Qais al-Khazali

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Qais al-Khazali
Illustration.
Biographie
Date de naissance [1]
Lieu de naissance Sadr City, Bagdad, Irak
Nationalité irakienne
Parti politique Mahdi Army, Asa'ib Ahl al-Haq
Religion chiisme

Qais al-Khazali (né en 1974) est connu en tant que fondateur et leader de la milice chiite Asaïb Ahl al-Haq (AAH; Arabe: عصائب أهل الحق ‘Aṣayib Ahl al-Haq, "la ligue des vertueux"). Cette milice est considérée parmi les plus dangereuses en Irak. Elle est dirigée de l'extérieur par Qassem Soleimani, le chef de la force iranienne Al-Qods. Elle fut impliquée dans la lutte contre l'armée américaine lors de l'occupation de l'Irak, comme lors de l'attaque du quartier général de la province de Kerbala le [2],[3], mais également dans des conflits confessionnels avec des groupes sunnites. Ce groupe est régulièrement accusé d'exactions contre les combattants de l’état islamique d'Irak [4]. Le Département d’État des États-Unis a désigne Asa’ib Ahl al-Haq et ses dirigeants, Qays et Laith al-Khazali, comme terroristes.[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Qais al-Khazali a dans un premier temps été affilié au groupe de Moqtada al-Sadr, l'Armée du Mahdi, mais il en fut exclu en 2004 pour avoir donné des ordres sans le consentement de ses supérieurs. Il fonda alors son propre groupe Asaïb Ahl al-Haq (AAH) aussi connu sous le nom de "réseau Khazali".

Pendant la période 2004-2006, avec Hadi al-Ameri, chef de la milice Badr, Qais al-Khasali a pratiqué la politique d'enlèvement et l'assassinat des intellectuels irakiens. Il incitait également les chiites à la violence sectaire contre les sunnites.

Il fut arrêté en Irak par les forces armées américaines en 2007. Durant sa détention, Akram al-Kabi le remplaça à la tête du groupe Asaïb Ahl al-Haq[5] jusqu'à sa libération en , en échange de la libération de l'otage britannique Peter Moore, qui avait été enlevé en compagnie de quatre gardes du corps par une quarantaine d'hommes appartenant au groupe Asaïb Ahl al-Haq, déguisés en policiers, au sein du ministère des finances à Bagdad [6]. À partir de , deux importants commandants de Groupes spéciaux, Abu Deraa (chef de guerre chiite) et Mustafa al-Sheibani, qui furent autorisés cette année-là à revenir en Irak, déclarèrent qu'ils travailleraient avec Khazali [7].

Plus récemment, la milice Asaïb Ahl al-Haq dirigée par Qais al-Khazali s'est engagée dans la lutte contre Daesh et collabore avec le gouvernement irakien en soutien aux forces gouvernementales irakiennes. Depuis le , cette milice, sous la direction de al-Khazali, mène la répression contre le soulèvement de la jeunesse irakienne qui revendique la chute du gouvernement des corrompus. Dans les réseaux sociaux, elle est accusée de participer à l'assassinat d'une centaine des manifestants. Qais al-Khazali est considéré comme terroriste par plusieurs pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Iraq Asaib al-Haq leader Qais al-Khazali pledges to lay down arms | News | National Post
  2. Kagan, pp 168-177
  3. Kevin J. Bergner, « MULTI-NATIONAL FORCE - IRAQ: Situational Update », US Forces in Iraq,‎ , p. 16–17 (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2011)
  4. [1]
  5. http://www.understandingwar.org/files/reportsAsaib%20Ahl%20al%20Haq%20and%20the%20Khazali%20Special%20Groups%20Network.pdf
  6. Le Monde avec AFP, « L'otage britannique Peter Moore libéré en Irak », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. In Iraq, Iran's Special Groups to flourish - UPI.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]