

Attaques des djihadistes de juillet à décembre[modifier | modifier le code]

De leur côté, les djihadistes poursuivent leurs attaques. Le 31 juillet, deux soldats maliens sont tués et trois blessés par l'explosion d'une mine près de Gossi[846]. Le 7 août, un véhicule tchadien saute sur une mine entre Aguel'hoc et Anéfis, faisant un mort et quatre blessés parmi les casques bleus[868]. Les 7 et 8 août, deux embuscades sont menées par Ansar Dine contre l'armée malienne à Diafarabé et Dia, où cinq soldats et un djihadiste sont tués[869],[870],[871]. Le 2 septembre, les djihadistes prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Boni[872],[873], après cette attaque le ministre malien de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, est limogé[874]. Puis le 6 septembre, l'armée malienne lance une offensive dans le centre du pays[875]. Mais le 9 septembre, trois gardes nationaux sont tués et deux blessés près de Boni dans une embuscade revendiquée par l'ANSIPRJ[876]. Le 3 octobre, deux casques bleus sont tués à Aguel'hoc par des tirs de mortier[877]. Le 13 octobre, une embuscade à N'Goma Coura, entre Nampala et Diabaly, fait quatre morts et sept blessés dans les rangs des soldats maliens[878],[879]. Le 4 novembre, un soldat français est mortellement blessé près d'Abeïbara par l'explosion d'une mine revendiquée par Ansar Dine[880],[881]. Le 6 novembre, un casque bleu togolais est tué et sept autres soldats sont blessés dans une embuscade à Bambara Maoudé[882]. La nuit du 6 au 7 novembre, des hommes armés s'emparent de Banamba et libèrent 21 détenus de la prison[883],[884],[885],[886]. Le 16 novembre, trois hommes du GATIA sont tués dans une embuscade tendue par des hommes d'Ansar Dine à Tisawached, près de la frontière algérienne dans la région de Kidal[887]. Le 20 novembre, cinq soldats maliens sont tués dans une embuscade près de Douentza[888]. La nuit du 5 au 6 décembre, la prison de Niono est attaquée à son tour et environ 90 détenus sont libérés[889],[883]. En décembre, un nouveau groupe djihadiste, Ansarul Islam, apparaît dans la région frontalière du Mali et du Burkina Faso[890].

2017[modifier | modifier le code]

Formation du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimine et poursuite des attaques djihadistes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentat de Gao.

En janvier 2017, les attaques se succèdent, faisant plus de 100 morts[891]. Le 11 janvier 2017, cinq soldats maliens sont tués par l'explosion d'une mine entre Ségou et Mopti[892]. Le 18 janvier, un kamikaze se fait exploser dans un camp militaire à Gao, au milieu de combattants des groupes armés de la CMA et de la Plateforme, qui s'étaient réunis pour mener des patrouilles mixtes dans le cadre Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), convenu lors de l'accord d'Alger. Revendiqué par AQMI, l'attentat fait 54 à 77 morts et une centaine de blessés, soit le bilan de plus lourd de l'histoire du Mali[893],[894]. Le même jour de l'attentat de Gao, trois soldats maliens sont tués à Goundam et le maire de Boni est assassiné[891],[895],[896]. Le 21 janvier, le GATIA affirme qu'un de ses détachements a été attaqué par la CMA près de Tin-Essako et que 14 de ses hommes ont été tués[897],[898],[899],[900]. La CMA dément et affirme n'avoir mené aucune attaque[898]. Le 22 janvier, trois soldats maliens sont tués par l'explosion d'une mine entre Gossi et Gao[899]. Le 23 janvier un casque bleu tchadien est tué par des tirs de mortier à Aguel'hoc[901],[902]. Le 28 janvier, le maire de Mondoro est assassiné à son tour[896]. Le 2 février, un gendarme et un civil sont tués à Ténenkou[903]. Le 4 février, une patrouille de l'armée malienne est attaquée à Ménaka, quatre soldats sont tués et huit blessés[904]. La nuit du 4 au 5 février, une attaque à Madina Coura, près de Mopti, fait quatre morts parmi les gendarmes[903]. Dans la nuit du 19 au 20 février, près de Boghassa, quatre djihadistes sont tués par les Français et six tonnes de munitions et d'explosifs sont récupérées[905],[906].

Article détaillé : Attaque de Boulikessi.

Le 1er mars 2017, Ansar Dine, AQMI au Sahara, la katiba Al-Mourabitoune et la katiba Macina annoncent leur union au sein d'une seule structure ; le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimine, sous la direction de Iyad Ag Ghali[907],[908]. Le 5 mars 2017, les djihadistes du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimine tuent onze militaires maliens dans une attaque à Boulkessi, près de la frontière avec le Burkina Faso[909],[910]. La nuit du 25 au 26 mars, au moins deux ou trois soldats sont tués dans une attaque djihadiste à Almoustarat[911],[912]. Le 29 mars, le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimine attaque une nouvelle fois Boulkessi et tue deux gendarmes et un civil[913],[914].

Entre le 27 mars et le 10 avril, une opération baptisée « Panga » est menée par 1 300 soldats maliens, burkinabés et français dans la forêt de Foulsaré, aussi appelée forêt de Fhero, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso[915]. Le 5 avril, un soldat français est tué dans un accrochage avec des hommes de Nosrat al-Islam[916],[917],[918],[919],[920],[921],[922]. En douze jours de fouilles, deux djihadistes sont tués, huit faits prisonniers, et entre plusieurs dizaines et 200 suspects sont arrêtés[915],[923],[924].

Le 7 avril, une attaque djihadiste contre le MAA loyaliste fait deux morts et six blessés à Anéfis[925]. Le 8 avril, le quartier-général du CJA est attaqué à son tour à Gargando, quatre combattants touaregs et un civil trouvent la mort[926].

Le 18 avril, le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin attaque Gourma-Rharous[927]. Les djihadistes tuent cinq militaires, s'emparent de pick-up et de matériel militaire, puis ils se replient[927]. Mais ils sont interceptés peu après par les troupes françaises qui leurs tuent une dizaine d'hommes[927]. Les 29 et 30 avril, l'armée française mène une nouvelle opération, baptisée « Bayard », dans la forêt de Fouslaré au cours de laquelle une vingtaine djihadistes sont mis hors combat[928]. Le 2 mai, un convoi de l'armée malienne tombe dans une embuscade entre entre Nampala et Dogofry, neuf soldats sont tués et cinq blessés[929]. Le 7 mai, sept militaires maliens sont tués et sept autres blessés par un véhicule piégé et des tirs de roquettes dans le village d'Almoustrat[930]. Le 3 mai, un casque bleu libérien est tué par des obus tirés contre le camp militaire à Tombouctou[931]. Le 23 mai, deux casques bleus tchadiens sont tués dans une embuscade lors d'une patrouille près d'Aguel'hoc[932]. Dans la nuit du 30 au 31 mai, l'armée française mène une attaque dans la forêt de Serma et tue une vingtaine de djihadistes[933],[934].

Article détaillé : Combat d'Abala.

Le , six soldats sont tués et plusieurs véhicules enlevés par l'État islamique dans une attaque à Abala, au Niger[935]. Les assaillants se replient ensuite au Mali, mais ils y sont attaqués par l'armée malienne, l'armée française et les miliciens touaregs du GATIA et du MSA : quinze d'entre-eux sont tués[936],[937]. En réponse Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, le chef de l'EI au Sahel, accuse dans une missive les Touaregs imghad et daoussahak d'être les complices de la France et du Niger, et menace particulièrement les chefs du MSA et du GATIA : Moussa Ag Acharatoumane et El Hadj Ag Gamou[937].

Article détaillé : Attentat de Kangaba.

Le 1er juin, un convoi de l'armée malienne tombe dans une nouvelle embuscade entre Diabaly et Nampala, près du village de Tikerefinadji : trois soldats sont tués et trois blessés selon le ministère de la Défense, tandis que le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin revendique l'attaque, affirmant avoir tué neuf militaires contre deux morts dans ses rangs[938],[939]. Le 8 juin, quatre casques bleus guinéens sont tués dans une embuscade à Kidal[940],[941],[942],[943]. Le 17 juin, au moins cinq soldats maliens sont tués, huit blessés, et plusieurs autres portés disparus dans une attaque à Bintagoungou[944],[945]. Le 16 juin, un militaire malien est tué par une mine près d'Ansongo[946]. Dans la nuit du 17 au 18 juin, un soldat français est tué accidentellement dans la région d'Almoustarat[947]. Le 18 juin, un centre de villégiature est attaqué près de Bamako : trois civils, deux militaires et quatre terroristes sont tués dans cet attentat revendiqué par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimine[948].

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, les forces maliennes repoussent l'attaque d'une dizaine hommes armés à moto contre les postes de gendarmerie, de police et de douane à Bénéna[949]. Le 9 juillet, huit militaires maliens sont tués, dont certains victimes d'exécutions sommaires, lors d'une embuscade contre un convoi à Inkadogotane, à une soixantaine de kilomètre au sud de Ménaka[950],[951],[952],[953],[954],[955],[956],[957]. Mais les troupes françaises et maliennes mènent une contre-attaque le 10 juillet, abattent une douzaine de djihadistes et en capturent un autre[954],[955].

Mise en place des patrouilles mixtes et des autorités intérimaires[modifier | modifier le code]

Retardées à plusieurs reprises, des mesures prévues par l'Accord d'Alger commencent à être appliquées. Les premières patrouilles mixtes du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) — regroupant anciens rebelles, miliciens loyalistes et soldats maliens — ont lieu à Gao le 23 février 2017[958]. Début mars, après un an et demi de tractations, les « autorités intérimaires » commencent à être mises en place à Ménaka, Gao, Tombouctou et Kidal[959],[960]. Cependant certains groupes armés ne sont pas satisfaits et estiment ne pas être représentés[959]. Ainsi à Gao, les hommes de Ganda Izo prennent le contrôle de l'assemblée pendant trois jours[959],[961]. Puis à Tombouctou, des forces du CJA et du MAA encerclent la ville à partir du 3 mars pour s'opposer à la mise en place des autorités intérimaires tant que des représentants de leur mouvement n'y sont pas intégrés, des échanges de tirs ont lieu le 6 mars, faisant quelques morts[962],[963],[964],[965],[966],[967],[968],[969],[970]. Les autorités intérimaires sont finalement installées à Kidal, Gao et Ménaka, mais la situation reste incertaine pendant plusieurs semaines à Tombouctou et Taoudeni[971]. Elles sont chargées de veiller à la tenue des élections régionales et communales de juillet, de fournir aux habitants les services sociaux de base et d'assurer le retour des déplacés et des réfugiés[971]. Le 20 avril, le CJA annonce avoir obtenu un accord et retire ses troupes de Tombouctou[972],[973]. Les autorités intérimaires sont alors installées dans les cinq régions du Nord[973],[974],[975].

Le 2 mai, des combats éclatent à Banguel, près de Gourma-Rharous, entre les hommes du GATIA et ceux de Ganda Koy, faisant un mort chez les premiers, quatre chez les seconds[929].

Début juin, de nouvelles violences éclatent dans la région de Kidal entre Touaregs idnanes de la CMA et Touaregs imghads du GATIA, faisant environ 10 à 30 morts[976],[977],[978],[979],[980]. Le 6 juillet, un nouvel affrontement entre des hommes de la CMA et du GATIA fait au moins trois morts au sud d'Aguel'hoc[981],[982]. Le 11 juillet, de nouveaux combats éclatent près d'Anéfis entre la CMA et le GATIA[983],[984],[985],[986].

Affrontements intercommunautaires dans le centre du Mali[modifier | modifier le code]

En février et mars 2017, des affrontements intercommunautaires reprennent entre chasseurs dozos et éleveurs peuls. Selon Human Rights Watch, le 11 février, un commerçant bambara est assassiné par deux combattants peuls dans le village de Diawaribougou, près de Macina[896]. Une centaine de chasseurs dozos bambaras mènent alors des actions de représailles contre les Peuls qui font au moins 20 à 30 morts, dont des enfants, certaines victimes sont brûlées vives[896],[987],[988],[989],[990]. Puis le 18 février, neuf commerçants bozos et bambaras sont exécutés par des Peuls[896]. Vers le 20 février, trois éleveurs peuls sont tués par des dozos[896]. Le 21 février, dix dozos sont tués et treize blessés dans une embuscade près de Diabaly[896]. Le 22 mars, des affrontements entre chasseurs dozos et éleveurs peuls près de Diabaly font encore au moins huit morts et treize blessés[991].

Le 16 juin, de violents affrontements éclatent entre Peuls et Dogons dans les environs de la localité de Dioungani[992]. À la date du 20 juin, les combats auraient fait au moins 32 morts[992].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Pertes maliennes[modifier | modifier le code]

Le 26 février 2013, selon un premier bilan de la direction de l’information et des relations publiques de l’Armée malienne (DIRPA), 37 soldats maliens ont été tués et 138 blessés entre le 11 janvier et le 26 février 2013[993].

Dans un deuxième bilan publié le 27 mars 2013, la DIRPA déclare que 63 de ses soldats sont morts depuis le 11 janvier[994]. Le bilan de l'armée malienne étant aggravé par principalement par les décès de plusieurs blessés et par plusieurs accrochages[995]. Le 5 avril, le bilan de la DIRPA passe à 66 tués et près de 200 blessés[996].

Le 6 mai 2013, la DIRPA affirme que 208 soldats maliens ont été tués depuis le 12 janvier 2012, dont 75 depuis le 11 janvier 2013[19].

Cependant d'après l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), le massacre d'Aguel'hoc a causé à lui seul la mort de 153 militaires maliens[120], soit un nombre plus important que celui donné par la DIRPA pour toutes les pertes de l'année 2012. Le bilan de l'AMDH est repris par Human Rights Watch[21].

Le 23 mars 2014, lors d'une cérémonie en mémoire des soldats tués lors de la guerre, le ministre malien de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, déclare que la reconquête du nord du Mali a fait 75 morts et 300 blessés dans les rangs de l'armée malienne[997]. Le 25 mai, il déclare qu'environ 50 soldats sont morts lors de la bataille du 21 mai à Kidal[998],[999].

Les pertes des FAMA au cours de l'année 2015 sont de 82 soldats tués, 126 blessés, 3 otages et 13 véhicules enlevés, 13 endommagés ou détruits selon l'état-major de l'armée malienne[1 000]. 30 soldats ont notamment été tués dans les combats contre les rebelles de la CMA entre le 27 avril et le 22 mai 2015[1 001],[740].

Selon le Ministère de la Défense, plus de 140 soldats ont été tués et 374 blessés de mai 2014 à février 2016[66].

Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), au moins 84 soldats maliens sont tués au cours de l'année 2016[989].

Selon un rapport de l'ONU, 131 militaires maliens ont été tués et 176 autres blessés entre juin 2016 et juin 2017[1 002].

Pertes françaises[modifier | modifier le code]

Le 20 et le 21 mars 2013, un bilan est effectué à la suite de la visite au Mali du général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). La brigade Serval compte 4 morts et 199 blessés, dont 62 au combat, 111 par accident ou en dehors des actions de combat et 26 victimes de troubles d'ordre psychologique. Les forces spéciales, engagées dans le dispositif Sabre, déplorent 1 mort et un nombre non communiqué de blessés[290].

Début juillet 2013, le général Barrera déclare que les pertes françaises sont de 6 morts, dont 4 pour la brigade Serval, et environ 300 blessés, dont la moitié ont été évacués. La majorité des blessures sont accidentelles, principalement des entorses, environ 50 hommes sont blessés au combat[1 003].

Au total, 20 soldats français sont morts au cours des opérations Serval et de Barkhane ; dont 18 au Mali, 1 au Burkina Faso et 1 à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso[22],[947].

Pertes tchadiennes[modifier | modifier le code]

À la mi-avril 2013, les pertes de l'armée tchadiennes sont de 36 morts[1 004]. Le 13 mai, les pertes de l'armée tchadienne sont officiellement de 38 tués et 84 blessés selon le gouvernement tchadien[1 005]. En octobre 2014, elles sont de 54 tués et 107 blessés[1 006].

Pertes djihadistes[modifier | modifier le code]

Au 27 mars 2013, la DIRPA estime à environ 600 le nombre des rebelles salafistes tués en 2013[994]. En juin 2013, les Français estiment que les pertes djihadistes sont de 600 à 700 morts[23].

Fin avril 2013, le nombre des prisonniers djihadistes ou suspects est de 340 selon la gendarmerie malienne[1 007],[1 008]. Selon un reportage d'Envoyé spécial diffusé le 17 octobre 2013, 430 prisonniers ont été faits au cours des opérations[26].

De janvier à juin 2013, 47 islamistes ont été capturés par le MNLA et enfermés dans la prison de Kidal[27].

Selon des sources sécuritaires algériennes, 140 « terroristes » sont tués et 49 autres sont capturés au sud de l'Algérie, près des frontières maliennes, de janvier à septembre 2013[1 009].

Le 20 mars 2014, le ministre français Jean-Yves Le Drian déclare que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013[449],[450]. Par la suite, le 14 décembre, il affirme que 200 djihadistes ont été tués ou faits prisonniers en un an[24].

Autres pertes[modifier | modifier le code]

Les armées de plusieurs autres pays, notamment celles engagées au sein de la MISMA, puis de la MINUSMA, déplorent également des pertes :

Pertes des Nations Unies[modifier | modifier le code]

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, intégrant les forces tchadiennes, a eu, au 10 janvier 2015, 43 soldats tués[1 016]. En 2014, elle a eu 28 morts et 75 blessés[1 017]. Lors de l'année 2016, 27 casques bleus sont tués selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), faisant passer le total des morts depuis 2013 à 90[1 018].

Pertes civiles[modifier | modifier le code]

Selon le service de lutte anti-mines de la MINUSMA, 138 civils — dont plus de la moitié sont des enfants — ont été tués par des restes explosifs de guerre entre janvier 2012 et décembre 2015[1 019],[1 020]. Selon Human Rights Watch, au moins 44 civils sont tués par des combattants des groupes armés islamistes pendant l'année 2015[1 021]. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) recense la mort de 207 civils pendant l'année 2016[1 022],[989],[990].

Bilan global[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) recense 385 attaques ayant coûté la vie à au moins 332 personnes dont 207 civils au cours de l'année 2016[1 022]. Elle indique également qu'au moins 151 personnes ont été tuées lors de quatre premiers mois de l'année 2017 et que plus de 117 personnes sont mortes au cours des conflits intercommunautaires dans la Région de Mopti et la Région de Ségou de janvier 2016 à mai 2017[989],[990].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions à l'intervention française[modifier | modifier le code]

Dans l'ensemble, la majorité des États africains ainsi que les États occidentaux soutiennent l'intervention de la France[1 023]. En France, environ 55 % des Français déclarent soutenir l'intervention au Mali en janvier 2013[1 024]. Mais, ils ne sont plus que 45 % en mars[1 025].

Des critiques et doutes voient le jour dans l'opinion française, quand la presse s'interroge sur une attitude « néo-colonialiste » de la France[1 026]. Il s'agit de la 50e Opex (Opération extérieure de la France) en Afrique depuis 1958. Le terme de « guerre contre le terrorisme » est contesté[1 027]. De plus, un enlisement dans une guerre longue se profile comme ce fut le cas en Afghanistan[1 028]. La presse dénonce également le risque d'instrumentalisation de cette guerre à des fins partisanes[1 029].

Des critiques sont exprimées également au niveau associatif et international (Algérie)[1 030].

Reporters sans frontières dénonce, le 16 janvier 2013, l'impossibilité pour les journalistes de mener à bien leur travail sur le terrain : « En période de conflit, c’est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu’ils sont prêts à prendre dans la collecte de l’information »[1 031].

Opinion malienne[modifier | modifier le code]

En 2017, un étude intitulée « Mali-Mètre » est menée par la Fondation Friedrich-Ebert au Mali sur le niveau de satisfaction de l'Opération Barkhane[1 032] :

  • 48,6% des sondés déclarent estiment être satisfaits du travail mené par Barkhane au Mali (dont 13,2% très satisfaits et 35,6% plutôt satisfaits) contre 36% (dont 16,6% de plutôt insatisfaits et 19,8% de très insatisfaits)[1 032] ;
  • La majorité des sondés des villes de Koulikoro (66,9%), Mopti (76%), Tombouctou (67,7%), Gao (87,7%), Ménaka (84,8%) et Taoudeni (61,2%) affirment être satisfaits de l'opération Barkhane[1 032] ;
  • La majorité des sondés des villes de Kayes (67,6%), Kidal (72%) et Bamako (52,6%) affirment au contraire être insatisfaits de l'opération Barkhane[1 032].

Situation des Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Au nord du Mali[modifier | modifier le code]

L'organisation non gouvernementale Médecins du monde annonce le 6 février 2012 la suspension temporaire de « ses activités sanitaires et nutritionnelles dans le nord du Mali », alertant sur « la dégradation sécuritaire au Mali (qui) risque de priver les populations d'une aide indispensable »[1 033]. Le 5 avril, Amnesty International publie un communiqué que les régions du nord sont « au bord d'un désastre humanitaire majeur », précisant que « toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui » avec comme conséquence des populations qui « font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines ». Amnesty International relate « dans les villes de Gao et de Ménaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées »[1 034].

L’Agence France-Presse relate des témoignages d'habitants et d'organisations non gouvernementales faisant état d’enlèvements et de viols de femmes, de saccages et de pillages d’édifices publics et privés à Gao et Tombouctou[1 035].

Le 8 avril, Maliki Alhusseini Maiga, président du Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) dénonce lors d’une conférence de presse tenue à Bamako les exactions des rebelles dans le nord du pays : « Aujourd’hui, nous faisons face à un désastre humanitaire parce que notre pays est occupé par des terroristes et des extrémistes islamistes qui ont tué des centaines de nos frères à Gao, Kidal et Tombouctou (…) Ils ont violé nos sœurs, ont brûlé les bâtiments administratifs. Ils ont détruit nos villes et ils terrorisent la population ». Il demande la mis en place d’un corridor humanitaire afin de secourir les maliens bloqués dans la région[1 036].

Entre mars 2012 et mai 2013, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a recensé au moins 2 785 cas de violences sexuelles dans le nord du Mali (viols, mariages forcés et commerce sexuel)[1 037]. En novembre 2014, 80 victimes de violences sexuelles portent plainte[1 038].

Le 30 novembre 2013, Amnesty International publie un rapport de 47 pages sur les exactions commises de la guerre du Mali[1 039],[1 040].

Populations déplacées et réfugiées[modifier | modifier le code]

Le 18 avril 2012, l'OCHA estime qu'il y a eu « plus de 268 000 déplacés à la suite de la crise au nord du Mali, dont plus de 161 000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie »[1 041].

Le 15 août 2012, le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien[1 042].

Le 15 janvier 2013, l'ONU estime à près de 150 000 le nombre de Maliens réfugiés dans les pays voisins, et à 230 000 le nombre de personnes déplacées dans le pays. On compte 54 100 réfugiés en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso, et 1 500 en Algérie[1 043].

Selon l'ONU, 480 000 déplacés rentrent chez eux entre et , mais 200 000 demeurent encore dans les camps de réfugiés[18].

Les prisonniers de guerre[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc, les prisonniers maliens sont massacrés par les assaillants. Si plusieurs groupes rebelles (le MNLA, Ansar Dine et AQMI), ont pris part au combat contre l'armée malienne, le gouvernement malien accuse principalement les combattants d'AQMI[1 044],[1 045].

Début mars 2012, trois soldats maliens capturés à Léré par le MNLA sont relâchés et remis au CICR[1 046].

Le 14 avril 2012, les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats[1 047],[1 048],[1 049],[1 050].

Dans une vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier 560 soldats maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. La vidéo fait notamment mention de 9 rescapés d'Aguel'hoc. Les prisonniers sont libérés après avoir « donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia de l’islam »[1 051].

En avril 2012, un premier échange de prisonniers est effectué entre le gouvernement malien et le MNLA, le premier relâche deux femmes militantes du MNLA, les seconds libèrent de leur côté 29 soldats maliens[1 052].

Le 24 mai 2012, le gouvernement malien libère 8 prisonniers rebelles, dont des membres du MNLA et d'autres groupes armés, ils sont remis au CICR[1 053].

Après le combat de Kati, et la tentative manquée d'un contre-coup d'état par les Bérets rouges, au moins 80 personnes, majoritairement des parachutistes, sont arrêtées. Le 24 juin 2012, à la suite de pressions exercées par les familles des détenus et leurs avocats, par des organisations locales et internationales de défense des droits humains dont Amnesty International, et par le ministre malien de la Justice, 43 détenus sont transférés au camp 1 de la gendarmerie, où leurs conditions de détention s'améliorent. Cependant, en juillet 2012, selon Human Rights Watch, au moins 20 soldats prisonniers ont disparu et des dizaines d'autres ont été torturés par les « Bérêts verts ». Les prisonniers ont subi des passages à tabac, des viols et des brûlures[1 054]. Le 18 janvier, le juge d'instruction chargé du dossier ordonne la remise en liberté de 29 prisonniers, dont 26 « bérets rouges » parachutistes et trois civils, parmi lesquels Malamine Konaré, fils d'Alpha Oumar Konaré[1 055]

En août 2012, selon le MNLA, au moins 13 azawadiens sont emprisonnés par le gouvernement malien[1 056].

En août 2012, 79 soldats maliens sont détenus dans les environs de Tinzawatène par le MNLA comme prisonniers de guerre, l'un d'eux, malade, est relâché et remis au CICR[1 057],[1 058],[1 050]. Le MNLA a déclaré respecter la Conventions de Genève de 1949[1 059],[1 060],[1 061],[1 062].

De janvier à début avril, 200 personnes, djihadistes ou suspects, sont emprisonnés sur Bamako. Selon les données des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des organismes humanitaires, une quarantaine sont cependant signalés comme introuvables. Sur les prisonniers recensés, âgés de 20 à 76 ans, 80 % sont des Songhaïs ou des Peuls, les autres sont des Touaregs, des Arabes et quelques étrangers, dont quatre Nigérians suspectés d'être de Boko Haram. Dans un accord signé le 8 mars, le gouvernement malien s'engage à éviter « tout acte de torture » ainsi que l'application de la peine de mort contre les jihadistes[1 063].

Lors de la bataille de Tigharghâr, les Français capturent au moins 13 jihadistes[1 064],[1 065],[1 066]. Considérés comme des terroristes par la France, ils ne bénéficient pas du statut de prisonnier de guerre régi par les Conventions de Genève[1 067]. Deux prisonniers, de nationalité française, sont extradés vers la France[1 068],[1 063]. Officiellement, la France remet 16 prisonniers au Mali, dont 6 mineurs. Ces derniers sont placés dans un centre de rééducation, et assistés par l'Unicef et le Comité international de la Croix-Rouge[1 063]. Certains prisonniers sont cependant torturés selon Human Rights Watch, deux touarerg meurent dans la nuit 6 au 7 avril, à la suite de blessures dues à leur mauvais traitement[1 069].

Selon la gendarmerie malienne, à la date du 24 avril 2013, 340 jihadistes ou suspects ont été faits prisonniers dans le nord du Mali et transférés à Bamako[1 007],[1 008].

Le 5 janvier 2012, 14 combattants du MNLA sont arrêtés par des soldats algériens près de Djanet. Venus de Libye, ils transportaient une cargaison d'armes dans quatre pick-up. Ils sont jugés à Ouargla et sont condamnés, le 19 mai 2013, à 20 ans de prison pour trafic d’armes[1 070].

En février le MNLA capture une trentaine de jihadistes dans l'Adrar des Ifoghas, ceux-ci sont détenus Kidal. Le 24 septembre, ils sont libérés par le MNLA et conduits à Mopti avec le concours des hommes de la MINUSMA où ils sont remis à des notables maliens. Les mineurs sont remis au Comité international de la Croix-Rouge qui les rendent à leurs familles à Gao[1 071].

Le 2 octobre, le gouvernement malien libère 23 hommes du MNLA capturés entre mars et août 2013[1 072].

Exactions lors du conflit[modifier | modifier le code]

Global[modifier | modifier le code]

Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), 621 cas de torture, enlèvements, détentions arbitraires et extorsions de tous types ont été répertoriés lors de l'année 2016[989],[990].

Accusations contre les islamistes[modifier | modifier le code]

82 soldats maliens ont été égorgés ou tués d’une balle dans la tête le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc par des combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique[1 045].

D'après, Human Rights Watch, 7 soldats maliens, dont 5 blessés, sont exécutés sommairement par des islamistes lors de la prise de la ville de Konna. Selon un rapport d'Amnesty International, cinq soldats maliens blessés et un civil ont été exécutés sommairement par les islamistes le 14 et le 15 janvier à Diabaly[1 073].

Le 11 mars 2013, quatre commerçants sont égorgés par des hommes armés entre Tonka et Bintagoungou. La presse malienne accuse les jihadistes[1 074],[1 075].

Le 2 novembre, deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, sont enlevés à Kidal par des hommes armés et exécutés quelques heures plus tard à l'extérieur de la ville[1 076]. Trois des quatre ravisseurs sont identifiés par les services de renseignement français, il s'agit de djihadistes d'AQMI ayant servi dans la katiba d'Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb, avant de rejoindre le forces du MIA puis du HCUA après la défaite des islamistes[1 077].

D'après Iknane Ag Attaher, un cadre du MNLA, trois membres de son mouvement sont assassinés par des djihadistes dans la région de Kidal vers fin octobre 2013 pour avoir informé les Français sur l'action des groupes islamistes[1 077].

Le gouvernement malien et le MNLA accuse le MUJAO d'être l'auteur du massacre de Tamkoutat commis le , au cours duquel environ 30 marchands, majoritairement Touaregs, avaient été tués, dont une femme et un enfant[440]

En mai 2014, selon RFI, 11 personnes accusées de servir d'informateurs pour les militaires français ou les hommes du MNLA ont été assassinées en une année par les islamistes d'AQMI et du MUJAO[1 078].

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, des mines et des restes d'explosifs de guerre (REG), posées aussi bien par l'armée que par les groupes armés, ont causés 28 incidents graves de mars à fin août 2012 et fait 43 morts, dont 24 enfants[7].

Selon Human Rights Watch, au moins 27 personnes, principalement des membres de l'administration et des forces de sécurité malienne ainsi que des membres du MNLA, ont été exécutées par les groupes djihadistes, dont deux par décapitation, au cours de l'année 2016[1 079]. Un vidéo est notamment publiée par AQMI le 4 novembre, en montrant la mise à mort de quatre personnes[1 079]. Le MNLA affirme de son côté que 33 de ses membres ont été exécutés par des djihadistes au cours de la même année[1 079].

Accusations contre le MNLA[modifier | modifier le code]

Les combattants indépendantistes du MNLA ont été accusés d'exactions à plusieurs reprises. Selon la presse malienne et des réfugiés, les combattants du MNLA, en partie constitués de mercenaires, ont commis des exactions contre les populations civiles, notamment des meurtres, viols, tortures, destructions de biens, et vols[1 080].

Selon Human Rights Watch, en mars et avril 2012, essentiellement à Gao, Tombouctou, Niafunké et près de Diré, les combattants du MNLA ont commis de nombreuses exactions contre les populations, notamment par des viols, enlèvements et pillages d'une ampleur supérieure à celles commises par les islamistes. Des civils auraient même bénéficié de la protection de combattants d'Ansar Dine. Selon des témoignages, au moins 17 femmes et adolescentes, sont enlevées et violées par des rebelles, presque tous issus du MNLA. Quatre patients de l'hôpital de Gao décèdent également à la suite du pillage du bâtiment. Des témoins ont également fait mention de la présence d'enfants soldats de 13 ans parmi les indépendantistes[180]. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, un vieillard, deux femmes et un adolescent ont été tués début avril au cours des pillages[7].

Le 23 février 2013, le MAA accuse le MNLA d'exactions contre les Arabes à In Khalil, notamment des saisies de véhicules, pillages de commerces et viols sur des femmes[1 081]. Selon la presse malienne, ces exactions ont lieu à In Khalil, au cours d'une manifestation du MNLA visant à réclamer l'autonomie. Des commerçants arabes ayant refusé de se joindre à la marche auraient alors été agressés par les rebelles, et leurs boutiques pillées. Des combattants du MNLA se seraient également porté à un campement où trois femmes auraient été victimes de viols collectifs[43]. En mars, dans un communiqué, une commission de notables arabes déclare que : « Des Idnanes agissant au nom du Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) se sont rendus responsables à El khalil d’extorsions de fonds, braquages, tortures, assassinats, viols, enlèvements et livraison d’Arabes aux forces françaises sous des prétextes fallacieux »[1 082]. Ces exactions brisent l'alliance entre le MNLA et le MAA et provoque en partie la bataille d'In Khalil.

Début 2013, un officier français à Kidal affirme que « la fiabilité du MNLA est très moyenne, et c'est exact qu'il y a parmi eux de vrais bandits »[1 083].

Le 20 mars, le village de Bougoumi, dans la commune de Ténenkou, est attaqué par des hommes armés. Vingt personnes sont tuées, des viols et des vols sont commis. Le ministre malien de la Défense, le général Yamoussa Camara, accuse les rebelles du MNLA. Ces derniers démentent et affirment ne pas avoir de troupes dans cette partie du Mali[1 084],[1 085]. En février 2014, Timoré Tioulenta, ancien député de Ténenkou, parle de son côté d'un massacre ou une vingtaine de passagers auraient été ligotés, les yeux bandés, égorgés ou fusillés et drainés dans les profondeurs d’un puits le 18 mars 2013 à Doungoura[438],[1 086].

Les 24 et 25 avril, des exactions sont commises à Anéfif par des hommes du MNLA contre des civils arabes, selon différents témoignages, il y aurait eu 4 à 7 victimes, dont un enfant[1 087],[1 088],[1 089].

Le 2 juin 2013, le MNLA effectue environ 100 à 180 arrestations parmi les populations noires, la plupart des peronnes arrêtées sont relâchées, mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison. Le gouvernement malien réagit et accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plusieurs habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacués vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza. Selon Human Rights Watch, de nombreux prisonniers ont été frappés et roués de coups par les hommes du MNLA[355],[356],[1 090].

Accusations contre l'armée malienne[modifier | modifier le code]

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, le , neuf militaires touaregs de la garde nationale de Tombouctou auraient été pourchassés, et sept d'entre exécutés par des militaires maliens. Le HCDH indique cependant que « ces informations n’ont pas pu être vérifiées auprès des sources militaires maliennes »[7].

En février 2012, près d'Anéfif, une tribu marabout des Kal-Assouk est bombardée par des hélicoptères pilotés par des mercenaires ukrainiens au service de l'armée malienne[1 091]. Selon le MNLA, entre une et quatre personnes ont été tuées par ce bombardement et 13 blessées, majoritairement des vieillards, des femmes et des enfants[1 092]. D'après Médecins sans frontières qui a pris en charge les blessés avec une équipe du ministère de la Santé malien, une petite fille a été mortellement blessée dans le bombardement et 10 personnes sont blessées, dont 9 femmes et enfants et 3 grièvement[1 093].

Selon Human Rights Watch, le 2 avril 2012, à Sévaré, quatre touaregs, dont deux gendarmes, un gendarme cadet et ancien soldat, sont exécutés par des militaires maliens[180].

Après le combat de Kati, 21 prisonniers bérets rouges sont assassinés par les bérets verts. Le 4 décembre 2013, leurs corps sont retrouvés dans un charnier à Diago, à 5 kilomètres de Kati[1 094].

Le 9 septembre 2012, l'armée malienne exécute 16 seize pèlerins de la secte Dawa à Diabaly, dont certains de nationalité mauritanienne[7],[1 095].

D'après le MNLA, 9 autres civils sont exécutés par des soldats maliens près de Sokolo le 22 octobre[1 096],[7] et 52 autres sont exécutés le 25 octobre à Tolletene près de Djoura, dans la Région de Mopti[1 097].

En janvier 2013, le MUJAO accuse l'armée malienne d'avoir massacré 40 Peuls soupçonnés de liens avec les Islamistes[1 098].

Selon des habitants, après la bataille de Konna, plusieurs prisonniers islamistes ou des suspects sont exécutés sommairement par des soldats maliens dans des camps militaires à Sévaré, parmi lesquels des blessés pris à Konna, des témoins évoquent notamment un charnier de 25 à 30 corps ou des cadavres jetés dans des puits[1 099].

Selon la FIDH, les forces de sécurité maliennes auraient arrêté et sommairement exécuté des citoyens maliens accusés d'« intelligence » avec les islamistes. La FIDH parle d'une dizaine de cas présumés à Sévaré. Selon un habitant de Mopti, d'autres arrestations et exécutions auraient eu lieu dans cette ville. Le FDIH met en garde contre les tensions ethniques et les sentiments de vengeance nés du conflit[1 100]. D'après un rapport d'Human Rights Watch, au moins 13 personnes ont été exécutés sommairement par des soldats maliens et 5 autres ont disparu entre le 9 et le 18 janvier à Sévaré, Konna et les villages environnants[1 073].

Selon l'agence d'informations en ligne mauritanienne ANI qui cite des témoins oculaires, les corps de plusieurs personnes, dont trois commerçants arabes arrêtés par l'armée malienne, sont découverts dans le désert près de Tombouctou 8 février, information non confirmé selon Jeune Afrique[1 101].

Des médecins et militaires maliens, des soldats français rapportent que les soldats maliens, mal contrôlés par leurs officiers, ont régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects. Un soldat français en poste à Gao ou Tombouctou déclare notamment que les soldats maliens « traitent leurs prisonniers comme des chiens »[1 102].

L'Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad (ARVRA), proche indépendantistes touareg, accuse l'armée malienne d'avoir exécutée ou enlevée 200 personnes entre le 11 janvier et le 15 février 2013. Elle cite comme exemple l'exécution d'une vingtaine de personnes dans région de Tombouctou, 12 touaregs tués à Léré, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen[1 103].

Le 14 février, au moins 5 personnes, dont quatre Arabes et un Songhaï, sont enlevées à Tombouctou et portées disparues depuis. Human Rights Watch déclare : « Notre recherche suggère que les hommes ont été arrêtés par des soldats. Et il semblerait qu'ils aient été tués quelques jours plus tard alors qu'ils se trouvaient sous leur contrôle. » Par la suite six soldats maliens sont arrêtés à Tombouctou et rappelés à Bamako où une enquête est ouverte[1 104].

Le 25 février 2013, le capitaine Modibo Naman Traoré, de la direction de l'information publique des armées maliennes, fait savoir que plusieurs soldats maliens accusés d'exactions ont été arrêtés et conduits à Bamako pour être « mis à la disposition des autorités judiciaires »[1 105].

Le 23 avril 2013, le MNLA accuse l'armée malienne de massacres et déclare que « depuis le déclenchement de cette opération, plus de 380 azawadiens ont été assassinées par l'armée malienne au vu et au su de l'armée française »[1 106].

Selon un communiqué du MNLA, daté du 30 mai, l'armée malienne exécute un touareg à Douentza le 25 mai et deux autres à Gossi le lendemain[1 107].

L'Association malienne des droits de l’homme (AMDH) affirme que des militaires maliens ont commis des exactions à Gao : « Selon nos enquêtes, nous pouvons établir que, de janvier à mai, les militaires ont tué au moins une dizaine de civils, torturé une vingtaine de personnes, violé au moins une femme. Et on leur attribue au moins deux disparitions. Nous avons les preuves, les images, les films. » Ce bilan est appuyé par Human Rights Watch qui déclare que « ce bilan est conforme à nos enquêtes ». Selon un témoin : « À Gao sévissait il y a quelque temps un capitaine qui se baladait avec un collier de doigts humains. Il a été rapatrié, mais pas puni pour autant ». Les wahhabites et les membres de la secte Adawa accusés de soutenir le MUJAO sont le principales cibles de ces exactions[1 108].

Dans un rapport publié le , Amnesty International estime que plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, torturées ou victimes de « disparitions » depuis le début de l'Opération Serval. Selon l'organisation, il y a eu plus de 20 cas d'exécution extrajudiciaire ou de disparition forcée commises par l'armée malienne. De plus, plusieurs des 80 à 200 personnes emprisonnées à Bamako ont été torturés, au moins cinq prisonniers sont morts en avril, à la suite de mauvais traitements[1 109]. Le même jour, Human Rights Watch publie également un rapport dans lequel l'association affirme qu'au moins 24 peronnes, rebelles présumés ou simples villageois, ont été torturés ou roués de coups par des militaires maliens dans la région de Mopti[1 090]. Selon les ONG des droits de l'homme, 24 civils ont été assassinés au Mali lors de l'année 2013 et 11 autres sont portés disparus[1 110]. Dans un communiqué publié le , Human Rights Watch estime qu'en 2013, dans le nord du Mali, les militaires maliens ont commis « 26 exécutions extrajudiciaires, 11 disparitions forcées et plus de 70 instances de torture ou de mauvais traitements de personnes soupçonnées d’être des rebelles islamistes ». L'organisme ajoute que « pratiquement aucun de ces dossiers n'a toutefois fait l’objet d’une enquête, et aucune des personnes présumées responsables des crimes n’a été traduite en justice »[1 111].

Selon Human Rights Watch, au moins 10 « islamistes présumés » ont été exécutés sommairement par les forces sécurité malienne et 20 autres ont été torturés au cours de l'année 2016[1 079]. L'ONG fait ensuite état, de janvier à avril 2017, de trois exécutions sommaires et six disparitions forcées commises par l'armée malienne[896].

En 2017, Corinne Dufka, directrice adjointe pour le programme Afrique de Human Rights Watch, indique cependant que : « d'une manière générale, d'après les témoignages que nous avons recueillis, il semble que la présence de l'armée française a joué un rôle de modération auprès de l'armée malienne. Les ex-détenus que nous avons interrogés disent que le comportement des militaires maliens s'est amélioré. Les exactions dont elle était coutumière ont diminué »[1 112].

Accusations contre l'armée française[modifier | modifier le code]

Selon le journal britannique The Independent, 12 civils maliens, dont trois enfants, ont été tués par des bombardements français lors de la bataille de Konna[1 113]. Selon Amnesty International au moins 5 civils dont 3 enfants ont été tués dans les bombardements du 11 janvier à Konna[1 114]. Cependant selon Jean-Christophe Notin, ces cinq civils n'ont pas été tués par les frappes aériennes françaises mais ont en réalité été victimes de tirs d'hélicoptères Mi-24 de l'armée malienne[1 115].

En mars 2013, lors de la bataille de l'Adrar de Tigharghâr, Ansar Dine accuse les armées françaises et maliennes d'avoir utilisé des bombes d'uranium appauvri et d'avoir empoisonné les puits dans des zones proches de l'Adrar des Ifoghas[1 116].

Les otages pendant le conflit malien[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre du Mali, sept civils français sont retenus comme otages par les islamistes, dont six détenus par AQMI et un autre par le MUJAO. Le , sept employés d'un site d'extraction d'uranium d'Areva sont capturés à Arlit au Niger. Une Française, malade, et les deux otages malgache et togolais sont relâchés le . Le , deux autres français sont capturés à Hombori. Le , un septième français est enlevé près de Kayes[1 117].

Le 19 mars 2013, dans un communiqué, AQMI déclare avoir exécuté un otage français, Philippe Verdon, dix jours plus tôt, par décapitation[1 118],[1 119],[1 117]. Cependant selon le général Puga, chef d'état-major particulier du président de la République, des écoutes téléphoniques laissent à penser que Philippe Verdon serait mort de maladie[1 120]. Au début du mois de juillet, le corps de Philippe Verdon est retrouvé par les Français dans le nord du Mali, selon les conclusions de l'autopsie effectuée à Paris, l'otage a été exécuté d'une balle à la tête[1 121]. Un sous-officier du MNLA affirme avoir découvert le corps de Philippe Verdon dans la vallée de Tahort, près de l'Adrar de Tigharghâr, à 40 kilomètres au sud de Tessalit lors d'une patrouille effectuée à la demande des forces spéciales françaises, par 14 hommes sur deux pick-up. L'otage français aurait été tué par des jihadistes en repli lors de la bataille de Tigharghâr[1 122]. L'Agence de presse mauritanienne Sahara Media estime que selon des informations d'individus proches d'AQMI, Philippe Verdon aurait été tué près de Tigharghâr lors d'une tentative d'évasion[1 123].

Le , quatre européens sont attaqués à Tombouctou par des hommes d'AQMI. Un Allemand, qui tente de résister, est tué, et un Suédois, un Néerlandais et un homme de nationalité britannique et sud-africaine sont faits prisonniers[1 117].

Le 5 avril 2012, sept diplomates algériens sont capturés à Gao par le MUJAO. À la suite de négociations secrètes, trois d'entre eux sont libérés en juillet. Cependant, à la suite de l'arrestation de trois membres d'AQMI par les forces spéciales algériennes, et au refus du gouvernement algérien de les libérer, le MUJAO déclare le 1er septembre que l'un des otages, Taher Touati, a été exécuté[1 124],[1 125]. Par la suite, un autre captif, le consul Boualem Saïes, meurt en détention des suites d'une maladie. Les deux derniers otages sont finalement relâchés près de Bordj Badji Mokhtar le [1 126].

Le , une otage italienne, enlevée par AQMI le en Algérie, est libérée à Tessalit et conduite par avion au Burkina Faso[1 127].

Le , une Suissesse nommée Béatrice Stockly est enlevée à Tombouctou par des hommes armés ayant l'intention de la revendre à AQMI. Le lendemain, poursuivis par des combattants d'Ansar Dine, ils abandonnent l'otage après des échanges de coups de feu. Le 24 avril, à Tombouctou, Béatrice Stockly libérée par Ansar Dine et remise à un général burkinabé et deux diplomates suisses venus par hélicoptère du Burkina Faso[1 128],[1 129]. Selon RFI, sa libération aurait été effectuée contre le paiement d'une rançon[1 130], ce qu'Ansar Dine avait démenti[1 131]. Revenue à Tombouctou, elle est enlevée une deuxième fois le [1 132].

Le , trois otages européens sont relâchés près de Gao par le MUJAO. Ces trois otages, un homme, une femme espagnols et une femme Italienne avaient été capturés dans un centre de réfugiés près de Tindouf, en Algérie, le . Ils sont relâchés en échange de la libération de trois jihadistes, ainsi que du versement d'une rançon de 15 millions d'euros d'après le MUJAO[1 133],[1 134].

Le 29 octobre 2013, les quatre derniers otages d'Arlit ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, sont libérés. 20 à 25 millions d'euros auraient été dépensés pour payer la rançon et les intermédiaires[1 135],[1 136],[1 137].

Le 14 janvier 2014, Abounehiya Ag Attayoub, responsable du MNLA à Tessalit, est enlevé chez lui probablement par des djihadistes[1 138],[1 139].

Le 8 février 2014, un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge transportant cinq employés maliens (dont quatre du CICR et un vétérinaire d'une autre organisation humanitaire) disparaît au sud d'Anéfif, sur la route de Kidal à Gao[1 140]. Le 11, leur enlèvement est revendiqué par Yoro Abdoulsalam, un chef du MUJAO[1 141]. Ils sont délivrés par les forces spéciales française le lors d'un combat près de Tombouctou[452].

Le 22 avril 2014, Yoro Abdoul Salam, un commandant du MUJAO, annonce à l'AFP la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans. Aucune information n'est cependant donnée sur les circonstances et la date de sa mort[1 142].

Le dernier otage français, Serge Lazarevic, est relâché par AQMI le 9 décembre 2014. Quatre hommes d'AQMI sont libérés en contrepartie[1 143],[1 144],[1 145],[1 146],[1 147],[1 148],[1 149],[1 150].

Le matin du 6 avril 2015, lors d'une opération dans la région de Tessalit, très au nord du Mali, les forces spéciales françaises délivrent l'otage néerlandais Sjaak Rijke[569],[570].

Le , une Suissesse nommée Béatrice Stockly est enlevée à Tombouctou pour la deuxième fois[1 132]. Elle avait déjà été capturée le par des hommes armés qui avaient l'intention de la revendre à AQMI. Poursuivis le lendemain par des combattants d'Ansar Dine, les ravisseurs auraient abandonné l'otage aux djihadistes après des échanges de coups de feu. Le 24 avril, à Tombouctou, Béatrice Stockly était libérée par Ansar Dine et remise à un général burkinabé et deux diplomates suisses venus par hélicoptère du Burkina Faso[1 128],[1 129]. Selon RFI, sa libération aurait été effectuée contre le paiement d'une rançon[1 130], ce qu'Ansar Dine avait démenti[1 131]. AQMI revendique le second enlèvement de Béatrice Stockly le [1 151].

Le 16 avril 2016, trois travailleurs humanitaires du CICR sont enlevés près d'Abeïbara. Ansar Dine revendique l'action le 21 et réclame la libération d'un élu de la région de Kidal, Miyatène Ag Mayaris, servait de guide à l'équipe du CICR au moment de son arrestation par les soldats français[1 152]. Les trois otages sont relâchés le 22 avril[1 153].

Le 24 décembre 2016, une humanitaire française, Sophie Pétronin, est enlevée par des hommes armés en plein cœur de Gao. Déjà présente dans cette ville en 2012, elle était parvenue à fuir grâce à l'aide du MNLA[1 154],[1 155].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  352. ROP : MALI : LE MOUVEMENT ARABE DE L’AZAWAD PRENDRA PART AUX NÉGOCIATIONS SUR LA SITUATION À KIDAL
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  376. Le Nouvel Observateur : MALI. Au Nord du pays, on reparle déjà de guerre
  377. L'Indépendant : 11 combattants du MNLA arrêtés à Tombouctou
  378. rfi : Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord
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  383. rfi : Mali: situation tendue à Kidal après des échanges de tirs entre l'armée et le MNLA
  384. rfi : Mali: de nouveaux tirs à Kidal ce lundi matin entre le MNLA et l’armée malienne
  385. rfi : Mali: nouvelles tensions à Kidal entre le MNLA et l'armée malienne
  386. Koaci : Mali : Un membre du MNLA tué au nord et 23 autres libérés à Bamako
  387. rfi : Mali: reprise du dialogue entre les groupes armés du Nord et le pouvoir
  388. rfi : Paix fragile au Mali: accrochage entre soldats maliens et combattants du MNLA
  389. Mali Actualités : INCIDENTS DE KIDAL : Le communiqué du Gouvernement
  390. Jeune Afrique : Rébellion touarègue : le MNLA veut reprendre la guerre
  391. RFI : Mali: remous et tensions après la fusillade de Kidal
  392. RFI : Mali: l’Algérie propose sa médiation dans les négociations avec les groupes armés
  393. RFI : Mali: une fraction du HCUA dénonce l’accord conclu entre plusieurs mouvements armés du Nord
  394. Le Républicain : Médiation à Alger de la crise du nord malien / Le désaccord des groupes armés
  395. rfi : Au Mali, près de 160 soldats tchadiens désertent leur position à Tessalit
  396. rfi : Mali: Idriss Déby rejette la faute sur l'ONU après la défection de 160 soldats tchadiens
  397. rfi : Mali: une enquête ouverte pour viol à l'encontre de soldats tchadiens de la Minusma
  398. « Mali : un véhicule avec près d'une tonne d'explosifs détruit » RTL 12 septembre 2013
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  405. rfi : Mali: l’armée française a tué le bras droit du chef jihadiste Belmokhtar
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  409. rfi : Mali : attentat-suicide meurtrier contre un camp de l’armée à Tombouctou
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  412. rfi : Mali : Aqmi revendique l'attentat suicide à Tombouctou (média mauritanien)
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  414. rfi : Mali: des tirs d'armes lourdes visent la ville de Gao
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  416. rfi : Mali: enquête à Gao pour déterminer la provenance des tirs d’armes lourdes
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  421. TF1 : Mali : attentat-suicide raté près de soldats français
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  429. rfi : Mali: détente à Kati mais toujours pas de solution pour les soldats mécontents
  430. rfi : Mali: les mutins de Kati neutralisés par l’armée
  431. rfi : Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus
  432. RFI : Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus
  433. RFI : Mutinerie contre Sanogo: le corps du colonel Youssouf Traoré identifié
  434. RFI : Mali: trois ans après, que sont devenus les acteurs du coup d'État?
  435. Jeune Afrique : Mali : Amadou Haya Sanogo, du coup d'État à la prison
  436. Mali: au moins deux membres de la famille du général Ag Gamou tués, RFI, 21 novembre 2013.
  437. Mali: un leader peul plaide l’apaisement après les affrontements, RFI, 9 février 2014.
  438. a et b L'Indicateur du Renouveau : Nord-Mali : La communauté peule indignée par les rébellions touarègues
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  442. RFI : Au Mali, les mineurs de Taoudeni chassés par des hommes armés
  443. Sahelien : Taoudéni sous le contrôle des indépendantistes du MAA
  444. a et b Le Monde : Un an après « Serval », les djihadistes sont de retour au Mali
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  446. Le Parisien : Mali : une dizaine de combattants d'Aqmi tués par les forces françaises
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  455. RFI : Mali: qui sont les nouveaux chefs des katibas jihadistes?
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  459. AFP : Un sous-officier français tué en opération au Nord du Mali dans la nuit
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  463. MNLAMOV : Communiqué conjoint des mouvements de l’Azawad
  464. AFP : Au Mali, Kidal et Ménaka sous contrôle des rebelles
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  466. Jeune Afrique : Bilal Ag Acherif : "C'est l'armée malienne qui a attaqué le MNLA"
  467. RFI : Mali: trois groupes armés à Kidal acceptent un accord de cessez-le-feu
  468. AFP : Mali: les groupes armés à Kidal acceptent un cessez-le-feu avec Bamako
  469. Nouvel Horizon : La Plate-forme du 14 juin 014 (Maa, Cmfpr, Cpa, Gatia, Mpsa) face à l’attaque de Bamba : Certaines des composantes très remontées contre la Minusma
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  473. Maliweb : Querelle de leadership entre groupes armés dans la région de Gao : Les affrontements entre deux factions du MAA à Tabancort font 7 morts et 15 blessés
  474. Mali Actu : Combats MNLA-MAAA : La guerre pour le contrôle des routes de drogue
  475. L'Indicateur du Renouveau : Tabankort : Affrontements entre factions rivales du MAA
  476. Mali Actu : Nord – Mali : quand le MNLA confond le MAA avec le MUJAO - See more at: http://maliactu.net/nord-mali-quand-le-mnla-confond-le-maa-avec-le-mujao/#sthash.NCYA1vbJ.dpuf
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  478. RFI : Alger: pendant les négociations, les combats continuent au Mali
  479. RFI : Le dialogue inter-malien d'Alger s'ouvre dans un climat de méfiance
  480. RFI : Dialogue inter-malien: un face-à-face tendu à Alger
  481. RFI : Négociations compliquées pour un accord de paix malien à Alger
  482. RFI : L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?
  483. AFP : Un Mirage 2000D français s'écrase au Niger
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  486. Le Nouvel Observateur : Guerre au Mali : ce que l'on sait de l'opération Barkhane
  487. Ministère de la Défense : Mali : décès d’un soldat français
  488. AFP : Un soldat français tué au Mali
  489. « L’opération Serval est « terminée » au Mali, place à l’opération Barkhane », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  490. RFI : Sahel : l'opération Barkhane débute
  491. Mali: l'ONU prolonge le mandat de la Minusma
  492. a et b AFP : Crise du nord : Un véhicule de l’ONU saute sur une mine , un soldat burkinabè tué
  493. MINUSMA : La MINUSMA préoccupée par de possibles violations de l’Accord de cessez-le-feu à Lerneb
  494. MNLAMOV : Frappes françaises au Nord de Tombouctou et combats à Lerneb
  495. a et b Nord du Mali: deux soldats burkinabè tués, 4 blessés dans un attentat suicide, AFP, 16 août 2014.
  496. []
  497. RFI : Mali: attaque meurtrière contre les forces burkinabè de l'ONU
  498. RFI : Nord du Mali: attaques répétées contre les forces de la Minusma
  499. Malijet : Tessalit : deux soldats maliens tués suite à l’effondrement d’un mur d’enceinte
  500. RFI : Mali: quatre soldats de la Minusma tués dans un attentat
  501. RFI : Au Mali, la Minusma en première ligne
  502. RFI : Mali: la Minusma à nouveau endeuillée
  503. Jeune Afrique : Carte interactive - Mali : la Minusma et les forces françaises en terrain miné
  504. RFI : Mali: cinq Touaregs enlevés dans le Nord
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  508. RFI : Mali : 9 casques bleus nigériens tués dans une attaque terroriste
  509. Libération : Au Mali, les jihadistes multiplient les attaques sanglantes contre l'ONU
  510. Lignes de défense : Mali : embuscade près de Ménaka, 9 casques bleus nigériens tués, par Philippe Chapleau.
  511. a et b Mali. Neuf Casques bleus tués dans une attaque près de Gao, Le Nouvel Observateur avec AFP, 3 octobre 2014.
  512. AFP : Mali: le camp de l'ONU à Kidal attaqué à la roquette, un Casque bleu sénégalais tué
  513. AFP : Nord du Mali: affrontements entre 2 groupes touareg rivaux, au moins 7 morts
  514. MNLAMOV : Violation du cessez-le-feu par le Mali
  515. Mali Actu : Mali : Le MNLA annonce avoir pris le contrôle d’In Afarak, localité frontalière avec l’Algérie - See more at: http://maliactu.net/mali-le-mnla-annonce-avoir-pris-le-controle-din-afarak-localite-frontaliere-avec-lalgerie/#sthash.gWvB8BAR.dpuf
  516. MNLAMOV : Prise d’Inafarak à la frontière algérienne tôt ce matin
  517. Ministère de la Défense : Barkhane : décès d'un soldat français
  518. L'Obs : Un soldat français tué dans le nord du Mali
  519. a et b RFI : Mali: dimanche de violences autour de Gao
  520. AFP : Attaque djihadiste et combats meurtriers dans le nord du Mali
  521. Ligne de défense : Mali: deux incidents avec des IED en deux jours, des accrochages au sud de Gao, par Philippe Chapleau.
  522. MNLAMOV : Violation du cessez-le-feu et allégations de la part du Gouvernement malien
  523. 45enord.ca : Le nord du Mali, de mal en pire
  524. L'Express de Bamako : Infos FAMA : Bataille de Boulkessi, frontière burkinabé, 1 rebelle tué, 20 capturés et des armes saisies