Kakaï

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Les Kakaï forment une communauté kurde hétérodoxe d'Irak.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Kakaï occupent une trentaine de villages du Kurdistan irakien, principalement dans les environs de Kirkouk et de Khanaqin, ainsi qu'à proximité des villes de Tall Afar et Mossoul[1]. Parmi eux, la tribu des Sarlî est concentrée dans six villages situés dans la région où le Grand Zab se jette dans le Tigre[2].

Religion[modifier | modifier le code]

Les Kakaï ne sont pas musulmans, mais adeptes d'une religion particulière, le Yarsanisme, que l'on retrouve aussi au Kurdistan iranien, où elle est appelée Ahl-i Haqq[2].

Linguistique[modifier | modifier le code]

Ils parlent un dialecte kurde rattaché au groupe du goranî[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ils ont probablement vu le jour en tant que groupe ethnique distinct autour du XVIe siècle, sur fond de rivalités ottomano-safavides.

Les Kakaï, tout comme d'autres communautés kurdes hétérodoxes de ce pays tel que les Shabaks, les Bajalans et les Yezidis, ont beaucoup souffert des politiques d'assimilation et d'homogénéisation ethniques mises de l'avant par le gouvernement irakien durant les années 1970 et 1980[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Institut kurde, p.99 : http://www.institutkurde.org/bibliotheque/en_ligne/connaissance_des_kurdes/viii.pdf
  2. a b et c (en) Michael M. Gunter, Historical Dictionary of the Kurds, Toronto/Oxford, Scarecrow Press, , 410 p. (ISBN 978-0-8108-6751-2)
  3. (en) David Neil MacKenzie, « Gurāni », dans Encyclopædia Iranica, (lire en ligne)
  4. Kurdish Academy of Language : http://www.kurdishacademy.org/?q=node/133

Minority Rights : http://www.minorityrights.org/5726/iraq/iraq-overview.html

Articles connexes[modifier | modifier le code]