Bombardement du centre de soins de MSF à Kondôz

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Le Bombardement du centre de soins de Médecins sans frontières à Kondôz en Afghanistan, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015, est une opération militaire effectuée par un avion AC-130[1] de l'US Air Force. Au moment de l'attaque, près de 200 patients et employés étaient présents dans l'hôpital.

Le bilan humain s’élève à 30 personnes au total tuées par l’attaque, dont 13 personnels MSF et 10 patients, parmi lesquels trois enfants[2],[3]. Sept corps méconnaissables ont été retrouvés dans les ruines et n’ont à l’heure actuelle pas pu être identifiés[4].

Le motif de ce qui pourrait être un crime de guerre, serait, selon le porte-parole des forces américaines en Afghanistan, la présence de Talibans à côté de l'hôpital ; cette version est réfutée par le directeur des opérations de MSF, qui parle d'« impacts [...] très ciblés, toujours sur le même bâtiment[5] ».

Le haut commandant de l’armée américaine et des Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan, le général John F. Campbell, a déclaré que les autorités militaires afghanes terrestres avaient demandé un appui aérien des forces américaines[6].

Le jeudi 15 octobre, un véhicule blindé de l’armée américaine est entrée de force dans l'enceinte de l’hôpital, défonçant son portail. Cette nouvelle manifestation de violence, a endommagé le complexe et peut avoir détruit de possibles preuves des responsables du bombardement[7]. La présence imprévue de son directeur Guilhem Molinie, a amené les militaires américains à déposer leurs armes avant de pénétrer dans le centre des soins[8].

Considérant que le Pentagone n'a jusqu'ici fourni que des explications contradictoires, MSF a demandé une enquête internationale indépendante[9], et a ouvert une pétition adressant cette demande au Président des États-Unis Barack Obama[10].

Références[modifier | modifier le code]