Insurrection djihadiste au Burkina Faso

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Insurrection djihadiste au Burkina Faso

Informations générales
Date - en cours
(4 ans, 2 mois et 20 jours)
Lieu Burkina Faso
Issue En cours
Belligérants
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Flag of Jihad.svg Ansarul Islam (depuis 2016)
Shabab Ansar Dine (2015-2017)
Shabab Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (depuis 2017)
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara (depuis 2015)
Commandants
Drapeau du Burkina Faso Michel Kafando
Drapeau du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré
Shabab Ibrahim Malam Dicko
Shabab Jafar Dicko
Shabab Adnane Abou Walid Al-Sahraoui
Forces en présence
Drapeau du Burkina Faso
12 000 hommes[1]
Shabab
inconnues
Pertes
Drapeau du Burkina Faso
204 morts[2]

Drapeau de la France
2 morts[3]
Shabab
inconnues
Civils :
~ 400 morts[2]

Guerre du Sahel

Batailles

L'insurrection djihadiste au Burkina Faso est un conflit armé opposant à partir de 2015 le gouvernement burkinabé à des groupes salafistes djihadistes. Elle se déroule dans le cadre de la guerre du Sahel.

Prélude[modifier | modifier le code]

Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012, avec notamment : Alghabass Ag Intalla, le représentant d'Ansar Dine ; Djibrill Bassolé, le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso ; et Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du MNLA.

Au pouvoir depuis 1987, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, cherche à ménager les groupes djihadistes lorsque ces derniers atteignent la région sahélienne[4],[5],[6]. Le conseiller du président burkinabé, le Mauritanien Moustapha Ould Limam Chafi, et son chef d’état-major particulier, le général Gilbert Diendéré, nouent des contacts avec certains chefs djihadistes, notamment pour négocier la libération d’otages occidentaux[7],[6]. Fin 2012, lors de la guerre du Mali, le Burkina Faso fait office de médiateur et accueille des délégations d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou afin de négocier avec le gouvernement malien[8],[9]. En 2013, le pays intervient au Mali au sein de la MISMA, puis de la MINUSMA. Mais en novembre 2014, Blaise Compaoré est renversé par un soulèvement populaire, avec pour conséquences un affaiblissement de l'armée et de l'appareil sécuritaire[4],[5].

Déroulement[modifier | modifier le code]

2015-2016[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Attaque de Samorogouan et Attaque d'Intangom.

En 2015, le Burkina Faso commence à son tour à être la cible d'attaques djihadistes[10]. Le , un gendarme est mortellement blessé dans une attaque menée contre le poste de Oursi par trois hommes armés, qui selon un témoin se réclamaient de Boko Haram[11],[12]. Il s'agit de la première attaque djihadiste menée contre un poste des services de sécurité burkinabés près de la frontière avec le Niger et le Mali[13]. Mais d'autres suivent : entre août 2015 et octobre 2016, sept postes sont attaqués au nord et à l'ouest de Burkina Faso. Ces attaques, parfois revendiquées par des groupes djihadistes, font quinze morts et plus de onze blessés[14],[15]. Ainsi le , trois gendarmes, un djihadiste et un civil sont tués lors d'un affrontement à Samorogouan[16],[17]. Le , trois policiers sont abattus à Intangom[18],[14]. Le soir du , un petit groupe de deux ou quatre djihadistes attaquent un poste de douane à Markoye, tuant un douanier et un civil et faisant trois blessés. Deux jours plus tard, Adnane Abou Walid Al-Sahraoui revendique l'attaque, la première depuis son allégeance à l'État islamique[19],[20],[21]. Le , quatre militaires sont tués, ainsi que deux civils, dans une nouvelle attaque à Intangom, revendiquée également par l'État islamique[18],[22],[23].

Article détaillé : Attentat de Ouagadougou (2016).

La capitale Ouagadougou est également frappée par un attentat le , lorsqu'un commando de trois hommes armés ouvre de feu sur des civils occidentaux dans un bar-restaurant et un hôtel. L'attaque fait 30 morts et est revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et attribuée à la katiba Al-Mourabitoune[24],[25].

2017[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attaque de Nassoumbou.

Fin 2016, le nombre des attaques djihadistes augmente avec la formation d'un nouveau mouvement : Ansarul Islam, dirigé par l'imam Ibrahim Malam Dicko[10],[26],[27],[28],[29]. Le groupe est actif dans les territoires frontaliers séparant le Mali et le Burkina Faso et particulièrement dans la province de Soum, au Burkina[27],[26]. Le , le groupe Ansarul Islam mène l'attaque de Nassoumbou au cours de laquelle douze soldats de l'armée burkinabée sont tués[26]. Le , il assassine un imam de la localité de Tongomayel, ancien membre d'Ansarul Islam qui avait pris ses distances avec le groupe[26]. Le 3 mars, un enseignant est assassiné dans le village de Kourfayel, dans la province de Soum[30]. Le 20 mars, un militaire est légèrement blessé par le tir d'une roquette à Nassoumbou[31]. Le 22 mars, un chef d'Ansarul Islam, Harouna Dicko, est abattu à Pétéga, dans une opération des forces de sécurité[32]. Au total, environ 70 personnes, en grande majorité des militaires, des gendarmes et des policiers, trouvent la mort dans une vingtaine d'attaques[29]. Les djihadistes évitent de cibler les civils, tant qu'ils ne collaborent pas avec les autorités, pour essayer de se concilier les populations[29].

Entre le 27 mars et le , une opération baptisée « Panga » est menée par 1 300 soldats des forces armées maliennes, burkinabées et françaises, dans la forêt de Fhero, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso[33], considérée comme un sanctuaire des djihadistes d'Ansarul Islam[34]. Le 5 avril, un véhicule léger français saute sur un engin explosif improvisé qui blesse deux hommes, ils sont ensuite secourus par un détachement qui entreprend de fouiller la zone, mais ce dernier est pris à partie et un soldat est tué[35],[36],[37]. L'attaque est revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans[38],[39]. En douze jours de fouilles, deux djihadistes sont tués, huit faits prisonniers, et entre plusieurs dizaines et 200 suspects sont arrêtés[33],[40],[41]. Cependant les forces françaises repartent rapidement à l'offensive. Le 29 et 30 avril, elles tuent ou capturent une vingtaine de djihadistes dans les combats de la forêt de Foulsaré[42]. Puis dans la nuit du 30 au 31 mai, l'armée française mène une nouvelle attaque dans la forêt de Serma où une vingtaine de djihadistes trouvent la mort[43],[44].

Le 27 mai, à Pétéga, un policier à la retraite est assassiné par deux ou quatre hommes armés, dont l'un est également abattu au cours de son repli[45],[46]. Dans la nuit du 2 au 3 juin, au moins cinq personnes, dont un couple et leur enfant, sont assassinés dans des attaques ciblées menées dans trois localités de la province de Soum : Pogwol, Pétéga et Kourou Peul[46]. Le 9 juin, des militaires raflent 74 villageois dans la région de Djibo en les accusant de soutenir Ansarul Islam ; plusieurs d'entre-eux sont torturés, deux en meurent[47]. Le 12 juillet, des échanges de tirs ont lieu à Doumbala entre des policiers et sept ou neuf islamistes, mais sans faire de victimes[48].

Le chef d'Ansarul Islam, Ibrahim Malam Dicko, aurait trouvé la mort en juin 2017[49]. Le groupe annonce alors avoir un nouveau chef, Jafar Dicko[50]. Dans la nuit du 24 au 25 juillet, cinq hommes d'Ansarul Islam sont assassinés dans les villages de Ndidja, Sibé et Neyba, dans la province de Soum ; les autorités burkinabè évoquent alors de possibles règlements de compte au sein du groupe[51].

Article détaillé : Attentat de Ouagadougou (2017).

La nuit du , Ouagadougou est frappée par un nouvel attentat : deux hommes armés entrent dans un café-restaurant et assassinent 18 personnes avant d'être à leur tout abattus par les forces d'intervention burkinabè[7].

Article détaillé : Combat d'Ariel.

Le 17 août, un véhicule de l'armée burkinabè roule sur un engin explosif à Touronata : trois soldats sont tués et deux grièvement blessés ; c'est la première attaque de ce type au Burkina Faso[52]. Le 31 août, un douanier est tué à Djibasso lors d'une attaque contre un poste de gendarmerie[53]. Le 15 septembre, trois hommes, dont un chef de village et un imam, sont abattus par des hommes armés dans la province de Soum[54]. Le 23 septembre, sept soldats sont blessés par l'explosion d'une mine près de Djibo[55]. Le 26 septembre, deux gendarmes sont tués et deux blessés dans une embuscade près de la même ville[55]. Le 9 novembre, l'armée burkinabè remporte un premier succès en neutralisant une dizaine de djihadistes dans le village d'Ariel, près de Nassoumbou[56]. Le 17 novembre, six djihadistes à moto mènent un raid sur le village de Taouremba, où ils incendient une buvette et abattent cinq membres du groupe d'autodéfense Kogl Weogo, ainsi qu'un conseiller municipal[57].

Les forces armées burkinabè lancent alors une série d'opérations dans le nord du pays à la fin de l'année 2017[58]. Cependant celle-ci s'accompagnent d'exactions, au moins plusieurs dizaines de personnes sont exécutées sommairement et l'ONU recense près de 25 000 déplacés entre décembre 2017 et mai 2018[58]. De 2016 à début 2018, Human Rights Watch fait état d'au moins 33 meurtres et exécutions sommaires présumés, dont dix-neuf commis par les djihadistes et quatorze par les forces de sécurité du Burkina Faso[59].

2018[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attaque de Ouagadougou.

Le 2 mars 2018, un commando du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans mène une attaque à Ouagadougou contre l'ambassade de France et l'état-major général des armées burkinabè[60]. Huit soldats et huit assaillants sont tués, tandis que 61 soldats et 24 civils sont blessés[60]. Dans la nuit du 21 au 22 mai, les forces spéciales de la gendarmerie burkinabè lancent un assaut contre une cellule dormante djihadiste retranchée dans une villa à Karpala, un quartier au sud-est de Ouagadougou[61]. Trois djihadistes et un gendarme sont tués dans l'opération[61].

Articles détaillés : Attaque d'Inata et Embuscade de Loroni.

En 2018, les violences au Burkina Faso se poursuivent au Nord mais commencent également à gagner l'est du pays[62],[63],[64]. Le soir du 13 juin, trois attaques sont menées par les djihadistes : à Tindangou, contre un poste de contrôle où un policier est tué et contre le commissariat de police et la brigade de gendarmerie de Comin-Yanga, où cette fois un assaillants est abattu[65]. Le 12 août, cinq gendarmes et un civil sont tués par l'explosion d'une mine suivie par une fusillade du site minier de Boungou, à une centaine de kilomètres de Fada N'Gourma[66],[67]. Dans la nuit du 27 au 28 août, sept à huit autres membres des forces de sécurité sont tués pas un engin explosif près de Pama[68],[69],[70]. Le 5 septembre, dans la même région, deux militaires sont tués et six autres blessés par l'explosion d'une mine artisanale près de Kabonga[71]. Dans la nuit du 14 au 15 septembre, des djihadistes pénètrent dans les villages de Diabiga et Kompiembiga, près de Pama, et assassinent neuf personnes, dont un leader religieux[72],[73],[74]. Le 23 septembre, à Inata, trois employés d'une mine d'or — un Indien, un Sud-Africain et un Burkinabé — sont enlevés et trois gendarmes sont tués[75]. Le 26 septembre, huit soldats sont tués par l'explosion d'un engin explosif à la sortie d'un pont entre Baraboulé et Djibo[75]. Le 4 octobre, un convoi militaire en partance vers la mine de Foutouri saute sur engin explosif près de Gayéri et six soldats sont tués[76],[77],[78]. Puis, dans la nuit du 4 au 5 octobre, une quarantaine de djihadistes attaquent à nouveau des gendarmes près des mines d'Inata, non loin de la ville de Djibo, mais l'aviation française est avertie et neutralise une dizaine d'assaillants[78]. Le 5 octobre, six policiers sont encore tués et cinq blessés par l'explosion d'une mine suivie d'une embuscade près de Sollé[79],[80]. Le 6 octobre, un militaire est tué et un autre blessé à Pama, également par un IED[79]. Début octobre, l'armée burkinabè lance alors une opération dans les forêts de l'Est, avec le soutien des forces françaises[81],[82],[83]. Le 30 novembre, quatre gendarmes et un civil sont à nouveau tués par l'explosion d'une mine près de Boungou, dans le département de Fada N'Gourma[84],[85]. Le 3 décembre, les gendarmes repoussent une embuscade à Bougui, à dix kilomètres de Fada N'Gourma, et tuent six assaillants contre un blessé dans leurs rangs[86],[87]. Le 27 décembre, dix gendarmes sont tués dans une embuscade du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans à Loroni[88].

2019[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre de Yirgou.

Le , six personnes sont assassinées par des hommes armés dans le village de Yirgou, dans le département Barsalogho et en représailles, les villageois, appartenant à la communauté des Mossis, majoritaire au Burkina Faso, s'en prennent aux éleveurs peuls, accusés de complicité avec les djihadistes, et massacrent au moins 40 membres de cette communauté[89],[90]. Alors que les violences communautaires prennent de plus en plus d'ampleur au Mali, il s'agit de la première tuerie de ce type au Burkina Faso depuis le début des attaques djihadistes dans ce pays[89],[90]. Le 10 janvier, un groupe de 36 djihadistes attaque le village de Gasseliki et tue douze civils[91],[92]. Le 27 janvier, dix civils sont tués par des hommes armés dans le village de Sikiré, près de la ville d'Arbinda[93]. Le 28 janvier, quatre soldats burkinabés sont tués et cinq autres blessés dans une attaque à Nassoumbou[94]. Dans la nuit du 3 au 4 février, des djihadistes attaquent la commune de Kaïn, à 80 kilomètres d'Ouahigouya, et assassinent quatorze civils selon l'armée[95]. Le 4 février, l'armée affirme avoir mené en réponse une opération dans les départements de Kaïn, Banh et Bomborokuy et prétend avoir « neutralisé » 146 terroristes contre seulement quelques blessés légers dans ses rangs[95]. Cependant Human Rights Watch accuse rapidement l'armée d'avoir commis des exécutions sommaires lors de cette opération[96]. Le Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP) affirme même après avoir interrogé des témoins qu'aucune attaque n'a été menée par des terroristes à Kaïn dans la nuit du 3 au 4 février et qu'aucun combat n'a ensuite opposé l'armée aux djihadistes, mais qu'une soixantaine de civils ont été exécutés sommairement par les militaires[97],[98]. Le 15 février, une attaque djihadiste a lieu pour la première fois dans la région Centre-Est : quatre douaniers burkinabés et un prêtre espagnol sont tués au poste de douane de Nohao, près de la frontière avec le Togo[99],[100]. Selon Human Rights Watch, au moins 42 personnes accusées de collaborer avec le gouvernement sont assassinées par des djihadistes et au moins 116 hommes, majoritairement peuls, sont exécutés sommairement par des membres des forces de sécurité du Burkina Faso (principalement par un détachement de gendarmes d'Arbinda) entre le milieu de l'année 2018 et février 2019[101]. Du 31 mars au 2 avril, des affrontements communautaires entre Peuls et Kouroumbas — aussi appelés Fulsés — et Mossis et impliquant également des « terroristes » selon le gouvernement burkinabé, font au moins 62 morts dans la commune d'Arbinda[102],[103],[104],[105],[106].

Des attaques commencent également a être menées contre les chrétiens. La première survient le 28 avril, lorsque six personnes, dont un pasteur, sont ainsi tuées par une dizaine d'hommes armés dans un temple protestant à Silgadji[107]. Le 12 mai, une église catholique est ciblée à son tour à Dablo par un groupe de 20 à 30 hommes et six personnes sont tuées, dont un prêtre[108]. Le 13 mai, une procession catholique est attaquée entre les villages de Kayon et Singa-Rimaïbé, dans le département de Zimtanga, quatre personnes sont assassinées et une statue de la vierge Marie est détruite[109],[110].

Article détaillé : Combat de Gorom-Gorom.

Dans la nuit du 9 au 10 mai, les forces spéciales de la Task Force Sabre attaquent un campement djihadiste près de Gorom-Gorom et délivrent quatre otages — deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine. Deux militaires français et quatre djihadistes sont tués lors de l'affrontement[111],[112],[113].

Mais les massacres se multiplient. Le 9 juin, au moins 19 civils sont tués dans une attaque à Arbinda[114]. Le 18 juin, des hommes armes abattent 17 personnes dans le village de Béléhédé[115]. Le 22 juin, quinze habitants des villages de Sagho et de Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, sont tués lors d'un raid[116]. Dans la nuit du 25 au 26 juillet, quinze autres villageois sont tués dans une attaque à Dibilou, près de la ville Kaya[117].

Article détaillé : Attaque de Koutougou.

Le 19 août, au moins 24 soldats sont tués dans une attaque à Koutougou, la plus meurtrière menée contre l'armée depuis le début des violences en 2015[118]. Le 8 septembre, dans la province du Sanmatenga, quinze personnes sont tuées lorsqu'un camion de transport saute sur un engin explosif entre Barsalogho et Guendbila, tandis que quatorze triporteurs civils trouvent la mort dans une attaque des djihadistes contre un convoi de vivres entre Dablo et Kelbo[119]. Le 9 septembre, six gendarmes sont tués dans une embuscade à Inata[120]. Dans la nuit du 19 au 20 septembre, au moins cinq soldats sont tués dans une embuscade près de Toéni[121]. Le 23 septembre, neuf civils sont tués dans deux attaques à Pissélé et Boulkiba[122],[123]. Le 28 septembre, des hommes armés assassinent neuf personnes à Komsilga, dans la commune de Zimtanga, puis sept personnes sont battues à Dénéon, situé dans la même commune[124]. Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, six personnes sont tuées à Kargo, toujours dans la commune de Zimtanga[125]. Le soir du 4 octobre, une attaque sur un site d'orpaillage à Dolmané dans la commune d'Arbinda, fait une vingtaine de morts[126]. Le soir du 11 octobre, 13 personnes sont massacrées dans une mosquée à Salmossi[127]. Dans la nuit du 18 au 19 octobre, six soldats et policiers sont tués dans deux attaques à Bahn et Yensé[128],[129]. Le soir du 20 octobre, neuf civils sont assassinés à Zoura[130]. Le 23 octobre, six soldats sont tués dans deux embuscades à Guindbila et Sidogo, deux villages de la commune de Barsalogho[131]. Dans la nuit du 26 au 27 octobre, au moins 15 civils sont tués à Pobé-Mengao[132],[133]. Le 3 novembre, le député-maire de Djibo et trois personnes de son entourage sont tuées dans une embuscade à Gaskindé[134]. Le 4 novembre, les djihadises tuent cinq gendarmes et cinq civils dans une attaque à Oursi[135]. Le 6 novembre, un convoi de la société minière SEMAFO tombe dans une embuscade entre Ougarou et Boungou : au moins 38 civils sont tués et une soixantaine d'autres sont blessés[136].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Au Burkina Faso, 70 civils et 48 membres des forces de sécurité sont tués dans des attaques djihadistes entre avril 2015 et le 15 septembre 2018[77]. Le 2 novembre 2019, le gouvernement burkinabé annonce que 204 de ses soldats ont été tués dans des attaques djihadistes depuis 2015, tandis que l'AFP affirme avoir recensé 630 morts civils et militaires[2].

Selon un décompte de l'AFP, 400 personnes ont été tuées au Burkina Faso entre 2015 et mai 2019[108].

Déplacés[modifier | modifier le code]

Le 11 octobre 2019, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés affirme que les violences dans le nord du Burkina Faso ont fait 486 000 déplacés, dont 267 000 lors des trois derniers mois[137]. La plupart de réfugiés s'enfuient vers les grandes villes du centre du pays, 16 000 partent à l'étranger[137].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Anna Sylvestre-Treiner et Nadoun Coulibaly, Terrorisme : le Burkina Faso est-il le nouveau maillon faible ?, Jeune Afrique, 7 septembre 2017.
  2. a b et c Burkina: l'armée rend hommage aux 204 militaires "tombés pour la patrie", AFP, 2 novembre 2019.
  3. Pertes militaires françaises au Mali et au Sahel
  4. a et b Vincent Hugeux, Terrorisme: pourquoi le Burkina Faso est-il visé?, L'Express, 14 août 2017.
  5. a et b Mathilde Belin, Attentat à Ouagadougou : pourquoi le Burkina Faso est-il la cible du terrorisme ?, Europe 1, 14 août 2017.
  6. a et b [vidéo] Le Burkina Faso, cible du terrorisme islamique ?, TV5 Monde, 14 août 2017.
  7. a et b Morgane Le Cam et Cyril Bensimon, Pourquoi le Burkina Faso n’est plus en sécurité, Le Monde, 16 août 2017.
  8. Nord du Mali : ouverture d'une négociation avec Ansar Dine, AFP, 18 juin 2012.
  9. Mali : une délégation d'Ansar Dine part négocier à Ouagadougou, RFI, 3 novembre 2012.
  10. a et b Tanguy Berthemet, Le Burkina, nouvelle terre de l'insurrection islamiste, Le Figaro, 28 février 2017.
  11. Burkina Faso: une brigade de gendarmerie attaquée à Oursi, RFI, 25 août 2015.
  12. Attaque dans le nord du Burkina: un gendarme décède de ses blessures, Mali Actu avec AFP, 25 août 2015.
  13. Burkina : une brigade de gendarmerie frontalière du Niger et du Mali attaquée, VOA avec AFP, 25 août 2015.
  14. a et b Ludivine Laniepce, Au Burkina Faso, les frontières de la peur, La Croix, 19 octobre 2016.
  15. Le Burkina Faso va renforcer la sécurité de ses postes de police frontaliers, RFI, 27 octobre 2016.
  16. Burkina Faso: une gendarmerie attaquée près de la frontière malienne, RFI, 9 octobre 2015.
  17. Mali : arrestation du numéro deux du groupe djihadiste Ansar Dine, Le Monde avec AFP, 9 mai 2016.
  18. a et b Morgane Le Cam, Le nord du Burkina Faso de nouveau frappé par une attaque contre un poste militaire, Le Monde, 18 octobre 2016.
  19. Madjid Zerrouky, Un groupe lié à l’État islamique revendique une première attaque dans le Sahel, Le Monde, 5 septembre 2016.
  20. Benjamin Roger, Burkina : deux morts dans l’attaque d’un poste de douane à Markoye, Jeune Afrique, 2 septembre 2016.
  21. Burkina Faso: deux morts après l’attaque d’un poste de douane dans le Nord, RFI', 3 septembre 2016.
  22. Benjamin Roger, Burkina : trois soldats tués dans l’attaque d’un poste militaire à Intangom, Jeune Afrique, 12 octobre 2016.
  23. L’État islamique revendique l’attaque contre l’armée burkinabé, Alakhbar, 14 octobre 2016.
  24. Burkina : le bilan de l’attentat s’élève à 30 morts après le décès de la photographe Leïla Alaoui, Jeune Afrique avec AFP, 19 janvier 2016.
  25. Agence France-Presse, AP, Reuters, « Une vingtaine de morts après l'attaque djihadiste de Ouagadougou », sur Le Figaro, (consulté le 16 janvier 2016).
  26. a b c et d Benjamin Roger, Qui est l’imam Ibrahim Dicko, la nouvelle terreur du nord du Burkina ?, Jeune Afrique, 9 janvier 2016.
  27. a et b Un groupe jihadiste tente de s'implanter au Burkina Faso, RFI, 10 février 2017.
  28. Morgane Le Cam, Comment est né Ansaroul Islam, premier groupe djihadiste de l’Histoire du Burkina Faso, Le Monde, 11 avril 2017.
  29. a b et c Morgane Le Cam, Le nord du Burkina Faso démuni face aux djihadistes, Le Monde, 18 avril 2017.
  30. Burkina Faso: les autorités tentent de rassurer les enseignants dans le Soum, RFI, 7 mars 2017.
  31. Un militaire blessé dans une attaque à la roquette au Burkina, VOA, 20 mars 2017.
  32. Bagassi Koura, Un chef d'Ansarul Islam abattu au Burkina Faso, VOA, 23 mars 2017.
  33. a et b Barkhane : opération transfrontalière Panga dans la boucle du Niger élargie, Ministère de la Défense, 14 avril 2017.
  34. Mali: opération anti-terroriste d’envergure à la frontière avec le Burkina Faso, RFI, 6 avril 2017.
  35. Mali: un soldat français tué près de la frontière avec le Burkina Faso, RFI, 6 avril 2017.
  36. Burkina Faso-Mali : Un soldat français tué par des tirs djihadistes près de la forêt Fhero, Nord Sud Journal, 6 avril 2017.
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  38. Mali : Nusrat al-Islam revendique la mort du soldat français Julien Barbé, Alakhbar, 7 avril 2017.
  39. Mali: un groupe jihadiste revendique l'attaque fatale à un soldat français, AFP, 7 avril 2017.
  40. Mali: la force Barkhane indique avoir tué deux terroristes durant une opération, RFI, 16 avril 2017.
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  56. Nadoun Coulibaly, Burkina Faso : au moins quatre combattants d’Ansarul tués près de la frontière malienne, Jeune Afrique, 10 novembre 2017.
  57. Burkina Faso: attaque meurtrière à Taouremba dans le Soum, RFI, 18 novembre 2017.
  58. a et b Morgane Le Cam, « Au nord du Burkina Faso, les exactions de l’armée contrarient la lutte antiterroriste », Le Monde, 12 mai 2018.
  59. Burkina Faso : Meurtres et abus commis dans le conflit du Sahel, Human Rights Watch, 21 mai 2018.
  60. a et b Attaques de Ouagadougou : un nouveau bilan fait état de huit militaires burkinabés tués, Le Monde-AFP, 7 mars 2018.
  61. a et b Benjamin Roger, « Burkina : trois jihadistes présumés et un gendarme tués dans une opération à Ouagadougou », Jeune Afrique, 22 mai 2018.
  62. Nadoun Coulibaly, Burkina : les autorités confrontées à un nouveau défi sécuritaire dans l’Est, Jeune Afrique, 19 septembre 2018.
  63. Sophie Douce, « Le Burkina Faso désormais sur la carte du djihadisme », Le Monde, 18 octobre 2018.
  64. Célian Macé, « Dans l’est du Burkina Faso, un nouveau foyer pour le jihad ? », Libération, 3 décembre 2018.
  65. Burkina Faso: triple attaque contre les forces de sécurité dans l'est du pays, RFI, 18 juin 2018.
  66. « La menace jihadiste se propage au Burkina Faso », Le Point-AFP, 17 août 2018.
  67. « Burkina: 6 morts dont 5 gendarmes dans une attaque terroriste », Le Figaro-AFP, 14 août 2018.
  68. « Burkina Faso: une attaque contre une brigade de gendarmerie fait 8 morts », RFI, 28 août 2018.
  69. « Burkina : au moins sept membres des forces de l’ordre tués par l’explosion d’un engin artisanal », Jeune Afrique-AFP, 29 août 2018.
  70. « Burkina : des milliers de personnes aux obsèques des soldats tués dans une attaque », AFP, 31 août 2018.
  71. Tanguy Berthemet, « Le djihad sahélien s'ancre toujours plus au sud », Le Figaro, 6 septembre 2018.
  72. Burkina Faso : double attaque mortelle dans l'est, France 24-AFP, 16 septembre 2018.
  73. « Burkina Faso : au moins 9 personnes tuées dans une double attaque à l'Est », Le Parisien-AFP, 15 novembre 2018.
  74. « Burkina Faso: neuf morts dans une double attaque à l'Est », RFI, 15 septembre 2018.
  75. a et b Huit soldats tués dans le nord du Burkina Faso, Le Monde, 26 septembre 2018.
  76. Nadoun Coulibaly, « Burkina Faso : au moins sept morts dans deux attaques au nord et à l’est », Jeune Afrique, 4 octobre 2018.
  77. a et b « L’explosion d’un engin artisanal tue au moins six soldats au Burkina Faso », Le Monde, 4 octobre 2018.
  78. a et b Burkina: "une dizaine de terroristes neutralisés" lors de l'intervention française, AFP, 5 octobre 2018.
  79. a et b Burkina : sept soldats tués par des explosions d’engins artisanaux, AFP, 7 octobre 2018.
  80. Burkina Faso: six policiers tués dans une attaque près de la frontière malienne, RFI, 6 octobre 2018.
  81. Burkina Faso: vaste opération de sécurité dans les forêts de l'Est, RFI, 8 octobre 2018.
  82. Barkhane en opération au Burkina Faso, RFI, 10 octobre 2018.
  83. La France « disposée » à apporter au Burkina le même soutien militaire qu’au Mali, Le Monde, 10 octobre 2018.
  84. Burkina : cinq morts dont quatre gendarmes dans l’explosion d’un engin artisanal, Jeune Afrique-AFP, 1er décembre 2018.
  85. Burkina Faso: un véhicule de gendarmerie saute sur une mine, cinq morts, RFI, 2 décembre 2018.
  86. Burkina Faso : six assaillants abattus lors d’une « attaque terroriste » dans l’Est du pays, Jeune Afrique avec AFP, 3 décembre 2018.
  87. Fada N'Gourma: six assaillants abattus lors d'une « attaque terroriste » dans l'Est du Burkina, Kibaru, 3 décembre 2018.
  88. JNIM claims ambush in Burkina Faso, The Long War Journal, 28 décembre 2018.
  89. a et b Burkina Faso : le bilan de l’attaque de Yirgou s’alourdit et passe de 13 à 46 morts, Jeune Afrique avec AFP, 4 janvier 2019.
  90. a et b Burkina: représailles communautaires après les attaques de groupes armés, RFI, 3 janvier 2019.
  91. Une nouvelle attaque jihadiste fait 12 morts dans un village du Nord du Burkina Faso, France 24 avec AFP et Reuters, 12 janvier 2019.
  92. Burkina Faso : 12 personnes tuées dans une attaque terroriste dans le nord du pays (officiel), Xinhua, 12 janvier 2019.
  93. Dix morts dans une attaque terroriste dans le nord du Burkina Faso, RFI, 27 janvier 2019.
  94. Burkina: quatre soldats tués dans l'attaque d'un poste militaire à Nassoumbou, RFI, 28 janvier 2019.
  95. a et b Burkina: 146 terroristes tués par l'armée après une attaque dans le Nord, RFI, 5 février 2019.
  96. Burkina Faso: HRW accuse l'armée d'exécutions sommaires, Reuters, 6 février 2019.
  97. Armand Kinda, 146 terroristes « neutralisés » par les FDS : Une exécution sommaire selon le MBDHP, Minute.bf, 13 mars 2019.
  98. Burkina: la société civile dénonce des exactions lors d’une opération militaire, RFI, 15 mars 2019.
  99. Burkina Faso : un prêtre espagnol et quatre douaniers tués dans une attaque jihadiste, Jeune Afrique avec AFP, 16 février 2019.
  100. Burkina Faso: cinq morts dont un prêtre espagnol, dans l'attaque d'un poste de douane, RFI, 16 février 2019.
  101. Burkina Faso : Des atrocités ont été commises par les islamistes armés et par les forces de sécurité, Human Rights Watch, 22 mars 2019.
  102. Burkina Faso: le bilan des affrontements intercommunautaires s'alourdit, RFI, 3 avril 2019.
  103. Au Burkina Faso, au moins 62 morts dans l’attaque djihadiste suivie d’affrontements avec des Peuls, Le Monde avec AFP, 4 avril 2019.
  104. Burkina Faso: le gouvernement annonce 62 morts dans les affrontements à Arbinda, RFI, 4 avril 2019.
  105. Arbinda, Yirgou: ces violences communautaires qui ravagent le Burkina Faso, RFI, 4 avril 2019.
  106. Célian Macé,Au Burkina Faso, l'horreur de la guerre de proximité, Libération, 4 avril 2019.
  107. Six morts dans l'attaque d'un temple protestant au Burkina Faso, RFI, 29 avril 2019.
  108. a et b Six personnes tuées dans une église dans le nord du Burkina Faso, Le Monde avec AFP, 12 mai 2019.
  109. Burkina Faso: 4 morts dans l’attaque d’une procession religieuse dans le Nord, RFI, 14 mai 2019.
  110. Burkina Faso : des catholiques tués lors d'une procession religieuse dans le Nord, L'Express-AFP, 14 mai 2019.
  111. Christophe Châtelot, Nathalie Guibert, Sophie Douce et Cyril Bensimon, Une opération de sauvetage complexe, deux militaires français tués : le récit de la libération des otages au Burkina Faso, Le Monde, 10 mai 2019.
  112. Burkina Faso: quatre otages libérés, deux militaires français tués, RFI, 10 mai 2019.
  113. Philippe Chapleau, Burkina: deux commandos marine français tués lors d'une opération de libération d'otages, Lignes de défense, 10 mai 2019.
  114. Burkina Faso : au moins 19 morts dans une attaque dans le Nord, Jeune Afrique avec AFP, 10 juin 2019.
  115. Burkina: nouvelle attaque terroriste meurtrière dans le Soum, RFI, 16 juin 2019.
  116. Burkina: deux nouvelles attaques de jihadistes meurtrières dans le Nord, RFI, 24 juin 2019.
  117. Burkina Faso: 15 personnes tuées lors d’une attaque dans le centre-nord, RFI, 28 juillet 2019.
  118. Au Burkina Faso, au moins 24 morts dans l’attaque d’une base militaire, Le Monde avec AFP, 20 août 2019.
  119. Burkina Faso : deux attaques font au moins 29 morts, Le Monde avec AFP, 9 septembre 2019.
  120. Burkina: six gendarmes tués dans une attaque, Le Figaro avec AFP, 10 septembre 2019.
  121. Au moins 5 soldats burkinabè tués dans une embuscade dans le Nord-Ouest, AFP, 20 septembre 2019.
  122. Neuf civils tués dans deux attaques au nord du Burkina Faso, Ouest-France avec AFP, 23 septembre 2019.
  123. Burkina : huit civils tués, un disparu, dans une attaque dans le Nord, AFP, 28 septembre 2019.
  124. Burkina: 17 morts lors d'un samedi meurtrier dans le Nord, L'Obs avec AFP, 29 septembre 2019.
  125. Burkina Faso: une nouvelle attaque fait au moins 6 morts dans la province du Bam, RFI, 2 octobre 2019.
  126. Burkina Faso: une vingtaine de morts dans l'attaque d'un site d'orpaillage dans le Nord, Paris Match avec AFP, 6 octobre 2019.
  127. Attaque meurtrière contre une mosquée dans le nord du Burkina Faso, France 24 avec AFP, 12 octobre 2019.
  128. Double attaque meurtrière contre les forces de l'ordre dans le nord du Burkina Faso, France 24 avec AFP, 19 octobre 2019.
  129. Burkina: cinq hommes des FDS tués dans une double attaque, RFI, 19 octobre 2019.
  130. Neuf civils tués dans une attaque dans le Nord au Burkina, AFP, 21 octobre 2019.
  131. Burkina Faso : six soldats tués lors de deux attaques dans le nord du pays, Jeune Afrique avec AFP, 24 octobre 2019.
  132. Burkina Faso : au moins 15 civils tués dans le nord du pays, Jeune Afrique avec AFP, 28 octobre 2019.
  133. Burkina Faso: nouvelle attaque meurtrière dans le Nord, RFI, 28 octobre 2019.
  134. Burkina Faso: le député-maire de Djibo tué dans une embuscade, RFI, 4 novembre 2019.
  135. Burkina Faso : cinq gendarmes et cinq civils tués dans une attaque dans le nord, Le Monde avec AFP, 5 novembre 2019.
  136. Sophie Douce, Burkina Faso : au moins 38 personnes tuées dans une attaque « planifiée » contre un convoi minier, Le Monde, 7 novembre 2019.
  137. a et b Attaques djihadistes au Burkina: 267.000 déplacés lors des trois derniers mois, Le Figaro avec AFP, 11 octobre 2019.