Brigades Izz al-Din al-Qassam

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Brigades Izz al-Din al-Qassam
(ar) كتائب الشهيد عز الدين القسام
Image illustrative de l’article Brigades Izz al-Din al-Qassam

Idéologie Nationalisme palestinien
Islamisme sunnite[1]
Fondamentalisme islamique (en)[2]
Autodétermination palestinienne (en)
Objectifs Mise en œuvre de la Charte du Hamas, détruire l’État d’Israël, instauration de la Charia
Statut actif
Fondation
Date de formation 1992
Pays d'origine Drapeau de la Palestine Palestine
Fondé par Yahia Ayache
Actions
Mode opératoire attentats, lancement de roquettes sur Israël, prise d'otages, lutte armée, guérilla
Nombres d'attaques imputées Attentat à la bombe de Mehola Junction (en)
Attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem
Attentat suicide au restaurant Matza (en)
Attentat de Patt Junction à Jérusalem du 18 juin 2002
Attentat à la bombe du bus de Kiryat Menachem (en)
Zone d'opération Drapeau de la Palestine Palestine, Drapeau d’Israël Israël
Période d'activité 1992 - aujourd'hui
Organisation
Chefs principaux Mohammed Deïf
Marwan Issa (en)
Membres 15 000 à 40 000 combattants[3],[4]
Branche politique Hamas
Financement
Sanctuaire Bande de Gaza
Groupe relié
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis, Union européenne, Israël, Australie, Japon, Royaume-Uni, Égypte, Nouvelle-Zélande
Conflit israélo-palestinien

Les Brigades Izz al-Din al-Qassam (arabe : كتائب الشهيد عز الدين القسام) sont la branche armée du Hamas.

Elles sont considérées comme une organisation terroriste par les États-Unis[12], l'Union européenne[13], l'Australie[14], Israël, l'Égypte[15], le Japon, la Nouvelle-Zélande[16] et le Royaume-Uni[17].

Structure militaire[modifier | modifier le code]

Dans l'éventualité d'une vaste offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, Youval Diskin, chef du Shin Beth affirme « qu'ils ont créé des ateliers de productions d'armes en utilisant les 70 tonnes d'explosifs passés en contrebande depuis l'Égypte»[18]. Toujours d'après le Shin Beth : « Ils creusent des tranchées, construisent des fortifications et des tunnels. Ils ont disséminé des mines[18] ».

Le Hamas dispose d'une chaîne de commandement, de régiments et brigades bien entraînés. Il met au point des programmes d'entraînement avec des activistes de retour de longues périodes de formation en Iran et dans d'autres pays.

Salah Shehadeh, l'un des plus hauts responsables des brigades Izz Al-Din Al-Qassam depuis l'assassinat de Yahia Ayache en 1996, avait déclaré : « Les brigades sont une petite armée. Elles ont toutes les divisions et structures d’une armée (...) Nous avons des scientifiques spécialisés dans le développement d’armes.[réf. nécessaire] » C’est d’ailleurs Salah Shahade qui aurait mis au point les roquettes Qassam[réf. nécessaire], bien que d'autres sources affirment que ce serait plutôt Adnan al-Ghoul, tué dans sa voiture, avec Imad Abbas (en), en octobre 2004 par un tir d'hélicoptère. Shehadeh a été tué le , dans le cadre de la politique des assassinats ciblés d'Israël, dans le quartier Al-Daraj à Gaza, par une bombe d'une tonne larguée sur un immeuble d'habitation, qui a aussi tué 14 civils et blessé 150 personnes (la moitié grièvement)[19]. Cela a conduit à plusieurs plaintes déposées contre des militaires israéliens pour crimes de guerre, la Cour suprême israélienne ayant été saisie tandis qu'une plainte a été déposée, en 2009, en Espagne, en vertu de la loi de juridiction universelle[19].

Certains réservistes israéliens de retour d'incursions dans la bande de Gaza les décrivent comme une vraie « armée ». Un réserviste affirme que « selon tous les paramètres, c’était une armée qui était en face de nous et pas des gangs[20] » Ils avaient été impressionnés par les équipements de vision nocturne de leurs ennemis, par l’espace tactique qu’ils maintenaient entre eux et même par les bandes élastiques resserrant le bas du pantalon sur leurs chaussures.

Un article d'Haaretz, de Gideon Levy, publie les témoignages de soldats de retour de la Bande de Gaza : « D’après leurs descriptions, il y aurait à Gaza une armée de défense de la Palestine. À la place d’une multitude de gangs armés, se constitue là-bas une armée organisée, prête à défendre sa terre[20] ».

Dates diverses[modifier | modifier le code]

Le , les brigades Izz Al-Din Al-Qassam ont appelé les ressortissants étrangers à quitter Palestine car le pays ne pourrait assurer leur sécurité. Ces étrangers pourraient donc, s'ils restaient, en subir les conséquences. Selon les brigades, l'attaque-suicide de Jérusalem n'est que la première d'un série, et ses combattants sont appelés à préparer des opérations partout en Palestine. Pour les leaders du Hamas, tels Osama Hamadan au Liban, Ariel Sharon « est devenu la cible no 1 de l'organisation ».

Le , Ahmed Jabari, chef de la branche combattante du Hamas est tué dans son véhicule par une frappe aérienne ciblée de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza.

Membres notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. * "Understanding Islamism" « https://web.archive.org/web/20130307123849/http://merln.ndu.edu/archive/icg/Islamism2Mar05.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), , Cris is Group Middle East/North Africa Report N°37, 2 March 2005
    • Islamic fundamentalism in the West Bank and Gaza: Muslim Brotherhood and Islamic Jihad, by Ziyād Abū 'Amr, Indiana University Press, 1994, pp. 66–72
    • Anti-Semitic Motifs in the Ideology of Hizballah and Hamas, Esther Webman, Project for the Study of Anti-Semitism, 1994. (ISBN 978-965-222-592-4)
  2. International Institute for Strategic Studies (IISS), The Military Balance, 2018, Vol. 118, No. 1, February 2018, Routledge, (ISBN 9781857439557)
  3. Christian Chesnot, Michel Goya : "Militairement, le Hamas monte en gamme depuis 2010", France Culture, 18 mai 2021.
  4. « Which Mideast power brokers support Hamas? », sur CNN.com, (consulté le 19 août 2014)
  5. « Turkey replaces Iran as primary funding source for Hamas », sur Worldtribune.com, (consulté le 19 août 2014)
  6. « Qatari tech helps Hamas in tunnels, rockets: Expert », sur The times of Israel, (consulté le 19 août 2014)
  7. Bruce E. Bechtol, North Korean Military Proliferation in the Middle East and Africa: Enabling Violence and Instability
  8. https://www.middleeastmonitor.com/20200601-us-accuses-ex-venezuela-politician-of-helping-recruit-hezbollah-hamas-operatives/
  9. https://www.state.gov/on-sanctioning-of-four-financial-facilitators-for-hamas/
  10. https://adnanabuamer.com/post/2206/exclusive-hamas-official-discusses-decline-of-iranian-support
  11. (en)http://www.state.gov/documents/organization/45313.pdf
  12. « Council Decision of 21 December 2005 » [archive du ], Eur-Lex, (consulté le 15 novembre 2012)
  13. (en)http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/www/nationalsecurity.nsf/AllDocs/95FB057CA3DECF30CA256FAB001F7FBD?OpenDocument
  14. La branche armée du Hamas palestinien déclarée "terroriste" en Egypte
  15. « Lists associated with Resolution 1373 » [archive du ], New Zealand Police, (consulté le 16 août 2014)
  16. Modèle:Cite act
  17. a et b AFP: Israël pourrait payer le prix fort pour une offensive dans la bande de Gaza
  18. a et b Sharon Weill, De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh, Le Monde diplomatique, septembre 2009
  19. a et b Good news from Gaza - Haaretz - Israel News
  20. Jeroen Gunning; p179; Hamas in Politics: Democracy, Religion, Violence; Columbia University Press, 2008, (ISBN 0-231-70044-X)