Brigade des martyrs du 17 février

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Brigade des martyrs du 17 février
Image illustrative de l’article Brigade des martyrs du 17 février

Idéologie Islamisme
Statut Actif
Fondation
Date de formation 2011
Pays d'origine Libye
Actions
Zone d'opération Libye
Organisation
Chefs principaux Abdelhakim Belhadj
• Ismaïl al-Salabi
Membres 3 000 à 5 000 (en août et septembre 2011)[1],[2]
Fait partie de Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi (2014-2017)
Première guerre civile libyenne
Deuxième guerre civile libyenne

La brigade des martyrs du 17 février (arabe : كتيبة شهداء 17 فبراير) est un groupe rebelle libyen actif lors de la première et la deuxième guerre civile libyenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2011, la Brigade des martyrs du 17 février est la première formée en Libye lors de la première guerre civile libyenne et devient la plus puissante dans l'est du pays[3]. La brigade est formée par le Qatar et armée par la France et les Émirats arabes unis[4]. Elle combat notamment à la seconde bataille de Tripoli[4].

Elle intègre le Bataillon de la révolution, dirigé par Fawzi Boukatif[1]. La brigade des martyrs du 17 février est sous les ordres de Abdelhakim Belhadj[4],[5],[6]. En août et septembre 2011, la brigade compte 3 000 à 5 000 hommes et son chef des opérations est Ismaïl al-Salabi[1],[2]. Le groupe est islamiste[3],[1]. Parmi ses combattants figurent d'ancien membres du Groupe islamique combattant en Libye[2].

Lors de l'assassinat d'Abdelfattah Younès, certains dirigeants du Conseil national de transition (Libye) et du gouvernement de Kadhafi ont accusé la brigade du 17 février d’en être responsable.

En septembre 2011, le chef de la brigade, Ismaïl Salabi affirme que ses combattants se sont placés sous l'autorité du nouveau ministère libyen de la Défense, mais qu'ils refusent celle du chef d'état-major, le général Suleiman Mahmoud[1].

Article détaillé : Attaque de Benghazi de 2012.

Le 11 septembre 2012, la Brigade des martyrs du 17 février défend sans succès le consulat américain contre les djihadistes d'Ansar al-Charia[7],[8].

Article détaillé : Bataille de Benghazi (2014).

Cependant en mai 2014, la Brigade des martyrs du 17 février s'allie à Ansar al-Charia et affronte à Benghazi les troupes de l'Armée nationale libyenne (ANL) commandée par Khalifa Haftar[9],[3],[10].

Article détaillé : Bataille de Benghazi (2014-2017).

De 2014 à 2017, la Brigade des martyrs du 17 février intègre le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi et affronte les forces de l'ANL lors de la bataille de Benghazi[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Pierre Prier, Islamistes et laïcs se toisent à Benghazi, Le Figaro, 6 septembre 2011.
  2. a b et c Laure Stephan, Ismaïl Al-Salabi, petit commerçant, activiste islamiste et chef de guerre, Le Monde, 30 août 2011.
  3. a b et c La Libye s'enfonce dans la crise avec un général putschiste et deux gouvernements, L'Express avec AFP, 28 mai 2014.
  4. a b et c Libye : le jour se lève sur Tripoli, Jeune Afrique, 30 août 2011.
  5. Célian Macé et Luc Mathieu, Une piste qui se perd dans le chaos libyen, Libération, 24 mai 2017.
  6. Benoît Delmas, Libye : à Tripoli, l'ombre d'Abdelhakim Belhaj, Le Point, 27 février 2016.
  7. Thierry Portes, Benghazi : le récit de l'assaut anti-américain, Le Figaro, 16 septembre 2012.
  8. Mark Hosenball, Washington informée tôt d'une revendication islamiste à Benghazi, Reuters, 24 octobre 2012.
  9. Heurts meurtriers en Libye entre paramilitaires et islamistes, Le Point avec AFP, 17 mai 2014.
  10. David Thomson et Wassim Nasr, Libye: «Même Kadhafi n’avait pas osé nous bombarder», RFI, 20 mai 2014.
  11. Libye: les jihadistes chassés de leur principal bastion à Benghazi, RFI, 24 février 2016.